• Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher.

    7 Autres éditions :

  • 42 jours

    Silène Edgar

    Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l'année scolaire. D'autant qu'ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n'est pas tout à fait la colonie de vacances qu'ils s'imaginaient - les pensionnaires sont de drôles d'adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti... -, mais les garçons ne s'y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?...

    1 autre édition :

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • Juliette

    Patrick Tudoret

    « Je suis née dans la nuit du 16 au 17 février 1833 à Paris... à l'âge de vingt-six ans. Toutes les années écoulées n'avaient pas compté, ne pouvaient pas compter. Je ne puis, en y repensant, réprimer un ébranlement de tout mon être, un frémissement de chaque parcelle de ma peau comme en ce temps béni où il la caressait de ses mains. »

    Un roman bouleversant, palpitant, celui d'un amour fou, de deux destins hors normes - Victor Hugo et Juliette Drouet - où, dans un style flamboyant, l'auteur épouse la plume de Juliette et rend un fervent hommage à sa liberté d'esprit.

  • Deux jours à dos d'âne pour trouver la fiancée idéale. Jambes et bras épilés, mains teintes au henné, une fille à marier doit ressembler à un miroir. Chacune espère être l'élue et partir vivre en ville. Le désert est fait pour les hommes, leur regard croit voir des oasis avec des palmiers lourds de fruits quand les femmes ne voient que du sable sur du sable. Un regard circulaire a suffi au rabbin pour trouver l'élue. Il choisit Yudah pour son nom, une contraction de Yahuda, et pour ses yeux baissés lorsqu'il l'a regardée. Toute femme est belle pour le rabbin du moment qu'elle n'est ni manchote ni borgne.

    Yudah est une jeune fille juive du désert algérien. Le jour où le rabbin Haïm la chosit pour être la nouvelle épouse de l'Émir Abdelkader, sa vie bascule. Yudah rêvait de palais mais se retrouve dans un campement de tentes balayé par le vent. Occupé sur d'autres fronts, l'Émir, lui, demeure invisible. Bientôt Abdelkader rend les armes : il est débarqué avec ses généraux à Toulon pendant que le reste de ses fidèles est envoyé sur l'île Sainte-Marguerite. Yudah est de ce voyage. C'est donc en France qu'elle poursuivra sa quête, inlassablement, à la recherche d'un époux qu'elle n'a toujours pas vu... Le destin merveilleux de la jeune fille du désert se réalisera-t-il?

  • 200 répliques célèbres pour avoir de la repartie en toutes circonstances !
    "Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd'hui", a dit Montaigne, "Vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé", a affirmé Eugène Ionesco.
    Ce petit livre recense 200 répliques qui vous permettront d'émailler vos conversations de brillantes citations empruntées aux plus grands génies ! Pour avoir toujours le dernier mot !

  • Une nouvelle collection de petits livres pour découvrir et aimer les grands écrivains !
    Une nouvelle collection de PL sur la littérature pour faire comprendre et aimer les écrivains. Chaque livre comprendra une biographie, des citations emblématiques ainsi que des clés de lecture pour entrer dans l'oeuvre. Jean-Joseph Julaud nous embarque dans l'oeuvre aux milles visages de Victor Hugo, de la poésie lyrique des Contemplations en mémoire de Léopoldine, au roman social des Misérables, monument de la littérature française, en passant par ses écrits politiques engagés.

  • " Malheur à qui resterait impartial devant les plaies sanglantes de la liberté !" Histoire d'un crime est tout sauf un livre impartial. C'est le récit, à la première personne du singulier, d'un homme qui était à la veille du 2 décembre 1851 un écrivain illustre, académicien, pair de France sous Louis-Philippe, député à l'Assemblée législative, et qui soudain devient un proscrit. Errant d'appartements d'amis en arrière-salles de marchands de vin, Hugo tente d'organiser la résistance au coup d'État, de soulever le faubourg Saint-Antoine, avec Schoelcher, avec de Flotte, avec Baudin qui s'y fera tuer (" J'aperçus, à cent pas devant nous, au point de jonction de la rue de Cotte et de la rue Sainte- Marguerite, une barricade très basse que les soldats défaisaient. On emportait un cadavre. C'était Baudin. Il croise les futurs notables du Second Empire ("Tiens ! me dit M. Mérimée, je vous cherchais. Je lui répondis : j'espère que vous ne me trouverez pas. Il me tendit la main, je lui tournai le dos.") Il visite les barricades dressées au centre du vieux Paris, "Une à la pointe Saint-Eustache. Une à la Halle aux huîtres. Une rue Mauconseil. Une rue Tiquetonne... Une plus avant dans la rue Greneta barrant la rue Bourg-l'Abbé (au centre une voiture de farine renversée ; bonne barricade)..." Dans la soirée, "je rentrai dans mon asile. J'étais las, j'avais faim, j'eus recours au chocolat de Charamaule et à un peu de pain qui nie restait ; je me laissai tomber dans un fauteuil, je mangeai et je dormis." Un récit heure par heure d'événements oubliés, un document exceptionnel contre la réhabilitation rampante de Louis Bonaparte. Préface de Jean-Marc Hovasse. Notes et notice de Guy Rosa.

  • En 1854, Victor Hugo est en guerre contre Napoléon III et dialogue avec l'esprit de Shakespeare. Pendant ce temps, dans le nord-est de l'Amérique, des millions d'ouvrières et d'ouvriers travaillent dans l'anonymat des usines. En 1914, à New York, Marcel Duchamp propose un urinoir en guise d'oeuvre d'art. À la même époque, au Monument national de Sherbrooke, on assiste à des conférences sur l'hygiène domestique.

    Pourquoi nos destins sont-ils si différents, qu'est-ce qui fait que nos vies sont si riches ou si pauvres ?

    Dans le Sherbrooke actuel, Paul est perdu. Sa mère décline, et ceux qui en ont la garde ne pensent qu'à l'attacher. Sa fille, Ophélie, est obsédée par Dying Lucy, un site internet qui montre une enfant malade maintenue dans des conditions sordides. Et puis il y a Sarah, son ex, qui lui reproche son manque d'envergure et rêve de changer de vie.

    Que doit-il faire de son temps, à quoi son existence peut-elle servir, à quoi devrait-il s'intéresser ?

    Le caprice d'un inconnu, venu d'Europe, semble la seule aventure possible.

  • Une uchronie originale en plein coeur de Paris qui met en scène un adolescent de 13 ans, Jasper. Celui-ci est sollicité par plusieurs personnalités historiques afin de mener à bien, avec eux, une mission ultra secrète liée aux 7 merveilles du monde.
    La série :
    Un dramaturge français du XIXe siècle, un chef gaulois, un aède du VIIIe siècle avant J.-C. surnommé " le poète " par les Anciens, deux frères linguistes et philologues allemands, un compositeur allemand du XVIIIe siècle, un romancier français du Moyen Âge constituent les 7 de Babylone. Leur mission : empêcher leurs ennemis de toujours de réunir des fragments des 7 merveilles du monde, qui leur permettraient d'acquérir un pouvoir destructeur.
    Tome 3 : Le Serment des Spartiates
    Dans ce troisième volet, Victor Hugo fait revenir Vivaldi et Rabelais, Léonard Attila et Marie-Antoinette. Le fragment des jardins de Babylone est dérobé, mais pire : la pierre également. Les 7 partent à Athènes sur les traces de Léonard qui invoque une armée de Spartiates tandis que l'état de santé de Victor se dégrade... La prochaine confrontation se fera sur l'ancien site de Troie.

  • La peine de mort

    Jules Simon

    Trois frères sont accusés d'avoir sauvagement assassiné le maire de Vannes. Tout semble prouver leur culpabilité : l'absence d'alibi, les déclarations des témoins à charge, ou encore les agissements de leur père réfractaire à la monarchie de Juillet. La sentence est formelle : la peine de mort. Le jeune Jules Simon, narrateur et ancien camarade de classe des condamnés, se refuse à croire à leur responsabilité dans l'affaire. Indigné, il mène sa propre enquête...

    Ce récit relate l'événement qui convainquit Jules Simon de s'opposer à la peine de mort. Il est dédié à Victor Hugo.

    Cette nouvelle, véritable enquête policière, est suivie d'un dossier consacré à la peine de mort dans le monde.

    Couverture : Scène d'exécution illustrant la traduction allemande d'un poème d'Aristide Bruant, 1890 © Selva/Leemage © E.J.L., 2014 pour le dossier pédagogique

  • « Ce livre aurait pu s'intituler le Dictionnaire des génies.Légendes, icônes, les personnages à qui nous rendons hommage ont, pour la plupart, marqué leur temps grâce à leur art, leur science ou leurs actes.Mais à y regarder de plus près, les choses ne sont pas si simples, car, un jour ou l'autre, ces personnalités hors du commun ont toutes dérapé, dit ou fait une connerie susceptible de réduire à néant l'oeuvre de toute une vie. C'est cet acte grandiose que nous souhaitons saluer, car grâce à eux, génie et connerie n'ont jamais été si proches, unissant par là même les créatures insignifiantes que nous sommes à ces êtres infiniment brillants... »Neil Armstrong, Bono, Confucius, Salvador Dalí, Albert Einstein, Sigmund Freud, Victor Hugo, Michael Jackson, Napoléon, Le Père Noël, William Shakespeare, Voltaire, Zidane... Une soixantaine de conneries décomplexantes !

  • Nous ne pouvons connaître les autres hommes que par leurs gestes, leurs paroles et leurs actes. Depuis deux siècles, le roman ne s'en est plus satisfait, et s'est voué, avec une intensité toujours croissante, à nous montrer la conscience au grand jour. Ce qu´elle a de plus secret, et parfois pour elle-même, vient sous nos yeux dans le moindre récit. Et ce que la Bible réservait à Dieu, sonder les reins et les coeurs, est devenu l´attribut commun des romanciers.
    Quel est le sens de cette transformation radicale ? Comment a-t-elle eu lieu ? Quels chemins a-t-elle suivis, et quelles formes a-t-elle produites ? De quelle compréhension de la conscience est-elle lourde ?
    Ce volume se concentre sur le monologue intérieur, en se tenant au plus près de ses usages variés, conversations intimes des héros de Stendhal, fulgurations décisives de Balzac, « tempêtes sous un crâne » de Victor Hugo. L´exploration se poursuit avec Virginia Woolf (Les Vagues), William Faulkner (Lumière d´août), et Samuel Beckett (L´Innommable).

  • Victor Hugo

    Marc Meganck

    La Belgique est une terre d'exil, où vit le peuple d'Oubli. L'article de Marc Meganck ne nous remémore pas les instants passés de Victor Hugo à Bruxelles, il nous les conte et nous les entendons pour la première fois. Ces noms de rues familières du centre, animées autrefois d'êtres médiévaux et de sentiments révolutionnaires, la vindicte populaire belge, les banquets aristocratiques de l'impasse du Parc, et l'architecture éblouissante de Sainte-Gudule, de la Grand-Place ou des Galeries que nous ne pourrons jamais apprécier avec les yeux enchantés du premier touriste, toutes ces choses nous entourent et sont une partie de nous. Il est grand temps d'enlever le voile centenaire d'incuriosité dont nous avons recouvert notre tête et notre pays.

  • Victor Hugo. Un nom qui, à lui seul, résume toute l'aventure littéraire française du XIXe siècle. Hugo, ce sont Les Misérables, Le Bossu de Notre-Dame mais il fût aussi un politique engagé. Tour à tour hostile au régime français de Napoléon III, visionnaire d'une Europe unie, engagé pour le respect de la culture, Victor Hugo est bien plus qu'un simple auteur de romans. Il sera en outre un des premiers écrivains français à visiter notre pays, quelques années après son indépendance. Au cours de ses nombreux voyages, il en découvrira les facettes, les immortalisant sur papier ou par des dessins. C'est à la rencontre de ce personnage hors du commun et de ses voyages en Belgique que ce troisième volet de Sur les traces de... vous emmène. Un périple riche en anecdotes mais également une vision de la Belgique au XIXe siècle.

  • 'Alors oui je pourrais décliner mon identité, signaler des antécédents, une enfance, des provenances, des préférences et dire qui je suis devenue vraiment en dehors des opinions de ce con de Jean-Luc mais ce serait m'expliquer, je pourrais sortir mes papiers et mon c.v. comme j'ai déjà fait, toute ma science et ma photo et mes certifications et mon carnet de vaccination, donner des indications d'origine sociale, de territoire, tout de suite, pour commencer, indiquer mes goûts et mes couleurs, mes engagements et ma position sur des questions générales comme où en sont les gens et où va la planète, l'Amérique ou la Chine, la mer ou la montagne, me faire un personnage, oui bien sûr il faudrait, mais ça ressemble à rien parfois les personnages qu'on se fait.'

  • Comment nos auteurs préférés vivent-ils quand ils s´interrompent d´écrire ? Certains vont et viennent, se promènent, vagabondent. D´autres se posent, le temps d´une saison ou d´une tranche de vie, avec femme, compagnon ou amis. Ils habitent des lieux de passage, ou des demeures, qu´ils imprègnent de leur parfum.

    Leurs meilleurs biographes ont suivi Victor Hugo et nous racontent.
    "Depuis 1834, Victor Hugo fait chaque année, au mois d´août, une longue excursion avec sa maîtresse Juliette Drouet. Presque chaque jour, il envoie une lettre à Adèle, sa femme, qui lui répond poste restante. Bien entendu Victor Hugo est censé voyager seul, par bienséance naturellement.

    En Seine-Maritime, des rues, des places, des lycées, des collèges, des écoles, mais aussi un musée portent le nom de Victor Hugo ; pourtant durant sa longue vie il n´y a passé que quelques mois, mais certains lieux ont imprimé leur présence dans sa vie et dans son oeuvre au gré des peines et des joies.

    Plus au nord, en Pas-de-Calais, Montreuil-sur-Mer s´impose comme un des lieux fondamentaux du roman Les Misérables..."  

  • Tout le monde, aujourd´hui, connaît ses magnifiques portraits photographiques, souvent reproduits et maintes fois exposés.
      Mais qui sait que Nadar n´a jamais voulu être photographe ?
      Orphelin de bonne heure, il connut la vache enragée, la Bohème, s´engagea pour la république, défendit l´art fantaisiste au sein de la génération Baudelaire, puis conquit une position sociale aisée mais précaire, constamment menacée par ses prises de position retentissantes contre la bêtise et l´intolérance. Car Nadar, en apparence si primesautier, si peu « sérieux », était avant tout un moraliste libertaire et joyeux dans la tradition des Lumières, un combattant né.
      Journaliste, dessinateur, romancier, aéronaute... et photographe malgré lui, il s´employa pendant sa longue et riche existence à saisir sur le vif, dans d´innombrables articles, dessins, livres et plaquettes, tous les hommes et femmes célèbres, tous les événements marquants de son temps. Il bâtit ainsi un colossal fonds de textes et d´images par lequel il entendait porter un témoignage sur son siècle et sur le rôle qu´il y joua. La voix inimitable qui surgit de ces documents précieux, mêlée à celles de ses amis et adversaires, s´invite constamment dans le récit de Nadar quand même !
      Un livre cocasse, émouvant, intelligent et profondément humain, dont l'édition princeps reçut le Grand Prix du Musée français de la photographie.

  • Autour de Céline -> Nouvelle polémique : Céline était-il un agent actif du régime nazi, comme le suggèrent Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour dans Céline, la race, le juif (Fayard, 2017) ? Les avis de Sébastien Lapaque et de Stéphane Guégan divergent. -> Inédit - Le Secret d'État : André Derval a trouvé une lettre inconnue de Céline. En douze pages, l'écrivain propose le synopsis d'un ballet relatant l'histoire de la politique française du roi Dagobert à la guerre de 14-18. Dossier : L'écrivain face au pouvoir -> Entretien avec Kamel Daoud : « Il n'y a pas de dictature sans consentement » Kamel Daoud est un journaliste franco-algérien à la plume courageuse. Situation des médias en Algérie, engagements personnels, amour de la littérature : l'auteur de Mes indépendances (Actes Sud, 2017) témoigne. -> Auguste : la divinisation littéraire du pouvoir par Xavier Darcos Dans la Rome antique, les poètes sont sollicités par les puissants : l'écriture joue un rôle profondément politique. À travers la figure d'Auguste, Xavier Darcos démontre comment des versificateurs sont enrôlés pour servir la doctrine officielle. -> Voltaire et les ambivalences du courtisan par Nicholas Cronk S'il conteste le pouvoir, Voltaire a toujours cherché à s'attirer les bonnes grâces des aristocrates et des monarques, une attitude digne du parfait courtisan, montre Nicholas Cronk. -> Victor Hugo dictateur par Jean-Marc Hovasse Napoléon fascine très jeune Victor Hugo. De là date la relation particulière qu'entretient le poète avec le pouvoir, affirme Jean-Marc Hovasse. Influencer les opinions et les gouvernants, telle est la mission qu'il s'assigne. Et aussi Jean-Paul Clément, Robert Kopp, Jean-Marie Rouart, Patrick Besson et Marin de Viry. Littérature -> Inédit. Aurélien Bellanger : « Je suis un enfant de la troisième révolution industrielle » Né en 1980, l'auteur du Grand Paris (Gallimard, 2017) décrit l'époque contemporaine et interroge l'émergence continuelle de la technologie.

  • Monstre marin tout droit sorti des légendes nordiques, le Kraken, calamar géant dévoreur de navires, est devenu à partir du XVIIIe siècle une des figures les plus révélatrices de l'imaginaire océanique. De cet imaginaire, la poésie et la littérature se sont largement nourris, de Alfred Tennyson à Victor Hugo, de Jules Verne à China Miéville, ...

  • Eugène Sue en a décrit les bas-fonds, Victor Hugo les barricades, Musset les femmes et les jardins. Balzac en fit une pièce maîtresse de son oeuvre, entre splendeurs et misères des ambitions qui se heurtent, des illusions qui s'évanouissent, de l'argent qui élève et corrompt. C'était le Paris romantique, le Paris des mansardes et des grisettes, des faubourgs et des barrières d'octroi. Une capitale qui n'avait guère changé depuis l'Ancien Régime et que les travaux du baron Haussmann défigureront à jamais. Sylvain Ledda fait revivre cette ville disparue, dévoilant les visages de Paris sous la Restauration et la monarchie de Juillet, des rituels de la vie sociale aux événements qui firent date. Une belle étude en forme de promenade littéraire et historique qui explore les lieux emblématiques du Paris romantique : le boulevard, les jardins, mais aussi les lieux de légendes urbaines, telle la maison du bourreau, objet de fascination et de répulsion. Le livre part aussi à la rencontre de quelques figures du Paris de 1830, poètes, dandys, inconnus en quête de gloire, criminels dont on relate les exactions dans les colonnes des journaux. D'une scène de théâtre à un salon mondain, d'un magasin de nouveautés à une allée du Luxembourg, chaque page invite à redécouvrir Paris à une époque décisive de son histoire

  • Revolutions

    Dominique Fortier

    • Alto
    • 16 Septembre 2014

    Les révolutionnaires français ne se contentèrent pas de guillotiner le roi, de prendre la Bastille et de raccourcir bonne quantité d'aristocrates : ils renversèrent aussi le calendrier, créant douze nouveaux mois dont les noms étaient censés évoquer les divers moments de l'année : Vendémiaire, Pluviôse, Germinal...

    Ce qu'on sait moins, c'est qu'ils en chassèrent aussi tous les saints qui leur rappelaient trop l'Ancien Régime, pour placer chaque jour de l'année sous les auspices d'une plante, d'un animal ou d'un outil censés incarner et exalter les vertus républicaines.

    Le calendrier révolutionnaire utilisé de 1793 à 1806 semble ainsi procéder à la fois de l'herbier, du bestiaire et de l'encyclopédie.

    Deux siècles plus tard, une paire de citoyens curieux, Dominique Fortier et Nicolas Dickner, ont chargé un certain Reginald Jeeves, ingénieux majordome informatique, de leur envoyer quotidiennement le mot du jour qu'ils revisiteraient jusqu'à combler les cases du calendrier.

    Truffé de petites et de grandes révélations, Révolutions est une entreprise littéraire sans précédent qui décapite joyeusement les idées reçues.

  • La manière Barrow

    Hélène Vachon

    • Alto
    • 5 Février 2013

    Grégoire Barrow a toujours rêvé de monter sur scène pour interpréter des personnages plus grands que lui, mais c'est dans la pénombre d'un studio de doublage qu'il exerce son art. Que ce soit pour faire mousser les ventes de Viagra, doubler un canard ou un acteur américain de second ordre, il s'exécute avec la même touche surréelle : la manière Barrow.


    Jusqu'au jour où il décide de faire les choses à sa façon et de suivre sa propre voix.
    Variation empreinte de sensibilité sur les errances d'une société du divertissement qui, sous le couvert de la démocratie culturelle, nie la diversité des goûts et des couleurs, La manière Barrow se veut un hommage aux mots, à leur pouvoir d'élévation, à leur façon d'instiller leur magie là où on l'attend le moins, pour mieux infléchir les destins. À une certaine manière de résister, en somme.

  • Il est d'usage que la biographie escorte la littérature, ne serait-ce que par le récit des vies d'écrivains. Mais l'idée qu'elle pourrait agir sur la conception même du littéraire a sans doute de quoi surprendre. Et pourtant, depuis qu'au XVIIIe siècle sont apparues et la notion moderne de « littérature » et le mot même de « biographie », leur relation a été on ne peut plus étroite : la pratique biographique a sans cesse remis en question, infléchi et transformé les façons d'envisager la littérature. Sous ses formes multiples, des « vitae » aux dictionnaires biographiques, de l'histoire littéraire à la presse, de la critique aux vies romancées, de l'autobiographie aux innovations d'aujourd'hui, la biographie est intervenue au coeur de tous les débats littéraires. Héritière de la tradition antique et médiévale de l'exemplarité, elle a redoublé l'incessant « qu'est-ce que la littérature ? », en lançant à celle-ci le défi permanent pour contester et réinventer ce qui la fonde et la justifie. Ce livre propose l'histoire de cette relation complexe par l'analyse des textes où la conjonction de ces usages d'écriture est particulièrement intense, de l'autobiographie de Rousseau aux « vies » de Pierre Michon, de la biographie inscrite en poésie chez Hugo et Baudelaire à l'écriture de soi chez Roubaud.

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