• Édition enrichie (Introduction, notes, documents et bibliographie)Drame historique, récit d'aventures, tragédie d'amour, Les Chouans, ou la Bretagne en 1799 forment le prologue de La Comédie humaine. Nous sommes à la veille du 18 Brumaire. Bientôt va sortir des limbes cette société nouvelle que Balzac a pour ambition de peindre. Mais, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, c'est encore l'affrontement sans merci des " manants du roi " et des soldats de la République. Sous la conduite d'un chef intrépide et juvénile, le marquis de Montauran, les Chouans pillent, rançonnent et terrorisent les patriotes.
    Cinq ans après l'insurrection de la Vendée, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d'Etat. Comment abattre Montauran et disperser ses hordes de pillards insaisissables, vite engloutis par la brume ou les chemins creux du bocage normand, après chaque coup de main ? Le génie ténébreux du meilleur espion de Fouché y suffirait-il s'il n'avait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ? Des douves sanglantes de la Vivetière à la redoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants - Marche-à-terre, Pille-miche, Galope-chopine - jusqu'à l'ultime assaut où se jouera leur destin.

  • L'Enjomineur t.2 ; 1793

    Pierre Bordage

    « L'esprit du mal s'est levé sur la terre. Je suis venue te confier la dague façonnée par les hommes des temps oubliés. Elle seule a le pouvoir de le tuer. » Ainsi lui disait la fée Mélusine, surgie des eaux dans un étier des marais de Vendée. Mais Émile a failli, il erre, misérable, dans le bocage. Et l'histoire avance à grands pas... Janvier 1793. La Convention s'apprête à condamner Louis Capet, ci-devant roi de France. À Paris, les passions se déchaînent; montagnards et girondins s'affrontent ; L'ennemi est aux frontières. En Vendée, dans l'Ouest, la révolte gronde. Toujours possédé par la sorcière africaine, Cornuaud, lui, croupit dans la prison de la Conciergerie. Jusqu'au jour où la libération lui est offerte en échange d'un emploi d'espion. Ainsi se mêlent, dans l'ècheveau des forces qui pétrissent la Révolution, l'histoire et la fantasy la plus noire. Car la terreur qui point n'est-elle pas le fruit d'une conspiration tramée dans le ventre ténébreux de la capitale par le Père des Pères, le mystérieux grand prêtre de Mithra... s'il est cet esprit du mal que le monde invisible a chargé Émile de combattre ?

  • L'Enjomineur t.3 ; 1794

    Pierre Bordage

    Prisonnier dans la cage d'or de Mithra, égaré dans le labyrinthe de l'haoma, l'élixir de la mémoire et de l'immortalité, fasciné par les yeux jaunes du Père des Pères sous la cagoule, Émile ne sait plus : est-il bien l'enfant d'une fée ? Est-il l'Atar de la fin des temps, le roi des rois dont l'avènement approche, puisque Terreur et Révolution ne sont qu'une étape d'un projet séculaire ? Que reste-t-il alors des filles des eaux et de la mission à lui confiée par Mélusine ? « L'esprit du mal change en haine la souffrance des hommes, il les dresse les uns contre les autres. » Dans l'Ouest la guerre civile fait rage. Tantôt Bleu, tantôt combattant de l'armée catholique et royale, Cornuaud, lui, traverse à grands pas fougueux la Vendée en flammes, toujours possédé par la sorcière africaine, et regagne Nantes où Carrier fait de la Loire la « baignoire nationale » de la répression. Pierre Bordage clôt ici magistralement sa fantasy des années noires de la Révolution, dans le feu et le sang. Mais aussi « dans les chemins creux étroits veillés par les genêts touffus », dans « ce pays obscur et grave de son enfance ». En fin de compte, l'enjomineur est ce pays.

  • L'Enjomineur t.1 ; 1792

    Pierre Bordage

    « Ta qu'as appris à lire, Milo, te pourrais trouver bérède meu qu'un failli travail de commis. » Emile ne l'entend pas ainsi ; lui qu'on dit l'enfant d'une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s'engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de Luçon. Nous sommes en 1792. Dans le bocage vendéen ulcéré par la Constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve... Cornuaud, lui, rentre au pays. Deux ans qu'il s'est embarqué sur un négrier. La Guinée, le Bénin, puis Saint-Domingue. Retour à « la Fosse » auprès d'une pègre nantaise qui s'investit désormais dans le club révolutionnaire Saint-Vincent. Les temps ont changé. Lui aussi, d'ailleurs. Une sorcière vaudoun l'a enjominé pour avoir violé une captive africaine... À Paris, la rue est en ébullition. Mais derrière les affrontements oeuvre une société secrète, la secte de Mithra, dont les maîtres demeurent dans l'ombre. La trilogie de L'enjomineur s'inscrit entre Paris, Nantes et la Vendée, de 1792 à 1794. Au roman historique se mêle la fantasy, à l'engrenage des événements la quête et le combat contre les forces du mal.

  • Plus quune simple compétition, le Vendée Globe est devenu un phénomène de société qui attire, tous les quatre ans, plus de deux millions de passionnés aux Sables dOlonne. Mais que sait-on vraiment de cette course mythique, de son histoire, de son fonctionnement ?

    À la veille de sa neuvième édition, en novembre 2020, Mon Vendée Globe de A à Z remonte le temps depuis sa création en 1989, scrute les coulisses et les moments forts qui ont bâti sa légende, éclaire son histoire par de nombreuses anecdotes et sinterroge sur lavenir de lune des compétitions sportives les plus étonnantes de notre époque.

    Par des entrées aussi diverses que « Abandons, naufrages et chavirages », « Diplomatie », « Environnement » ou encore « Réseaux sociaux », lauteur nous raconte « son » Vendée Globe.

    Navigateur, marin-pêcheur, skipper, Denis Horeau a été le directeur de course de la première édition du Vendée Globe en 1989 et a repris ce poste de 2004 à 2016. Il a également dirigé plusieurs courses autour du monde, mais il se consacre désormais à la création de grands événements internationaux en faveur de l'environnement, qui mettent la créativité et lintelligence humaines au service de solutions concrètes pour diminuer notre impact sur la planète.

  • Retour sur l'affaire, qui depuis deux siècles, divise la France. Mais ni plaidoyer idéologique, ni relation historique, ce livre consiste dans une véritable instruction juridique selon les critères mêmes de la justice internationale. La réparation d'un trou béant dans notre mémoire.
    Pourquoi c'est un génocide.
    Pourquoi il n'est pas reconnu.
    Pourquoi et comment il devrait l'être.
    Mars 1793 : la Vendée se soulève pour défendre ses " bons prêtres " et se bat pour le retour d'un roi qui protégerait cette religion que le nouveau régime persécute. Au cours de la guerre qui suivra, 21 à 23 % de la population de la région (170 000 personnes environ, surtout femmes, enfants et vieillards) périra.
    Utilisant la méthode du droit pénal international telle qu'elle s'est développée dans l'analyse des génocides commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Cambodge, sans négliger l'expérience du tribunal de Nuremberg, Jacques Villemain démontre que ces massacres entrent parfaitement dans la définition de ce " crime des crimes ".
    Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi serait-il bon de mettre derrière nous cette tragédie en reconnaissant enfin la nature de ces crimes, et comment le faire dans des conditions qui honorent notre attachement aux droits de l'homme et notre unité nationale ?
    Une enquête sans précédent.

  • Dans le village de Saint-Ambroise, que l'auteur a situé dans le bocage vendéen, Madeleine Clarandeau est engagée comme servante par Michel Corbier, de la ferme des Moulinettes. Corbier est veuf et a deux enfants. Peu à peu, Madeleine va gagner une place prépondérante dans l'éducation des deux enfants et le travail à la ferme des Moulinettes. Elle pourrait continuer à leur servir de mère, mais un jour débarque une jeune fille, Violette, qui finira par épouser Corbier et chassera Madeleine de la ferme. Un roman social noir sur la vie d'une nourrice dévouée minée par l'ingratitude de ses maîtres. Un témoignage admirable de la vie en Vendée à cette époque.


  • " Car c'est toi, lorsqu'un héros tombe, qui le relèves souverain... ", écrivait Victor Hugo au sculpteur David d'Angers.

    Le 17 octobre 1793, les vendéens s'apprêtent à massacrer cinq mille soldats républicains enfermés dans l'église de Saint-Florentle- Vieil quand le général Bonchamps, blessé à mort, donne cet ordre : " Grâce aux prisonniers ! "
    Le père de David d'Angers était parmi ces soldats bleus miraculeusement épargnés.
    Trente ans après, devenu un immense sculpteur, David, le franc-maçon d'Angers, en reconnaissance à Bonchamps, réalise son chef-d'oeuvre, cette statue de chouan saluée par tous les grands romantiques.
    Dans un récit croisé, Yves Viollier - ressuscitant l'épopée de ces hommes et de ces femmes emportés dans la guerre et la Révolution et racontant les sept ans de la création d'une sculpture qui a marqué son temps - nous livre le grand roman de la grâce et du pardon.

  • C'est un étrange pays. Pas au bout du monde : ici, en Vendée. Là où le Marais poitevin rejoint l'océan, terre gorgée d'eau, instable, toujours menacée ; une terre plate sous un ciel immense. Au loin, la forteresse de Saint-Martin-de-Ré, d'où partent les condamnés au bagne de Cayenne. Elle s'appelle Lilas, elle vit en marge du village ; lui, Jean-Marie, est de ces "étrangers" qui travaillent à la digue que l'on élève - c'est à la fin du XIXe siècle - pour protéger les terres de Saint-Nicolas. Les gens du pays ne les aiment guère, malgré leur honnêteté et leur courage : ils sont "d'ailleurs". Et quand, après une nuit de beuverie au bistrot de la Belle Henriette, le compagnon de Jean-Marie est retrouvé égorgé, le coupable est tout désigné : Saint-Martin-de-Ré, le bagne ne sont pas faits pour les chiens... C'est l'histoire d'un amour, c'est l'histoire d'un crime. C'est aussi celle d'un homme pur, Jean Guéry, le jeune curé de Saint-Nicolas, qui, refusant le verdict, mène son enquête jusqu'à faire éclater la vérité. Et qui raconte...

  • 2019 : en a-t-on fini avec la Vendée ?La Vendée est à nouveau d'actualité. Les livres de Philippe de Villiers ou de Patrick Buisson connaissent des succès retentissants, faisant écho à celui que connaît le spectacle du Puy-du-Fou. Les querelles historiographiques continuent autour du " génocide " vendéen, revitalisées par les incertitudes de l'Etat pour savoir que faire des squelettes retrouvés au Mans, témoins de la répression de 1793. Le présent livre s'était initialement attaché à suivre l'histoire des relations entre la Vendée et la France de 1800 à 1980 pour mettre en valeur l'importance que le souvenir des guerres de Vendée, grossièrement de 1793 à 1799, avaient eue dans l'histoire de notre pays. L'ouvrage s'arrêtait alors aux années d'avant le bicentenaire de la Révolution, moment qui avait vu, paradoxalement, l'attention nationale et internationale se focaliser sur l'exemple de la Vendée. Il était nécessaire de le reprendre en le complétant par l'analyse des quarante dernières années où il a été question de cette dernière. Il permet ainsi de suivre l'évolution contrastée des souvenirs et des mémoires pour mettre en lumière le tournant manifestement définitif pris par les traces des guerres de Vendée dans notre mémoire collective.

  • Juin 1959. Après deux ans passés en Algérie, Étienne revient chez ses parents. À son retour, il retrouve une ferme familiale qu'ils n'ont pas su faire évoluer. À 27 ans, considérant que l'armée lui a déjà gâché sa jeunesse, Étienne prend son destin en main : avec Nicole, son épouse, c'est une vie entière qu'il a à reconstruire, en rupture avec le modèle des générations passées...
    Bouleversements économiques et sociaux, c'est une véritable révolution !

  • Après le succès inattendu de La Vendée PLN, voici l'histoire d'une période qui a résonné bien au-delà des frontières de sa région après la Révolution française !
    Voici l'histoire d'un épisode crucial bien que méconnu de l'après Révolution française : comment la politique délibérément anticatholique du pouvoir révolutionnaire de l'après-1789 a révolté une population qui pourtant ne lui était a priori pas hostile, provoquant l'un des plus grands génocides de l'histoire de France. Voici le récit d'une guerre qui lança plusieurs fois en l'espace de 20 ans des gens du peuple - hommes, femmes, vieillards, enfants - avec des fourches et des faux contre des troupes républicaines aguerries et suréquipées.
    Découvrez Charette, le roi de la Vendée, ou encore bien plus tard la duchesse de Berry qui tenta de mener un ultime soulèvement, et plongez dans les heures noires de la République avec les noyades de Carrier et les "colonnes infernales" de Turreau.
    Partez à la découverte du récit captivant et effroyable de cette "guerre des géants" racontée à la sauce Nuls par un professeur d'histoire et amoureux d'un terroir à l'identité si marquée.

  • Déménager dans un château perdu en Vendée ? Voilà bien une idée grotesque comme peuvent en avoir les parents... Lucie et Victor quittent leurs copains, le coeur lourd, mais vont bientôt rencontrer de mystérieux colocataires et chercher à découvrir en leur compagnie un secret farouchement gardé depuis plusieurs siècles.Au XXIe siècle, Fonteclose, le manoir du Général Charette, est racheté par un couple de restaurateurs parisiens et leurs enfants. Mais la demeure est déjà " habitée ".
    Depuis la Révolution française et la révolte des Vendéens, le Comte Erwan de Parenssay et sa famille sont prisonniers du domaine. Trois siècles pendant lesquels ils ont veillé sur le trésor de Charette, le plus célèbre de Vendée. Des caisses d'or que beaucoup cherchent encore.
    Mais cette fois, impossible pour le vieux Comte de faire fuir les nouveaux propriétaires du manoir !
    Le pouvoir des ondes a changé la donne... " Éternels " et " Intrus " doivent vivre ensemble et mener l'enquête sous l'oeil vigilant du Général !

  • "Hélène regarde le marronnier au centre de la cour. Le vent agite ses feuilles qui bruissent en cadence. Elle se laisse bercer par cette musique que les autres ne semblent pas entendre. A ses pieds, une pierre abritant une fourmilière. Les petits êtres s'activent avec frénésie, dans quel but ? Hélène ne sait pas, elle se doute bien qu'il y a une raison à cela même si elle ne la comprend pas. Elle devine qu'ils doivent faire vite et bien, leur survie en dépend". "Samedi matin, pas un bruit dans la maison. C'est d'un pas feutré qu'Hélène avance et emprunte l'escalier. Le jour vient à peine de se lever, une lumière diffuse se fraie un chemin à travers les volets roulants mal jointés du salon. Bientôt, les effluves de la brioche grillée et du chocolat chaud envahissent le rez-de-chaussée. La nuit n'a pas été bonne, comme beaucoup l'ayant précédée. Des images se sont immiscées dans ses rêves d'enfant, mais Hélène ne peut pas en parler. Ce phénomène lui fait peur, alors elle a choisi de se taire".

  • Hiver 1794. Chargées par le gouvernement révolutionnaire d' anéantir le soulèvement vendéen, les colonnes infernales du général Turreau sèment la terreur et la désolation sur leur passage. Promises au massacre, deux mille personnes - hommes, femmes, enfants, vieillards - doivent fuir leurs fermes incendiées. Elles trouvent refuge au coeur de l'impénétrable forêt de Grasla.
    L' hiver est particulièrement rigoureux cette année-là ; chaque jour est un combat, chaque nuit une épreuve, et pourtant les réfugiés de Grasla survivent. Mieux, en dépit de la neige et des pluies incessantes, en dépit des privations et des morsures du froid, ils réinventent un monde, construisent des huttes, une église et même un hôpital au coeur de la forêt. Livrés à eux-mêmes au milieu du chaos, ils donnent naissance à une véritable ville.
    C' est à travers la voix de plusieurs personnages, transfi gurés par l' adversité, qu' Yves Viollier a choisi de conter cet épisode extraordinaire et méconnu de la guerre de Vendée. Ainsi Marie-Pierre, jeune sage-femme qui, jour après jour dans un hôpital improbable, soigne les blessés, ferme les yeux des morts et met au monde les nouveau-nés. Marie-Pierre qui ne refuse pas non plus de soigner un soldat ennemi qu' elle a connu autrefois, dans une autre vie. Lui laissera-t-on le droit de l' aimer ?


  • Sur fonds de débat entre école publique et privée, le grand roman de l'amitié.

    1984. Un peu partout en France, les manifestations éclatent pour la défense de l'école libre.
    Pour Chrysostome Lhermite, ces événements font écho de manière insupportable à un lointain et douloureux passé, au temps de sa jeunesse, où déjà les clans s'affrontaient. Avec son voisin, son ami, Louis Malidin, ils étaient alors liés comme les doigts de la main. C'était avant que la guerre des écoles les atteigne dans leur chair, avant qu'elle les conduise à dresser un mur entre leurs deux maisons.
    Est-ce que rien n'a changé, cinquante ans après ? Ou 1984 va-t-il être, enfin, l'occasion de signer l'armistice et que leur amitié renaisse ?
    Avec Les Deux Écoles, Yves Viollier livre une formidable leçon d'espérance dans la force du pardon.

  • Une nouvelle lecture des guerres de VendéeLes guerres de Vendée, qui courent de 1793 à 1832, ont suscité l'émulation de bien des historiens. Il s'agit d'une guerre civile, la plus sanglante qu'ait connue la France depuis les guerres de Religion au XVIe siècle. La plus féroce jusqu'à nos jours. Faute de mieux, on les a appelées ainsi, car l'épicentre en était le département de la Vendée, mais elles se sont répandues ensuite, touchant presque tout l'Ouest.
    L'ambition des auteurs a été d'en proposer une nouvelle lecture qui ne désigne pas les " méchants " pour mieux exalter les " bons ". Les historiens royalistes favorables aux Vendéens ont donné des récits qui jouent de la victimisation pour mieux apitoyer leurs lecteurs. Les historiens républicains, de filiation jacobine, ont minimisé les souffrances des vaincus, souligné leur sauvagerie, pour mieux exalter l'héroïsme des Bleus.
    Les guerres de Vendée ont coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de Français. Si les atrocités se rencontrent dans les deux camps, le plus inquiétant est l'apparition d'une idéologie exterminatrice dans les rangs jacobins. Des hommes à Paris (Robespierre, Couthon, Barère...), sur place (Carrier, Turreau, Francastel...) ont trempé dans ce processus sans précédent. Ils l'ont décidé, appliqué et se sont félicités des résultats. Ce fut là comme le péché originel, matriciel, de la République française. Les régimes totalitaires du XXe siècle y puisèrent argumentaires et méthodes.

  • Loués ou honnis, tels demeurent dans la mémoire française les chefs de guerre qui, de 1793 à 1796, menèrent les révoltes royalistes de l'Ouest contre les armées républicaines. Leur jeunesse et leur audace ont fait leur légende, dorée ou noire. Mais c'est en cela que ces champions de la monarchie sont également des héros modernes.
    Cathelineau " le saint de l'Anjou ", Lescure " le saint du Poitou ", Bonchamps le magnanime, Talmont le vengeur, d'Elbée le provocateur Marigny l'indiscipliné, Stofflet l'infaillible, La Rochejaquelein le cadet et Charette " le roi de la Vendée " : voici l'épopée d'une génération qui, toute à sa fureur de vivre, a choisi pour destin de revivre l'Iliade. C'est avec un souffle homérique que Jean-Joël Brégeon en restitue ici l'histoire.
    Préface de Gérard Guicheteau

  • Invitée d'honneur d'une manifestation écologiste à Portland, bien que n'aimant guère les mondanités, Esther, jeune militante de La Ligue Verte accepte de s'y rendre. Elle souhaite ainsi remercier ceux qui lui font confiance.
    Quand le commando lourdement armé pénètre dans la salle au beau milieu de son intervention, Esther devine le piège qui vient de se refermer sur elle. Elle va payer pour ce qu'elle a commis dix ans plus tôt sur le site de l'Harp, en Alaska. Emprisonnée dans un cachot sordide, privée de lumière, privée de tout contact et affaiblie, elle n'est plus la fière guerrière d'antan. Le colonel Powel tient sa vengeance.
    Il ignore qu'à Nantes, de l'autre côté de l'Atlantique, une fillette de dix ans se prépare à porter secours à Esther. Il ignore que l'enfant porte dans ses gènes le secret d'une légende millénaire, un secret préservé par la plus ancienne tribu amazonienne que la Terre ait portée.
    Parce qu'elle s'appelait Alizéa,
    Parce qu'elle est la fille d'Esther, la petite soeur du vent.

  • Un drôle de moment : l'ami que j'accompagne à cet enterrement, c'est lui qui a découvert le corps. Un sac poubelle sur la figure, une bonbonne de camping-gaz dedans, et ça suffit pour tuer une vie de vingt ans.
    Nous sommes là dès la levée de corps, dans le tout petit village. Nous comprenons vite, et la mère nous prend à part pour nous l'enjoindre, qu'on n'a pas révélé ici que c'était un suicide. Or tout le monde sait que cet ami et moi, puisque nous venons de la ville et étions proches du mort, savons le vrai.
    Quand j'écris ce texte, la forme m'en vient tout de suite: superposition de trois couches, trois temps. D'abord le cortège, le parcours qui va à pied, derrière le break noir au ralenti, de la maison au cimetière, en passant par l'église. Mais aussi cette heure préalable dans la maison familiale, entre la cuisine et le salon aux volets fermés où repose le corps. Et puis le repas qui suit, à la fois parce que beaucoup sont venus de loin, mais qu'on touche là un très vieux rituel d'adieu.
    Une part autobiographique. Et lourde: moi j'apprenais à écrire, cet ami luthier, décédé lui aussi depuis lors, était un inventeur génial mais ignoré, et le suicidé un passionné de bois qui était passé par l'école de Mirecourt. Mais un soubassement de fiction: quand on s'explique avec ça, on s'explique avec soi-même. Alors c'est dans mon propre village d'origine, dans la Vendée devant la mer, que j'ai resitué la scène, prenant à mon propre environnement ce que j'avais là à chercher.
    Le livre est paru chez Minuit en 1991, m'a valu le prix de l'Humanité et le prix Poitou-Charente, il a été réédité deux fois en Folio, le voici en numérique.
    FB

  • Ego te absolvo

    Eloïse Averty

    Jeune prêtre, Séverin est envoyé en 1865 dans un petit village de Vendée. Lui qui n'a connu que la ville peine à comprendre ses ouailles, son caractère plus qu'intransigeant ne facilite guère son intégration. Pourtant, malgré tout ce qui les oppose, Séverin est intrigué par Louise, « la rebouteuse » aussi active au coeur de la communauté que prompte à la réplique.

  • La collection région-poche permet de connaître et comprendre chacune des régions françaises. Véritable base documentaire, chaque livre présente une région (à travers ses composantes géographiques, historiques, humaines et économiques) et ses spécificités, dégageant ainsi son identité et sa vocation face à l'avenir. Les Pays de la Loire en chiffres

  • Un livre de plus sur les malheurs de la Vendée ? Non. Mais une synthèse accessible au plus vaste public, qui aborde tous les sujets délicats : y a-t-il eu ou non génocide ? Etait-ce une guerre civile et, si oui, de quelle nature ? Quel fut le rôle de Turreau, le général éradicateur ? Combien y eut-il de victimes et comment la mémoire locale et nationale en a-t-elle tenu compte ?
    La "Vendée" est le premier "orage" idéologique qui s'abat sur la France contemporaine et dont certaines traces sont toujours repérables. La dénonciation du complot, la peur des ruraux, la crainte des populations maritimes, la volonté de ruiner le pouvoir des Girondins, tant de nuées idéologiques, historiques et sociales ont cristallisé dans un événement qui a frappé comme la foudre et qui semblait né d'une logique inéluctable. Son déroulement l'a confirmé : rejet de l'"ennemi", recours à la violence débridée de la "guerre civile" et des "machines de guerre". Le travail a été achevé par la mémoire : la "Vendée" a compté par l'échec de son action, plus que par sa reconnaissance. La région est née de sa défaite. Et la mémoire nationale de la Révolution s'est fabriquée autour de ce conflit emblématique autant qu'autour de la Terreur.
    Jean-Clément Martin, professeur à Paris I-Sorbonne, a notamment publié Violence et Révolution, essai sur la naissance d'un mythe national ; Contre-Révolution, Révolution et Nation, France 1789-1799.

  • Avec les Nuls, la Bretagne n'a pas fini de vous surprendre !
    Vous êtes breton de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous pouvez déjà bien connaître cette région à l'identité forte, ou vous voulez la découvrir ? Alors ce livre est fait pour vous !
    D'où viennent les premiers Bretons ? Qu'est-ce que l'identité bretonne ? Quels sont les lieux à avoir vus en Bretagne, les plats à avoir goûtés ? Des mystérieuses légendes sans lesquelles la Bretagne ne serait pas la Bretagne à la langue et aux spécialités culinaires, en passant par l'Histoire de ce territoire têtu qui résista à tous les envahisseurs, jusqu'au débat sur le rattachement de la Loire-Atlantique, ce livre vous invite à un voyage inédit.
    Loin de la caricature et des clichés, avec La Bretagne pour les Nuls, la Bretagne n'aura bientôt (presque) plus de secrets pour vous !
    Dans ce livre :
    - L'Histoire de la Bretagne, des origines à nos jours
    - L'identité bretonne : langue, culture, patrimoine
    - La Bretagne du nord au sud, d'est en ouest : les lieux à avoir vus
    - L'économie de la Bretagne
    - Les spécialités culinaires

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