• Née en Vendée dans les années vingt, orpheline à sept ans... Son destin est tout tracé : elle sera épouse et mère, soumise à la volonté de Dieu.
    Sa vie, déjà difficile, devient un véritable calvaire quand on la marie, trop jeune, à un homme sournois et cruel. Comme il est d'usage dans la France de cette époque, ses souffrances resteront muettes, étouffées par le conformisme social et la rigueur religieuse. Face aux épreuves, elle opposera toujours une force extraordinaire - puisée dans l'amour total qu'elle porte à ses treize enfants et dans sa foi absolue en Dieu.
    En retraçant cet itinéraire, proche par bien des côtés d'un chemin de croix, Yves Viollier a surtout voulu rendre hommage au courage et à la détermination dont savent souvent faire preuve les êtres humains les plus démunis.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Qui a tué ? Qui, le 12 juin 1856, a tué cinq personnes au château de Fontfroide ? On les a retrouvées, effondrées, le nez dans leur assiette de daube - une daube relevée d'un cognac mêlé de cyanure, comme l'enquête devait vite le révéler. Il fallait un coupable : on en a trouvé un, vite fait. Vingt-deux ans plus tard, un jeune homme, avec toute sa famille adoptive, des Vendéens de la Petite Eglise, arrive sur un domaine proche de Fontfroide pour les vendanges. Au milieu de ces Vendéens trapus, sombres de poil, il surprend : il est blond, élancé, d'une certaine distinction naturelle. Il s'appelle Ange, parce que sa mère, la maîtresse de Fontfroide morte empoisonnée avec les siens en juin 1856, s'appelait Angéline. Mais qui était son père ? L'enquête lui sera difficile, plus difficile encore l'élucidation de la ténébreuse affaire du meurtre au cyanure. Comment savoir vraiment dans cette Charente secrète qui vit derrière ses murs et ses porches clos au milieu des vignes ? Beaucoup plus, beaucoup mieux que l'histoire d'un crime. Une plongée dans la vie profonde de la province française, il y a un siècle : ténèbres et lumière, rudesse et tendresse...

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