• Marie, l´orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d´institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite deL'Orpheline du bois des Loups.

    « Marie ne put retenir ses larmes en assistant à l´échange des anneaux. Elle-même avait épousé Pierre dans cette petite église. La ronde des souvenirs continuait à la tourmenter malgré son désir de regarder vers le futur . » De 1946 à 1970. Les années de femme, de mère et d´épouse de Marie sont jalonnées d´intenses bonheurs (sa réussite tant privée que professionnelle, la naissance de ses petits-enfants, la venue dans la famille d´une jeune orpheline, son amour des siens, ses élèves à l´école) mais aussi de terribles douleurs (le suicide de l´une de ses filles, le décès de Nanette, sa fidèle nourrice, la jalousie et la rancoeur de ses « ennemis » anciens).

    Avec en toile de fond les grands événements et les faits marquants des Trente Glorieuses, l´élection de De Gaulle, l´émancipation des femmes, la marche sur la Lune...

    Une chronique attachante entre grande saga familiale et portrait intimiste d´une femme simple et courageuse.

    1 autre édition :

  • La quête bouleversante de deux femmes liées, chacune, au souvenir d'Hélène, une enfant cachée pendant l'Occupation, dans la Creuse. Un beau roman à deux voix sur le devoir de mémoire, les chemins de résilience, et le portrait d'une Juste.

    Années 1980 : après une vie dédiée aux autres, Blanche coule une retraite paisible à Draguignan
    quand, un jour, une inconnue frappe à sa porte. Et le passé avec elle.
    Elle s'appelle Pauline, la vingtaine à la dérive, elle souffre de ne rien savoir de l'histoire de sa
    mère, Hélène, qui vient de mourir. Blanche, elle, la connaît, cette histoire, c'est aussi la sienne :
    en 1942, elle a sauvé la petite orpheline juive du camp de Rivesaltes, et de la menace nazie.
    Elle a pu exfiltrer sa protégée et d'autres enfants dans une communauté de la Creuse. Au prix de
    mille dangers.
    Pauline part avec Blanche dans un pèlerinage sur les traces de sa mère. Ce retour aux sources
    jalonné de rencontres saura-t-il réconcilier la jeune femme avec l'absente ? Pour Blanche, il ravive le souvenir bouleversant d'une passion secrète...
    Un beau roman à deux voix sur la transmission d'une mémoire, et le portrait d'une Juste.

  • Début des années 1900, en Corrèze. Vie et renaissance d'une auberge tenue de main de maître par Maxence... jusqu'à ce que sa talentueuse épouse s'en mêle !L'auberge des Diligences est une étape gourmande très appréciée du pays de Meyssenac. Maxence et Ameline y reçoivent leurs hôtes avec une table qui fait honneur au goût local. Mais le caractère ombrageux de Maxence, qui règne seul dans sa cuisine, crée des tensions dans le couple. Les petits Savin et Faustine en souffrent. Un jour, Ameline doit remplacer au pied levé son mari pour préparer un fastueux banquet, et mitonne un plat si délicieux que tout le pays accourt bientôt pour le déguster. Même le président de la République, Raymond Poincaré, se rend incognito à l'auberge pour déguster le fameux soufflé aux cailles truffées ! Une page se tourne : Maxence voit sa suprématie vaciller et le monde changer autour de lui. Ses enfants vont fuguer dans les bois, au village le progrès arrive avec l'installation du tramway, chantier mis en route par un bel ingénieur logeant à l'auberge. Et amoureux d'Ameline...

    1 autre édition :

  • La Grande Guerre, la peur et la réalité avec les mots les plus simples et l'humanité de Claude Michelet.0300Mercredi 20 décembre 1916, 22 heures. Jean est de garde dans la boue de sa tranchée, il sera relevé à minuit. Marthe, dans leur ferme près de Brive, tricote en attendant minuit: elle sait qu´elle ne pourra s´endormir avant... Voici 872 jours que Jean est parti pour la guerre; 872 jours qu´elle est seule à tenir l´exploitation et que l´angoisse l´étreint. Ils sont là, à sept cents kilomètres l´un de l´autre, dans cette nuit d´hiver, et c´est comme s´ils se parlaient. Autour d´eux vivent d´autres personnages ? ici, les copains exténués et pouilleux; là, les enfants, la belle-mère, les gens du village. La vie dans sa rudesse, dans l´obsession de la mort ? la peur. Il était minuit et cinq minutes et l´on entendait arriver les gars de la relève quand un tir de mortier se déclencha sur la tranchée des Revenants...Pour aborder cette part tragique de notre Histoire, devenu mythe et légende, Claude Michelet a pris le parti de la sobriété, comme dans une tragédie classique. Durée: deux heures; décors: une tranchée et une salle de ferme; personnages: une femme, un homme. On est, alternativement, avec l´un et avec l´autre. La guerre, avec toutes ses horreurs; la ferme, avec tous ses travaux. Ici comme là, il n´y a pas à discuter: il faut agir ? et Marthe est ici l´exemple de toutes ces femmes qui, presque seules, ont fait vivre la terre.0400Mercredi 20 décembre 1916Ferme des Combettes, 22 heures.Malgré la pesante fatigue qui l´écrasait, Marthe jugeait inutile d´aller se coucher. Car, en dépit de l´envie qu´elle avait de se glisser entre les draps de lin que surmontait l´énorme édredon ? rare pièce de son trousseau ?, elle savait qu´il était vain de chercher le sommeil.Quoi qu´elle fît et malgré son épuisement il ne viendrait pas avant des heures. Car, sitôt les yeux fermés, l´assailleraient toutes les sombres pensées qu´elle parvenait à dompter, tant bien que mal, dans la journée mais qui guettaient sa moindre faiblesse pour l´envahir.Alors, comme chaque soir, tout en se répétant qu´elle devait absolument reprendre des forces et être ainsi prête, dès le lendemain, à sauter du lit à cinq heures sonnantes, elle s´installa au coin de l´âtre, dans le cantou. Là, jambes au ras des braises et dos au chaud contre les pierres tièdes, elle prit son tricot et tenta de s´absorber à sa tâche, de maîtriser son angoisse.Autour d´elle, tout reposait dans la maison. Dans la première chambre, la sienne et celle des enfants, dormaient Louis et Albert ? neuf et dix ans ?, blottis l´un contre l´autre; ils rêvaient, pouce dans la bouche comme le prouvaient les bruits de succion qui émanaient parfois de leur couche. Ici, dans la deuxième chambre, résonnaient par moment les caverneuses éructations et les ronflements non moins bruyants d´Octavine, sa belle-mère, endormie depuis plus d´une heure. Enfin, couchés en face d´elle, de l´autre côté du foyer, sur le petit banc de paille, ronronnaient les deux chats. Et le silence de la nuit n´était troublé que par les craquements des brandons en fin de combustion auxquels faisaient écho les cliquetis des aiguilles tressant la laine et le monotone et grave tic-tac de la grande pendule à balancier.Ce soir, comme tous les mercredis, Marthe avait remonté les lourds poids de fonte. Et même dans cette modeste tâche, elle n´avait pu s´empêcher de penser qu´elle faisait là un travail qui n´était pas le sien, mais celui du chef de famille. Alors, comme toujours et parce que personne n´était là pour l´obliger à cacher ses sentiments, à feindre une inébranlable solidité, elle avait failli succomber au chagrin, à cette vague de larmes qu´elle refoulait pendant la journée. Comme toujours, depuis plus de deux ans, elle s´était reprise, consciente que la moindre faille dans sa défense pouvait ouvrir d´insondable abîmes de détresse. Et c´est d´une main ferme que, comme chaque soir, elle avait rayé ce jour du 20 décembre 1916 sur le calendrier des Postes. Rayé ce huit cent soixante et onzième jour écoulé depuis le départ de


  • En 1935, une institutrice, en butte aux autorités bien-pensantes, se lance le défi de faire obtenir à tous ses élèves, petits paysans corréziens leur certificat d'études. Le roman d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.

    Le 1er octobre 1935, Augusta Maupain vient occuper son premier poste d'institutrice auprès de petits paysans corréziens. Avec, chevillés au corps, un enthousiasme, une exigence, une modernité d'action qui surprennent. Pour ne pas dire agacent. Car monsieur le maire et le curé du village souhaitent demeurer les respectables garants de l'ordre et de l'autorité.
    Alors que pointe l'avènement au pouvoir du Front populaire, les tensions se nouent autour d'Augusta dans le petit village de Chèvreroche où les traditions perdurent...
    Le roman émouvant d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.

    1 autre édition :

  • L'agriculture, pour Claude Michelet, c'est un choix. Tout jeune, il s'est attaché à ce petit domaine proche de Brive, exploité par un domestique, où la famille passe les vacances : la terre de Marcillac. À douze ans, il décide qu'il sera paysan. Son père, Edmond Michelet, ne s'oppose pas à ce qui semble être une vocation. À l'école d'agriculture de Lancosme-en-Brenne, Claude apprend qu'il existe d'autres méthodes de culture que celles que l'on pratiquait alors dans la basse Corrèze. En 1960, il s'installe à Marcillac, dix-neuf hectares cinquantes ares de terres usées en friches, cinq vaches et une génisse, c'est toute sa richesse. Il se met à l'ouvrage. Ici, très simplement, il dit ce que furent ces années de reconquête : ses travaux et ses peines, ses réussites et ses échecs, ses bonheurs et ses déboires. Parlant de lui et des siens, de sa terre et de ses bêtes, il exprime l'inquiétude de centaines de milliers de petits exploitants désorientés par les décisions souvent contradictoires venues d'en haut et de très loin, qui craignent l'avenir et parfois se révoltent. Ces hommes-là se reconnaîtront dans ses propos. Les autres, les citadins, y découvriront une réalité qu'ils ignorent. Et chacun prendra conscience, à travers les pages de ce livre passionné, qu'une partie de la plus haute importance se joue dans les milliers d'exploitations qui jalonnent la France : la survie d'une civilisation à visage humain.

  • 1903. L'électricité se répand dans les campagnes. Valentin Lescure, maire de Cornemule, gros bourg corrézien, sème la panique lorsqu'il proclame fièrement : «Je vais être celui qui fait briller le soleil à minuit !» Jusqu'à présent, les huit cents habitants de Cornemule ne s'éclairaient qu'à la chandelle et à la lampe à pétrole, et s'en trouvaient fort bien. Or voici que le maire, à l'approche des élections municipales, fait cette déclaration. Et déjà un barrage et une usine sont projetés. Émotion ! Les vaches vont crever, les hommes perdre leur virilité? L'ancien maire, Me Béranger, prend la tête de la révolte, soutenu par tous les agriculteurs et le fabricant de chandelles du village.C'est alors qu'un beau soir, la place s'éclaire, et ce que l'on ne voyait pas dans l'obscurité se révèle: presque chaque nuit, l'un ou l'autre des notables du bourg rend visite à Joséphine, la très belle buraliste. Scandale ! Et tandis que la campagne électorale attise les passions, un mal mystérieux se répand?

  • Les thèmes majeurs de l'oeuvre de Claude Michelet.
    0300Claude Michelet revient ici sur son goût irrésistible de l´enfance, capital dans la formation de sa sensibilité et de tout ce qui fera de lui l´homme et l´écrivain qu´il est devenu. Il romance le souvenir de ses cavalcades étourdissantes dans la campagne corrézienne et du rude apprentissage des choses et des gens auquel il a dû s´atteler dans ses années de jeunesse (« Il était une fois dans la vallée », « Farouche ») ; il redit son respect profond du travail des hommes, son admiration devant leur courage, devant leurs faiblesses si touchantes et leur noblesse ordinaire (c´est particulièrement sensible dans la belle histoire du Joug amoureusement et patiemment sculpté au début du XXesiècle, et qui finira en élément de décoration d´une résidence secondaire au début du XXIe) ; il revient sur le poids accablant de l´Histoire (« Angelina et José ») qui a durement forgé le siècle qui vient de finir ; et il n´oublie pas la force de l´imaginaire et la capacité des hommes à éclater de rire (« La légende de la pomme ») quand ils sont à bout de ressources. Dans toutes ces nouvelles si différentes d´inspiration et de ton, on retrouve les deux moteurs qui font bouger, vivre et créer Claude Michelet depuis tant d´années : la colère et la tendresse.0300À travers les onze nouvelles réunies dans ce recueil, on redécouvre avec bonheur les thèmes majeurs de l´oeuvre de Claude Michelet. L´auteur revient ici sur son goût irrésistible de l´enfance, capital dans la formation de sa sensibilité et de tout ce qui fera de lui l´homme et l´écrivain qu´il est devenu. Il romance le souvenir de ses cavalcades étourdissantes dans la campagne corrézienne et du rude apprentissage des choses et des gens auquel il a dû s´atteler dans ses années de jeunesse ; il redit son respect profond du travail des hommes et leur noblesse ordinaire ; il revient sur le poids accablant de l´Histoire qui a durement forgé le siècle qui vient de finir ; et il n´oublie pas la force de l´imaginaire et la capacité des hommes à éclater de rire quand ils sont à bout de ressources.

  • Au XIX e siècle. Le jeune Camille part travailler à Lyon avec des maçons itinérants, venus comme lui de la Creuse. Il poursuivra sa route sur les traces de son père, prétendu mort, en quête de vérité sur la double vie et le passé de ce dernier...
    A seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d'autres paysans creusois qui s'en vont jusqu'à Lyon pour " limousiner " : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père... Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse... L'ouvrier aux mains d'or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s'est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d'osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre. Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais " envolé " sur les routes au bras d'une belle Italienne.
    Après avoir reproduit les gestes de son père, c'est " l'autre " vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d'apprentissages, jusqu'à la frontière italienne...
    L'auteur fait revivre l'émigration saisonnière, dite " des maçons de la Creuse ", qui a duré plusieurs siècles et façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

  • Sur le causse Méjean de nos jours, une querelle oppose Patcha, éleveur de moutons, à son voisin Combelle, propriétaire foncier. Ce dernier a planté sur ses terres des pins noirs qui essaiment au point d'envahir les pacages de Patcha et qui transforment un précieux écosystème... Telle est l'origine d'un conflit qui divise peu à peu le village de Rougerol. Ce combat passionne Frédéric Charme, journaliste, installé sur le Méjean où vit une communauté de personnes telles que Mara, matrone rangée des bicyclettes de ses années hippies, ou encore les jeunes Thomas et Virgil en rupture avec la société. Frédéric aime naviguer parmi cette faune, collectionner les aventures amoureuses sans lendemain. Pour lui, le microcosme de Rougerol est une mine d'inspiration, tout autant que les plantes rares et les insectes en voie de disparition du Méjean qu'il parcourt de long en large.
    Mais la lutte qui oppose Combelle et Patcha finit par empoisonner le pays. Quand, l'été venu, un terrible incendie détruit des hectares de forêt, tout accuse Patcha. Pourtant, l'enquête réserve bien d'autres surprises...

  • Après «La Belle Rochelaise» (Prix des Libraires 1998),Jean-Guy Soumy continue de nous étonner par la richesse de ses intrigues, par la fougue de ses personnages.0300Aiguemont est un immense domaine au coeur du Limousin, entre Limoges et Uzerche. Sur lequel règne ? c´est dans les années 1873-1878 ? un grand notable, Pierre Sérilhac, homme à la fois débonnaire et autoritaire. Il y a trente ans, il a épousé (coup de foudre réciproque) une très belle et très fine jeune fille noble du Béarn: Clara, qui illumine l´austère château d´Aiguemont de son charme et de son intelligence. Ils ont eu trois enfants: François, Mathilde et Arnaud. François est raisonnable (c´est à lui que reviendra le domaine), Mathilde est raisonnable et passionnée, Arnaud est déraisonnable. C´est par lui que le désordre et le malheur entrent dans la famille. Dans la région comme à Paris, il fait mille folies, s´abandonne à tous les excès ? il est poète aussi (il y a, clairement, du Rimbaud en lui). Il subjugue sa mère, sa soeur, et même son père. Jusqu´au jour où, parce qu´il en a vraiment trop fait, celui-ci le chasse; Clara, atteinte dans sa chair, s´enfuit dans la nuit: on la retrouvera morte, mordue par un aspic, tout près d´un pavillon de chasse où Pierre et elle avaient connu le bonheur. Désespéré, se tenant pour responsable de sa mort, Pierre Sérilhac s´enferme dans le pavillon isolé, près de la tombe de Clara. Il abandonne la gestion du domaine à François. Dans le même temps se construit la ligne de chemin de fer du P.O. (Paris-Orléans), qui atteint les terres d´Aiguemont. Nul ne peut s´opposer à sa progression: les intérêts en cause sont considérables. Pierre Sérilhac s´y est résigné. Mais il y a deux lieux qu´il veut voir préserver: usant de son entregent, il obtient que la Roche Sauvagnat ne soit pas coupée par une large tranchée, mais il ne peut empêcher qu´un viaduc ne frôle pas la tombe de Clara. L´ingénieur Paul Nordling, maître absolu sur le chantier, s´irrite fort des obstacles que Pierre Sérilhac dresse devant lui. Si François favorise le grand projet, Mathilde, par fidélité à son père, par orgueil, défie l´ingénieur. Et c´est ainsi que ces deux êtres de grand caractère et de passion se découvrent, et que l´amour naît entre eux ? amour tumultueux, violent. Les travaux avançant, les piles d´un pont commencent à s´élever tout près de la tombe de Clara. Et l´on met au jour les traces d´une voie romaine devenue l´un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, et la route même qui menait, en Béarn, aux terres d´origine de Clara. Alors, Pierre Sérilhac, las et désespéré, part sur cette route, seul...


  • Le premier grand roman de Claude Michelet, chantre de la terre et des hommes qui la portent.

    Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l'amour presque charnel pour les quelques hectares qu'elle cultive...
    Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l'uranium, d'autres, investir bientôt dans de futures habitations... En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
    Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d'or.
    Il est seul contre tous pour que sa terre demeure...

  • Lorsqu'on les rattrapa, très loin de la ferme et du village, ils assurèrent qu'ils étaient partis à la chasse aux papillons, qu'ils s'étaient égarés, que? On avait eu si peur qu'on fit mine de les croire. La chasse aux papillons, au fin fond de la Corrèze, au printemps de 1944, quand des détachements allemands parcouraient les routes ??C'était Claude, douze ans, qui avait pris la décision : «On va chercher papa», et Tilou, son petit frère, avait dû le suivre, en renâclant. Il fallait aller chercher papa, depuis quatre ans prisonnier en Allemagne, parce que maman, jusqu'alors si «sérieuse» faisait des bêtises : Claude l'avait surprise avec un jeune homme dans une vieille grange sur la route de Brissac. Elle trahissait un père dont l'enfant avait fait un héros. Alors, armé d'une boussole, traînant Tilou, il était parti vers le nord-est, vers quelque incertaine Poméranie? Autour de la ferme du Tilleul, autour du bourg de Brissac, c'est un tableau vivant de la société rurale au temps de l'Occupation que trace Gilbert Bordes. Ici, on ne voyait guère les Allemands, à peine plus les «maquis» : on était hors de l'Histoire. Mais l'absence des hommes, prisonniers dans une lointaine Allemagne, avait fait un déséquilibre dans ce monde figé. D'où des drames, des rêves, des folies.Avec la générosité qu'on lui connaît, Gilbert Bordes ne juge pas : il raconte une histoire. Avec une femme vraie, des gamins bouleversants sur une terre et sous un ciel pleins de mystères et de merveilles.

  • En Corrèze. Un héritage, une armoire, un journal intime, un secret familial.
    Dans les bras d'un officier allemand, Hélène a connu la passion. Trente cinq ans plus tard, Alexandrine, sa fille, découvre la vérité, douloureuse et salvatrice.Eté 1979. Saint-Gillet en Corrèze. Alexandrine Delalande, jeune avocate à Bordeaux, enterre sa mère Hélène. Cette femme, pleine d'ombres, reste pour elle un mystère. Profitant d'un dernier séjour dans la propriété familiale, La Ferronnière, Alexandrine veut comprendre pourquoi les siens étaient-ils détestés au village. Dans la vieille grange, une armoire : celle qu'Alexandrine et son frère avaient l'interdiction d'ouvrir. Le meuble, bien scellé, sera son unique héritage; il renferme une dizaine de cahiers d'écolier noircis par l'écriture de sa mère. Toute la jeunesse d'Hélène défile : un mariage sans amour avec un homme rapidement envoyé en Allemagne au titre du STO, sa solitude, son regret d'un mariage sans amour, sa rencontre en juin 44 avec un officier allemand Volker Aldermann et leur passion scandaleuse...
    Août 44, Brive est libérée et les troupes allemandes se replient avec de lourdes pertes. Volker doit se replier avec son unité et invite sa maîtresse à le suivre. Ils se donnent rendez-vous. Manqué. Volker n'y est pas.
    Mettant bout à bout, la lecture du journal intime d'Hélène et les éléments de sa propre enquête, obstinée et laborieuse, auprès de villageois et d'anciens résistants, Alexandrine découvre que son père n'est autre que Volker. Et que celui-ci n'est jamais revenu de la campagne de France. Des résistants l'ont fusillé et enterré dans un petit bois de chênes à quelques mètres seulement de La Ferronnière...


  • En 1935, le roman de Claire qui a l'audace d'assumer, seule, sa maternité. Seule, elle doit faire des choix seule, elle doit conquérir son émancipation. Trois hommes, autour d'elle, seront tout à la fois les obstacles et les révélateurs de son courageux parcours de femme.

    Ce désir d'enfant, Claire Goussaud le porte en elle intensément. La vie bourgeoise qu'elle mène à Paris auprès de son mari, Pierre, banquier, ne lui suffit plus. Car il y a ce fossé, irréversible, entre eux : lui refuse d'être père. A vingt-six ans, n'est-il pas temps de vivre enfin pour elle-même ? Faisant fi des préjugés de son époque, de son milieu, Claire quitte le domicile conjugal. Et se découvre enceinte de Pierre. C'est auprès d'une vieille tante, Léontine, qui a su elle aussi faire montre de courage en son temps, qu'elle se réfugie, près de Brive. Là, Claire donne libre cours à sa passion du dessin, en créant du mobilier et de la mode pour enfants. Au village, on se gausse, on ricane, on jase ; certains hommes aimeraient bien profiter de son apparente vulnérabilité... Le hasard lui fait rencontrer Antoine, ferronnier au charme troublant, avec lequel elle tisse une étrange relation. Une chance pour Claire ? L'homme la déroute : sa prévenance parfois trop possessive et ce voile opaque sur son passé...
    Alors, en dépit des obstacles et des doutes, il est temps pour Claire de suivre le chemin qu'avait ouvert Léontine avant elle : celui de la liberté.

  • La tour de Malvent

    Gilbert Bordes

    Après la guerre de 14, dans un village de Corrèze peuplé de gueules cassées, l´amour impossible entre Marie, la fille du cafetier mariée à un mutilé de guerre, et le bel Angelo, le fils d´un immigré italien revenu du combat sans la moindre égratignure...


    En 1919, lorsque Angelo Barconi revient à Malvent après onze ans d´absence, il n´a qu´un désir : revoir son premier amour, Marie. Mais, le jour de son retour, alors que dans les collines il chante Le Temps des cerises pour appeler la jeune femme, la vieille tour qui domine le village commence àémettre un mugissement permanent et sinistre qui trouble énormément les habitants de Malvent...

    /> Pour certains, le bourg serait la proie d´une malédiction, et ils voient là une condamnation de leurs actes passés : l´Italien serait-il revenu pour venger la mort de son père, qui pèse sur tous tel un honteux secret ?

    Le doute et la peur s´installent parmi les gueules cassées et les vieux du village, en même temps qu´un profond désir de vengeance à l´égard du beau Barconi. Revenu de la guerre sans la moindre égratignure, celui-ci a en outre le toupet de séduire Marie... Dans la tourmente, qu´adviendra-t-il de l´amour intact et coupable d´Angelo et de la fille du cafetier ? Car la jeune femme est à présent la mère d´une fillette de dix ans et l´épouse de Martin, un mutilé dont l´aspect physique la rebute mais pour qui elle éprouve une grande reconnaissance...

  • De mère en fille, à travers trois siècles: depuis Marie, la misérable paysanne de la Creuse, jusqu'à Marie, l'étoile de ballet qui triomphe aujourd'hui à Paris0300Onze femmes... Elles vont être onze femmes à se transmettre, de génération en génération, la flamme que Marie, la première, a cueillie au «feu perpétuel» qui brûlait sur la place de ce village de la Creuse, dans le terrible hiver 1709.Judith la courtisane, qui règne sur le Palais-Royal et meurt lors des massacres de septembre 1792; Constance, cantinière de la Grande Armée; Marianne, sur les barricades de 1832; Luce, dans l´Algérie nouvelle des années 1860; Marguerite, dans la guerre de 1914-1918; Sara, dans la Résistance... Les détours, les accidents, les tragédies se multiplient dans la succession des générations, parfois bien près de s´interrompre.Elles ont toutes quelque chose en commun et qui les distingue: le caractère, la fierté, l´audace, le courage, et une certaine beauté, une grâce qui s´accomplissent en la dernière de la lignée, l´étoile de l´Opéra ? et une fidélité qui les fait toujours revenir à la ferme du Puy Marseau qui accueillit la première Marie. Il fallait autant de rigueur que de souffle pour enchaîner ces destins si différents et en faire un unique roman: celui d´une lignée, dont les héroïnes sont toutes exceptionnelles. Une entreprise hardie et ambitieuse, qui n´étonnera pas de la part de l´auteur des «Moissons délaissées», de «La Belle Rochelaise» (prix des Libraires 1998), et de «Rendez-vous sur l´autre rive».0400? Je vais partir, Joseph, dit la jeune fille.Les mots avaient été prononcés avec retenue. ? Comment cela, partir?Joseph scruta le profil anguleux de sa nièce. Ses cheveux clairs tirés sous sa coiffe dégageaient son front pâle. En cet instant, elle paraissait beaucoup plus que ses dix-neuf ans.? Pendant que tu causais avec le caporal, j´ai discuté avec une femme qui loge dans la maison de Jeanne.? Oui?? Elle m´a proposé de travailler pour elle.? Que fait-elle?? Je ne sais pas exactement. Elle suit l´armée et elle approvisionne les soldats. Elle a plusieurs charrettes. Je crois qu´elle est mariée à un commissionné; un bottier qui travaille aussi pour l´armée. Elle monte le rejoindre à Boulogne.? Au camp militaire de Boulogne?Constance hocha la tête.? Et moi qui te disais de ne pas te soucier, que je ne partirai pas! C´est toi qui m´annonce çaoeil se leva et fit face à Constance.? Ce genre de femmes, je le connais, ma petite. Ce sont des vivandières. Leur vie est terrible. Jamais deux nuits sous le même toit, toujours à dépendre des autres. Dans le froid et la pluie des bivouacs. Sans compter les risques de la guerre. Contraintes de vivre parmi des soldats qui ne sont guère délicats...? Je vais partir, Joseph.? Tu n´es pas bien avec nous? s´écria Joseph. Rosalie... C´est à cause d´elle que tu pars?? Non! Rosalie n´est pour rien dans cette décision.? Mais alors pourquoi?Constance soutint le regard de son oncle, déçue qu´il ne l´encourageât pas dans un rêve qu´il avait lui-même contribué à faire naître.? Je ne sais pas pourquoi je vais partir, Joseph. Mais ce que je sais, c´est que je vais le faire. C´est étrange... J´aime Puy Marseau. Je vous aime tous les deux. Je sais que, bien souvent, je pleurerai en pensant à toi, à Rosalie, à la Creuse. Mais j´ai pris ma décision.? Réfléchis, reprit Joseph atterré. Réfléchis bien avant de t´engager. Et d´abord, pourquoi cette femme t´a-t-elle fait cette proposition? À toi?? Elle avait une aide qui est morte d´une mauvaise fièvre. Elle ne peut pas continuer seule avec deux chariots à conduire. Elle a vu que j´étais forte, que le travail ne me faisait pas peur. On a parlé. Ça s´est bien passé entre nous. Nous sommes d´accord sur tout.? Une cantinière et dix hussards passent au pied du Puy Marseau et tout notre bonheur s´écroule.? Je reviendrai, dit Constance.Livide, Joseph secoua la tête.? Quand on part ainsi, c´est la dernière chose qu´il faut croire, mon enfant. La dernière.Ils restèrent séparés par la douleur. Joseph ne bougeait plus, n´osait plus regarder sa nièce.? Tu es si jeune, dit-il com

  • C'est l'histoire d'une solitude et d'un secret. Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d'embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l'a contraint à quitter sa fiancée Margot. Son amitié avec le petit Alexandre saura peut-être panser ses plaies... Un roman dédié aux humbles et aux oubliés. Il chantait bien, Joseph, tout le monde s'en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s'est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n'a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son coeur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu'il n'a jamais oubliée. Car Joseph, le m'as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie...

  • Guérisseuse, herboriste ou... sorcière ? Elena, la belle étrangère, suscite dans son village passion et suspicion. Elle va, envers et contre tout, trouver dans le secret des plantes la clé de la réussite et le chemin vers l'amour. En 1920, Lucien Crozant, veuf de cinquante ans, parti de rien, a réussi à monter un fructueux commerce de bois au coeur du pays des feuillardiers dans le Limousin. Il forme Jacques, son fils aîné, à sa succession. Mais le mariage de ce dernier avec Elena bouleverse tout. A vingt-neuf ans, celle que l'on surnomme " l'Indienne " tient un stand de fleurs séchées sur le marché. Sa beauté exotique, ses origines obscures et son don de guérisseuse ne laissent personne indifférent, en particulier Lucien qui lui voue une haine farouche. Ce n'est que le début d'une lente désillusion pour Elena : son mari sombre dans la boisson, elle seule doit assurer les revenus du ménage... jusqu'à la mort accidentelle de Jacques. Elena n'a d'autre ressource que son incroyable détermination, l'amour de sa petite fille, sa science des plantes pour concrétiser un ambitieux projet.

  • 1974... Saint-Libéral ne compte plus que trois cent quatre habitants. Pierre-Édouard - le doyen - se désole. La population vieillit, le village se meurt. Jacques Vialhe s'échine sur l'exploitation familiale. Dominique, son fils, ingénieur agronome en Afrique, ne parle pas de prendre la relève. La petite Jo est partie faire le tour du monde au bras d'un photographe... Seul Jean, le fils de Guy, rêve de devenir éleveur et de travailler la terre de ses ancêtres...

    Qu'adviendra-t-il de Saint-Libéral lorsque Pierre-Édouard et Mathilde auront fermé les yeux, et que Jacques, épuisé, aura rendu les armes ? Les jeunes Vialhe imiteront-ils les engoulevents - oiseaux migrateurs - et reviendront-ils vivre sur les terres où ils sont nés ?

    Suite et fin d'une fresque somptueuse qui a bouleversé la France entière.

  • A tout juste vingt ans, Agnès Mourioux est propulsée à la tête du journal local La Vie du Limousin. Nous sommes en 1935, entre Limoges et Solignac... Première désillusion quand la jeune femme découvre que les caisses du journal sont vides ; son père défunt menait grand train et dissimulait ses lourdes dettes. En quête urgente d'argent, Agnès est la proie de patrons de presse parisiens qui veulent racheter l'hebdomadaire. Parmi eux, Paul Dupré, de L'Excelsior, se montre des plus pressants...
    A ces soucis se greffe l'hostilité latente d'Irène, la seconde femme de son père, jalouse d'avoir été évincée de la direction du journal.
    Seule ou presque dans l'apprentissage d'un univers rude à dominante masculine, et après la défection de son amant journaliste, comment Agnès va-t-elle résister jour après jour à tous ceux qui veulent sa perte, et en particulier Irène, qui n'est pas à un coup bas près ?

  • Esiècle, à travers l'histoire d'Apolline, jeune servante à Brive.0500 0300En 1910, à Meyssac, au sud de Brive, en Corrèze. L´ascension d´une jeune orpheline, qui, de domestique, devient la femme d´un médecin respecté.
    Elevée par les Soeurs de la Charité à Brive, Apolline, 16 ans, est placée comme domestique chez les Jourdan, à Meyssac. Moyennant argent, Achille Jourdan, marchand de bestiaux, emmène la jeune fille pour l´offrir comme « cadeau de distraction » à son épouse inconsolable depuis la mort de leur fils. Mais, reléguée d´office aux basses besognes, Apolline doit lutter pour se faire respecter. En même temps, elle découvre qu´un secret pèse entre les murs de la maison qui n´a pour visiteur que le docteur Vallières. A force de courage, Apolline parvient à briser une à une les barrières qui l´entourent, et à percer le secret des Jourdan. Elle s´imposera comme une femme libre, épousera le docteur Vallières et parviendra à lever le voile sur ses origines.

  •  0300Au Moyen Age, dans une forteresse du Limousin, une petite paysanne apprend le secret de ses origines lointaines grâce aux révélations d'un vieux chevalier de retour des croisades.En Limousin, au XIIesiècle. Dans la forteresse des Tours de Merle, bordée par la Maronne, deux enfants de l´aristocratie locale, Hélis de Merle et Aymeric de Pestel, sont promis au mariage. Hélis, asthmatique, ne sort guère, couvée par sa grand-mère Blanche. Aymeric, au service du seigneur Bernard de Merle, n´a d´yeux que pour Guinotte, la petite bergère. Mais il doit bientôt partir pour se former au métier des armes. Arrive au village un vieux chevalier du nom de Foulques. Il semble fasciné par Guinotte. Il disparaît puis revient, dans la plus grande discrétion, avec à ses côtés une belle rebouteuse à la peau mate et aux cheveux noirs et bouclés. Entre-temps, Guinotte, entrée au service de Blanche, a découvert la vie du château, elle qui n'avait alors connu que sa chaumière. Sans le savoir, la jeune servante est au coeur d´un secret bien gardé. Foulques révèlera ce secret en accomplissant la promesse faite au mari de Blanche, mort aux croisades, promesse qu´il doit aussi à l´inconsolable Mariam, la belle Maure qui l´accompagne...

  • Sourde et muette de naissance, on la considère comme une bête dont on peut abuser; domestique, elle vit avec un fils qu´elle a eu à dix-sept ans au domaine de l´Étanchade; infirme, ne sachant ni lire ni écrire, celle qu´on appelle la Mule ne dénoncera jamais personne... C´est après la dernière guerre qu´Antoine Rolandier vient la trouver. Fils d´une famille de riches meuniers de la vallée de Bar, il n´a qu´une idée: retrouver les sacs d´or que son père, disparu lors de l´incendie de son moulin en 1926, a très certainement cachés et qui demeurent quelque part sous les ruines. Or, une seule personne peut le conduire à ce trésor: la Mule, qui, tout enfant, ne quittait pas le vieux Paul Rolandier d´un pas. Pour mener la jeune femme à révéler la cachette de l´or, Antoine décide de lui apprendre à lire et à écrire, et peu à peu réveille son intelligence et sa mémoire. À force d´attention et d´affection, il l´aidera à retrouver sa dignité de femme...

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