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    Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
    "
    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • Dans une ferme du nord du Wisconsin, Billy Lucas, un petit garçon sensible, grandit
    dans l'admiration de son frère aîné James, qui s'efforce de les protéger de la violence
    de leur père alcoolique. Heureusement pour eux, leurs voisins Ernie et Rosemary, un
    couple sans enfant, les aiment comme leurs fils. Mais James s'engage dans les Marines
    et part au Vietnam et Billy se retrouve en première ligne face à son père. Quand James
    est porté disparu au combat, c'est son souvenir et son esprit qui soutiennent Billy pendant
    les difficiles années de l'adolescence, propices à l'errance et aux tourments. Mais
    aussi à l'apprentissage d'une certaine sagesse.

  • À la fois fresque épique, reconstitution historique et oeuvre politique, un premier roman à l'ampleur exceptionnelle, qui nous mène du Saigon de 1975 en plein chaos au Los Angeles des années 1980. Saisissant de réalisme et souvent profondément drôle, porté par une prose électrique, un véritable chef-d'oeuvre psychologique. La révélation littéraire de l'année.
    Au Vietnam et en Californie, de 1975 à 1980
    Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux à qui ils vont délivrer le plus précieux des sésames : une place dans les derniers avions qui décollent encore de la ville.
    Mais ce que le général ignore, c'est que son capitaine est un agent double au service des communistes.
    Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l'autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, parfois au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Et face à cette femme dont il pourrait bien être amoureux, sa loyauté vacille...
    Prix Pulitzer 2016, Prix Edgar du Meilleur Premier Roman 2016, finaliste du prix PEN/Faulkner, un premier roman choc.
    Translation Prize 2018 de la French-American Foundation
    MacArthur Foundation Fellowship, "Genius Grant", 2017
    Lauréat de l'Association for Asian American Studies Award for Best Book in Creative Writing (Prose) 2017
    Prix Pulitzer 2016
    Prix Edgar 2016
    Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction 2016
    Prix Dayton Literary Peace for Fiction 2016
    Asian/Pacific American Award for Literature (Adult Fiction) 2015-2016
    California Book Award for First Fiction 2016
    Prix Center for Fiction First Novel 2015

  • Pour services rendus

    Iain Levison

    En 1969, ils étaient au Vietnam, embourbés dans la jungle et dans une guerre de plus en plus absurde. Fremantle, sergent aguerri, à la tête d'une section de combat, Drake, jeune recrue pas très douée. En 2016, ces deux-là se retrouvent, après quarante-sept ans. L'ancien sergent dirige sans enthousiasme le commissariat d'une petite ville du Michigan, et le soldat malhabile est un sénateur en campagne pour sa réélection. Ce dernier a raconté ses faits d'armes au Vietnam, version Disney Channel, pour s'attirer un électorat de vétérans, et il recourt à son ancien chef pour les corroborer. Ce ne sera qu'une petite formalité, une interview télévisée amicale, dans laquelle Fremantle ne devra pas vraiment mentir, non, il devra juste omettre de dire toute la vérité. Pas de quoi fouetter un flic...

  • Les réfugiés

    Viet Thanh Nguyen

    • Belfond
    • 5 Septembre 2019

    Auteur du retentissant Sympathisant, Viet Thanh Nguyen livre un recueil de nouvelles d'une justesse, d'une acuité et d'une élégance peu communes, et offre sa voix à tous les déracinés.
    Dans un pays où tout était affaire de possessions, nous ne possédions rien d'autre que nos histoires. Vietnamiens, ils ont fui le communisme à la fin des années 1970 pour s'exiler de l'autre côté du Pacifique, en Californie. Ils vivent entre deux rives, entre pays d'adoption et pays de naissance, pas encore Américains, plus tout à fait Vietnamiens. Certains sont figés dans le passé, hantés par les fantômes, effarés par l'hédonisme occidental ; d'autres veulent aller de l'avant, pour eux, pour les enfants, pour la possibilité d'une autre vie. Pour n'être plus simplement des réfugiés.

  • Tout commence par une découverte : un petit garçon de cinq ans erre seul dans l'aéroport d'Hambourg. De toute évidence, il a été abandonné par ses parents. Pourquoi ?
    Pour résoudre ce mystère, il nous faut retourner dans le temps et s'attarder sur un autre destin : celui de Vollie Frade, dit « Le Volontaire », un homme âgé vivant au Nouveau-Mexique et au passé lourd de secrets. Bien des années plus tôt, il s'est engagé pour la guerre du Vietnam, dans le but de se perdre et de disparaître. Et a ainsi, sans le savoir, déclenché une chaîne d'événements qui le mèneront des jungles du Cambodge (où il sera soldat) au quartier de Queens à New York et à une curieuse communauté hippie dans le Nouveau-Mexique. Où qu'il aille, Vollie Frade cherche un sens à sa vie, un lieu à habiter pleinement et une famille d'élection. Une quête qui pourrait le mener à la tragédie.

    Balayant plusieurs décennies, Le Volontaire trace le portrait de personnages marginaux et inoubliables. Avec son écriture âpre et lyrique, Salvatore Scibona nous livre un grand roman dans la plus pure tradition américaine et explore sur trois générations la nature des relations filiales.

  • Un vieil homme s'en retourne au Vietnam, son pays natal, afin de comprendre les drames de son histoire familiale et personnelle. Ni autochtone, ni colonial, c'est lui, Do Thai de son nom de guerre, le Juif français persécuté qui a rallié le communisme avant d'achever sa course en paria du Parti.
    Philippe Papin, historien, épigraphiste, occupe la chaire « Histoire et sociétés du Vietnam classique » à l'École Pratique des Hautes Études.

  • Qui n'a pas eu vent de la théorie des poignées de mains ou des degrés de séparation ? Selon cette idée, il ne nous suffit que de quelques connaissances pour relier n'importe qui dans le monde. Un jeune doctorant, Antoine Cavallero, s'est mis au défi de nous le démontrer. Un véritable tour du monde l'attend. Et qui ne sera pas de tout repos !
    Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistiques, a choisi pour son doctorat un sujet peu conventionnel : la Théorie des poignées de main, ou l'idée selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe quel individu sur notre planète via six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver.
    Alors qu'il présente ses recherches à l'occasion d'un colloque, un grand professeur, irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Antoine devra retrouver un individu choisi au hasard et démontrer que seules cinq personnes les séparent.
    Piqué au vif, l'étudiant accepte et se lance à corps perdu dans un tour du monde fou et trépidant qui le mènera de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève.
    À propos de
    Bons baisers de Mesménie :
    " Filez découvrir ce roman d'aventures, d'amour, de personnages perchés et de fantaisies. "
    Olivia de Lamberterie -
    Elle

  • Vi

    Kim Thúy

    Au temps de l'Indochine, le domaine de la famille Lê Van An englobe d'immenses terres et une vaste demeure où s'affairent près de trente domestiques. C'est là que naît le père de Vi, avec le destin d'un prince comblé que l'histoire va déchoir de son royaume. Dans l'ombre dévolue aux femmes, son épouse dirige d'une main de fer l'exploitation fragilisée par les réformes, puis la guerre. Lorsque Vi voit le jour, le dix-septième parallèle sépare déjà le Nord du Sud. La réunification et la chasse aux possédants l'obligent à fuir son pays sur un bateau de fortune. En quittant Saigon pour Montréal, celle dont le prénom signifie «minuscule» et «précieuse» devra apprendre à apprivoiser la grande vie et ses tumultes. Et à saisir les hasards qui lui ouvriront à nouveau, un jour, les portes du pays natal.

  • S'il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d'anglais, ne peut pas voir en peinture, c'est bien lui, Holling Hoodhood. Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l'autre moitié va au cathéchisme à l'église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n'est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker. Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu'il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d'araignée, décrasse les fenêtres. Et voilà que Mme Baker s'est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare ! Encore un stratagème pour le faire périr d'ennui.
    Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s'aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu'elle n'en a l'air, l'histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l'ampleur, la guerre du Vietnam fait rage... Nous sommes en 1968, et l'Amérique s'apprête à vivre l'une des années les plus violentes de son histoire.

  • Man

    Kim Thúy

    «Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j'ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j'ai un trou dans le coeur.»

  • Dans ce nouveau recueil, Nguyên Huy Thiêp nous offre un kaléidoscope de son immense talent ! Recourant à la métaphore historique comme à l'observation la plus aiguë de la société vietnamienne d'aujourd'hui, il décortique sans complaisance les mécanismes humains dans des textes presque atemporels : la pauvre petite Sinh, orpheline, sera enlevée par un merveilleux prince charmant ; le chef d'un village contaminé par les sauterelles retrouvera la buccine dont les accords foudroient les cruels insectes ; une célèbre poétesse du XVIIIe siècle consommera trois amants entre rire et larmes... Ce faisant, il fait oeuvre politique, même s'il s'en défend derrière un sourire malicieux.

  • Lumineuse peinture des relations humaines au coeur des années 1960, Les Frères K nous emporte avec tendresse dans la famille Chance. Entre un père aux rêves brisés et une mère obsédée par la religion, entre sirènes de la liberté et fanatisme, chaque enfant doit choisir sa propre manière d'appréhender un monde plein de contradictions. Drôle, émouvante et superbement écrite, l'histoire de ces deux décennies d'amour, de colère et de regrets contée par David James Duncan est aussi frappante d'originalité que poignante d'universalité. OEuvre solaire qui nous accueille à bras ouverts et dans laquelle on se réfugie pour retrouver délicatesse et humanité, Les Frères K est une ode à la bonté capable d'adoucir les instants du quotidien et d'en révèler ses éclats éblouissants.

    En 1965, David James Duncan a 13 ans, son frère John qui en a 17 décède des complications d'une intervention à coeur ouvert. Ce drame existentiel va traumatiser David et c'est en hommage à ce frère, fan de baseball, qu'il se lance dans l'écriture de son deuxième roman, avec l'envie de savoir comment John aurait abordé la Guerre du Vietnam. Il imagine alors trois grands frères imaginaires avec lesquels il va vivre les six années que prendront l'écriture de ce livre.

  • La dernière impératrice du Vietnam : des mondanités à l'exil français.Pour quelle raison la tombe de la dernière impératrice du Vietnam se trouve-t-elle à Chabrignac, un petit village de Corrèze ? Pour lever ce mystère, l'historien François Joyaux, fort de sa connaissance de l'Extrême-Orient, dont il est l'un des meilleurs spécialistes, se fait enquêteur et remonte le fil d'une vie dont le destin est lié à celui de l'Indochine.
    L'impératrice Nam Phuong naît en 1913, dans l'ancienne Cochinchine française, d'une famille riche et profondément catholique. À 20 ans, elle épouse l'empereur Bao Daï et obtient, en dépit des traditions annamites, un mariage catholique et un statut d'épouse unique. À ses côtés, elle travaille à la modernisation politique et sociale du pays, notamment en favorisant l'accès à l'éducation et le travail des femmes. Mais cette ambition se heurte bientôt aux malheurs de la guerre, de l'occupation japonaise et de la révolution communiste. En 1947, elle se réfugie sur la Côte d'Azur avec ses cinq enfants et son mari bientôt devenu chef de l'État vietnamien. Mais pourquoi alors se retirer subitement dans un village éloigné de tout ?
    François Joyaux met en lumière avec talent la vie aussi extraordinaire que tragique de la dernière impératrice du Vietnam, et fait renaître sous sa plume l'histoire d'un empire aujourd'hui disparu.

  • Des champignons hallucinogènes au LSD, du coca à la cocaïne, des amphétamines à l'ecstasy, cet ouvrage raconte une autre histoire des guerres, depuis Homère jusqu'aux conflits actuels au Moyen-Orient. Il démontre que les soldats de toutes époques et de toutes civilisations ont souvent eu recours aux drogues et alcools, de leur propre initiative, ou grâce à leurs hiérarchies.Si l'usage de drogues par les GI's américains au Vietnam ou les nazis pendant le second conflit mondial était déjà documenté, Kamie ski élargit de façon spectaculaire le tableau en dévoilant une pratique quasi universelle, des Vikings aux armées high-tech du futur. On y apprend comment le haschich a conquis les Européens pendant la campagne d'Égypte de Napoléon, comment l'opium s'est imposé pendant la guerre civile américaine, avant que la Première Guerre mondiale ne crée un marché de la drogue en Amérique du nord, ou encore comment on enrôle les enfants soldats de l'Afrique actuelle.Le but de ces pratiques universelles ? Vaincre la peur, doper les guerriers au combat, supporter le manque de sommeil, surmonter la dépression.Aujourd'hui, en toute légalité, des laboratoires (y compris français) préparent les drogues du futur qui permettront de réguler le sommeil, supprimer les syndromes post-traumatiques, mais aussi droguer l'ennemi à   son insu pour l'amener à renoncer au combat. Des perspectives bien réelles qui ouvrent de nombreuses questions éthiques et philosophiques.Une histoire vraie qui ressemble parfois aux romans déjantés de Tom Wolfe ou de Hunter S. Thompson.  ukasz Kamie ski est professeur associé à la faculté d'études internationales et politiques de l'université Jagiellonian de Cracovie en Pologne. Ses recherches portent sur les technologies militaires, les biotechnologies, l'art de la guerre et la stratégie.  Un ouvrage en cours de traduction dans une dizaine de langues, salué par la critique internationale.

  • Cette « Rue sans joie », étroite bande de terre entre mer et montagnes de l'Annam, théâtre de combats meurtriers, fut l'un des hauts lieux de cette guerre d'Indochine qui a dominé la politique française de 1946 à 1954 et dont le souvenir a pesé lourdement sur le drame algérien. Renaissant de ses cendres en 1957, elle n'a cessé ensuite de poser un problème insoluble aux États-Unis. Incapables de résoudre leurs propres contradictions, le Laos et les deux Viêt-Nam n'en sont pas moins venus à bout des meilleures armées du monde. Pourquoi et comment ? Bernard Fall qui a fait de ce lieu un symbole du désastre indochinois répond à ces deux questions avec l'autorité d'un spécialiste du Sud-Est asiatique et de la guerre subversive. Il est le seul écrivain à avoir eu accès aux archives officielles du Corps Expéditionnaire d'Indochine. Mais sa réponse est également celle du témoin direct. Ni militaire, ni journaliste, il a participé sur le terrain aux opérations, parfois sur les arrières ennemis, et recueilli de la bouche même des rescapés le récit des atroces embuscades qui marquèrent cette guerre. Témoin capital de l'agonie française en Indochine, il en a écrit le maître-livre.

  • Il a été le roi d'Hollywood et remporté cinq oscars dans les années 1970. Il a rêvé d'un cinéma électronique et connu la faillite dans les années 1980. Il a trouvé une synthèse entre grand spectacle et films intimistes dans les années 2000. Sans conteste, Francis Ford Coppola est l'un des réalisateurs contemporains les plus singuliers.Richement illustré en couleurs, cet ouvrage est composé de textes qui parcourent chronologiquement son oeuvre, de ses débuts dans l'écurie Corman à son dernier film en date, Twixt, en passant par le pivot Apocalypse Now, notamment au fil d'un long entretien de 1979 inédit en livre.Coppola et la génération Corman - Gilles EspositoLes Gens de la pluie - Cédric AngerTrois scènes de la trilogie du Parrain - Jean-François BuiréConversation Secrète - Miguel MariasApocalypse Now - Hervé AubronEntretien avec Francis Ford Coppola (1979)Les années 1980 et le cinéma électronique - Murielle JoudetDracula - Jean DouchetJack et L'Idéaliste - Jean-François RaugerLe retour de Coppola - Mathieu Macheret

  • Premiers bombardements à Madrid, 1937, derniers feux de la guerre au Panama en 1990. Entre ces deux dates, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grands conflits, récits rassemblés dans son livre La Guerre de face, inédit en France, texte chéri des grands reporters. Ses premières armes en Espagne, elle les fait aux côtés de son futur mari, Ernest Hemingway. Ils se sont rencontrés quelques mois plus tôt à Key West et ont aussitôt filé faire la guerre. Choc pour la jeune femme de 28 ans, de la bonne société de Saint-Louis (Missouri), à la carrière journalistique déjà bien remplie. C'est là qu'elle attrape le virus de cette guerre qu'elle détestera toute sa vie. « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » lui lance « Papa », exaspéré, quand, en 1943, elle part suivre l'avancée de l'armée américaine en Italie. Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l'île de Java à ceux du Vietnam en passant par la guerre des Six Jours, va devenir l'une des meilleures reporters de sa génération et une grande figure de la presse américaine. Son recueil de reportages The Face of War est publié en 1959 et réédité à plusieurs reprises. Devenue presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn se suicide à Londres en 1998, à l'âge de 89 ans. Martha Gellhorn (8 novembre 1908 à Saint-Louis, Missouri- 15 février 1998 à Londres), journaliste et écrivain. Pierre Guglielmina est le traducteur des grands noms de la littérature anglo-saxonne. Il a récemment traduit dans la même collection Dépêches du Vietnam de John Steinbeck (2013).

  • La vie, la guerre et puis rien est un témoignage essentiel sur le conflit du Vietnam. Oriana Fallaci débarque à Saigon en novembre 1967 comme correspondante du journal l'Europeo. Elle est la seule journaliste italienne à couvrir cette guerre lointaine. Ses articles connaissent un immense succès et sont traduits dans le monde entier. Son courage devient légendaire, son culot et son franc-parler aussi. La guerre, Oriana Fallaci l'a connue enfant quand elle faisait partie du réseau de résistance antifasciste créé par son père, mais c'est la première fois qu'elle enfile le treillis du reporter de guerre qu'elle portera ensuite sur de nombreux autres fronts. À peine rentrée du Vietnam en 1968, elle est blessée de trois balles dans le dos pendant le massacre de Tlatelolco à Mexico, dix jours avant l'ouverture des Jeux Olympiques. « J'ai compris pourquoi on dit que cette guerre est complètement différente de toutes les autres, elle n'a pas un front précis, le front est partout », écrit-elle. Attentats, représailles, offensives menées en pleine ville comme durant celle du Têt à la fin du mois de janvier 1968, Oriana Fallaci ne se contente pas de raconter les événements, elle dit aussi son dégoût profond de cette guerre et de toutes les autres, renvoyant dos à dos ses responsables. Le livre vaut aussi pour la description des rapports de la petite confrérie de journalistes qui tentent de suivre le conflit au plus près. 70 d'entre eux y laisseront leur vie. Oriana Fallaci est morte en 2006.

  • Léon Werth part en Cochinchine en 1925. Il a déjà publié Clavel soldat dont l'antimilitarisme fit scandale lors de sa parution en 1919.
    Son récit est imprégné de l'émerveillement de celui qui rencontre un univers étranger, et qui se délecte de cette étrangeté. Il s'immerge dans les paysages, les senteurs, les goûts nouveaux puis en exprime les moirures, les infinies subtilités. Un magnifique pamphlet contre la colonisation et un hymne à la Cochinchine.

  • Toutes les guerres sont livrées deux fois, la première sur les champs de bataille et la seconde dans les mémoires. Après le retentissement international du
    Sympathisant, Viet Thanh Nguyen revient avec un essai remarquable et érudit sur la guerre, la mémoire et l'identité. Puisant dans sa propre histoire, celle d'un intellectuel vietnamien ayant vécu l'exil et grandi aux États-Unis, l'auteur s'interroge sur cette guerre que les Vietnamiens nomment " américaine " et que les Américains nomment " du Vietnam ". De quelle manière est-elle remémorée, commémorée, industrialisée ? Quels sont les enjeux de la bataille du souvenir ?
    Analysant de nombreuses formes de témoignage, dont essais, romans, photographies, films, monuments commémoratifs, Viet Thanh Nguyen dépasse l'interprétation binaire du conflit pour tenter de restituer une mémoire juste, globale, qui prendrait aussi en considération d'autres points de vue, notamment ceux des civils, des ennemis, des vaincus et des populations alentour.
    Chercher à restituer la vérité pour que jamais rien ne meure. Reconnaître la part d'humanité et d'inhumanité de chacun. Permettre la réconciliation et, ainsi, éviter que l'Histoire ne se répète.

  • Elles sont deux écrivaines nées dans le même pays. C'est le Viet-nâm... et ce n'est pas le Viet-nâm. C'est le Pays sans nom. À partir de ce fil, Anna Moï déambule avec Marguerite Duras dans des lieux qui leur sont mythes communs - le passage Éden, le bac, les bungalows, les voitures de légende, le Mékong - revisités de nos jours. En filigrane s'écrit une histoire d'amour avec un homme auquel Anna Moï s'adresse en creux, sans jamais le nommer. Ce texte, écrit avec toute la malice et la tendresse qui caractérisent son auteure, est un vrai délice pour tous les amoureux de la littérature, du Viet-nâm, d'Anna Moï et de Marguerite Duras. Anna Moï est née à Saigon (Viet-nâm) en 1955. Styliste et écrivaine, elle vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Nostalgie de la rizière et, aux éditions Gallimard, Riz noir et Le Venin du papillon.

  • De 1946 à 1954, la France traverse la guerre d'Indochine. Faut pas rire avec les barbares est, sous une forme romancée, l'un des rares témoignages hérités de ce conflit. Albert Spaggiari, engagé volontaire à dix-sept ans et  plus tard célèbre cambrioleur, écrira ce livre pendant ses années en prison. Autobiographe infidèle, narrateur empruntant tour à tour la voix de ses différents compagnons d'armes, il nous fait découvrir le quotidien de quelques soldats, jeunes Français apprenant à être des hommes à l'autre bout du monde, au milieu de la chaleur et de la barbarie de la guerre.

  • La politique étrangère des États-Unis d'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale expliquée par le professeur et militant Noam Chomsky, exemples à l'appui:
    Au Viêt-nam, les États-Unis n'ont pas perdu la guerre: ils ont laissé un pays en ruine, divisé, qui ne pourra jamais s'en relever. En Amérique latine, les États-Unis se sont affairés à écraser toute esquisse de démocratie ne cadrant pas avec leurs intérêts économiques. L'Europe de l'Est, tombée sous le joug de l'Ouest après la chute de l'Union soviétique, est maintenue dans un état de sous-développement.

    Avec la complicité des médias, Washington manie un double langage constant auprès de sa population peuple afin de justifier sa politique étrangère.

    Court, accessible et très incisif, Les dessous de la politique de l'Oncle Sam est devenu un classique des relations internationales et présente un condensé des analyses géopolitiques, économiques et sociales de Noam Chomsky.
    Le tiers monde doit apprendre que personne ne peut redresser la tête. Le gendarme de la planète poursuivra sans relâche tous ceux qui commettront ce crime inqualifiable.
    - Noam Chomsky

    Certains pourraient assimiler le travail de Chomsky à celui de la recherche d'un complot (les méchants Américains). Or Chomsky amène des faits [...] pour nous rappeler que le pouvoir ne se reproduit pas sans conscience de lui-même.
    - Combats

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