• Le mystère de la disparition de La Pérouse et de ses deux cent vingt compagnons, partis de Brest en 1785, durait depuis quarante ans. Du sort de ces marins, et de ces savants qui étaient la fine fleur de la science en cette fin du XVIIIe siècle, on ne savait rien. En 1791, l'Assemblée constituante votait un décret qui attribuait au premier marin français ou étranger qui découvrirait les traces de La Pérouse une récompense de quatre mille francs or. Il advint qu'en 1826, le capitaine marchand Peter Dillon découvrit que les lieux du naufrage des deux navires la Boussole et l'Astrolabe se trouvaient à Vanikoro, une île du Pacifique sud, dans l'archipel des îles Salomon. Les navigations du capitaine Dillon dans le Pacifique sud, où régnait l'anthropophagie, et ses recherches des restes de l'expédition La Pérouse dans l'île alors inconnue de Vanikoro constituent le sujet de ce récit. Le lecteur pourra suivre avec intérêt les péripéties de ce capitaine qui eut une vie dangereuse mais passionnante, il y a deux siècles dans le Grand Océan.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Du sud Bornéo au nord de la Nouvelle Calédonie, des tribus attendent l'arrivée d'un grand bateau qui les comblerait de toutes les richesses de l'au-delà des mers. En 1941, ce culte du Cargo prend un tour décisif à Tanna, Île des Nouvelles-Hébrides, où un petit peuple vit au bord d'une baie naturelle, et tout près d'un volcan toujours en éruption. Un homme déclare avoir rencontré, au sommet d'un volcan, un étrange personnage du nom de John Frum, qui le charge de transmettre une prophétie : le Cargo arrivera dès que l'île aura été purgée de ses pasteurs et de ses colons. La révolte est aussitôt proclamée. Personne ne doute de l'arrivée de la manne céleste. Au même moment, un superbe voilier croise au large de la baie. Un rêve immense se cristallise sur son capitaine, car tout porte à croire qu'il s'agit de l'homme entrevu dans les vapeurs de soufre. Au cours d'une nuit, il rejoint une jeune Française de l'Île. Un amour fou les unit. Promus roi et reine par les adorateurs du Cargo, ils sont investis de la mission de guider, vers Tanna, le grand bateau de la promesse. Quelques mois plus tard, un événement prodigieux se produit... Ce roman d'aventures, fertile en rebondissements, rassemble des personnages aux destinées hors du commun. Une écriture tendue par l'émotion transporte le lecteur de cette épopée vers un horizon sans cesse repoussé, mêlant l'Histoire et la légende.

  • Depuis 1981, l'Association Salomon, présidée à Nouméa par Alain Conan, multiplie les expéditions vers Vanikoro. Sur le récif de cette île perdue de la République des Îles Salomon, se sont abimées, en 1788, les deux frégates de Lapérouse, La Boussole et L'Astrolabe. Après avoir précisé, en 1999, le lieu où les naufragés établirent à terre leur camp de survie, les archéologues terrestres et sous-marins de l'Association Salomon décident, en novembre 2003, de retrouver les restes des 199 marins partis le 10 mars 1788 sous les ordres du plus grand de nos navigateurs d'exploration français. Cest à un voyage dans le temps et dans lHistoire que nous convie ici lauteur, médecin légiste à Tahiti, et
    associé à l'expédition dans l'objectif d'identifier les restes de ces marins du siècle des Lumières. Ce carnet de bord déroule, jour après jour, les préparatifs techniques, le voyage vers lun des sites les plus inaccessibles de la planète, la recherche du lieu de fouilles terrestres, les discussions enflammées et les travaux de déblaiement de la dernière épave localisée jusquaux premières procédures d'identification des ossements. Car cest finalement, le 22 novembre 2003, à midi, que surgit, du monde du silence, le tout premier témoin du drame survenu 215 ans plus tôt, sous la forme d'un squelette miraculeusement préservé, en contradiction avec tous les constats réalisés jusqu'alors en archéologie sous-marine.

  • Entre 1787 et 1789, on trouvait - dans les librairies parisiennes - une étonnante série d'ouvrages : voyages imaginaires, songes et visions, romans cabalistiques, 39 volumes diffusés à mesure de leur parution à Amsterdam. D'intérêt divers, ils comportent des auteurs connus comme Lucien et Cyrano, des ouvrages fameux comme Gulliver ou Micromégas, et d'autres qui ne sont pas passés à la postérité, parfois non sans raison, parfois non sans injustice. Inconnus ou méconnus, ils ne manquent pourtant pas de surprendre le lecteur d'aujourd'hui, voire de l'étonner, par des débauches d'imagination dans la peinture de pays qui ne figurent pas sur les cartes, de civilisations inventées, de moeurs insolites, ou dans l'exploration de continents situés dans les espaces interstellaires, aussi bien qu'au centre de la Terre. Ils mêlent à l'envi le rêve à la réalité, et l'on trouve parmi eux la suite des aventures de Robinson (ouvrages moins connus de Daniel Defoe), une extraordinaire copie (histoire des Sévarambes), un authentique chef-d'oeuvre (Lamekis, du chevalier de Mouhy) et, bien sûr, quantité d'histoires de naufrages qui mènent à des séjours plus ou moins prolongés, plus ou moins heureux, chez les Sauvages. C'est tout l'imaginaire du XVIIIe siècle, qui donne libre cours dans ces relations généralement hautes en couleur. On est à la veille de la Révolution française, et au moment où viennent s'effectuer les voyages - réels ceux-ci - de Bougainville, du capitaine Cook, du malheureux La Pérouse.

empty