• Espagne, fin du XIVe siècle. Avram Espinosa Halevi, né d'un viol lors du saccage de Tolède, quitte son pays quand il comprend qu'il en est fini de la tolérance. Proscrit pour être de sang mêlé, il décide de s'en retourner en l'heureuse ville de Montpellier où le fanatisme ne tardera pas à le rattraper... Le Médecin de Tolède est une fresque médiévale remarquable.

  • Un autre regard sur la guerre d'Espagne.
    Miguel est un vieux solitaire, veuf depuis des années, qui n'apprécie que la compagnie de son chien Ramon. Il vit dans une cité ouvrière de la région de Tolède. Un matin, il reçoit une lettre de sa soeur Nuria. Elle a perdu son époux et compte venir vivre auprès de lui. Le vieux est pris de panique : sa soeur chez lui, c'en est fini de sa tranquillité, de son bonheur innocent avec Ramon. Il faut fuir ! Son chien sur les talons, le vieux prend un autocar en direction de l'Estrémadure, où il n'était jamais retourné depuis la guerre civile.
    Montepalomas, le village de son enfance, est enseveli sous les eaux d'un barrage. Pourtant du lac les souvenirs remonteront. Des pans entiers de sa jeunesse belle et terrible, quand on l'appelait Medianoche (" Minuit ") et que vivait encore son frère jumeau, Mediodia (" Midi "). Un frère assassiné par les Franquistes et dont le visage, mille ans après la guerre, hante toujours Miguel. Mais peut-être est-il temps de se libérer du passé...
    Dans un style ample et généreux, Carine Fernandez dessine ce voyage intérieur vers la rédemption, tout en revenant sur les années les plus noires qu'ait connues l'Espagne.
    Prix RomanGier 2018, Prix LireElire 2018, Prix Lettres Frontière 2018, Prix Des racines et des mots 2018, et Prix de l'Académie Française Henri Regnier 2018
    - Prix RomanGier 2018
    - Prix LireElire 2018
    - Prix Lettres Frontière
    - Prix Des racines et des mots
    - Prix Henri de Régnier de l'Academie française 2018

  • La quête de l'identité constitue le thème principal de l'oeuvre de Clément Lépidis. Avec La Fontaine de Skopelos, il partait à la recherche de ses ancêtres. Dans Mille Miller, il définissait dans une franche et courageuse confession le chemin qui le conduisit à l'écriture. À mesure que paraissent ses livres, on décèle chez Clément Lépidis trois pôles d'attraction : la France, Paris surtout, la Grèce, et tout récemment l'Espagne avec L'Or du Guadalquivir. Aujourd'hui, l'auteur explique comment le flamenco, la tauromachie, mais aussi et surtout l'amitié qui le lie à ceux qu'il appelle ses frères (rescapés de la guerre d'Espagne venus se réfugier dans son quartier de Belleville) l'ont amené à s'engager dans les arcanes et les sortilèges de cet Itinéraire Espagnol. Dans ce nouveau livre, comme dans L'Arménien et La Main Rouge, Clément Lépidis, à la recherche de son moi profond, s'interroge également sur ses origines et son devenir. Il s'agit d'un récit vivant et poétique qui conduit le lecteur de Paris jusqu'en Andalousie. Il comptera dans l'oeuvre de Clément Lépidis et nous le fera mieux connaître.

  • « Moins qu'une oeuvre, Barrès nous offre une vie, qui s'est développée, comme toute existence humaine, sur le terreau des possibles manqués, mais une vie riche, faite d'équilibre entre l'intellect et l'affectivité, à la fois une et diverse, qui a prolongé sa ferveur jusqu'à l'instant de mourir ; si, dans sa vie publique, Barrès est resté en-deçà de ce qu'il aurait pu accomplir, le meilleur de son oeuvre est une quête constante du Moi profond. « L'histoire, plus généreuse aux morts que les vivants, reconnaîtra en Barrès l'un de nos écrivains les plus attachants, sinon peut-être l'un des plus grands. » Il était important, nous a-t-il semblé, de republier aujourd'hui ce premier livre de Pierre de Boisdeffre, dont le dessein, selon le mot de l'auteur, n'est « ni de condamner ni d'absoudre, mais simplement d'appeler Barrès à siéger de nouveau parmi nous ». C'est pourquoi figurent, à la fin du volume, des témoignages sur Barrès récemment demandés à des écrivains, représentatifs de la jeune génération, parmi lesquels : Béatrice Beck, Jean-Louis Curtis, Julien Gracq, J.-M.-G. Le Clézio, François Nourissier, René de Obaldia, Michel de Saint-Pierre...

  • Entre la « Renaissance » du douzième siècle et l'éclosion au quinzième de l'humanisme et les prémices de la Renaissance, la culture savante de l'Occident chrétien connaît un profond renouvellement. La redécouverte d'Aristote et les apports de la science arabe, grâce à des traductions en latin, amènent un reclassement des savoirs, où se distinguent notamment la dialectique et la médecine, même si la théologie reste la discipline reine. Les besoins d'un État moderne en gestation et ceux de l'administration de l'Église donnent un lustre sans précédent au droit, ressourcé aux compilations de Justinien. De cette culture savante, les vecteurs aussi sont nouveaux : les écoles urbaines se sont muées, à partir du treizième siècle, en universités, qui pratiquent un enseignement avant tout oral, fondé sur le commentaire des autorités, tout en laissant une large place au livre, dont la production se normalise et s'accélère. Les langues vernaculaires, par le biais de traductions et de productions toujours plus nombreuses, accèdent au statut de langues de savoir. Mais l'éducation passe aussi par d'autres canaux : les petites écoles contribuent à une alphabétisation limitée de la société médiévale et les mères jouent le même rôle dans la sphère familiale. Les artisans transmettent aux apprentis les gestes de leur profession et, dans les cours, princières ou seigneuriales, les jeunes gens sont initiés aux bonnes manières et aux vertus chevaleresques. Enfin, l'Église, animée d'un réel souci pastoral, cherche à imprégner les fidèles, notamment grâce à la prédication, des croyances fondamentales et des règles morales, ce qui oblige les prêcheurs à tenir compte de la culture des auditoires variés auxquels ils s'adressent. Ainsi se transmettent des cultures, c'est-à-dire des manières de concevoir le monde, des façons de penser, de croire et de faire. Attentif aux niveaux et aux acteurs ou médiateurs culturels, aussi bien qu'à leur production, ce livre met l'accent sur les grandes évolutions qui ont caractérisé les cultures médiévales, tout en présentant les individus et les lieux qui jouèrent un rôle clef dans leur transmission.

  • Quatre femmes, quatre écrivains, connues ou célèbres mais protégées ici par l'anonymat, tour à tour, au long de vingt années, aiment la même femme, Omphale, et lui écrivent. Ces Lettres à Omphale sont donc des lettres d'amour comme en écrivent les femmes qui savent ce qu'aimer veut dire : lettres d'amour, c'est-à-dire lettres de questionnement sur soi et sur l'autre, lettres d'approfondissement, lettres de tendresse et d'exigence, lettres de générosité envers l'autre et de fidélité à soi. Ainsi, grâce à ces femmes qui, par un choix décisif refusent les schémas réducteurs de l'érotique et de l'éthique masculines, nous sommes conviés à une réflexion aiguë sur l'amour et sur l'être, réflexion où la plupart des femmes devraient reconnaître une atmosphère qui leur est essentielle et dont quelques femmes ont déjà fait, dans leur pratique quotidienne, une arme insidieusement subversive. Recueil de lettres d'amour, roman à reconstituer, essaie quasi philosophique, ce livre est tout cela simultanément porté par une langue très pure et toujours transparente.

  • Quatre femmes, quatre écrivains, connues ou célèbres mais protégées ici par l'anonymat, tour à tour, au long de vingt années, aiment la même femme, Omphale, et lui écrivent. Ces Lettres à Omphale sont donc des lettres d'amour comme en écrivent les femmes qui savent ce qu'aimer veut dire : lettres d'amour, c'est-à-dire lettres de questionnement sur soi et sur l'autre, lettres d'approfondissement, lettres de tendresse et d'exigence, lettres de générosité envers l'autre et de fidélité à soi. Ainsi, grâce à ces femmes qui, par un choix décisif refusent les schémas réducteurs de l'érotique et de l'éthique masculines, nous sommes conviés à une réflexion aiguë sur l'amour et sur l'être, réflexion où la plupart des femmes devraient reconnaître une atmosphère qui leur est essentielle et dont quelques femmes ont déjà fait, dans leur pratique quotidienne, une arme insidieusement subversive. Recueil de lettres d'amour, roman à reconstituer, essaie quasi philosophique, ce livre est tout cela simultanément porté par une langue très pure et toujours transparente.

  • Attention, livre numérique hautement enrichi !
    Barcelone, Madrid ou Séville ? Avec plus de 2 heures 30 de conversation audio, le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre week-end ou séjour en Espagne.
    °Plus de 2h30 d'audio
    °Initiation à la langue : 21 leçons d'espagnol
    °Les phrases et les mots indispensables
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  • Dans les années 1600, la France connaît une des périodes les plus originales et les plus pacifiques de son histoire : le roi Henri IV, après six conversions, a pu apaiser les antagonismes religieux, et veille à améliorer la prospérité de ses sujets. Les privilèges accordés aux Flamands permettent le développement des activités de tapisserie aux Gobelins, où Isoline de Comans découvre à quinze ans les charmes de la vie et de l'amour. Elle en apprend aussi la désillusion, qui la conduira à se retirer parmi les Hospitalières du célèbre Hôtel-Dieu de Beaune, où sont recueillis et soignés tous les malheureux, même s'ils sont protestants. Mais la vie de recluse et les durs travaux des nonnes s'éclairent pour Isoline de la présence du Maître, le médecin italien Évrard Mazzoli, dont la science acquise de Malte à l'Orient ne cache nullement un charme troublant... C'est le début d'une aventure ou Isoline connaîtra des fortunes diverses et des situations exceptionnelles...

  • Cinq cents ans d'histoire et d'art en Espagne, marqués par deux dates décisives : l'année de la découverte de l'Amérique (et de l'exclusion des juifs d'Espagne), et celle des jeux Olympiques de Barcelone et de l'Exposition universelle de Séville.

  • Ce livre voudrait donner au lecteur le goût de la philosophie juive médiévale. Les textes eux-mêmes, imprimés et manuscrits, en sont la base. La première période de la philosophie juive s'épanouit en milieu arabe, où la tradition philosophique grecque avait été recueillie et amplifiée. Les philosophes juifs ont écrit en arabe et participé de tous les courants intellectuels qui vivifiaient le monde de l'Islam. La seconde période se déroule en milieu chrétien ; les textes sont composés en hébreu, et marqués par l'influence de Maïmonide, d'Averroès et d'Abraham Ibn Ezra. La philosophie devient le mode de pensée de toute une couche sociale, et provoque des querelles idéologiques au sein des communautés. L'expulsion des Juifs d'Espagne, en 1492, marque la fin de la philosophie juive médiévale. Les idées philosophiques se sont perpétuées, associées à la Kabbale et à l'astrologie, dans le grand bouleversement de la Renaissance, et certaines continuent à vivifier la pensée moderne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage aborde l'histoire politique et sociale de l'Espagne sous le règne de Philippe II. La monarchie espagnole est alors, grâce aux différents royaumes et territoires qu'elle contrôle à travers l'Europe et le monde, la première puissance européenne. L'auteur analyse la figure si controversée de Philippe II sous différents aspects : sa personnalité, son action politique et ses réalisations dans le domaine des arts que symbolise son grand projet de l'Escorial. L'accent est mis sur l'étude de l'économie et de la société, sur les différents rouages de l'appareil administratif et politique - considéré par certains comme le premier « état moderne » - ainsi que sur l'idéologie officielle de la « Monarchie catholique », sur les voix qui la constituent et la défendent tout comme sur celles qui s'y opposent ou la critiquent. Le mode de fonctionnement de l'Inquisition et le rôle qu'elle a joué sous Philippe II font l'objet d'un examen particulier qui permet de mettre en lumière les mentalités et les mécanismes d'exclusion d'une société entièrement dominée par la religion. Le lecteur pourra donc ici situer tous ces noms mythiques - et dans bien des cas à l'origine de la Légende noire - de l'histoire d'Espagne que sont Philippe II, le duc d'Albe, Lapante, l'Invincible Armada, l'Inquisition... dans une analyse historique qui éclaire un pan entier du Siècle d'Or espagnol.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Longtemps considérée à la traîne de l'Europe, l'Espagne a désormais rejoint le club des sociétés industrielles avancées, qu'elle stimule par sa vitalité économique et son agressivité commerciale. Il n'en reste pas moins, qu'entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle, elle a manqué la révolution industrielle, non sans l'avoir tentée. On a pu dresser le bilan de cet échec en mettant en lumière le caractère trop sectoriel des pôles de développement, l'inexistence d'un marché national, l'avortement de l'industrie lourde. Mais ne faut-il pas rechercher, bien avant la guerre de 1808, les causes de l'échec de cette mutation économique qui a, un temps, placé l'Espagne en marge de l'Europe occidentale ? C'est à quoi s'attachent les auteurs, historiens et hispanistes. À partir d'exemples précis, ils évaluent les rigidités et les facteurs de blocage à l'oeuvre dans l'agriculture, l'industrie, les mentalités. À la lumière de ces recherches, qui enrichissent l'un des débats les plus ouverts de l'histoire contemporaine, l'Espagne, qui a su échapper à la fatalité de l'échec, apparaît dans sa complexité.

  • - "Le Greco ou l'éveil des ressemblances", est-ce le titre d'un essai ou d'un roman ? - C'est un livre dont l'objet constant, avec des différences de distances qui le règlent, est le Greco ; quelques-uns de ses tableaux, la Vue de Tolède, Saint Jean Baptiste, Madeleine, Saint Sébastien (le faire, le voir, la manière, la contamination de style entre le peintre et l'écrivain), le Laocoon, et surtout, l'Enterrement du Comte d'Orgaz. - Mais tu y parles de toi-même ! pourquoi infester cette peinture de ta biographie ? - J'y parle, je crois, uniquement du Greco. De moi, si l'on veut et si peu qu'il a été nécessaire. C'est que les raisons qui m'ont fait regarder cette peinture ne sont pas d'abord esthétiques, elles sont biographiques ; elles sont donc, au moins, dans ces apparentements de substances qui nous font reconnaître des figures. - D'où vient ce regard ? - En partie d'un fond biographique, à travers ce roman écrit par d'autres figures ; d'un entêtement à en saisir la vie. L'aspect le plus expérimental de ce livre est la question de la lumière : celle des sujets de peinture, de la matière (comment la peinture montre-t-elle de la lumière ?) ; celle à laquelle l'écrivain participe (dès que j'écris de cette peinture, j'en fais déjà partie ; partie du tableau, des sujets, de la matière chromatique). C'est cette matière qui conduit ma possibilité d'imitation et d'identification à ces figures. - L'objet du livre ? - Nous passons de la matière de la lumière au sujet de la peinture. - Comment ? - Nous sommes l'un et l'autre.

  • Louis Emié n'a cessé d'écrire et de remanier, y ajoutant des textes ou en retranchant, ce livre qu'il ne termina jamais : Espagnes, au pluriel, comme Morand écrit Venises. C'est que l'Espagne - les Espagnes - fut véritablement pour lui une seconde patrie. Et j'entends encore, dans le soir tombant, face à l'Atlantique couleur de plomb, l'orchestre du Monte Igueldo jouer Dauder, le plus beau paso-doble du monde. Les notes de voyages de Louis Emié évoquent Grenade ou Tolède, Burgos ou Ibiza, et son Mémorial espagnol a la même sensibilité, la même finesse de ton, la même élégance que celles de Valery Larbaud. Le flamenco et les jets d'eau y font vibrer la nuit de tous leurs charmes. Lire Espagnes est la meilleure manière de voyager, en cotoyant Manuel de Falla et Cervantès, Goya et Ramon Gomez de la Serna, Miguel de Unamuno et les chanteurs des rues de Madrid.

  • Dans les années 1130, Jacob ben Ezra, juif de Tolède, traducteur de manuscrits arabes, entame un long périple autour de la Méditerranée. La cinquantaine venue, alors que le guettent la vieillesse et la maladie, affrontant les périls, il part sur les routes de la science des nombres. Sa quête, qui l'amène à rencontrer sages, fous et savants, le conduira vers la grande université arabe de Damas, au Maghreb, à Salerne, à Avignon et à Montpellier. Fin lettré, ce mystico rationaliste, auteur d'un commentaire de la Bible, est l'un de ceux qui révèlent à l'Occident le système de numérotation indo-arabe, notamment le zéro, invention capitale pour le développement des mathématiques. En ce XIIe siècle où la violence et la mort sont partout, où fleurissent les hérésies, un petit juif de Tolède s'est mis en marche, tourmenté par le doute, habité par la peur, mais avide de savoir.

  • Cette collection s'adresse aux candidats des concours du CAPES et de l'Agrégation d'espagnol. Chaque volume propose, à travers une dizaine d'articles de fond, de nombreuses pistes de réflexion permettant d'aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. Les études rassemblées dans ce volume ne correspondent ni à un manuel, ni à une juxtaposition d'études érudites. À partir d'approches différentes et complémentaires (institutions, économie, société, idées, croyances, littérature et art) les auteurs tentent de répondre à une série de questions sur la nature et le fonctionnement de la Monarchie Catholique de Philippe II ainsi que sur la perception qu'en avaient les contemporains. Quelle place tenait l'Espagne dans cette construction multinationale ? L'Espagne était-elle vraiment catholique et à quel prix chercha-t-elle à le devenir ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le « Centre de Recherche sur l'Espagne des XVIe et XVIIe siècles » de l'Université de la Sorbonne Nouvelle travaille depuis plusieurs années sur les mentalités et les systèmes de représentation en Espagne pendant la période considérée. Le programme mis en oeuvre a amené les membres de ce Centre (dans le cadre de la R.C.P. 581 du CNRS) à étudier Les problèmes de l'exclusion en Espagne (XVIe-XVIIe siècles). Idéologie et discours. De là est née l'idée du Colloque International qui, sur ce thème, s'est tenu à la Sorbonne les 13, 14 et 15 mai 1982. C'est à une réflexion sur les processus d'exclusion pendant la période des souverains de la Maison d'Autriche qu'invitait le Colloque, à une réflexion non seulement sur l'idéologie de l'exclusion et les divers discours qu'elle a suscités, sur les représentations auxquelles elle a donné lieu et sur leurs caractéristiques, mais aussi sur les mentalités et les comportements majoritaires qui ont conduit à cette ségrégation. C'est ainsi que les aspects religieux de l'exclusion (qui aboutit à un rejet de caractère social) ont été étudiés par rapport au cas des nouveaux chrétiens d'origine juive ou maure, des gitans, des sorcières, des renégats, etc. et qu'a été évoqué l'espace d'exclusion mis en place par l'Inquisition. De même ont été analysés les aspects juridiques et économiques de la ségrégation à travers la situation faite aux aliénés mentaux et aux bâtards, aux travailleurs manuels, aux mendiants et aux pauvres en général, aux enfants abandonnés. Enfin ce sont les représentations de l'exclusion au Siècle d'Or que l'on a examinées en s'appuyant sur les contes populaires, le romancero, les romans de chevalerie, les oeuvres de Mateo Alemán, Cervantès, Quevedo, Lope de Vega, etc. La perspective interdisciplinaire choisie a permis des approches multiples et complémentaires du thème (historiques, sociologiques, ethnologiques, littéraires). Les Actes de la rencontre, publiés aujourd'hui, constituent une série de réponses, diversifiées, aux problèmes soulevés.

  • Une analyse de quelques mises en scène marquantes et exemplaires des pièces de Marivaux et une interprétation de quatre d'entre elles.

  • Du haut Moyen Age à la guerre de Cent Ans, des rives du Tage aux confins byzantino-arabes, l'attention est portée vers les divers types de combattant. La terminologie, les sources archéologiques et épigraphiques, les inventaires d'armes et même les récits hagiographiques ont été mis à contribution pour mieux cerner les trois modèles : le peuple en armes, la chevalerie et le mercenariat.

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