Sciences humaines & sociales

  • Balzac accordait aux choses de la bouche la part essentielle qui leur revient dans l'étude des moeurs individuelles et collectives. Son approche est toujours analytique et les comportements sociaux sont rapportés à ce qui les motive : de sa nourriture et de ses régimes peuvent dépendre les destinées d'un peuple... Il examine, dans ce traité, qui préface La Physiologie du goût de Brillat-Savarin (1838), cinq substances : l'eau-de-vie, le café, le thé, le sucre, le tabac, leur impact sur nos sens et celui sur l'organisme. Les risques encourus par le « désir de satisfaire tel ou tel plaisir », et par la consommation de ces excitants : « maladies, et abréviation de la vie ».

  • L'État et la cigarette : des relations fumeuses...

    Les relations entre l'État français, les fabriquants de cigarettes et les buralistes sont opaques et secrètes, et cela arrange les trois acteurs de cette mauvaise comédie qui font leurs (juteuses) affaires sur le dos des fumeurs. Le tabac tue 78.000 personnes par an en France, pourtant l'Etat n'agit pas toujours avec la fermeté voulue pour lutter contre ce fléau sanitaire. Pourquoi ?
    La faute à l'argent, et aux taxes perçues par la République française sur les ventes de tabac qui rapportent 13 milliards d'euros par an. En temps de crise, une véritable manne ! Cerise sur le gâteau, ces taxes sont perçues gracieusement par les 26.000 buralistes. Un rêve de comptable public... Dans cette enquête fouillée, Matthieu Pechberty démonte pour nous la grande collusion du tabac à tous les niveaux de l'état (Matignon, Bercy, Douanes) et expose comment la République fait des courbettes aux fabricants et aux buralistes pour faire rentrer toujours plus d'argent dans les caisses. Preuves à l'appui. Déjeuners dans de grands restaurants, cadeaux en tous genres, " primes " en liquide, voyages, week-ends de rêve, tout est bon pour convaincre nos élus de maintenir le système en place. Ce livre va faire souffler un vent d'air pur bienvenu dans ce milieu confiné.

empty