• Bonheur, empathie, mindfulness, résilience : apprenez l'art de raisonner avec les émotions !135. C'est le nombre d'émotions différentes que nous, êtres humains, sommes capables de distinguer selon les travaux du psychologue Phil Shaver, menés il y a trente ans. Et c'est bien la
    capacité à reconnaître cette palette d'états affectifs qui constitue la toute première composante de l'intelligence émotionnelle. Popularisée par le célèbre psychologue Daniel Goleman en 1995, cette idée a
    redéfini la notion même d'intelligence. Au point que le quotient émotionnel, ou QE, rivalise aujourd'hui avec le QI !
    Les émotions sont essentielles, y compris en entreprise, et ce titre vous lance un ambitieux défi :
    être plus conscient, plus heureux, plus empathique et plus résilient. Points de vue, conseils et travaux de recherche vous permettront de vous constituer une
    boîte à outils pratiques, et de vous interroger sur
    votre vie professionnelle intérieure - et celles des autres - en conjuguant psychologie, management et neurosciences.
    Ce livre audio fait partie de la collection
    Les Cahiers de la HBR. Vous pouvez y retrouver des publications incontournables sélectionnées par la
    Harvard Business Review.
    Des outils indispensables pour développer vos connaissances en management !
    Harvard Business Review, marque d'exception dans le domaine du management, est une véritable référence pour les cadres et les dirigeants dans la gestion de leurs principales problématiques.
    Les plus grands spécialistes mondiaux du leadership, de la stratégie, du marketing et de l'innovation se sont donné rendez-vous dans cette collection exceptionnelle de
    livres audio, clairs et vivants. Grâce à eux, vous aurez bientôt toutes les cartes en main pour rencontrer le succès professionnel, travailler avec sérénité, et toujours agir avec un temps d'avance.
    Table des matières :Chapitre 1 : Mindfulness

    " Vivre est un ensemble de moments, rien de plus "
    Développez votre agilité émotionnelle
    Cultivez l'intelligence positive
    Ne laissez pas le pouvoir vous corrompre Chapitre 2 : Bonheur
    " Synthétiser le bonheur est l'aptitude de chacun "
    Créez une performance durable
    Découvrez le pouvoir des petites victoires
    Acceptez le contrecoup du bonheur Chapitre 3 : Empathie
    " Eprouvez l'émotion de l'autre est une reconstruction mentale "
    Contrôlez les limites de l'empathie
    Gérez votre culture émotionnelle
    Faites de vos ennemis des alliés Chapitre 4 : Résilience
    " Avant tout, reconnaître la douleur "
    Maîtrisez les mécanismes de la résilience
    Apprenez à riposter
    Sachez tirer des leçons des critiques Les articles "Contrôlez les limites de l'empathie" et "Faites de vos ennemis des alliés" figurent également dans le tome Empathie de la collection Harvard Business Review.Contributeurs :Shawn Achor, Teresa M. Amabile, Sigal Barsade, Alison Beard, Christina Congleton,Diane L. Coutu, Susan David, Shannon Dunlap, Sheila Heen, Adi Ignatius, Dacher Keltner, Steven J. Kramer, Charlotte Laurent, Gardiner Morse, Olivia A. O'Neill, Christine Porath, Jeffrey A. Sonnenfeld, Gretchen Spreitzer, Douglas Stone, Brian Uzzi, Andrew J. Ward, Adam Waytz

  • " Il faut changer de société ", dit-on souvent et on a bien raison, car celle où nous vivons est souvent irrespirable. Mais, pour y parvenir, il faut peut-être d'abord s'efforcer de changer la notion même de société. En effet, il y a maintenant une tension de plus en plus forte entre pratiquer la sociologie, penser la politique et croire en l'idée de société. Afin de trouver une issue, ce livre veut d'abord pousser cette tension à bout. C'est pourquoi il faut distinguer deux définitions du social. La première, devenue dominante dans la sociologie, présente le social comme l'ombre projetée par la société sur d'autres activités, par exemple l'économie, le droit, la science, etc. Dans cette optique, le social ne change jamais puisque la société est toujours déjà là, et le sociologue peut tranquillement continuer à produire des " explications sociales ". La seconde préfère considérer le social comme l'association nouvelle entre des êtres surprenants qui viennent briser la certitude confortable d'appartenir au même monde commun. Dans ce deuxième sens le social se modifie constamment. Pour le suivre, il faut d'autres méthodes d'enquête, d'autres exigences, d'autres terrains. C'est grâce à eux qu'il sera possible d'étudier les nouvelles " associations ", toujours imprévues, entre, par exemple, les virus, les pénuries, les passions, les innovations techniques, les pays émergents, les rumeurs, les catastrophes naturelles, etc. C'est à retracer le social comme association que s'attache depuis trente ans ce qu'on a appelle la " sociologie de l'acteur-réseau " et que Bruno Latour présente dans ce livre. Sa proposition est simple : entre la société et la sociologie, il faut choisir. De la même manière que la notion de " nature " rend la politique impossible, il faut maintenant se faire à l'idée que la notion de société, à son tour, est devenue l'ennemie de toute pensée du politique. Ce n'est pas une raison pour se décourager, mais l'occasion de refaire de la sociologie.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

  • Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique, mais derrière les éclats des réalisations grandioses, des " affaires " judiciaires, des faits divers tragiques, le quotidien du travail des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l'intérim : division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des in-térimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif à une main-d'oeuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations...
    L'enquête ébranle au passage certaines idées reçues : beaucoup de précaires ne sont pas instables ; les sans-papiers ne travaillent pas forcément au noir ; les règles de sécurité ne protègent pas toujours les ouvriers... Elle témoigne également des résistances des travail-leurs concernés. S'ils s'affrontent rarement à leurs employeurs, ils entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l'occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en oeuvre des aménagements. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées et offre une immersion impressionnante dans cet univers méconnu du bâtiment.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

  • " À quoi sert la sociologie ? " La question est tout à la fois naïve et provocatrice. La sociologie doit-elle nécessairement servir à quelque chose ? Ou, pour le dire autrement, à quoi ne doit-elle surtout pas servir ? Et si la sociologie doit avoir une quelconque utilité, quelle doit en être la nature : politique (sociologue-expert, sociologue-conseiller du prince, sociologue au service des luttes des dominés), thérapeutique (la sociologie comme socio-analyse et moyen de diminuer ses souffrances grâce à la compréhension du monde social), cognitive (la sociologie comme savoir n'ayant d'autre objectif que d'être le plus scientifique possible) ? C'est à cet ensemble de questionnements que les auteurs de cet ouvrage, sous la direction de Bernard Lahire, ont accepté de se confronter. À l'heure où les politiques sont parfois tentés de dénoncer le " sociologisme ", notamment en matière de sécurité, l'actualité nous rappelle que la sociologie est une discipline académiquement moins " légitime " que d'autres, une science particulièrement exposée aux demandes de justification ou aux remises en question de ses résultats. Mais si la situation (sociale, académique et cognitive) singulière de la sociologie la met dans une situation inconfortable, dans le même temps, cette demande de réflexivité peut se révéler très productive.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2004.)

  • Aujourd'hui, la question raciale vient apporter un démenti aux discours qui se réclament de l'universalisme républicain ; mais elle ne permet pas davantage de représenter la société exclusivement en termes de classes. À l'ombre des émeutes urbaines de l'automne 2005, c'est la représentation d'une France racialisée qui s'est imposée dans le débat public. On n'ignorait pas le racisme, mais on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. En retour, se font jour des identifications ainsi que des tensions dans le langage politique de la race, naguère encore interdit de cité. Faut-il donc parler de races, ou pas ? Comment nommer ces réalités sans stigmatiser les groupes qu'elles désignent ? Doit-on se réjouir que les discriminations raciales soient enfin révélées, ou bien se méfier d'un consensus trompeur qui occulterait des inégalités économiques ? D'ailleurs, en a-t-on vraiment fini avec le déni du racisme ? À ces interrogations, les auteurs de ce livre ne proposent pas une réponse univoque, mais leur réflexion collective donne des outils pour penser l'actualité d'une société héritière de l'histoire de l'esclavage et de la colonisation. Ensemble, ces études composent un éloge de la complexité, autour d'un engagement problématisé : comment articuler, plutôt que d'opposer, question sociale et question raciale ?
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

  • " 80 % d'une génération au bac " : ce mot d'ordre, lancé en 1985 comme objectif de l'enseignement secondaire français, fait l'objet d'un consensus politique, satisfaisant le progressisme de la gauche enseignante et le pragmatisme des gouvernements qui ont vu dans cette politique un moyen de juguler le chômage de masse des jeunes. Ce slogan a nourri les espoirs d'une possible promotion sociale pour les enfants de familles populaires, en particulier immigrées, dans un contexte d'insécurité économique et sociale croissante. Dans ce livre, Stéphane Beaud raconte, à travers le portrait de jeunes d'un quartier HLM à forte composante immigrée, les illusions et les désillusions de ces " enfants de la démocratisation scolaire ", qui se sont engagés dans la voie incertaine des études longues. Il montre comment ils ont dû déchanter alors qu'ils se voyaient peu à peu relégués dans les filières dévalorisées du lycée et du premier cycle universitaire. S'appuyant sur une enquête de dix années, il nous fait entrer dans l'univers de ces jeunes qui ont dû se frayer seuls un chemin dans le système scolaire. L'auteur met ainsi en lumière l'ambivalence de la politique volontariste de démocratisation scolaire : d'un côté, une élévation globale du niveau de formation et une forme de promotion sociale pour certains et, de l'autre, un coût moral et psychologique important, voire dramatique, pour ceux qui se retrouvent fragilisés par leur échec universitaire et confrontés au déclassement social.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2003.)

  • Comment devient-on anorexique ? La sociologie a-t-elle quelque chose à dire à ce sujet ? On invoque fréquemment la " dictature de la minceur ", les représentations médiatiques du corps féminin, les transformations des comportements alimentaires, pour expliquer la multiplication des cas d'anorexie chez les adolescentes. Plus généralement, l'anorexie est très souvent étudiée à travers les discours médicaux, psychanalytiques ou journalistiques qui détiennent sur ce sujet une sorte de " monopole de la parole légitime ". Muriel Darmon a choisi, au contraire, de se tenir au plus près de l'expérience des personnes concernées par la maladie, de leurs propriétés sociales et culturelles, et s'efforce de reconstituer précisément les conduites et les processus qui font que des adolescentes peuvent en venir à être diagnostiquées comme anorexiques. À partir d'entretiens avec des jeunes filles anorexiques hospitalisées ou non, avec leurs enseignants et avec des adolescentes du même âge, cet ouvrage appréhende l'anorexie du point de vue de ses pratiques : pratiques alimentaires, corporelles, mais aussi scolaires, qui trouvent des conditions de possibilité, nécessaires - bien que non suffisantes -; dans l'origine sociale, le sexe et l'âge des patientes. Dans ce livre qui renouvelle en profondeur l'approche de cette maladie, Muriel Darmon montre que l'anorexie peut être décrite comme un véritable " travail ", une entreprise de transformation de soi qui requiert des dispositions spécifiques et qui s'organise en différentes phases composant une " carrière " anorexique, depuis l'engagement dans un régime jusqu'aux effets de l'hospitalisation et à la sortie de la maladie.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2008.)

  • La société est en permanente évolution, et ce sont ces éternels changements dans notre quotidien qui font de la sociologie une discipline si cruciale. Étude des interactions sociales, la sociologie traite de tous ces sujets qui touchent notre vie courante, tels que la ville, la religion, la race, le genre, la culture...



    Offrant un vaste panorama des nombreuses théories de la sociologie, de ses concepts clés, de ses controverses et plus généralement de son application et de son importance dans notre vie de tous les jours, La Sociologie pour les Nuls nous permet d´avoir une meilleure compréhension des mécanismes sociaux ; pour mieux concevoir la société dans laquelle nous vivons, et la place que nous y occupons.
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    Découvrez :- Le B.A.-BA de la sociologie- La sociétéà travers les yeux du sociologue- Égalité et inégalité au sein d´un monde divers- Les arcanes de l´organisation sociale- La sociologie dans votre vie- Dix mythes sur la société déboulonnés par la sociologie

  • Ces treize textes de Kant sur le corps et l'esprit recouvrent tous les domaines explorés par le philosophe : la métaphysique, la philosophie critique et l'éthique. Ils permettent de découvrir un versant inédit de la philosophie kantienne : le thème de la maîtrise de soi, de la diététique philosophique du corps, inspiré des grandes morales antiques.

  • Un long moment d´incertitude s´est installé dans le monde. Les vies précaires durent plus longtemps et l´on s´y habitue ; le « kit d´urgence », et plus généralement les matérialités provisoires et démontables ont pénétré l´architecture, l´industrie et l´art ; les mobilités, qu´elles soient urbaines ou planétaires, sont plus nombreuses, plus massives et parcourent les villes et la planète sans direction unique ou définitive, sans ancrage fixe. Le regard sur le monde change aussi, les incertitudes intellectuelles accompagnent logiquement la fragilisation du monde... À cette incertitude généralisée répond un idéal de « gouvernance » mondiale favorisant les fragmentations et créant un dispositif de mondes étanches où s´exerce le contrôle et où l´adhésion au système est sans cesse recherchée.

    /> Dans ce dispositif, chacun est renvoyé à une identité prétendument essentielle, authentique et « vraie ». Ces assignations identitaires sont centrales aujourd´hui dans le monde. Elles font parfois appel à l´anthropologie, dans ses versions les plus culturalistes et différentialistes, aux fins de séparations et de rejets. Mais le même discours rejette aussi tous ceux qui, reprenant et transformant les langages mêmes qui les ont confinés dans les marges (« Roms », « Noirs », « réfugiés » ou « sans-papiers »), réclament ou imposent leur présence-au-monde, parce que ce monde est à la fois plus accessible et plus fermé que jamais.

    Dans ce livre, Michel Agier veut rendre compte de cette dynamique paradoxale et la comprendre, sans jugement de surplomb. Sa réflexion invite le lecteur à reconsidérer les sens et les usages de la frontière, conçue ici comme ce qui nous fait humains en instituant la place et l´existence sociale de chacun tout en reconnaissant celles des autres. Lieu de passage, la frontière est instable, mouvante, sans cesse négociée. Le mur est son contraire, il est à la frontière ce que l´essentialisme identitaire est à l´altérité.

    En plaidant pour la validité de l´approche anthropologique, Michel Agier cherche ici à dépasser le piège identitaire, à montrer que d´autres mots, d´autres manières de penser, sont possibles. Réapprendre à passer les frontières où se trouve l´autre, à les reconnaître et à les fréquenter, est devenu l´un des enjeux majeurs de notre temps.

  • Rompant avec le biais exotisant des discours médiatique et politique, ce livre emmène le lecteur au sein du ghetto de Chicago et d'une cité déshéritée de la banlieue industrielle de Paris. Où l'on découvre que la marginalité urbaine n'est pas partout tissée de la même étoffe. Mêlant observations de terrain, données statistiques et rappels historiques, Loïc Wacquant montre que l'implosion du coeur noir de la métropole étasunienne s'explique avant tout par le double retrait de l'économie salariale et de l'État-providence favorisé par des politiques publiques de ségrégation et d'abandon urbain. Quant à la prolifération des " quartiers à problèmes " au pourtour des villes européennes, elle n'annonce pas, comme le prétendent certains, la formation de ghettos à l'américaine, mais traduit la décomposition des territoires ouvriers sous l'effet conjoint de la désindustrialisation, de la précarisation du travail, et du brassage ethnique des populations jusque là fortement cloisonnées. La comparaison de la " Ceinture noire " étasunienne et de la " Ceinture rouge " française prouve que les structures et les politiques étatiques jouent un rôle déterminant dans l'articulation des inégalités de classe, de lieu et d'origine des deux côtés de l'Atlantique. Elle met en lumière la cristallisation d'un nouveau régime de marginalité nourri par l'instabilité du salariat, le recul de l'Etat social et la concentration, dans des districts mal famés, de catégories dépourvues d'un langage collectif leur permettant de se forger une identité commune et d'affirmer des revendications collectives. En éclairant d'un jour nouveau le mélange détonnant entre la misère, l'opulence et la violence qui ressurgissent de concert dans les métropoles du Premier monde, Parias urbains offre des outils précieux pour revigorer le débat public sur les inégalités sociales et la citoyenneté à l'aube du siècle nouveau.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

  • Autrefois pratiqués en France, les mariages forcés perdurent chez certaines familles d'origine étrangère et expriment une réelle difficulté à intérioriser les règles qu'impose le mariage français : autonomie des personnes, égalité des sexes, libre choix du conjoint. Les conflits qui se développent alors entre parents et enfants sont violents, particulièrement pour les jeunes filles. Ils s'appuient sur la contradiction entre les références à des cultures d'origine où la famille tient une place centrale dans le jeu matrimonial et le contexte culturel d'accueil, et renvoient aux écarts de socialisation entre générations. Mais cette contradiction interculturelle s'interprète au sein même des cultures d'origine qui, dans leurs principes et leurs textes de référence, reconnaissent la nécessité du consentement des époux.
    L'enquête réalisée pour rendre compte de ces situations dramatiques s'appuie sur des entretiens avec des jeunes femmes concernées et des représentants institutionnels et associatifs. Elle met en évidence la violence propre à ces situations de conflit mais aussi les déchirements à l'intérieur des familles et des communautés, et la difficulté des institutions à y répondre efficacement. La nouvelle génération d'associations portées par des représentantes de ces communautés a cependant permis d'initier des réponses coordonnées, visant à constituer un dispositif de prise en charge. L'analyse débouche sur quelques recommandations pour aider à l'organisation de ces réponses.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2008.)

  • C'est Marcel Mauss au travail que nous présente Jean-François Bert, au terme d'une enquête fondée sur les archives de l'anthropologue : saisi sur le vif dans la rédaction de ses comptes rendus pour L'Année sociologique, ses lectures en bibliothèque, l'édition posthume de ses collègues comme Henri Hubert ou Robert Hertz, ou encore la mise en forme de son fichier. Autant de pratiques savantes mobilisées dans la production, la diffusion et la réception d'un savoir, celui des sciences sociales alors en constitution.
    Le lecteur suit les traces des activités de l'anthropologue au croisement de la sociologie, de l'anthropologie et de la philologie. Les grandes étapes de sa vie, son travail quotidien à L'Année sociologique, ses candidatures au Collège de France, la rédaction de ses articles les plus importants ou ses rapports avec son oncle Émile Durkheim sont ici revisitées à partir d'une attention portée aux manières de faire, aux faits et gestes du savant, mais aussi aux rites et aux genres du savoir de la fin du XIX¬ ¬e et du début du XX¬¬e siècle.
    L'atelier de Marcel Mauss nous fait découvrir l'image d'un chercheur plus contrastée que celle donnée par les biographies classiques. Un atelier, surtout, qui permet de mieux comprendre l'apport de l'anthropologue à une science en devenir.

  • Paru en 1989, ce petit texte pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l'anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique. C'est que l'objectif premier du MAUSS -; " Montrer que l'obstacle principal sur lequel bute la pensée moderne est celui de l'économisme, [...] que c'est lui qui souffle l'essentiel des réponses et qui limite abusivement le champ du possible et du concevable " -; est devenu chaque jour plus actuel. Aujourd'hui, nous y sommes en plein. Ce n'est plus seulement la pensée qui se dissout dans l'économisme, c'est le rapport social lui-même qui se dilue dans le marché. D'où la nécessité urgente de chercher des ressources théoriques et pratiques qui permettent de sauvegarder l'essentiel, la civilité ordinaire et le goût de ce qui fait sens par soi-même, à commencer par celui de la démocratie. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant-propos et une postface inédits qui permettent également d'introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS sur la genèse de l'utilitarisme (et donc de l'économisme) et sur le paradigme du don.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la 2e édition de 2003)

  • En dépit d´une faible reconnaissance scientifique et de rétributions économiques moyennes, le travail social, aujourd´hui accusé de favoriser l´assistanat, continue d´attirer de nouvelles recrues... Venir en aide, insérer socialement, diminuer les souffrances, agir sur leurs causes, sinon changer le monde, restent des objectifs mobilisateurs. Les engagements des travailleurs sociaux sont cependant mis à mal par la restriction des moyens dont ils disposent.

    Comment expliquer la pérennité des vocations et la persistance des investissements ? Comment font-ils pour tenir ? Tel est l´objet de ce livre, fruit d´une enquête ethnographique de longue durée. Prenant au sérieux les pratiques, même les plus triviales, elle a mis en évidence les différents modes de présentation qu´adoptent les travailleurs sociaux et les registres qu´ils mobilisent pour rendre compte de ce qu´ils sont et de ce qu´ils font. Elle a conduit à dégager trois pôles : les travailleurs sociaux cliniques trouvent leur énergie dans l´atténuation de la souffrance des usagers, les travailleurs sociaux militants dans le travail politique qu´ils entreprennent et les travailleurs sociaux normatifs dans la sensibilisation au respect des règles, perçu comme facteur d´intégration.

    Parce que le sens attribuéà l´engagement est sans cesse questionné et parce que le désenchantement les guette, le livre montre les ajustements et réajustements qui ponctuent leur carrière et influent sur leurs « raisons d´être ».

  • Que resterait-il de l'actualité s'il n'y avait plus de victimes ? Plus de Tsunami, plus d'affaire d'Outreau, plus d'ours Cannelle... Il suffit de jeter un coup d'oeil à la télévision pour s'en rendre compte : du journal télévisé aux émissions de divertissement, partout la souffrance est comme chez elle. Cet engouement pour la compassion n'a pas échappé aux hommes politiques, désormais passés maîtres dans l'art de la condoléance. Tous savent que l'émotion leur va à merveille. Pourtant, on aurait tort de réduire cette profusion compassionnelle à une simple mode médiatique. Certes, en théorie, la victoire de la victime semble marquer la réalisation de l'idéal démocratique : la lutte pour la reconnaissance. Pourtant, jamais nos sociétés n'ont semblé aussi inégalitaires, individualistes et cruelles. C'est ce paradoxe qu'il faut expliquer : comment la cause de la victime en est venue à servir l'injustice. Dans nos sociétés compassionnelles, la charité aspire à remplacer la solidarité, l'exception se substitue à la règle et l'émotion prend le pas sur la raison. L'instrumentalisation de la souffrance, ce sont les " pièces jaunes " plutôt que la sécurité sociale, une justice kidnappée par la victime, une rivalité mimétique incessante entre les communautés. Conséquence de la décomposition du marxisme, le parti de la victime sape désormais la cause qu'il prétendait défendre. Et les intellectuels compassionnels renforcent cette tendance : en distinguant le Bien du Mal, ils multiplient les appels à la guerre ou à la résistance mais ne contribuent plus à rendre notre monde intelligible. Or une société obsédée par la compassion travaille à sa propre perte...
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2006.)

  • Conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension locale et dimension supranationale, l'histoire inscrite dans la pluralité des cultures, tels sont les point cardinaux de cet intellectuel hors norme, qui revient ici sur son parcours.0500 Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il montre comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d´itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu´affronte tout projet de construction de l´histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d´information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension lo-cale et dimension supranationale. C´est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l´émergence d´un « regard-monde ».0300Armand Mattelart a beaucoup pensé la mondialisation de la communication et de la culture. Son oeuvre se révèle incontournable, tant elle est originale et multiple - preuve en est la traduction en de nombreuses langues dont elle a fait l'objet. Ce livre d'entretien retrace la trajectoire de ce chercheur en la replaçant dans les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l'ont façonnée. Chaque espace-temps de ce parcours singulier fonctionne comme un révélateur de la matérialité de cette pensée et de l'évolution d'un champ d'études interdisciplinaires. S'y découvrent aussi, en même temps que les idées en mouvement, l'état des rapports de forces internationaux et la complexité du jeu des acteurs sociopolitiques dans les sociétés dans lesquelles Armand Mattelart a été appelé à vivre et à travailler.Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il revient sur leurs prémisses épistémologiques, en montrant comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d'itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu'affronte tout projet de construction de l'histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d'information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension locale et dimension supranationale. C'est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures.La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l'émergence d'un « regard-monde ».0300Armand Mattelart a beaucoup pensé la mondialisation de la communication et de la culture, dans un oeuvre qui se révèle incontournable. Ce livre d'entretien retrace la trajectoire de ce chercheur via les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l'ont façonnée. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l'émergence d'un « regard-monde ».0400 1. Un horizon cosmopolite Imaginaire de l´Occupation  Très tôt, la quête des ailleurs Entre le collège et le scoutisme  L´appel religieux Études de droit à l´université de Louvain Études de démographie en France Un nouveau paysage intellectuel Une identité problématique Choisir l´Amérique latine  Au carrefour de réseaux multiples La sociologie empiriste en actes Le contexte politique chilien Maturation d´une conscience critique Un contexte d´agitation sociale Un virage épistémologique L´arrivée au pouvoir de l´Unité populaire L´irruption de l´international L´armée et le coup d´État  4. L´exil  « La Spirale » Du matérialisme culturel L´alternance travail/précarité Des rapports officiels, mais critiques Le rapportTechnologie, culture et communication  De l´international au local Penser les médias La problématique de l´internationalisation Une trilogie historique L´art de gérer par la trace Géopolitique de la surveillance 6. Cartographie d´une trajectoire Les frontières linguistiques Le projet d´économie politique L´hégémonie culturelle Les audiences actives et lesCultural Studies La « globalisation culturelle » La bataille des mots  Liste de

  • La révélation de l'accès aux communications des internautes par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), en juin 2013, est venue nous rappeler l'ampleur du fichage et du traçage numériques. Certes, nous vivons aujourd'hui dans un monde d'hypersurveillance. Mais il n'a plus rien à voir avec le Big Brother totalitaire d'Orwell. Loin d'un modèle disciplinaire, les contrôles, exercés par une diversité d'acteurs publics et privés, y sont invisibles et mobiles, de plus en plus tributaires de la participation involontaire des individus et souvent aux fins d'anticipation de leurs comportements.
    Ce livre vise à cerner l'origine, les contours et la dynamique de cette surveillance post-orwellienne. À partir de la rupture fondamentale introduite au XIXe siècle par le libéralisme et la reconnaissance des droits de l'homme, il retrace l'évolution fluctuante du couple libertés/contrôles. Au gré des crises économiques, sociales et morales, les progrès politiques et des droits civiques ont été accompagnés par de nouveaux agencements des outils d'observation et de profilage. Discriminant tout d'abord des catégories particulières, comme les vagabonds, les ouvriers ou les migrants, ces modalités vont bientôt concerner l'ensemble de la population. À cet égard, l'informatique, mal-gré la volonté proclamée des États d'en limiter les usages liberticides, opère une véritable révolution du contrôle. Cette mutation, qui se poursuit aujourd'hui avec l'appropriation des technologies numériques par des monopoles privés à l'échelle mondiale, va à contresens du projet de libération annoncé voilà plus de deux siècles.

  • Le modèle social qui s´est imposé en France tout au long du XXe siècle, au prix de luttes parfois dures et longues, n´est pas le fruit du hasard : beaucoup d´intelligence et de pugnacité ont été nécessaires pour penser et mettre en oeuvre une architecture pertinente du social, reposant sur quatre principaux registres interdépendants : les droits, les institutions, les actes de métier et les savoirs.
    Or depuis plusieurs décennies, ce modèle social historique perd régulièrement en légitimité et en effectivité. Les causes de cette régression ne sont pas seulement économiques ou financières, elles sont aussi politiques et idéologiques. Un long et intense travail sur les représentations du social et les valeurs de solidarité est passé par là, parfois à notre insu, plus souvent avec notre complicité résignée. La grande transformation montre maintenant son vrai visage inégalitaire, avec un lot de publicités mensongères (qualité, libre choix, droit opposable...). Comment y répondre ?
    Poursuivant la réflexion entamée dansTrop de gestion tue le social(La Découverte, nouvelle éd. 2010), Michel Chauvière montre que notre héritage juridique, institutionnel, professionnel et cognitif, loin d´être la cause d´inutiles dépenses publiques et d´un assistanat chronique, constitue au contraire une ressource quantitative et qualitative incontournable pour apporter une réponse solidaire et globale à cette question sociale qui nous interpelle tous.

  • Ce livre tente de rendre compte, discipline par discipline, de l'émergence d'analyses sexuées du monde du travail. Il montre comment l'introduction du masculin/féminin renouvelle les approches, les problématiques et les concepts. Il explicite également les difficultés, les blocages et les embûches de l'exercice : le temps de la connaissance n'est pas toujours celui de la reconnaissance.
    Retracer le parcours de la question des différences de sexe dans les sciences sociales du travail : tel est l'objet de cet ouvrage collectif pluridisciplinaire et international. Organisé par le groupement de recherche MAGE (Marché du travail et genre), il rassemble vingt et une contributions émanant de sociologues, d'historien(e)s, d'économistes, de statisticien(e)s, de juristes, de politologues, de philosophes et d'anthropologues venus de différents pays.
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  • La France est entrée depuis les années 1990 dans une ère nouvelle : l´immigration et les productions culturelles qui ont émergé des communautés postcoloniales ont produit des structures socioculturelles radicalement nouvelles, interrogeant ainsi l´idée de « francité» et le sens même du mot « nation ». Dans cet ouvrage original à plus d´un titre, Dominic Thomas explore les impacts sur les sociétés et populations africaines de la dissolution partielle des structures d´États-nations modernes en faveur de mécanismes économiques, juridiques et politiques supranationaux.

    Pour analyser les bouleversements qui ont résulté de la domination coloniale et postcoloniale, de l´affaiblissement de l´État-nation et de l´émergence de générations de jeunes exclus, l´auteur s´appuie sur une étude comparatiste des oeuvres littéraires d´écrivains africains, français ou antillais. Ce faisant, il donne à voir les circonscriptions transnationales issues du colonialisme et de l´immigration et l´émergence d´une littérature « afro-française », qui rafle les prix littéraires internationaux et fait connaître la langue, plus profondément sans doute que ne le peuvent les institutions de la francophonie. Et en mobilisant les apports de différentes disciplines (anthropologie, sociologie, études francophones, gender studies, études sur les diasporas, études postcoloniales), cet ouvrage permet d´envisager de nouvelles manières de réfléchir sur la dimension symbiotique des relations entre la France et le monde francophone.

    Soulignant l´importance pour la société française de valoriser une nouvelle histoire de France qui prendrait en compte la longue histoire des échanges coloniaux et postcoloniaux, ce livre fait clairement comprendre que les diasporas noires se trouvent au coeur de l´ouverture de la France au monde, au coeur même de sa modernité.

  • En 1990, la publication des résultats de la dernière enquête sur les pratiques culturelles des français (La Découverte / La Documentation française) avait suscité de vives réactions. Certains y avaient trouvé la confirmation de l'inefficacité de la politique culturelle de démocratisation, la preuve que rien n'avait changé ; d'autres, à l'inverse, avaient parlé de révolution culturelle, comme si l'audiovisuel avait définitivement remplacé l'imprimé. Ces deux discours, loin d'être incompatible ou antagonistes, doivent être pensés conjointement. C'est ce que tente de faire Olivier Donnat dans ce livre, où il montre comment et pourquoi les transformations récentes des conditions au savoir et aux oeuvres d'art ont développé une " consommation " croissante de culture, sans que les cercles des véritables amateurs de théâtre, de littérature ou d'art contemporain n'augmentent de manière significative. En s'appuyant sur de nombreuses données chiffrées, l'auteur propose une analyse originale de la connaissance que les Français ont du monde des arts et de la culture, de leurs goûts et de leurs comportements, ainsi qu'une description détaillée des principaux " univers culturels " identifiables à l'échelle de la population française. Il revient notamment sur la question de la montée des valeurs juvéniles depuis les années soixante : il souligne l'existence, par-delà les clivages sociaux, de profondes solidarités générationnelles et 'interroge sur les effets de la spectacularisation qu'ont connus certains aspects de la vie culturelle au cours des années quatre-vingt.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1994)

  • Ce livre s´attache à dissiper le halo de mystère qui entoure la figure de l´enfant « surdoué». D´où vient-elle historiquement ? Comment est-elle devenue, sous le nom de « précocité intellectuelle », une question éducative officielle dans l´espace public français ? Dans quelle mesure les psychologues contemporains reconnaissent-ils et pratiquent-ils cette notion ? Et, surtout, qui sont, que veulent et que font les parents qui ont recours à un psychologue pour attester la grande intelligence de leur(s) enfant(s) ?

    Issu d´une enquête approfondie, menée notamment auprès de parents, de psychologues et de militants associatifs, le livre relie l´affirmation de cette petite noblesse de l´intelligence que constituent les enfants surdoués à un double contexte : le développement de pratiques psychologiques privées et l´augmentation de la concurrence scolaire au sein de l´école massifiée. De façon exemplaire, le cas des surdoués illustre comment la psychologie clinique peut fonctionner comme une source légitime de singularisation des enfants dans les secteurs les plus indifférenciés de l´école (de la maternelle au début du collège). Cette singularisation relève pour partie de stratégies de réassurance, de la part de familles qui, bien que plutôt avantagées socialement, sont sujettes à de vives incertitudes éducatives. Mais on ne saurait ignorer, par ailleurs, les conséquences concrètes de l´anoblissement psychologique : les parents cherchent presque toujours à faire valoir à l´école la différence attestée de leur enfant. Et de fait, comme le montre l´enquête, ils parviennent très souvent à obtenir des enseignants ces petits privilèges qu´ils estiment dus à l´intelligence.

  • L'analyse des collectifs constitue la question clé des sciences sociales. En un sens, tout a été dit sur cette notion, ceci allant d'un marxisme orthodoxe où l'individu n'existe qu'en tant que porteur d'institutions, à une philosophie sociale libérale, soutenue par un Ludwig Von Mises : "Une collectivité n'a pas d'existence et de réalité, autres que les actions des individus membres. [...] Ce sont des actions définies d'individus qui constituent le collectif." En un autre sens, tout reste à dire, une fois que l'on s'est débarrassé de la question de la prééminence du collectif sur l'individuel. Car comme le souligne Wittgenstein, un problème insoluble est un problème mal posé. Prenant acte de ce changement de perspective, ce livre explore les figures du collectif, dans un inconfortable entre-deux, entre une indivisibilité totale et une visibilité aveuglante ? Comment un collectif tient-il Comment se reconstruit-il au travers des crises ? Ce livre illustre l'apport des différentes sciences sociales à l'analyse des collectifs : la question de l'émergence des normes et de la coopération implique, en effet, de donner un statut analytique rigoureux aux notions de règles, d'apprentissage organisationnel, et de savoir collectif. Les contributions ici présentées s'attachent à définir ce que sont ces dispositifs collectifs cognitifs qui encadrent et servent de support aux décisions individuelles. Les textes rassemblés dans ce volume ont été présentés lors d'un colloque qui s'est tenu au Centre culturel international de Cerisy-la-salle du 5 au 12 juin 1993. Organisé par le CREA (École polytechnique et CNRS), il a réuni certains des meilleurs spécialistes français et étrangers de la question.

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