• Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

  • Edition enrichie (introduction et notes)Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans lorsque fut publié, en 1848, leur manifeste: ces jeunes intellectuels allemands bouleversent alors le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l´histoire et du progrès de l´humanité. L´objectif communiste sera la destruction de l´ordre bourgeois, de son État et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd´hui ces écrits ? Sont-ils l´âme d´une revendication révolutionnaire riche d´espoir pour l´humanité ou le credo d´une entreprise de domination de millions d´hommes ? Commentla théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d´asservissement politique ? Marx affirmait qu´il n´était pas marxiste. On l´a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l´histoire de notre temps dépend de ce manifeste.

  • Dieu

    ,

    Si Dieu existe, pourquoi ne le voit-on pas ? Quand les dieux sont-ils apparus dans l´histoire de l´humanité ? Les juifs sont-ils les inventeurs du Dieu unique ? Pourquoi la figure de Dieu est-elle presque toujours masculine et les religions bien souvent misogynes ? Dieu est-il une personne, une force, une énergie, un principe créateur ? Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est-il le même ? Pourquoi s´entretue-t-on au nom de Dieu ? Que disent les philosophes de Dieu ? La foi peut-elle exister sans le doute ? Y a-t-il d´autres sociétés athées que l´Occident moderne ? La science peut-elle prouver que Dieu existe ou qu´il n´existe pas ? Le bouddhisme est-il une religion sans dieux ?Voici quelques-unes des questions posées par la journaliste Marie Drucker à Frédéric Lenoir, philosophe et historien des religions. À travers une conversation très vivante, où aucun sujet important n´est éludé, la fabuleuse histoire de Dieu dans l´histoire humaine prend tout son sens. Frédéric Lenoir livre une analyse objective et distanciée ; il expose aussi bien le point de vue des athées que celui des croyants. À l´image de ses auteurs qui ont toujours su allier esprit de sérieux et popularité, ce livre réussit le pari de la rigueur intellectuelle et du plaisir de lecture.

  • Quel est l'héritage de Pierre Bourdieu aujourd'hui ? Quel apport son oeuvre fournit-elle à l'élaboration contemporaine de nouvelles théories et de nouvelles politiques ? La pensée de l'auteur de La distinction continue à servir de point d'ancrage à ceux qui entendent fournir des instruments de réflexion et de critique de la réalité. Chacun à leur manière, les auteurs de ce recueil montrent à quel point Pierre Bourdieu constitue une source inépuisable pour aborder des sujets aussi divers et actuels que la domination et la reproduction sociale, les rapports de classe, les théories de la reconnaissance et de la justice, l'amour et l'amitié, les luttes et les mouvements sociaux, la politique et la démocratie, etc. Ces textes s'efforcent de mettre au jour ce que Pierre Bourdieu a rendu pensable et visible bien au-delà de la sociologie, c'est-à-dire dans tous les espaces de la création : la littérature, l'art, l'histoire ou encore la philosophie. Faire vivre Bourdieu, ce n'est pas seulement faire vivre une doctrine. C'est avant tout réactiver une attitude : l'insoumission.

  • Aussi complet sur le fait religieux que sur les rapports entre la religion et la société, cet ouvrage dresse un panorama des croyances du monde entier.
    Il est une véritable source de connaissances sur les fondements et les rites :
    - du judaïsme, - du christianisme, - de l'islam, - des religions orientales.

  • La science économique utilitariste domine largement le champ des sciences sociales. À ses yeux, tout n'est que comportements intéressés et calculateurs. Si une bonne partie de la sociologie s'est rendue avec armes et bagages au paradigme de la théorie du

  • Illuminatis, reptiliens, extraterrestres...De l'assassinat de Kennedy, à l'homme sur la Lune, en passant par les attentats du 11 septembre, les comploteurs sont partout, et ils ont le vent en poupe ! Et bien loin d'être discrédité petit à petit, le complotisme ne cesse de croître et de fidéliser de nouveaux adeptes. Car, à l'ère d'Internet des réseaux sociaux, rien de plus simple que de répandre une rumeur et de l'amplifier, surtout auprès des jeunes publics ! C'est ce constat alarmant qui a poussé Michel Musolino à écrire cet ouvrage. Du monde dominé par le complot juif ou franc-maçon à ceux qui affirment que la Terre est plate, l'auteur démêle le vrai du faux parmi les complots les plus répandus.
    Découvrez :
    * Comment le conspirationnisme revisite et défigure l'Histoire
    * Les véritables complots, de l'Antiquité à nos jours
    * Les théories du complot les plus farfelues... mais les plus répandues
    * Le complotisme à l'ère d'Internet et des réseaux sociaux


  • Résumé :

    En 2019, l'entreprise Insilico Medecine a réussi, grâce à l'intelligence artificielle, à élaborer un médicament contre la fibrose en moins de 50 jours, là où les laboratoires les plus puissants de la planète ont besoin d'une décennie pour mettre au point un nouveau traitement. Avant 2023, grâce à l'IA, le secteur bancaire pourrait économiser jusqu'à 440 milliards et sera capable de prédire les crises financières. À l'ère du capitalisme cognitif gouverné par l'IA, l'information devient la matière première et par chance pour nous, elle est infinie. C'est la fin de notre mode de production insoutenable et le début d'une croissance éternelle nécessaire à l'humanité dans tous les secteurs.
    L'intelligence artificielle est la révolution du XXIe siècle. Dans un contexte de faible croissance et de tension sociale, l'auteur nous propose un essai d'espoir qui lance un appel à bâtir une société de développement par l'information fondée sur l'intelligence artificielle, garantie par une Charte universelle du « consutoyen » (néologisme conceptuel qui associe "consommation" et "citoyenneté").

    Auteur : Économiste et politologue de formation et membre du Management Committee du Belgian Finance Center, Badr Boussabat questionne les dynamiques qui transforment nos vies.

  • Nous vivons l'âge du triomphe de la critique. Dans tous les domaines, il n'est rien qui soit davantage valorisé : esprit critique, théorie critique, critique d'art ou études critiques - tout se passe comme si la critique était le lieu de l'intelligence contemporaine. Mais sait-on vraiment ce que l'on fait, lorsqu'on défend la critique ? Sait-on d'où elle vient et où elle va ? Se rend-on compte, surtout, de la manière dont le discours de la critique, en saturant tout le domaine du pensable, nous rend bêtes ? Car la critique est d'abord une position : celle de la suprématie du sujet sur l'objet, de l'individu sur ce qui lui arrive, du spectateur sur ce qu'il voit. Et si la critique nous rend bêtes, c'est parce qu'elle nous rend forts : celui qui critique a toujours raison. Or c'est le désir d'avoir raison qui, dans le contemporain, est à la source de tous les maux que nous endurons : politiques, éthiques, esthétiques, écologiques, épistémologiques. Il est donc grand temps d'en finir avec la critique, et d'ouvrir une nouvelle ère. C'est cette nouvelle ère qu'appellent de leurs voeux dix des plus brillants penseurs de la nouvelle génération, en un manifeste appelé à faire date.

  • Une analyse se termine-t-elle ? La longueur des cures passe parfois pour le résultat des conceptions théoriques et de la pratique des analystes contemporains.
    Mais en allait-il autrement il y a quelques décennies ? Freud lui-même se plaignait, en 1937, de la difficulté qu'il y avait à écourter la durée des analyses. L'immense majorité des analyses s'interrompt, au mieux, sur un effet thérapeutique heureux, mais elles ne sont pas pour autant achevées. Son procès reste-t-il seulement suspendu dans des conditions plus ou moins précaires ? Peut-il s'interrompre à un moment d'équilibre, permettant à l'analysant d'en finir avec le lien étrange qui l'attache moins à l'analyste qu'à ce qu'il ignore dans sa propre parole ? Existe-t-il au contraire une fin logique, aussi certainement calculable que les conditions qui ont présidé à l'entrée dans la cure ? Si Freud a évoqué la question de la fin de l'analyse tout au long de son oeuvre - avant tout dans les termes d'un objectif thérapeutique plus ou moins bien rempli - il ne l'abordera dans sa spécificité qu'au terme de sa vie. Tout en montrant la continuité qui existe de Freud à Lacan, G.
    Pommier tente de dégager ce qui, dans une analyse, peut logiquement se dénouer de ce qui restera indéfini. Faire la part entre le fini et l'infini est un enjeu d'importance, qui permet de délimiter ce que l'on peut attendre de l'invention freudienne.

  • La « théorie du lotissement » est une idée neuve qui repose sur un concept simple : ma maison a d'autant plus de valeur que la maison de mon voisin a de la valeur ! Par extension, Loïck Roche propose une théorie selon laquelle plutôt que de rabaisser mon concurrent, je dois au contraire souhaiter que celui-ci soit le plus fort possible pour que la qualité de son établissement entraîne le mien vers le haut. En 80 pages, il propose une façon radicalement nouvelle d'envisager les relations entre les entreprises, entre les partis politiques, entre les organisations, entre les personnes. Objectif : créer une valeur d'ensemble forte qui permettra de gagner en compétitivité, de créer de la croissance, de l'emploi et in fine de sortir de la crise. L'auteur propose un changement profond de notre manière de penser : ne plus se réjouir du malheur des autres, ne plus se positionner par rapport aux faiblesses de son concurrent, mais se réjouir de la réussite de ses confrères ; la clé pour réussir dans le monde de demain.

  • La pratique de l'analyse musicale a suscité le développement d'un vocabulaire dans lequel étudiants, enseignants ou interprètes ont souvent peine à s'orienter. Ce nouvel ouvrage, considérablement revu et augmenté, recense les termes les plus fréquemment utilisés, tout en s'ouvrant sur des domaines relatifs à l'esthétique, aux langages contemporains, ou à des méthodes d'analyse plus spécialisées. Les définitions restent simples, accessibles au plus grand nombre, contribuant à ce que des notions parfois confuses ou imprécises deviennent des outils communs. 440 entrées, 66 exemples musicaux analysés, schémas ou tableaux, des renvois internes et une large bibliographie offrent au lecteur musicien ou mélomane averti, un outil devenu incontournable.

  • Qu'est-ce que l'économie ? Une science naturelle dont les experts seraient les seuls capables de comprendre l'infinie complexité ? L'observation toujours plus fine des lois intangibles du marché qui auraient seules le pouvoir de faire le bien des humains sur la planète entière ? À force de discours sentencieux qui ont l'apparence de l'évidence, nous voici sommés de croire en une série de dogmes : l'homme n'est mû que par l'intérêt individuel, le travail est un coût et le capital une valeur intouchable, le profit est le but final de l'entreprise, l'efficacité prime sur la justice, la croissance fait le bonheur et si les pauvres n'ont pas d'emploi c'est qu'ils le veulent bien... Ce livre renverse ces pseudo-certitudes et démontre qu'elles sont fondées sur une vision partisane et partielle de l'économie. En dix leçons magistrales, Hervé Defalvard déconstruit méthodiquement les postulats dominants. Il les replace dans leur contexte historique, celui d'une conception rétrécie de l'économie à qui les grands prêtres du néolibéralisme ont depuis trente ans ôté toute dimension morale et politique trahissant ainsi, sans oser l'avouer, les pères du libéralisme comme Adam Smith et Turgot. Loin de se limiter à cette critique, cet ouvrage montre que l'économie peut être à la fois sociale, solidaire et efficace. Le temps est en effet venu de dépasser les logiques infirmes du marché. L'alternative ne consiste pas à déléguer à l'État le soin de tout gérer, elle est de travailler à la construction de biens communs qui bénéficient à tous. N'en déplaise aux affirmations de Jean Tirole, récent prix Nobel, l'économie n'est pas neutre. Avec L'Imposture économique de Steve Keen, La Révolution de l'économie [en dix leçons] est une pièce essentielle au nécessaire enseignement pluraliste de l'économie réclamé en France et dans le monde entier. Hervé Defalvard est docteur en économie et maître de conférences à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée (Upem). Auteur de plusieurs ouvrages, dont Fondements de la microéconomie (de Boeck, 2007) et La Pensée économique néoclassique (Dunod, 2000), il oriente ses recherches vers le développement de l'économie sociale et solidaire.

  • L'objectif de cet ouvrage est de découvrir les grandes religions du monde par leurs textes fondateurs et de prendre conscience de leurs influences sur nos sociétés et nos comportements.
    Michel Soriano met en évidence les principes et les croyances sur lesquelles reposent les religions pour mieux les comprendre et, surtout, pour les comparer. Il y est question de la Bible, du Coran, des Véda, des lois du Dharma, du Livre de la voie et de la vertu (ou Daode Jing), du Shintô ainsi que d'autres écritures saintes occidentales, orientales et africaines.
    Par la lecture de ce livre, nous sommes amenés à reconnaître que l'espace spirituel rejoint tout à la fois l'histoire de l'humanité et le quotidien de nos vies.

  • Récemment, de nombreux rapports de l'OCDE, de la Commission européenne ou encore de divers think tanks et centres de recherche ont abouti à la conclusion que les ménages à faible revenu ont été les plus touchés par la crise financière mondiale et la mise en oeuvre par nombre de gouvernements européens de politiques d'assainissement budgétaire. Bien que leur intensité varie selon les pays, les niveaux d'inégalités et de pauvreté sont en moyenne en augmentation et les ménages européens à faible revenu font face à une grave pression financière. En raison des coupes budgétaires dans le domaine des services publics et de régimes de protection sociale moins généreux et accessibles qu'auparavant, les ménages se retrouvent souvent face à une absence de solution pour faire face à leurs problèmes financiers. Certains n'auront pas d'autre choix que d'accumuler des impayés vis-à-vis de leurs fournisseurs d'énergie, de leur propriétaire, etc., tandis que d'autres souscriront des emprunts, légaux ou illégaux, au coût très élevé. Pris au piège entre les solutions inappropriées proposées par le marché et l'absence de réponse des services publics, ces ménages pourraient bénéficier d'une source alternative de crédit répondant à leurs besoins. Dans ce contexte, l'aptitude de la microfinance - en plein essor en Europe alors qu'elle est largement implantée dans les pays en développement - à proposer une telle alternative aux ménages européens devrait être examinée en détail.

  • Cet ouvrage a pour objectif de présenter de manière complète et didactique les principaux courants de recherche s'intéressant actuellement au management stratégique des entreprises. À la fois porte d'entrée et source de réflexions, chaque chapitre présente les fondements des différents courants, leurs préoccupations actuelles ainsi que les perspectives de recherche pour l'avenir.
    Au total, ce sont seize courants qui ont été retenus et qui sont présentés dans cet ouvrage. Certains représentent des approches déjà anciennes mais toujours utilisées (approches discursives, néo-institutionnelles, ressources, décision, etc.) ; d'autres concernent des courants théoriques beaucoup plus récents dans le paysage de la recherche en management stratégique (business model, coopétition, évaluation sociale, performativité, etc.) . Certains abordent avec précision une thématique particulière (les ressources, la connaissance, le business model, etc.). D'autres s'avèrent beaucoup plus transversaux ou sectoriels (les industries créatives, la responsabilité sociale de l'entreprise, etc.). De plus, les approches disciplinaires évoquées dans cet ouvrage sont multiples et mêlent, comme souvent en sciences de gestion, la sociologie, l'économie, la psychologie, l'histoire et quelques autres disciplines connexes. Enfin, l'encastrement de ces différentes approches dans l'évolution de la pratique de la recherche et de l'enseignement est également abordé à travers deux chapitres.
    Au-delà de l'exhaustivité dans leur recensement, c'est la vitalité actuelle de ces approches dans la recherche en management stratégique, notamment francophone, qui a prévalu dans la sélection présentée. Chacun des chapitres a été rédigé par un ou plusieurs spécialistes ayant contribué personnellement à l'approche retenue. Cette raison justifie également la volonté de présenter, parallèlement aux racines, auteurs fondateurs et problématiques actuelles, les lieux de recherche où sont étudiées ces approches.
    Cet ouvrage s'adresse à tout public désirant découvrir et approfondir les courants majeurs de la recherche en management stratégique à travers une synthèse, une critique et une mise en perspective des travaux existants dans le domaine. En se rendant accessible au plus grand nombre, tout en répondant aux plus exigeants, cet ouvrage saura répondre aux attentes des étudiant(e)s de l'université et des grandes écoles ainsi qu'auprès de tous les chercheurs(ses) en sciences de gestion.

  • Robert Soubeyran, professeur au « Conservatoire National de Région » de Montpellier, organiste, pédagogue et compositeur, a bénéficié de l'appui de grands musiciens tels qu'Alfred Cortot ou Olivier Messiaen.
    C'est cependant sa rencontre avec Omraam Mikhaël Aïvanhov qui a répondu aux questions que se posait son âme de musicien. C'est auprès de lui qu'il a pu trouver la voie lumineuse à laquelle il aspirait.
    De nombreuses pensées d'Omraam Mikhaël Aïvanhov illustrent parfaitement sa vaste compréhension de la musique dans tous ses aspects et dimensions, physique, psychologique, pédagogique et spirituel.
    Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux amateurs qu'aux musiciens et chanteurs. Il éclaire le sens profond et mystique de la musique.
    « La musique est une respiration de l'âme et de la conscience. C'est par la musique que l'âme se manifeste sur la terre. Quand la conscience supérieure s'éveillera en l'homme, quand il développera en lui des possibilités de perceptions plus subtiles, il commencera à entendre cette symphonie grandiose qui retentit à travers les espaces, d'un bout à l'autre de l'univers, et il comprendra alors le sens profond de la vie. »
    Omraam Mikhaël Aïvanhov
    Table des matières
    Préambule
    Souvenir d'enfance
    Chapitre I Les vibrations sonores Leurs effets
    Chapitre II Découverte du son
    Chapitre III Approches des harmoniques
    Chapitre IV La vibration cosmique
    Chapitre V Le musicien dans une école initiatique
    Chapitre VI La mission des compositeurs
    Chapitre VII La mission des interprètes
    Chapitre VIII L'harmonie universelle
    Conclusion

  • Le présent recueil est conçu à partir de trois grandes thématiques chères à Luc Van Campenhoudt : la question de l'articulation entre la théorie et l'empirie, abordée à travers le mode d'entrée de la « surprise » ; la question de l'évaluation des concepts de champ et de réseau ; et enfin la question de l'engagement du chercheur dans la cité, ou comment concilier l'autonomie du champ scientifique (la rigueur, la critique...) et le « service à la société ». À travers la diversité des contributions réunies ici se dessinent quelques-unes des lignes qui caractérisent la situation actuelle des sciences sociales, entre « convergences et divergences », fondements, innovations et points de débat. Se dégage également la figure du sociologue médiateur, soucieux de jeter des ponts, de dépasser les cloisonnements et les spécialisations, tout en maintenant la spécificité du « métier de sociologue » et en amenant les acteurs à « se mettre d'accord sur leurs désaccords » - condition d'un vivre-ensemble conçu démocratiquement à partir du modèle de la « coopération conflictuelle ». Les 18 et 19 octobre 2012 s'est déroulé aux Facultés universitaires Saint-Louis - entre-temps rebaptisées Université Saint-Louis- Bruxelles - un colloque international en hommage à Luc Van Campenhoudt, à l'occasion de son accession à l'éméritat. Cet ouvrage rassemble presque l'intégralité des communications présentées lors de ce colloque, l'ensemble étant en outre augmenté de quelques contributions proposées « en bonus ». Connu et reconnu pour ses livres, rédigés seul ou en collaboration, qui ont contribué à former plusieurs générations d'étudiants (cf. le Manuel de recherche en sciences sociales, l'Introduction à l'analyse des phénomènes sociaux, etc.), Luc Van Campenhoudt a par ailleurs déployé une intense et féconde activité de chercheur, en privilégiant le travail en équipe et en multipliant les champs d'études empiriques, notamment en tant que directeur du Centre d'études sociologiques (CES) ou comme promoteur de la méthode d'analyse en groupe (MAG).

  • Née au début des années soixante-dix avec l'analyse du fordisme et de sa crise, la théorie de la régulation n'a cessé depuis lors de se développer dans de nouvelles directions : théorie de l'État, de la monnaie, formalisations macroéconomiques de divers régimes de croissance, analyses sectorielles, prospective des alternatives au fordisme, enfin contribution à une théorie générale des institutions. Fruit du travail d'une quarantaine de spécialistes de diverses disciplines et divers pays, cet ouvrage propose un panorama complet et actualisé de tous ces développements.

  • Aux idéologies de lutte et de transformation sociales ont succédé sur l'avant-scène de la philosophie politique occidentale les pensées positives du droit et de la communication, axées sur les problèmes de régulation et d'intégration sociales. Ce phénomène, qui s'accompagne d'une critique radicale des philosophies modernes du pouvoir et de l'État, est pourtant marqué aussi par un embarras devant la persistance des questions collectives liées à la formation de véritables complexes répressifs postmodernes, tel celui de l'autolégitimation médiatique des grandes instances de régulation sociale (l'État et l'économie). Il semble même que l'occultation de ces questions en lien à la violence sociale et à l'aliénation manifeste plutôt un effacement du thème politique dans la pensée d'aujourd'hui au profit d'une pragmatique générale articulée à une phénoménologie du monde vécu. L'éviction des thèses marxiennes est symptomatique à cet égard. Après avoir pris la mesure de ces impasses, l'auteur tente de renouer avec une pensée de l'action sociale capable de prendre en compte le défi politique que représente l'exercice collectif de la responsabilité, jusqu'en son enracinement dans la genèse singulière de l'engagement personnel pour habiter et préserver un monde commun.

  • Les inégalités constituent un défi. Un défi pour le développement parce que leur accroissement, ou leur maintien à un niveau élevé, produit des sociétés excluantes et instables. Un défi intellectuel également, car les relations entre inégalités et croissance sont plus complexes qu'on ne le pense souvent : selon les conditions, la croissance peut être favorisée aussi bien par de faibles inégalités que par de fortes inégalités. Comparer sous cet angle les performances économiques de l'Asie et de l'Amérique latine, comme le fait avec rigueur Pierre Salama dans ce livre novateur, se révèle très instructif. Il montre ainsi que la relation entre inégalités et croissance ne peut être comprise sans prendre en compte d'autres variables (degré d'ouverture des marchés, niveau d'intervention de l'État, etc.). Et que ces variables sont dépendantes les unes des autres : l'ouverture contrôlée allant de pair avec une politique industrielle de l'État, moins d'inégalités peut signifier une politique sociale active des pouvoirs publics, plus d'inégalités peut accompagner le libre jeu des forces du marché et un retrait de l'État de l'économique et du social. Lire les principaux échecs économiques latino-américains à partir de ce qui semble être des succès en Asie montre qu'il n'y a pas de " voie royale " pour le développement. Et cela permet d'établir à quelles conditions, en Amérique latine, de nouvelles politiques pourraient relancer la croissance, diminuer la brèche entre citoyenneté politique et citoyenneté sociale et transformer ainsi la croissance en développement durable. Ces objectifs supposent de nouveaux compromis sociaux, car ils impliquent à la fois une politique sociale et industrielle plus cohérente et volontariste, et une défense plus déterminée des intérêts nationaux vis-à-vis des institutions internationales. C'est là toute la difficulté. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2006.)

  • D´importantes élections - présidentielles, puis législatives - vont avoir lieu en France au printemps 2012. Ce qui compte le plus est-il la personnalité de celui ou celle qui sera portéà la tête de l´État, ou bien le projet qui aura pu prendre forme et recueillir l´adhésion d´une majorité ? S´agit-il simplement d´attribuer du pouvoir, ou bien chacun a-t-il le devoir de se demander, avant de l´exprimer, ce qu´il attend - pour lui-même et aussi pour les autres ?



    Pour autant qu´en 2012, au-delà du jeu politique, se prendront des décisions qui façonnent l´avenir, l´Église a son mot à dire. Elle en a même le devoir, dans sa mission de service désintéressé de l´espérance qu´elle propose à tous - au-delà des catholiques pratiquants.



    Elle ne donne pas de consigne de vote, mais il lui revient d´interpeler les consciences : quelles réalités doivent informer les choix à faire ? Nos modes de vie sont-ils vraiment appelés à changer ? Quelles libertés doivent être absolument assurées ? Quel est aujourd´hui le bien commun sur lequel un consensus devrait et pourrait se manifester ? La société repose-t-elle sur le fonctionnement de son économie ou sur sa conception de l´humain ? N´y-a-t-il qu´à compter élire l´homme (ou la femme) providentiel(le) ?



    Tels sont quelques-uns des inesquivables défis de l´heure, sur lesquels l´archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, fait part de ses réflexions où la foi chrétienne, sans complaisance ni parti pris, dégage les enjeux de l´actualité. La question qui fait le titre de ce livre est celle à laquelle tous les citoyens sont appelés à répondre.

  • L'écriture et la lecture sont des phénomènes qui ont donné lieu à de multiples études, aussi bien en philosophie (Derrida) qu´en littérature (Blanchot, Gracq).

    Le présent volume se concentre sur la figure de Sartre en vertu de la place centrale et croisée qu´occupent ces deux phénomènes dans son travail de philosophe et d´écrivain : aussi s´est-il imposé aux auteurs pour traiter ces dimensions en miroir l´une de l´autre.

    Plus particulièrement, la question qui sert de fil conducteur dans ces différentes contributions touche à la relation entre la thématique de l´écriture et de la lecture et leur mise en pratique - l´intérêt étant d´en scruter les articulations et d´en explorer les différentes facettes : Sartre fait-il toujours ce qu´il dit qu´il fait ?

    Sommaire Avant-propos Alain Flajoliet - Introduction : Sartre : « La folie dans les livres » 1re partie - S'écrire et se lire MartineMarzloff - L'autobiographie sartrienne en regard de l´esthétique de la réception Natalie Depraz - Lire et écrire en phénoménologue : Sartre et l´accès au vécu « en première personne » Christine Daigle - L´(la ré-)écriture de soi-même : de l´utilisation de l´autobiographie et des mémoires dans les oeuvres de Beauvoir et Sartre Noémie Parant - Écrire « pour me sauver tout entier » 2e partie - Re-penser l´écriture et la lecture Jean-François Louette - Petite tératologie de la lecture selon Sartre Adrian van den Hoven - Lire et écrire et l´adaptation par Sartre de Kean de Dumas 3e partie - Ouvertures Étienne Pinat - Écrire, lire, d´après Blanchot Maël Renouard - En vivant en percevant : lire et écrire selon Julien Gracq Patrice Bougon - Sartre et Derrida, lecteurs de Genet. La tache aveugle

  • On assiste depuis plus de 50 ans à une prise de pouvoir par les économistes. Ils sont devenus omniprésents. Il suffit de feuilleter les journaux ou d'allumer la télévision pour les voir et les entendre s'activer dans de multiples domaines, que ce soit pour donner leur avis sur des problèmes collectifs ou intervenir dans les politiques publiques. Ils ne se contentent pas de parler. Dans de nombreux pays, des experts en économie, le plus souvent membres d'aucun parti politique, occupent le poste de ministre de l'Économie mais aussi de multiples autres fonctions dirigeantes de l'État.
    L'auteure enquête de manière approfondie sur la manière dont ils se sont imposés en étudiant la manière dont les économistes se présentent eux-mêmes, puis la manière dont les critiques les mettent en cause.
    L'économie a d'abord du se séparer strictement des autres sciences sociales pour bénéficier du prestige qui sont ceux des sciences de la nature, comme la physique. Elle a été mathématisée à outrance devenant la plus abstraite possible et des frontières infranchissables ont été créées avec l'histoire, la sociologie, etc.
    Les économistes se sont totalement identifiés avec l'école néolibérale et monétariste, très minoritaire jusque dans les années 1960 dans les universités américaines. Pour changer le rapport de forces, ils ont créé des think-tanks avec l'aide du parti républicain américain, créés tout un réseau d'instituts, de centre de recherche et même d'universités le plus souvent privés. Ils ont trusté des postes importants dans les grands médias en particulier dans la presse économique.
    Avec l'arrivée au pouvoir de Thatcher puis de Reagan, ils vont aider à remplacer partout les programmes liés à l'État social par des politiques reposant sur la liberté des marchés. Leurs premiers terrains d'expérience seront le Chili de Pinochet et l'Argentine après le coup d'État militaire. Dans ces pays, aucun obstacle démocratique ne s'oppose désormais à leurs politiques qui vont avoir des effets ravageurs sur le chômage, la destruction des industries locales et le développement accéléré des inégalités sociales. Leur terrain d'expérimentation s'étendra progressivement, en particulier en Russie dans les pays de l'Est.
    Mariana Heredia reconstitue en sociologue les controverses qui ont accompagné ce chamboulement mondial, la manière dont les économistes néolibéraux, désormais hégémoniques, ont présenté leurs " succès ", mais aussi la manière dont des économistes critiques ont rendu compte de la nouvelle situation. Mais derrière ces controverses, l'auteure montre comment le recours à l'" expertise " constitue un nouveau moyen de lutte politique et comment les économistes ne sont peut-être que l'avant-garde d'une redéfinition générale du rapport entre science et politique, connaissance et applications pratiques.

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