• La crise sanitaire a achevé de dédiaboliser la démondialisation, soit l'idée d'un recul de l'interdépendance des économies. La nécessité de récupérer des formes de souveraineté politique sur la production et l'échange de biens met désormais tout le monde d'accord, ou presque.
    Si, derrière la rhétorique, la plupart des dirigeants envisagent des ajustements pragmatiques, soit le rapatriement des secteurs industriels jugés
    stratégiques, une défi ance plus profonde vis-à-vis du libre-échange s'est installée dans l'opinion occidentale, alimentée par les délocalisations, la paupérisation des classes populaires et la conversion au « local » d'une classe moyenne « ouverte sur le monde », mais tourmentée par la crise environnementale.
    Le rôle de champions du libre-échange a-t-il dès lors été récupéré par les pays émergents, que d'aucuns présentent comme les gagnants de la mondialisation? En partie seulement, comme le montre la décision de l'Inde de tourner le dos à l'immense zone de libre-échange asiatique.
    Plus largement, l'intégration aux chaînes de valeur internationales coexiste avec la volonté de se recentrer sur les marchés intérieurs et de protéger des importations certains secteurs productifs. Dans le même temps, la prétention des États au monopole du contrôle sur les territoires, au nom du développement national, est contestée par des acteurs paysans et indigènes, qui défendent une conception plus populaire et
    locale de la souveraineté.

  • La femme prêtresse est celle qui réunit les différentes facettes reliées à l'énergie des astres et à la terre : celles de la guerrière, l'amoureuse, la muse, la mère, la femme sauvage, la guérisseuse, la dame de l'équilibre, l'alchimiste, la femme sage, la sage-femme, la visionnaire et la mystique.
    Initiée par les fabuleuses prêtresses américaines Sianna Sherman et Ashley Turner, Alexandra Fryda vous transmet à son tour cette initiation des 13 archétypes de la femme prêtresse.

    Riche en rituels inédits et mystérieux, ce livre sera votre précieux allié pour vous relier en conscience à votre nature cyclique, changeante et créatrice.

    Alexandra Fryda est fondatrice de MoonSisters Paris et L'école en ligne des 13 Lunes. Elle a souhaité créer un espace de transmission et de partage autour du féminin sacré : un espace dédié à la sororité pour accueillir des cérémonies, des rituels et permettre aux femmes toute leur féminité.

  • La Révolution française a refondé le système de propriété existant jusqu'en 1789, avec deux grands objectifs : chasser la puissance publique de la sphère de la propriété et sortir la propriété de celle de la souveraineté. En abolissant les formes privatives de pouvoir, comme la juridiction seigneuriale et l'office public vénal et en démantelant le domaine de la Couronne, les révolutionnaires ont fait de l'Etat une pure souveraineté. Cette grande démarcation opéra une distinction radicale entre la propriété et le pouvoir, d'où découla la distinction fondamentale entre le politique et le social, l'Etat et la société, la souveraineté et la propriété, le public et le privé. Cette transformation révolutionnaire de la propriété d'Ancien Régime contribua à inaugurer la modernité politique.
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    Rafe Blaufarb, né en 1967, est professeur d'histoire de la France à la Florida State UNivesity, où il dirige l'Institut sur Napoléon et la Révolution française. Il est l'auteur d'ouvrages dont les thèmes vont de l'idée méritocratique dans l'armée de la Révolution française à l'histoire de l'exemption nobiliaire de l'impôt dans la France d'Ancien Régime.

  • Au XIXe siècle, le « vandalisme révolutionnaire » n'est plus de saison. Et pourtant, des gestes oubliés, d'une ampleur insoupçonnée, semblent se rejouer : bustes de rois brisés, emblèmes martelés, drapeaux brûlés. Dans des moments d'anomie, de révolution ou de restauration, le domaine de ce qu'il est tolérable de voir est redéfini. L'oeil blessé dicte sa loi. Que détruisent alors les iconoclastes ? Que visent-ils à travers l'image brisée ? Quelle puissance et quelle vitalité lui attribuent-ils ? Quels effets croient-ils produire sur le monde social et sur les rapports de pouvoir ? Nourri d'archives vivantes et sensibles, l'ouvrage analyse ces gestes en situation, comme autant d'opérations politiques dont il restitue les sens perdus.

    Emmanuel Fureix est maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Université Paris-Est Créteil, ancien membre de l'Institut universitaire de France. Il a notamment publié La France des larmes. Deuils politiques à l'âge romantique (Prix Chateaubriand 2009), Le siècle des possibles. 1814-1914 (2014), et La modernité désenchantée. Relire l'histoire du XIXe siècle français (2015, avec François Jarrige).

  • Avant le temps des ministres-favoris de l'époque baroque, les rois de l'Europe médiévale ont compté dans leur proximité sur l'assistance de personnages souvent vus comme leur préfiguration. Cette expérience de la privauté n'est cependant pas partout de même intensité. Ainsi, la Castille de la fin du Moyen Âge se distingue-t-elle par une continuité d'expérience. Ce terrain s'avère donc particulièrement propice pour interroger l'identité de la privauté médiévale, son sens historique. La privauté (privanza) est un choix, celui de l'amitié contre la parenté. Réalisé sur le terrain idéologique à partir du milieu du xiiie siècle, ce choix se fait stratégique au début du xive siècle : contre ses parents et ses barons, qui entendent exercer une emprise sur sa royauté, le roi lance ses créatures, les privados, pour s'en libérer. Si ceux-ci oeuvrent donc à une expulsion, ils organisent dans le même temps une participation alternative et plus large au gouvernement du roi, celui de sa personne et de son royaume. La privauté fait ainsi sentir quel dépassement sociétal affecte la compagnie royale à partir du xiiie siècle. Et la répétition des expériences de privauté au xive siècle fonde un régime politique, marqué par la distinction entre gouvernement et souveraineté. Cet essai envisage à nouveaux frais ce moment fondateur de l'expérience médiévale du pouvoir d'État.

  • La question de l'État, dans les sciences sociales, ne peut se cantonner à étudier les rapports entre l'État et la société. Bien que souvent spontanément présente dans ces disciplines, une telle représentation les condamne de facto à démissionner devant l'État et à adopter des langages étrangers à leur épistémologie. Au mythe de la dissociation de l'État et de la société, les sciences sociales sont obligées d'opposer une autre conception de l'État qui le maintient dans une étroite dépendance de l'ensemble social dont il est un élément de différenciation. État et société ne sauraient par conséquent être considérés comme deux entités de nature équivalente, car l'un est contenu par l'autre. Cela n'empêche pas toutefois de reconnaître à l'État une place prééminente et de concevoir qu'il participe à la reproduction des rapports sociaux de pouvoir. La perspective sociologique donne ainsi à l'État une physionomie particulière. Elle fait porter des exigences fortes sur l'enquête empirique. Elle modifie également profondément le concept de l'État lui-même. Les contributions à ce volume, qui proviennent de la plume de juristes et de politistes, d'anthropologues, de sociologues et de philosophes, ont en commun d'assumer cette perspective dans ses attendus et ses conséquences. Elles jettent ainsi une lumière plus réaliste aussi bien sur la genèse historique de l'État, telle qu'elle procède de l'avènement des sociétés modernes, que sur l'expérience politique que nous faisons, dans la vie sociale telle que nous connaissons aujourd'hui, de l'État et du rôle qu'il y joue comme institution.

  • En dépit de sa taille réduite, de sa population d'un million d'habitants, Djibouti est parvenu en quelques années à acquérir une notoriété internationale. Cette notoriété peut surprendre. Le pays bénéficie d'un positionnement stratégique essentiel dans la Corne de l'Afrique. Un héritage qui s'est imposé à ses dirigeants et à la société politique djiboutienne. Ce positionnement, à l'entrée du Golfe d'Aden entre la mer Rouge et l'Océan indien, demeure un outil primordial pour sécuriser les soutiens politiques, économiques et militaires des puissances. On peut néanmoins chercher dans les choix djiboutiens les fondements d'une stratégie visant à exploiter ce positionnement. Il nous a paru que Djibouti est un cas singulièrement intéressant, et ce particulièrement pour l'étude des politiques étrangères de petits États. Celui-ci nous invite donc à nous intéresser à la puissance des États de petite taille et à leur capacité à exploiter leur positionnement géographique malgré leur taille.

  • Articulée à la fois sur la philosophie et l'histoire, la pensée de Hume se situe dans un moment d'invention théorique particulièrement riche. Dès lors que l'histoire de l'Etat cesse de se confondre avec celle du droit de la puissance souveraine, qu'il devient possible d'écrire une histoire qui ne soit pas celle d'un souverain mais celle d'une société, alors le concept de société civile peut aider à envisager en termes nouveaux les problèmes classiques de la philosophie politique. Le parti pris de cette étude est d'analyser la théorie politique de la société civile chez David Hume, sous l'angle anthropologique, économique et historique. Si la société civile moderne est susceptible d'une histoire, encore faut-il comprendre de quelle histoire il peut s'agir : comment l'écrire, à partir d'où ? D'où l'importance de la définition de ce nouveau point de vue historique chez Hume pour mesurer le caractère moderne de sa théorie politique.

  • La géopolitique

    Pascal Boniface

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    50 chapitres thématiques et documentés pour comprendre les enjeux géopolitiques du monde contemporain.La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.
    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique.
    Pratique, il propose ensuite 50 chapitres thématiques et documentés pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet.
    Table des matières :Partie 1 Qu'est-ce que la géopolitique ?

    Chapitre 1 Les définitions classiques
    Chapitre 2 Un déterminisme géographique ?
    Chapitre 3 La naissance d'une discipline
    Chapitre 4 Une discipline diabolisée puis réhabilitéePartie 2 Les 10 défis géopolitiques

    Chapitre 1 La gouvernance mondiale
    Chapitre 2 Le terrorisme
    Chapitre 3 La prolifération nucléaire
    Chapitre 4 La permanence de la guerre
    Chapitre 5 Le réchauffement climatique
    Chapitre 6 Le choc des civilisations
    Chapitre 7 Les États faillis
    Chapitre 8 Les guerres de l'espace
    Chapitre 9 Les cyberguerres
    Chapitre 10 Les migrationsPartie 3 Les principaux conflits et crises

    Chapitre 1 Chine/États-Unis : le piège de Thucydide ?
    Chapitre 2 Ukraine - Russie
    Chapitre 3 L'État islamique
    Chapitre 4 Israël - Palestine
    Chapitre 5 L'Iran
    Chapitre 6 La Syrie
    Chapitre 7 Le Yémen
    Chapitre 8 La Libye
    Chapitre 9 L'Afghanistan
    Chapitre 10 L'Inde et le Pakistan
    Chapitre 11 La Chine et Taïwan
    Chapitre 12 Tensions en mer de Chine
    Chapitre 13 Le Tibet et le Xinjiang
    Chapitre 14 La Corée
    Chapitre 15 Le Mali et le Sahel
    Chapitre 16 Le SoudanPartie 4 Les 10 tendances structurelles

    Chapitre 1 La fin de l'hyperpuissance américaine
    Chapitre 2 La fin du monopole occidental de la puissance
    Chapitre 3 Les États-Unis basculent vers le Pacifique
    Chapitre 4 La prolifération étatique
    Chapitre 5 La Chine, prochaine première puissance mondiale
    Chapitre 6 La montée en puissance de l'opinion publique
    Chapitre 7 Le soft power
    Chapitre 8 La redéfinition de la puissance
    Chapitre 9 La justice internationale
    Chapitre 10 La démocratie progressePartie 5 Les 10 questionnements

    Chapitre 1 La fin des frontières
    Chapitre 2 La mondialisation universelle
    Chapitre 3 L'impuissance de la puissance militaire
    Chapitre 4 Les NTIC : transparence démocratique ou nouveau totalitarisme ?
    Chapitre 5 L'obsolescence des États
    Chapitre 6 La privatisation de la guerre
    Chapitre 7 Les matières premières
    Chapitre 8 Les compétitions sportives mondialisées
    Chapitre 9 L'Europe est-elle en déclin ?
    Chapitre 10 La crise du multilatéralisme

  • La démocratie parlementaire traverse une période dangereuse. Elle est contestée, rejetée notamment sous forme de populisme et par voie de conséquence donne naissance à des régimes autoritaires. Il ne faut pas oublier que la démocratie représentative est un palliatif de la démocratie directe et toutes les difficultés qu'elle connaît repose sur cette ambiguïté structurelle.
    Actuellement le développement des nouvelles technologies a à la fois augmenté l'hétérogénéité de la représentativité en facilitant une action directe sur le pouvoir politique. Le passage de la souveraineté nationale à la souveraineté numérique a aussi entraîné un changement de comportement du citoyen. À la culture de l'obéissance a succédé une culture de la honte. Dans la culture de la culpabilité, les comportements sont déterminés par l'imposition d'interdits. Dans la culture de la honte la conformation aux règles, obtient en proposant des modes de comportement positifs...
    Ce livre est le résultat de nombreuses années de recherche sur la démocratie représentative dont les deux piliers restent la représentation et la représentativité.
    La souveraineté nationale permet aux représentés de choisir leurs représentants à travers l'élection. Les partis politiques sont très vite apparus nécessaires pour assurer la cohérence du collège électoral. Mais leur fonction essentielle, c'est-à-dire rassembler, s'est transformée en dictature des ego, et le collège électoral n'a cessé de devenir de plus en plus hétérogène.
    Aujourd'hui, grâce à des moyens technologiques nouveaux, la souveraineté numérique devient une quasi-démocratie directe, dans la conquête du pouvoir comme dans son exercice. Avec des inconvénients majeurs : la cohésion du corps social peut difficilement résulter de l'émotion voire des petites phrases (du président de la République). Et la confiscation de la souveraineté numérique par la diffusion de fausses nouvelles, au profit de l'État, conduit à la dictature (Chine).
    La notion de représentation permet aux représentants de décider dans l'intérêt général. La représentativité assure aux citoyens la possibilité de défendre leurs intérêts particuliers.
    Mélanger ces deux notions au sein d'une même assemblée conduit à un blocage.
    Quels sont les moyens pour assurer l'adéquation entre représentants et représentés? Tel est le propos de ce livre.

  • Il n'existait pas de livre intitulé tout simplement Géopolitique de la France qui soit consacré exclusivement à ce sujet, alors que les titres équivalents ne manquent pas pour les États-Unis, la Chine, la Russie, le Brésil, l'Inde, le Mexique, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, la Pologne, Israël - et la liste n'est pas exhaustive !
    Pourtant le sujet est riche. Grande puissance moyenne, la France cherche ce que peut être la stratégie d'une nation de l'entre-deux, à mi-chemin entre grandeur et déclin. Géopolitique gaullienne du Verbe et du Geste ? Géopolitique mitterrandienne de la sublimation au sein de la construction européenne ? Géopolitique du pré carré que ses adver-saires assimilent à un renoncement ? Géopolitique de la morale et de l'autre qui, à force de rejet de la Realpolitik, finit par servir la géopolitique des autres? Toutes les options sont ouvertes et analysées dans l'ouvrage.

  • Un essai philosophique et politique du plus important des « anti-philosophes » de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, largement impliqué dans les tourments de la Révolution et de l'Empire. Joseph-Marie, comte de Maistre était sujet savoisien du royaume de Piémont-Sardaigne. Né en Savoie (1753-1821), à Chambéry, il fut diplomate, écrivain et philosophe. Cet essai, à la fois politique et philosophique, sur la sou-veraineté du peuple et des nations, écrit à Lausanne, au plus fort de la Révolution qui embrase la France en 1794, devait, à l'origine, s'intituler Cinquième lettre d'un royaliste savoisien à ses compatriotes.
    Publié pour la première fois en 1870 dans les oeuvres inédites, ce texte mérite assez qu'on le redécouvre. Passionnant et polémique - présenté comme « l'anti-Contrat Social » de J.-J. Rousseau -, paradoxalement, il n'a pas autant vieilli, à plus de deux cents ans d'intervalle, qu'on puisse le craindre. Au-delà de la forme obligatoirement surannée, il continue à poser, sur le fond, des problématiques pertinentes qui restent ou redeviennent d'une actualité finalement très proche...

  • Du long et difficile cheminement vers la couronne de France d'Henri III de Navarre, devenu Henri IV de France, l'assassinat puis le mythe du « bon roi Henri » -, le rattachement forcé du Béarn à la France par Louis XIII et la création du Parlement de Navarre, la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV et ses conséquences pour le protestantisme en Béarn, les relations ambivalentes entre catholiques et protestants au cours du XVIIIe siècle jusqu'à la Révolution où le Béarn va se « fondre » dans la nation française.
    La suite et la fin de la souveraineté du pays de Béarn, impressionnante, passionnante et précise monographie historique, en trois volumes (tome I : des origines à Henri III de Navarre ; tome II : d'Henri IV à la Révolution ; tome III : la civilisation béarnaise).
    Christian Desplat et Pierre Tucoo-Chala - tous deux furent professeurs à l'Université de Pau - sont, par excellence, les historiens du Béarn. Après le précurseur Pierre de Marca au XVIle siècle, après les érudits du XIXe siècle, ils ont su, brillamment, remettre à jour, compléter et renouveler l'histoire millénaire du Béarn et de ses souverains.

  • L'individualisme radical est considéré comme le signe distinctif de la philosophie politique moderne : chacun étant à lui-même la mesure de son propre bien, les règles communes de justice et de droit ne peuvent naître que du consentement, du contrat ou de l'artifice. Cet ouvrage étudie la manière dont, à travers l'oeuvre de Locke, se transmet à l'époque moderne l'idée de normes morales liant les individus de manière à les former en communautés pré-politiques. Grâce à cette communauté éthique les citoyens des démocraties modernes sont solidaires sur des principes abstraits de moralité. La liberté moderne se trouve fondée non seulement sur des mécanismes constitutionnels qui permettent d'arrêter le pouvoir par le pouvoir, mais aussi par l'idée que la constitution de l'autorité se fait sous le regard de la conscience morale des citoyens et que sa légitimité tient au respect des principes sur lesquels ils s'associent.

  • Vous êtes dégoûté de la politique telle qu'elle se pratique de nos jours ?


    Vous avez compris que, chaque fois que vous votez, vous signez un chèque en blanc à celui que va vous tondre la laine sur le dos ?


    Vous savez pertinemment que « votre » député est en réalité celui d'un parti auquel il doit tout et que c'est ce parti qu'il représentera à l'assemblée où il votera des lois préparées par on ne sait qui sans jamais vous consulter ?...


    Mais, malgré cela : vous êtes profondément attaché aux valeurs fondamentales sur lesquelles est fondée la république ; vous espérez un système représentatif innovant et respectueux des aspirations du corps social ; vous souhaitez jouer votre rôle de citoyen et apporter votre pierre à l'édifice commun...


    Alors ce livre est fait pour vous ! Vous y découvrirez : pourquoi le système ne fonctionne pas ; la forme et les origines de son dysfonctionnement ; et, cerise sur le gâteau, un mode électif et représentatif respectueux des gouvernés et de leurs aspirations.


    Ce livre est une bouffée d'oxygène et un espoir pour un avenir meilleur !

  • Les Gaulois sont réfractaires car les Gaulois ne supportent pas que César décide à leur place. En d'autres termes, les français sont réfractaires aux réformes imposées par un pouvoir politique sur lequel ils n'exercent aucun contrôle car ils savent, dans le tréfonds de leur âme collective, qu'ils sont parfaitement capables de se réformer eux-mêmes !


    Victimes, avant la Révolution, d'une dynastie régnante qui n'avait pas brillé par son esprit de tolérance, ils sont bercés depuis plus de deux siècles par d'illusoires promesses de liberté, d'égalité et de fraternité, biberonnés au sirop d'une soit disant démocratie qui les flatte pour mieux les étouffer.


    Tour à tour floués, trahis, pillés, violentés, massacrés dans des conflits d'une stupidité sans nom, ils sont aujourd'hui spoliés par une caste de politiciens et de hauts fonctionnaires qui s'est arrogé avec mépris le droit de décider en leur nom.


    I
    l y a pourtant eu, dans l'histoire de notre pays, des périodes où les gouvernés ont réformé le pays. Appelés au secours par des gouvernants aux abois, ils ont accompli des prouesses de réforme dont nous sommes, aujourd'hui encore, les bénéficiaires. Ils l'ont fait, non pas en s'emparant du pouvoir, mais en délibérant et en proposant des réformes de bon sens.


    Ces assemblées portaient le nom d'Etats généraux. Notre mémoire collective en a gardé un souvenir confus mais vivace.


    Le moment est venu, aujourd'hui que l'âme française se réveille avec sursaut et fracas, de se pencher sur ce que les réformes initiées par les Etats généraux ont apporté dans le passé pour en tirer quelques leçons pour le présent et l'avenir de notre pays.


    Réformer est possible et la France, si elle renoue avec ses principes ancestraux, pourra redevenir le phare appelé à guider le monde vers un avenir de vérité, d'équité et de prospérité.

  • Rob MacGregor était à mille lieues d'imaginer un jour frayer avec la couronne anglaise, et pourtant...

    1685. Davina Montgomery est le secret le mieux gardé de la couronne. Fille de Jacques II, elle a grandi au couvent pour y recevoir clandestinement une éducation catholique. Lorsque son père meurt, c'est elle qui doit lui succéder. Après un acte de trahison terrible, son identité est révélée, et sa place convoitée par des candidats au trône prêts à tout pour la supprimer. Heureusement, Robert MacGregor, fils d'un puissant lord Écossais et futur chef de clan, va la tirer de ce mauvais sort en l'emmenant jusqu'à son île de Skye natale. Pendant leur périlleuse chevauchée, une attirance irrépressible les envahit, et bientôt, leur désir s'avère plus fort que tous les obstacles qu'ils devront surmonter.

    « Au fil de ces pages teintées de sensualité, l'auteure offre une peinture très juste de l'époque. L'intrigue et le contexte historique sont parfaitement maîtrisés. On en redemande. » Publishers Weekly

  • Thomas Hobbes a l'ambition de repenser toute la philosophie. Il veut répondre aux grands impératifs de son époque et aussi à ceux du moment singulier qui oriente le contenu de chacun de ses livres : de là une anthropologie, une politique, une réflexion sur les religions.
    Dans un univers désenchanté par une nouvelle physique mécaniste et matérialiste, il met en évidence la spécificité du corps humain, que ses désirs arrachent sans cesse au présent en direction d'un avenir en partie imprévisible. C'est toute la difficulté du problème politique : le mouvement perpétuel des désirs et la quête de puissance mettent en danger les relations sociales, que les hommes sont pourtant contraints de rechercher s'ils veulent continuer à désirer dans une relative sécurité.
    Hobbes voit dans la science politique le moyen de construire des édifices politiques assez solides pour résoudre la difficulté. Il voit aussi les limites de cette solution : l'homme est et restera toujours un animal religieux parce que la dynamique de ses désirs rencontre des obstacle qu'aucune politique humaine ne peut surmonter.

  • Depuis la chute du mur de Berlin, les discours politiques et les valeurs qu'ils véhiculent n'ont plus le monopole de la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. Des agences de coopération, des ONG, des fondations et des organisations internationales coproduisent des politiques publiques dans un certain nombre de pays en transition et qui sont en train de réformer leur système politique. Cet ouvrage réunit des études de cas concernant une variété de pays (Afghanistan, Sénégal, Kirghizstan, Cuba, Serbie, Bulgarie, Pakistan, Nigeria, Bolivie, Azerbaïdjan, Indonésie) pour mettre au jour l'unicité d'un nouveau dispositif de pouvoir transnational qui s'impose à l'échelle mondiale. Guidés par une démarche comparative, les auteurs de cet ouvrage tentent de répondre à la question suivante : Ce nouveau dispositif participe-t-il à l'universalisation de la démocratie ou à la généralisation d'une forme de pouvoir transnational inédit ?

  • La violence, dans l'unification de son signifiant et dans la distribution de ses manifestations, dans la communication de ses mécanismes ou la différenciation de ses effets, demeure au centre des préoccupations de la pensée politique. La philosophie politique moderne l'a posée comme l'état premier à partir duquel, et face auquel devaient être déterminées les conditions de la vie collective sous une institution civile ; la violence devenait un moment paradoxalement constitutif, toujours déjà présupposé comme cela même qu'il fallait refouler, tenir à distance, ou civiliser, pour rendre possible son autre, État, Société, ou Liberté. La philosophie contemporaine ne cesse d'être convoquée par des situations et des conjonctures qui nous obligent à réinterroger les significations politiques de la violence à partir de ses seuils « impolitiques », et à réexaminer les partages topiques que l'on supposait permettre de fixer des bornes à la violence en en différenciant les économies, ou de garantir sa consistance politique en dialectisant les oppositions des contre-violences, et les transformations institutionnelles et subjectives correspondantes : les partages du privé et du public, du physique et du symbolique, du social et de l'étatique, du droit et de la police, du national et de l'international, du religieux et du laïc, etc. En revenant aussi bien sur les textes de nos différentes traditions philosophiques que sur les conjonctures passées et présente qui en convoquent le réexamen critique, ce sont ces zones impolitiques, d'indiscernabilité ou d'indécidabilité, que les contributions ici rassemblées proposent de soumettre à nouveau à la réflexion, lorsque l'institution de la violence (sa codification, sa symbolisation, sa régulation) se heurte à de l'in-instituable, ou lorsque la politisation de la violence bascule dans son contraire et tend à « libérer » une violence intraitable.

  • Dans toutes les monarchies traditionnelles, la royauté repose sur des correspondances entre la personne du souverain, le royaume et les forces du cosmos. Ainsi, chez les Néwar du Népal, le roi était placé au centre de la vie cérémonielle collective et mis en étroite relation avec les grandes divinités du pays. Ces idées religieuses, encore très présentes de nos jours, surtout dans les rituels, portent néanmoins en elles de multiples conflits. Conflit entre l'image du roi divin et celle de ses dieux tutélaires, divinités toutes-puissantes qui n'hésitent pas à se débarrasser du souverain en cas de mésentente. Conflit entre la conception transcendantale du prêtre brahmane, représentant des valeurs ultimes sur terre, et le tantrisme qui permet au roi de dialoguer directement avec les puissances divines. Conflit enfin entre l'ordre social ancien, centré sur des cités royales autonomes, et le paysage politique moderne dans lequel les Néwar n'ont qu'une place subsidiaire. En conjuguant histoire du contemporain et ethnologie du passé, Gérard Toffin définit une nouvelle méthode qui dépasse de loin le cadre népalais. Cette démarche permet, notamment, de mener de front l'analyse des logiques symboliques et des usages politiques du religieux. En outre, Le Palais et le Temple remet en question certaines idées reçues sur le rôle du système des castes.

  • Un essai aux références juridiques pointues, qui étaye principalement la problématique de l'essoufflement du pouvoir fiscal des États.

  • Crépuscule du Siècle d'Or ou prélude du siècle des Lumières, le règne de Philippe V a longtemps retenu l'attention par la guerre de Succession d'Espagne qui a marqué ses débuts. Pourtant, l'installation de la maison de Bourbon en Espagne correspond aussi à un temps propice aux échanges, qu'ils soient matériels ou immatériels. Femmes, hommes, idées et objets ont circulé entre la France et l'Espagne à l'heure où de nouveaux rapports politiques et diplomatiques modifiaient leur place en Europe.
    Nombreux et divers, ces transferts sont aisément décelables à la faveur de la venue d'une princesse lorsqu'ils se matérialisent dans des livres ou des vêtements. Ces objets deviennent alors les symboles de l'introduction de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. Ils sont aussi favorisés par ces individus moins connus, voire inconnus, qui circulent entre les différents territoires des deux monarchies, des Pays-Bas espagnols à l'Italie, en passant par la France. Analyser les différentes formes de transferts culturels existants entre la France et l'Espagne au temps de Philippe V permet d'offrir une cohérence à des champs d'études trop souvent considérés séparément. Le contexte politique sert ici de cadre à ces échanges sans pour autant que l'histoire de ces derniers ne se confonde avec celles des États concernés. Cette histoire des liens et des transferts culturels offre ici une autre réalité que celle de l'Europe bouleversée par la guerre de Succession d'Espagne.

  • Alors que les citoyens des États membres de l'Union européenne (UE) sont à nouveau appelés à choisir leurs députés européens au printemps 2019, cet ouvrage interroge la signification et la pertinence d'un concept fréquemment mobilisé dans les débats politiques et académiques européens : L'Europe puissance. Tensions avec la Russie, interrogations sur les relations transatlantiques et l'autonomie stratégique européenne à l'heure de l'administration Trump, incertitudes sur l'aptitude de l'UE à défendre ses intérêts et sa propre vision d'un monde multilatéral à travers des enjeux comme le multilatéralisme et le nucléaire iranien, questionnements permanents sur le rôle d'une UE éventuellement amputée du Royaume-Uni dans le vaste monde, ont renouvelé des débats plus anciens. Pourquoi et comment parle-t-on d'Europe puissance alors que nombreux sont les sujets sur lesquels l'UE peine à faire entendre sa voix ? Comment rendre compte malgré tout de l'action et du rôle réels que joue l'Union sur la scène internationale ? En saisissant le concept d'Europe puissance comme un fragment de discours politique et médiatique mais aussi comme un objet universitaire étonnant, cet ouvrage étudie les liens complexes et parfois contradictoires entre la construction européenne et la puissance, invitant à repenser l'une et l'autre dans le monde incertain d'aujourd'hui. Finalement, l'Europe puissance apparaît comme un concept malléable dans le champ académique, et utile en tant que mythe de la construction européenne comme fragment de discours politique et médiatique, ne décrivant pas une réalité (l'UE telle qu'elle existe), mais un horizon, un idéal vers lequel la construction européenne pourrait tendre selon ses partisans. Étudiants et enseignants en histoire et science politique, citoyens désireux de réfléchir à la place et au rôle de l'UE dans le monde et de mettre en perspective les débats politiques actuels trouveront en particulier matière à réflexion dans cet ouvrage.

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