• Une suite indépendante de la saga La Maison du Cap ou le combat de deux femmes soudées pour que subsiste une maison de famille, riche de mille souvenirs, de vies et d'histoires, au cap Ferret.
    1965. Charlotte Gallet, 93 ans, est bouleversée : son petit-neveu a reçu l'offre d'un promoteur immobilier et veut vendre la Maison du Cap, conçue par le père de Charlotte, l'architecte James Desormeaux, à la fin du XIXe siècle. La demeure sera rasée pour laisser place à un ensemble de villas qui bénéficieront de la vue incomparable sur le bassin d'Arcachon.
    Paniquée, révoltée, Charlotte fait appel à un cabinet d'architectes bordelais afin de demander conseil. Iris, l'une des deux architectes, se rend au cap Ferret pour rencontrer Charlotte et les siens. Fragilisée par une fausse couche récente, Iris est en instance de divorce. Elle tombe sous le charme de la Maison du Cap, comme de ses habitants. Parallèlement, Iris apprend la mort en Espagne de son unique parente, sa tante Anna. Tout en découvrant l'histoire tragique de cette dernière, la jeune femme cherche à remonter le cours du passé et fait sien le combat de Charlotte.

  • Force du destin ? Hasard malheureux ? Le monde de Marion vacille avec le retour de celui qu'elle a aimé avec passion huit ans plus tôt. Et dont elle n'a pas pardonné les silences et l'abandon... Marion, femme dans la tourmente qui s'engage aussi, par son métier de journaliste, à faire toute la lumière sur un trafic de vin dans sa région de Montauban. Le nouveau roman de Martine Delomme, l'auteur du Choix des apparences.
    Il y a huit ans, Fabien a disparu sans un mot, laissant derrière lui Marion, son grand amour. Fuyant le trop lourd passé de sa famille, il a tout abandonné. Une longue errance l'a conduit en Italie, où il a changé de nom et est devenu propriétaire d'un vignoble dans le Piémont. Quand, à Montauban, le hasard place sur sa route Marion, et un petit Lucas de sept ans, il comprend rapidement qu'il est le père. Non sans douleur, Marion, elle, a tourné la page : devenue une pugnace journaliste d'investigation, elle est mariée depuis trois ans à Romain, qui travaille également pour la filière viticole, et qui a adopté le petit garçon. Alors que ces retrouvailles viennent troubler son bonheur tranquille, la jeune femme découvre un scandale lié à la communauté vinicole locale.
    Une affaire de vin frelaté qui, bientôt, expose Marion à de nombreux dangers...
    Avec la résurgence du passé, sombre et douloureux, Marion et Fabien devront faire face à leurs sentiments exacerbés, et à leur difficulté à trouver le chemin du pardon.
    Mais existe-t-il seulement un avenir pour eux ?
    Un beau portrait de femme signé Martine Delomme, l'auteur du
    Choix des apparences.

  • Après les Ardennes et la Provence, Françoise Bourdon explore la côte atlantique et le bassin d'Arcachon. Elle en décrit l'histoire, et l'atmosphère si particulière, à travers le destin de cinq héroïnes. 1849. Léonie, fille de modestes résiniers, grandit blessée par le désamour de sa mère, qui, un jour, lui assène : " Tu n'es pas faite pour le bonheur, tout comme ta dernière fille. ". Elle deviendra ramasseuse de sangsues. Sa benjamine, Margot, refuse cette existence de labeur et de honte : à elle la Ville d'Hiver, à elle le choix d'une autre vie. Par amour, un homme bâtira pour elle la Maison du Cap... Se poursuit au fil des décennies et des tumultes de l'histoire une grande saga d'héroïnes : Charlotte la photographe, Dorothée l'aviatrice, Violette la résistante. De génération en génération, elles perpétuent une lignée de femmes fortes et ardentes. La Maison du Cap demeurera un refuge pour Margot et ses héritières, et le bonheur, une quête ardue, dans une société toujours corsetée. Françoise Bourdon peint un tableau captivant du bassin d'Arcachon de 1849 à 1947 en évoquant traditions et histoire d'un lieu fascinant, terre élective d'artistes et station balnéaire en vogue.

  • A travers l'histoire d'un couple au long cours, avec ses trajectoires personnelles chargées du poids des générations précédentes, avec ses erreurs et ses secrets, une immersion dans le monde du vin d'aujourd'hui. Ses rites, ses enjeux, les hommes et les femmes qui dédient leur vie à la passion de la terre et du meilleur vin.

    Le temps et rien d'autre...
    Celui que Paloma, vigneronne respectée et séduisante quadragénaire, consacre chaque
    jour à sa vigne, soucieuse d'en tirer le meilleur vin. Celui qui a forgé le couple qu'elle forme
    avec Arnould, propriétaire de Château Valliran. Complices depuis vingt ans, ils ont vu grandir
    ensemble leurs deux adolescents, ensemble ils ont développé leur vignoble : elle à la vigne
    et au chai, lui à la vente. A l'heure où Paloma veut convertir le domaine au bio pour mieux
    préserver l'environnement qu'elle aime, elle se retrouve seule : son séducteur de mari fuit la
    maison ; son aînée se met en danger...
    L'amour, la parole délivrée, le patient travail du temps suffiront-ils à Paloma pour surmonter
    les épreuves ?
    A travers l'histoire d'un couple au long cours, de ses petits ou lourds secrets, une immersion
    dans l'univers du vin avec ses rites, ses enjeux, aux côtés de ceux qui cultivent un savoir-faire
    ancestral.

  • Un professeur de philosophie pris dans la tourmente du deuil après l'attentat du Bataclan retrouve le goût de vivre et d'aimer, en mettant ses pas dans ceux de Montaigne au coeur du Périgord.Cédric est Professeur de philosophie à Paris. Le 13 novembre 2015, il perd sa femme et ses deux adolescents dans l'attentat du Bataclan. Effrayé par la haine qu'il ressent, il fuit Paris pour trouver la solitude et se reconstruire dans une vieille bâtisse proche du château de Montaigne, dans le Périgord, un philosophe qu'il admire. Cette maison, son parc et sa vieille chapelle lui réservent de nombreuses surprises, une véritable plongée dans l'Histoire.
    Peu à peu, la vie reprend ses droits et lui ses cours de philosophie au lycée voisin où la violence des élèves constitue un véritable défi. Cédric se raccroche toujours aux philosophes qu'il admire : Montaigne, La Boétie, Stefan Zweig ou François Cheng. Il croise la route de Sidonie, professeure d'histoire, avec laquelle il créé un spectacle historique au château de Montaigne. Leurs échanges vont lui redonner goût à la vie, mais Sidonie cache de lourds secrets...
    D'une plume alerte, Elisabeth Bourgois décrit les méandres de la reconstruction d'un homme brisé par le destin et qui retrouvera le goût de vivre et d'aimer.

  • Une enfance joyeuse, un parcours d'artiste et les rencontres d'un homme qui n'a cessé d'aimer la vie - qui le lui a bien rendu - défilent dans cette autobiographie, où l'humour et une douce nostalgie s'invitent au fil des pages.Doué d'un humour tendre et décapant, Georges Coulonges n'a jamais oublié les leçons de morale copiées enfant à la communale, à Lacanau, et qui seront le fil conducteur de sa vie :
    modestie, honnêteté, courage, amour du travail bien fait et de la beauté de la langue française...
    Muni de ce viatique, il ira de succès en succès. Journaliste puis parolier pour les plus grands : Jean Ferrat, Juliette Gréco et bien d'autres encore, auteur de télévision avec
    Pause-Café et
    Joëlle Mazart, premières séries générationnelles, puis auteur de théâtre et enfin romancier avec
    Les blés deviennent paille ou
    L'Eté du grand bonheur (Prix des Maisons de la presse, 2000). L'enfance solaire, le chemin d'artiste et les rencontres d'un baladin qui n'a cessé d'aimer la vie - qui le lui a bien rendu - défilent dans cette autobiographie, pleine de charme et de fantaisie.

  • Depuis sa naissance, dans les années 1920, Émile Peyrissac habite un petit village sur les bords de la Dordogne. Il nous raconte la vie merveilleuse et simple que menaient les gens qui connaissaient les secrets de cette vallée sauvage, en ces temps bénis où la rivière regorgeait de saumons. Entre son grand-père qu´il adorait, ses parents rudes mais bons, son instituteur et son amie d´enfance, la jolie Gaby Croze, Émile connut un bonheur parfait... À l´âge où Gaby et Émile découvrent l´amour, les premiers drames font voler en éclats ce fragile édifice. La mère d´Émile meurt, laissant le père inconsolable, Gaby part à Tulle pour ses études secondaires, la construction d´un grand barrage sur la Dordogne va noyer plusieurs villages de la vallée et entraîner des expropriations massives. Puis la guerre arrive, les Allemands envahissent la France. La Résistance s´organise dans la région et Émile s´engage dans un mouvement très actif. Il quitte son père et doit trouver du travail au barrage. Devenue institutrice, Gaby épouse un homme de la ville... Elle révèle à Émile que son mari est un collaborateur et qu´elle désire rejoindre le maquis. Cette décision entraînera son arrestation et sa déportation. Après la Libération, la vie semble reprendre son cours... Émile retrouvera-t-il Gaby ? Au soir de sa vie, il contemplera la Dordogne au couchant avec un sentiment de plénitude et de sérénité, ce fleuve qui aura rythmé toute son existence...


  • On l'appelle le paradis des enfers. Pour Gabrielle, marquée à jamais par la mort de sa mère lors d'un naufrage, le phare de Cordouan, où elle a rencontré Alexis et où elle travaille, est comme un refuge. Mais, en 1939, la guerre va anéantir toutes les illusions de la jeune femme.

    Une croyance populaire affirme que les mouettes sont l'âme des marins disparus en mer...

    La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l'estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le " Versailles des mers ", situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d'un naufrage dix ans plus tôt, elle s'y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c'est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles... Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l'Atlantique, et l'extinction des feux de Cordouan.
    Alors que les mesures contre les Juifs s'intensifient, Gabrielle s'étonne que son père Denis l'incite à rester au phare. Que craint-il donc pour elle ?
    Drames, secrets, révélations sur sa mère et amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente et loin des siens...

  • Suite du roman Le Gardien des sables.
    Une page méconnue de l'histoire : les cagots, frappés d'exclusion et de persécution.
    Parce qu'il a répondu avec force à l'insulte suprême qu'on lui avait faite, Guilhem part sur les chemins de la liberté. En cette fin du XVIIe siècle, il appartient à la " caste maudite " des cagots qui, depuis des centaines d'années, est frappée d'exclusion et de persécution. Il est temps pour lui de devenir un autre homme, de s'accomplir dans son travail pour être respecté.
    Son désir de reconnaissance et le hasard des rencontres le mèneront vers l'Armagnac, à Auch, cité gasconne où, au pied de la cathédrale, son destin basculera à nouveau.
    Deviendra-t-il enfin ce qu'il rêvait d'être, un sculpteur sur bois au talent reconnu ? Parviendra-t-il à s'affranchir de sa condition et à bannir pour toujours de la cathédrale cette porte des Maudits réservée aux cagots ?
    Bouleversante et méconnue, l'histoire des cagots d'Aquitaine.


  • Une vie, un passé... la belle propriété de la Ténarèze, au coeur du Gers, renferme tant de beaux souvenirs pour Claudia, et de drames aussi. Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, contre le projet d'une maison de retraite, contre l'hypothétique révélation de son secret...

    Son passé, Claudia croyait l'avoir enfoui à l'abri des grilles du parc de la Ténarèze. Le lierre
    et le chèvrefeuille tapissent aujourd'hui les murs de cette demeure autrefois la plus belle d'Eauze.
    Dans ce village gersois d'origine gallo-romaine, chaque pierre raconte une histoire. Celle de
    Claudia, née avec le siècle, est marquée par la disparition inexpliquée de son mari Paulin,
    quarante-cinq ans plus tôt. Pour une autre, un ailleurs ? Nul ne sait. Depuis, Claudia a perdu
    son sourire, se terre dans une solitude dont elle a fait un rempart, et vit parmi ses souvenirs : son
    amour pour Paulin, pourtant si jaloux, leur gîte ouvert aux pèlerins de Compostelle...
    Quand, ce jour de septembre 1983, le maire vient lui exposer son projet pour la Ténarèze,
    Claudia devine qu'il s'agit d'une expropriation. Que l'on investisse son parc, jamais !
    Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, son passé, ses secrets...


  • La passionnante odyssée d'une famille de vignerons dans les terres mythiques du Médoc. Quai des Chartrons fait resurgir le passé perdu du Bordelais viticole et portuaire au tournant du XXe siècle, et exalte la passion d'hommes amoureux de leur terre, soucieux d'en tirer le meilleur vin.

    Fidèles à la tradition viticole de leurs pères, les cousins David et Gaspard font l'acquisition d'une belle propriété dans le Médoc. En 1900, à l'Exposition universelle de Paris, le clos-marzacq, fruit de leurs récoltes, reçoit une médaille d'or. Dès lors, ils affichent clairement leur ambition : entrer dans le monde très fermé des négociants et conquérir de nouveaux marchés. Il leur faut donc accéder au quai des Chartrons à Bordeaux, sésame pour l'Angleterre et les Etats-Unis...
    Gaspard et David sauront-ils conforter leurs succès et leur fulgurante ascension malgré l'épreuve du temps ? Leurs liens profonds, leurs amours aussi, pour Hélène et Constance, y résisteront-ils ? Quai des Chartrons fait revivre le Bordelais viticole et portuaire du début du xxe siècle, et exalte la passion d'hommes amoureux de leur terre, soucieux d'en tirer le meilleur vin.



  • La Baronne blanche est le troisième et dernier tome de la trilogie sur les cagots d'Aquitaine après Le Gardien des sables et La Porte des maudits.
    Une page méconnue de l'histoire : les cagots, frappés d'exclusion et de persécution.

    En cette année 1700, la malédiction qui pèse sur les cagots poursuit la douce Alice, condamnée à l'errance... Seule sur les route, elle trouve refuge à Bassoues chez un couple de boulangers, mais elle en sera bannie à cause de la lèpre blanche qu'elle vient de contracter. Alice suit une troupe de comédiens sur les routes, jusqu'à Pau, puis elle doit mendier pour survivre. Mais, en tenant une promesse faite à un condamné à mort, elle rencontre celui qui va changer le cours de sa vie : le baron d'Estigasse. Il lui offre l'hospitalité et du travail, puis la demande en mariage. Elle devient alors la " baronne blanche ". Mais bientôt son passé la rattrape...

  • Une page méconnue de l'histoire : les cagots, frappés d'exclusion et de persécution. Un grand roman sur fond de coutumes et de croyances ancestrales. Dans l'arrière-pays des Landes, Guilhem, juché sur ses échasses, surveille les assauts du vent. Il est gardien des sables, un métier rude mais indispensable pour préserver le littoral de l'avancée des dunes. Le " berger des sables " vit dans une petite communauté de cagots, mise à l'écart du reste de la population. Le mystère de leur origine reste entier, et il pèse sur eux, depuis des siècles en Aquitaine, comme une terrible malédiction. Le coeur de Guilhem, prétendant éconduit de la jolie Bertrane, bat entre tristesse et révolte. Il voudrait changer le monde et ses mentalités... Le Gardien des sables conte les bonheurs et les souffrances des cagots à la fin du XVIIe siècle. Une page dramatique, méconnue et authentique de notre histoire.

  • Qui est Margot Cantagreilh, 80 ans, calfeutrée dans une chartreuse du Périgord ? Le roman d'une vie entre ombres et secrets révélée au fil des pages avec émotion et suspense.0500 0300 Rien ne prédestinait Margot Cantagreilh, fille de notable, au malheur... Mais la vie est passée par là, lui ravissant celui qui devait être l'homme de sa vie, disparu la guerre à peine déclarée, avant de lui reprendre, quelques mois plus tard, un second amour, interdit celui-là, avec un officier ennemi. Depuis, Margot vit emmurée dans ses souvenirs et recluse à Bigaroque , la chartreuse familiale, au coeur du Périgord. Ce double secret, c´est une jeune femme, Maud, et son fiancé anglais qui, à force de persévérance, va le révéler. Mieux, le comprendre et découvrir, soixante ans les drames, une sublime filiation.

  • Dans le Périgord, en ce temps-là, une multitude de forges étaient installées sur des rivières : l'Auvézère, la Lisonne, le Bandiat, l'Isle, la Ganne... C'est sur cette dernière que fonctionne la forge du Paradou : une vallée profonde encore hantée par les loups, au fond de laquelle bourdonnent le haut fourneau et les ateliers qui emploient des paysans-ouvriers, dominés par la silhouette austère du château occupé par le maître de forge Martin Laveyssade.
    Les temps sont durs, mais cette modeste industrie apporte au pays sinon la richesse, du moins une certaine aisance. Martin Laveyssade disparu, c'est à sa fille, Séverine, qu'incombe la charge de perpétuer la tradition familiale. Elle s'y attachera parce que cette forge est toute sa vie et parce qu'elle répugne à quitter cette terre où elle est intimement enracinée. Une femme maître de forge : la tâche est difficile, mais, grâce aux hommes qui l'aiment et à ceux qui se battent à ses côtés, Séverine sauvera le Paradou des crises et des révolutions, jusqu'à cette date fatidique : 1860, lorsque Napoléon III ouvre les frontières aux produits étrangers.
    Un jour de la fin du siècle, une vieille dame se penche sur son passé : Séverine, de retour au Paradou après des années d'absence, assise sur la murette qui domine la forge et la vallée, revit des décennies de batailles et d'amours. Une femme forte, Séverine ; une femme qui ne transige pas avec les sentiments : une femme de passion.
    Dans ce roman imprégné des odeurs du terroir périgourdin, Michel Peyramaure, qui connaît bien cette province, fait revivre une civilisation aujourd'hui éteinte mais pas oubliée : celle des temps où les hauts fourneaux crachaient leurs flammes et leurs fumées au fond des vallées perdues.

  • Douze mois de la vie d'Alia, la belle cinquantaine. Son désir de faire revivre la vieille bâtisse familiale périgourdine - quitte à faire resurgir les secrets qu'elle renferme - sera son meilleur remède face à la maladie qui la ronge... Sans compter l'amitié, indéfectible, de Tièn, Marion et Stéphanie. Un roman d'aujourd'hui, un superbe portrait de femme tout en finesse. Alia est une Parisienne des beaux quartiers, la cinquantaine, deux grands adolescents déjà embarqués dans la vie, un ex-mari pas trop dérangeant, un cercle d'amies qu'elle retrouve pour un dîner chaque premier lundi du mois, un boulot enthousiasmant, un tempérament optimiste. Que du bonheur. Son souci, c'est Campniac, la grosse maison périgourdine familiale où personne ne va jamais et qui se dégrade. Pas d'autre solution que de la vendre. Quand des examens médicaux décèlent chez Alia une grave maladie d'origine génétique, elle éprouve dès lors le besoin de se ressourcer au Périgord. Plus elle y passe de temps, plus elle s'attache à la maison et à la région. Elle se laisse rattraper par ses souvenirs, nombreux, qui rejaillissent. Et Alia comprend bientôt que derrière les murs de la bâtisse, sa famille ne dessine pas les contours qu'elle imaginait...

  • " Il pressa le pas. Au fond, tout demeurait encore possible, en ce pays semblable à nul autre, que traversaient toujours, entre les champs de maïs et les parcelles de troncs hérissés, les présences aimées d'autrefois, dispersées aux vents têtus de la Grande Lande. " 1895. Dans une ferme landaise, le docteur Lataste met au monde une petite Linon dont le prénom évoque aussitôt au vieux médecin une tragédie survenue trente ans plus tôt. Bergers et troupeaux règnent alors sans partage sur la Grande Lande de Gascogne. Mais en 1857, Napoléon III décide la plantation de tout le " plat pays ". La forêt envahit cette terre de superstition et de sortilèges. Linon, fille de métayers, a seize ans. Elle est séparée de son ami de toujours et amant d'une nuit, Gilles Escource, lorsque celui-ci, berger, perd accidentellement le troupeau confié à sa garde. Il s'exile au Mexique. Privée de son seul soutien, Linon est mariée de force au métayer Poyanne et placée comme servante. Après cinq années de misère, la jeune femme s'enfuit. Au même moment, fortune faite - dans d'obscures circonstances -, Gilles est de retour. Enrichi comme tant d'autres par l'Eldorado français créé par l'Empereur, l'ancien berger passe dans le clan des nantis : celui des propriétaires forestiers. Toujours amoureux de Linon, il l'enlève et l'abrite sous un nouveau toit, Caylac. Dans ce pays en pleine mutation, perturbé par la disparition de sa lande millénaire, jalousies, vengeances et affrontements sociaux vont empêcher les deux jeunes gens de vivre leur passion. Un incident criminel détruit Caylac, ses muids et ses arbres. L'amour de Gilles et Linon est englouti dans les flammes, comme la Grande Lande est noyée sous la forêt.

  • Adieu lou pais

    Micheline Boussuge

    Une petite ferme d'un village du Cantal, à mille mètres d'altitude. C'est là que Micheline, dernière née d'une famille de cinq enfants, a passé ses premières années. Une jeunesse auvergnate, entre pesanteur et traditions, dans le souvenir encore marquant

  • 1944 : l'année la plus longue, pour une famille de " métayers du château ", dans un village du Périgord. Il y a le père, malade, la mère, Emilie, belle et jeune femme, un peu fantasque, et l'enfant, Vincent. Vincent a onze ans. Il est vif, malin, un rien chapardeur ; petit animal sauvage, toujours cavalant à travers les collines et les combes, toujours aux aguets, il voit tout, il sait tout. Où se situe le camp des résistants, nombreux dans les bois d'alentour ; où sont cachées des armes dans le grenier... Et ainsi, à travers le regard de l'enfant agile, c'est tout un monde secret qui s'anime. Parfois on voit surgir une petite colonne allemande. Ainsi, l'oncle Fred est tué. A-t-il été dénoncé, et par qui ? Tout le monde soupçonne tout le monde, en ces temps pleins de " passions et de haines ", mais aussi de mystères. Des mystères que jamais Vincent ne percera vraiment... Il aura seulement appris que la vie a le goût des kakis, ces petits fruits qu'on appelait alors les " oranges de guerre ", délicieux lorsqu'on y mord, âcres comme du fer quand on a fini de les mâcher. Un roman qui sonne juste et vrai comme une histoire vécue.

  • " Tu seras leveuse de maux, ma belette, quand tu seras grande. Je t'appendrai mes secrets. Et tu diras aussi de bonnes prières de missel : ça ne peut rien gâter. "Le missel, c'était tout ce que la mère d'Aline avait laisser en héritage à sa fille , et les pauvres secrets de la Segonde, tout ce que la vieille guérriseuse, qui l'avait recueillie, pouvait transmettre à l'enfant avec le don. Ôter le feu, tirer les échardes, soulager toutes sortes de misères, chasser des champs les rats et les limaces, ce pouvoir mystérieux, cette petite fille de douze le possédait et l'exerçait déjà, avec l'aide des saints du paradis, quand elle se retrouva seule dans la vie. C'était vers 1850, en Limousin, dans des temps si anciens qu'on en a perdu le souvenir, dans un monde si pauvre et si terrible qu'on se serait crû au Moyen-Âge.Soixante-quinze ans plus tard, vers 1925, Aline Colin, connue sous le nom de veuve Colin, décide de raconter sa vie ? un vrai roman, dit-elle ? au notaire de son village. Quelle vie ! Et quel roman, en effet ! Que de passions, que de déchirements et de drames (jusqu'au crime), que de personnages hors du commun, frustes, violent ou lumineux animent ces pages ! Jusqu'à ,la tragédie finale. Grâce à Dieu, Aline Colin aura su, avant de mourir, à qui transmettre le don...Jamais, même dans ses grands romans précédents ? Le vrai goût de la vie, Une odeur d'herbe folle, Le soir du vent fou ? , Michel Jeury n'a atteint à plus d'invention et de liberté dans la création de personnages et de situations. Une espèce de folie court tout au long du livre ? écho contemporain de la folie médiévale, quand Dieu et le Diable se livraient, en chaque être, leur éternel combat.

  • 1936. L'époque du Front populaire, des premiers congés payés, celle aussi des émois adolescents de Loulette dans les landes du Sud-Ouest.
    « Un haut-parleur à l´accent toulousain annonça les prochaines stations. La voix était incompréhensible mais les gosses n´avaient pas besoin d´entendre les noms pour imaginer la cité de Carcassonne, le canal du Midi promenant ses péniches calmes ; remplacé bientôt par l´étang de Thau ; Sète où l´express du P. O.-Midi entrerait alors sur un réseau au nom magique. P. L. M. : Paris-Lyon-Méditerranée. Bientôt Marseille, Nice seraient des réalités... » Les congés payés ! Pour la première fois de leur vie, des millions de Français partent en vacances ! Dans la joyeuse ambiance d'une auberge de jeunesse, Loulette rencontre Benoîte. Tout sépare la fille du chômeur toulousain de la riche héritière fuyant les contraintes de son milieu social. L'amitié naît pourtant, créatrice d'aventures, d'affrontements, de contradictions qui pourraient bien être celles de l'époque : au bonheur de la plage et des marches en forêt se mêlent les angoisses du chômage, du fascisme montant, de la guerre qui se prépare. C´est dans un soutien réciproque qu´elles s´ouvriront à la vie et, bientôt, à l´amour.

  • En 1954, Vincent Lerouge a vingt ans lorsqu'il est nommé instituteur suppléant à Mondonat, petite commune du Périgord noir. Venu là pour quinze jour, il y demeurera onze ans. Le temps pour lui de découvrir toutes les misères et les joies d'un métier difficile -; c'est encore le temps de la classe unique au milieu d'une population méfiante ; et les haines et les mystères d'une communauté fermée, qui refuse à l'étranger le droit de s'intéresser au drame qui, vingt ans plutôt -; le soir du vent fou -;, l'a secouée : l'incendie d'une ferme au cours duquel un homme a trouvé la mort. C'est pourtant à l'élucidation du crime que Vincent s'attache ; il lui faudra bien des années, des circonstances exceptionnelles et la complicité de certains pour y parvenir... Au-delà de cette intrigue, ce qui fait la richesse de la beauté de ce roman, c'est la vie même du village, de saison en saison, et tout ses personnages : les gamins, leurs parents, les paysans, le petit seigneur local, le curé, les collègues des communes voisines -; tous vivants, attachants, qu'ils soient butés, madrés, intelligents, tendres ou cruels. Tout un monde parcouru de passions inavouées. La richesse et la beauté viennent aussi de l'écriture, vive, forte et colorée, et pleine d'heureuse surprises ? originale comme l'histoire même qu'elle raconte.

  • Ils s'aimaient déjà lorsqu'ils étaient enfants. Probablement depuis le jour où le père de Moïse un rude paysan béarnais - avait ramené à la ferme Zéna, la petite bâtarde pouilleuse et chiffonnée. Le coeur de Moïse avait alors battu très fort et il s'était promis de ne jamais quitter Zéna, de la protéger et de la chérir. Il ne rompit son serment qu'en 1914, lorsque la guerre éclata et qu'il partit soldat. Alors commença l'attente, longue et cruelle et, au fond de leurs coeurs, l'espoir que rien - ni la mort, ni la guerre, ni les vicissitudes de l'existence - ne les sépareraient...
    Une belle histoire d'amour faite d'une pâte et de couleurs qui n'appartiennent qu'à Martine-Marie Muller. Un roman qui réveille les passions et les secrets d'un monde aujourd'hui disparu.

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