• "Classiques & Patrimoine", la seule collection de classiques pédagogiques avec un rabat Histoire des arts et un rabat Repères chronologiques !
    Cet ouvrage, inspiré et puissant, marque une étape essentielle dans la lutte engagée par Voltaire contre le fanastisme et l'obscurantisme religieux.
    Notions littéraires : tolérance et intolérance dans l'histoire universelle, l'engagement au XVIIIe s.Contextualisation : la littérature d'idées au XVIIIe siècleHistoire des arts : la représentation du supplice dans les arts
     

  • Candide

    Voltaire

    Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)Suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne.
    Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.
    Edition de Sylviane Léoni. 

  • « J'aime les définitions. J'y vois davantage qu'un jeu ou qu'un exercice intellectuel : une exigence de la pensée. Pour ne pas se perdre dans la forêt des mots et des idées. Pour trouver son chemin, toujours singulier, vers l'universel. La philosophie a son vocabulaire propre : certains mots qui n'appartiennent qu'à elle, d'autres, plus nombreux, qu'elle emprunte au langage ordinaire, auxquels elle donne un sens plus précis ou plus profond. Cela fait une partie de sa difficulté comme de sa force. Un jargon ? Seulement pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui s'en servent mal. Voltaire, à qui j'emprunte mon titre, a su montrer que la clarté, contre la folie des hommes, était plus efficace qu'un discours sibyllin ou abscons. Comment combattre l'obscurantisme par l'obscurité ? La peur, par le terrorisme ? La bêtise, par le snobisme ? Mieux vaut s'adresser à tous, pour aider chacun à penser. La philosophie n'appartient à personne. Qu'elle demande des efforts, du travail, de la réflexion, c'est une évidence. Mais elle ne vaut que par le plaisir qu'elle offre : celui de penser mieux, pour vivre mieux. C'est à quoi ces 2 267 définitions voudraient contribuer. »
    Nouvelle édition intégralement revue et augmentée de 613 nouvelles entrées.

  • Une édition de référence de Zadig ou la Destinée de Voltaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dans le livre du Zend, est la lune du miel, et que le second est la lune de l'absinthe. Il fut quelque temps après obligé de répudier Azora, qui était devenue trop difficile à vivre, et il chercha son bonheur dans l'étude de la nature. « Rien n'est plus heureux, disait-il, qu'un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu'il découvre sont à lui : il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille ; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez. » (Extrait du chapitre III.)

  • Candide, ou l'Optimisme

    Voltaire

    Chassé du château de son enfance, son « paradis terrestre », Candide est entraîné bien malgré lui dans une succession d'aventures calamiteuses. Il s'étonne, s'offusque, se lamente... L'humanité serait-elle foncièrement mauvaise ? Le jeune garçon assiste, impuissant, à la mort de son rêve : celui d'un monde parfait. Perdant sa naïveté et son « optimisme », peu à peu il se résigne.
    La verve et l'ironie mordante de Voltaire se conjuguent à merveille dans Candide pour évoquer, sous des airs de légèreté, des sujets essentiels.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues variés. Puis, à la fin du livre, les deux personnages reprennent leur voyage, on ne sait vers quelle destination. Le lecteur ne les accompagne plus.
    Il demeure aux côtés des Terriens, ses semblables.
    Si l'étrangeté dont joue Voltaire dans ce conte qu'il publie en 1752 est d'abord celle des deux voyageurs, des autres mondes habités et du voyage interstellaire, c'est bien ensuite celle des Terriens qu'il met en scène : étrangeté physique, puis intellectuelle et philosophique. Le livre ainsi nous invite à changer de rôle, à philosopher nous aussi, non sur des créatures imaginaires, mais au contraire sur l'Homme. A l'évidence, Voltaire s'amuse. Son rire pourtant n'est pas gratuit : Micromégas est une histoire philosophique, une magniÞque leçon de « gai savoir ».
    Edition présentée et annotée par Jean Goulemot.

  • Élevé par les Indiens du Canada et récemment arrivé en France, l'Ingénu s'efforce de comprendre une société qui ne cesse de l'étonner. 'Car, n'ayant rien appris dans son enfance, il n'avait point appris de préjugés. Son entendement, n'ayant point été courbé par l'erreur, était
    demeuré dans toute sa rectitude. Il voyait les choses comme elles sont, au lieu que les idées qu'on nous donne dans l'enfance nous les font voir toute notre vie comme elles ne sont point.' Adoptant le regard du héros, le lecteur est amené à remettre en question l'ordre social établi.
    Micromégas, quant à lui, voyage de planète en planète au cours d'un itinéraire à la fois scientifique et cocasse, où il perçoit toute la relativité des connaissances humaines.

    Deux contes où l'ironie voltairienne rejoint l'étonnement philosophique.

  • Édition enrichie (Préface, notes, chronologie et bibliographie)« Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal... » Et celui que Diderot rencontre ce jour-là est le neveu du célèbre musicien Jean-Philippe Rameau. Les voilà réunis au Café de la Régence, au milieu des buveurs et des joueurs d'échecs, et l'entretien entre LUI et MOI est une satire qui ne ménage pas les puissants du jour, financiers aussi bien qu'adversaires de l'Encyclopédie. Et cette vigueur polémique est pour beaucoup dans le charme étrange de ce dialogue où Diderot égrène les idées, les jeux de mots, les anecdotes, les formules et les aperçus sur tous les sujets, dans un entretien libre et jaillissant, pétillant de verve et d'ironie.
    Diderot n'a jamais parlé du Neveu dont on ne sait quand il fut composé, et le texte a d'abord cheminé sous le manteau. En 1805, Goethe y voit sans conteste l'un des chefs-d'oeuvre de Diderot, le traduit, et, en 1821, c'est la traduction de sa traduction qu'on propose au public comme un inédit. Le manuscrit autographe ne sera découvert, par hasard, qu'en 1890.
    Edition de Pierre Chartier.
    Texte intégral.

  • Lire Zadig, ce n'est pas seulement partager les aventures orientales d'un jeune Babylonien en quête de bonheur. C'est aussi accepter le rire salutaire de Voltaire, c'est découvrir ses interrogations et parfois ses inquiétudes sur la condition humaine. C'est enfin être invité à poursuivre le combat contre toutes les formes de fanatisme et d'intolérance.

  • Dictionnaire philosophique

    Voltaire

    Le 28 février 1766, le chevalier de La Barre, jeune homme de dix-huit ans accusé d'avoir gardé son chapeau et chanté des chansons impies sur le passage d'une procession, est condamné à avoir la langue arrachée, la main coupée, et à brûler à petit feu. Sur son bûcher, on brûle aussi, pour le symbole, un exemplaire du Dictionnaire philosophique.
    C'est dire le rôle de Voltaire et de son « diabolique Dictionnaire » dans le combat des Lumières contre le déchaînement du fanatisme et l'intolérance des Églises. Au soir de sa vie, le patriarche de Ferney a dressé le plus implacable réquisitoire avant L'Antéchrist de Nietzsche contre la religion judéo-chrétienne et son livre fondateur, la Bible. Mais, au-delà du but affiché d'« écraser l'Infâme », Voltaire s'en prend aussi aux préjugés et aux vains systèmes des philosophes tant anciens que modernes ; persuadé que nous ne pouvons rien connaître, il élève sa voix contre ceux qui tuent et emprisonnent au nom d'une vérité révélée.
    Deux siècles et demi plus tard, les 118 articles du Dictionnaire philosophique n'ont rien perdu de leur actualité. Chaque fois que les coutumes les plus rétrogrades et les traditions les plus contestables s'allient afin d'imposer silence à la raison critique et à sa libre expression, il est urgent de reprendre avec Voltaire la lutte pour l'émancipation de l'homme et le progrès de l'esprit humain.

  • Charité bien ordonnée : de saint Augustin à Goethe Nouv.

    Les adages les plus paradoxaux n'ont cessé de hanter les penseurs les plus exigeants. Celui selon lequel la charité bien ordonnée commence par soi-même a déterminé les métamorphoses du sujet et de la conscience en Occident. Un livre éclairant pour ne pas finir désordonné. Charité bien ordonnée commence par soi-même : le dicton est si commun qu'on a cessé de s'en étonner. Pourtant, il n'a rien d'anodin. Non seulement parce que la charité, selon saint Paul, ne cherche point son intérêt, mais aussi parce que les notions d'ordre et d'amour semblent mal s'accorder. Si l'amour de soi est premier, quels sont les autres amours qui devraient s'y ordonner ? Et surtout, comment définir le
    bon ordre ?
    Répondre à ces questions signifie retracer la fortune d'un thème augustinien, celui de l'ordre de la charité, du Moyen Âge à l'époque moderne. Les six études réunies ici proposent moins une histoire de ce thème qu'une analyse de ses métamorphoses les plus marquantes. Car l'idée d'
    ordo charitatis s'épanche comme une sève au cours des siècles et sous les plumes d'innombrables auteurs, qui s'en emparent et la refaçonnent.
    De saint Augustin à saint Bernard, saint Thomas et Dante ; de Montaigne et Thomas Browne à Descartes, Pascal et Goethe. Mais aussi des juristes médiévaux aux casuistes du xviie siècle et aux théoriciens de la raison d'État : l'
    ordo charitatis revient sans cesse, en se chargeant d'enjeux multiples et parfois contradictoires. De sorte qu'il faudra désormais y reconnaître une de ces cellules idéelles qui structurent en profondeur l'histoire de la culture européenne.

  • Zaïre

    Voltaire

    Zaïre est une pièce de théâtre (tragédie) de Voltaire, écrite en 1732 et représentée à la Comédie-Française le 13 août 1732. Certains historiens de la littérature considèrent cette pièce comme une adaptation libre d'Othello au théâtre par Voltaire. La pièce évoque les mêmes thèmes, c'est-à-dire la jalousie et la tolérance.

  • Edition enrichie comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    À la mort de Louis XIV, en 1715, Voltaire a vingt et un ans ; la réputation du roi est au plus bas. La publication en 1751 du Siècle de Louis XIV marque un tournant décisif et durable dans la gloire du Roi Soleil. Grand succès de librairie dès sa parution, Le Siècle de Louis XIV est un document irremplaçable pour comprendre, de l'intérieur, la culture du classicisme français. C'est aussi un livre novateur : une étude structurale du règne du Roi Soleil qui donne la plus large part à la culture, aux lettres et aux arts, annonçant les méthodes historiques du XXe siècle. La beauté de son écriture - style vif et rapide, recours au portrait et au tableau - est précisément celle du langage classique.
    Voltaire est l'incarnation de la culture qu'il décrit, de ce Grand Siècle où il aurait aimé vivre. En se faisant l'historiographe du roi, il devient ce qu'il a toujours rêvé d'être : le dernier écrivain du règne de Louis XlV.

  • L'Ingénu, Indien d'Amérique débarqué à Saint-Malo en 1689, découvre à ses dépens les usages du monde sous le règne de Louis XIV (L'Ingénu). Dans le palais du roi de Babylone où les prétendants défilent, la princesse s'éprend du berger Amazan, porté par des licornes et escorté d'un phénix : les deux amants s'engagent bientôt dans un périple à travers l'Orient fabuleux et l'Occident où sévit l'Inquisition (La Princesse de Babylone).
    Entre ces deux contes philosophiques rédigés à la même période, l'écart paraît considérable : si le premier se donne pour une « histoire véritable », dans le second, rien n'est crédible. Dans l'un comme dans l'autre pourtant, Voltaire, en conteur espiègle, poursuit son combat contre l'Infâme et les abus des puissants. Réunies dans un même volume, ces oeuvres si disparates témoignent de l'inventivité inépuisable du patriarche de Ferney

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • Qui est Jésus ? Dieu ? Homme ? Messie ? Sauveur ? Sage ? La question a déchiré les premiers siècles. Entre dogmes et hérésies, en est sortie la foi de l'Église. Une épopée que raconte ici son meilleur spécialiste. Quel est le sens de la foi en Jésus Christ ? Le questionnement autour de l'identité du Jésus de la foi traverse l'histoire de l'Église et en dessine même le visage. Depuis les graves controverses du passé jusqu'aux grandes études christologiques de notre temps, la raison tente de percer un mystère divin. Ce livre dresse un panorama historique du cheminement des hommes qui cherchent à dire Dieu et récapitule les mille et une représentations de Jésus dans l'histoire. Des Pères de l'Église aux auteurs médiévaux, d'Irénée de Lyon à Nicolas de Cues en passant par Augustin et Thomas d'Aquin, ce sont les grandes intuitions de l'intelligence humaine qui sont ici présentées, ainsi que les nouvelles approches lors de la Réforme protestante ou dans le cadre des échanges avec la philosophie moderne. Une fresque monumentale qui fait aussi la part belle aux théologiens européens du xxe siècle comme aux penseurs contemporains d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie qui ouvrent la christologie à l'universalité.

  • Nos consciences sont à répétition secouées par des actes de violence fanatique. Or le fanatisme est présenté, sous la plume de Voltaire, comme un excès de superstition et/ou d'enthousiasme hiérarchisable, extensible, suggestible, et susceptible de culminer au meurtre d'autrui. Il est alors essentiel de saisir la nature de la superstition, de l'enthousiasme pour se faire une idée correcte du fanatisme et du cortège de violences auquel il peut donner lieu.
    Jorel François invite ici le lecteur à entrer dans quelques textes du Maître de Ferney, et ainsi rendre compte de leur pertinence et actualité.

  • Une nouvelle collection de petits livres pour découvrir et aimer les grands écrivains !
    Une nouvelle collection de PL sur la littérature pour comprendre et aimer les grands écrivains. Chaque livre comprendra une biographie, des citations emblématiques ainsi que des clés de lecture pour entrer dans l'oeuvre. Tout le monde a entendu parler du
    Traité sur la Tolérance de Voltaire ou l'a même relu très récemment à cause des événements tragiques qui ont bouleversé le monde ces deux dernières années. Il est temps de découvrir ou de rédouvrir ce grand philosophe et essayiste emblématique du siècle des Lumières.

  • "Pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle."
    Voltaire
    « Voltaire est cette icône qui ressurgit régulièrement d'un tombeau vide pour exalter les valeurs de la tolérance et dénoncer les ravages de l'obscurantisme, de la superstition, de la censure. C'est l'homme de l'ironie, usant comme nul autre dans ses pamphlets des procédés d'antiphrase, d'amplification et d'accumulation, pastichant les récits épiques, excellant dans la litote, raillant et ferraillant. »
    Édouard launet

  • Le Roi Pausole, souverain débonnaire, indécis et rêveur, mène une vie paisible à la tête de son harem de trois cent soixante-six femmes, jusqu'au jour où sa fille Aline s'enfuit avec une jolie danseuse déguisée en prince charmant.
    Accompagné de Giglio, page séducteur, et du Grand-Eunuque Taxis, qui incarne l'ordre moral et cite la Bible à tout propos, Pausole se lance sur les traces de la jeune femme... Ultime roman paru du vivant de Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole (1901) est aussi la plus fantaisiste, la plus malicieuse, la plus drôle de ses ?oeuvres. Raillant tour à tour la bureaucratie, l'autorité injuste et le puritanisme, Louÿs, qui fut l'un des écrivains les plus subversifs de son temps, y propose une vibrante exaltation du plaisir et de la sensualité.
    Utopie libertine, conte satirique et récit autobiographique tout à la fois, cet incroyable petit roman fut salué à sa sortie par Alfred Jarry et par Claude Debussy, qui en fit l'éloge : Ça vous a une façon hautaine de garder ses distances, qui me plaît infiniment. C'est surprenant de délicatesse .

  • Les promenades et divagations littéraires, philosophiques ou morales ici proposées aux lecteurs, oisifs par excellence, composent une pensée marquée au coin de l'esprit des Lumières et de la grande tradition sceptique. C'est avant tout aux Essais de Michel de Montaigne que l'on pense à la lecture de ce livre, en outre notoirement irrigué par les philosophes intempestifs que sont Voltaire ou Nietzsche, et par les écrits d'Albert Camus dont Joan Fuster fut le traducteur.

    Il aborde selon l'arbitraire insouciant de l'ordre alphabétique des sujets aussi variés que l'Amour, la Justice, la Lâcheté, la Lecture ou encore la Méditerranée, l'Uxoricide et le Sexe sans jamais prendre la pose, mais avec une ironie subtile et une revigorante fraîcheur.

    Dans une langue ciselée avec la précision d'un travail d'orfèvre, chaque article ramasse et développe à soi seul des considérations incisives qui confondent avec bonheur tous les obscurantismes.

  • « Ce livre aurait pu s'intituler le Dictionnaire des génies.Légendes, icônes, les personnages à qui nous rendons hommage ont, pour la plupart, marqué leur temps grâce à leur art, leur science ou leurs actes.Mais à y regarder de plus près, les choses ne sont pas si simples, car, un jour ou l'autre, ces personnalités hors du commun ont toutes dérapé, dit ou fait une connerie susceptible de réduire à néant l'oeuvre de toute une vie. C'est cet acte grandiose que nous souhaitons saluer, car grâce à eux, génie et connerie n'ont jamais été si proches, unissant par là même les créatures insignifiantes que nous sommes à ces êtres infiniment brillants... »Neil Armstrong, Bono, Confucius, Salvador Dalí, Albert Einstein, Sigmund Freud, Victor Hugo, Michael Jackson, Napoléon, Le Père Noël, William Shakespeare, Voltaire, Zidane... Une soixantaine de conneries décomplexantes !

  • "Le Monde comme il va" est un conte de Voltaire écrit en 1748, sur le mode des "Lettres Persanes", c'est-à-dire en utilisant le procédé de l'oeil neuf. Le génie Ituriel envoie le scythe Babouc à Persepolis (laquelle ressemble beaucoup à Paris), afin de décider s'il faut détruire la ville débauchée et corrompue ou non. Au final, un conte qui prend comme vraie cible les dogmatiques et leur habitude de juger sans appel ni nuance.



  • « Paris est la seule ville qui soit aussi un monde », disait Charles Quint.

    Paris a en effet toujours représenté une sorte d'Amérique. Des romanciers nombreux y résidèrent ; encore plus quittèrent leur province ou pays d'origine pour s'y installer, le temps d'une halte ou toute une vie.
    Ces écrivains ont noté leurs impressions ou traduit leurs sentiments dans des récits personnels ou dans des romans. Nous les avons suivis, eux, mais aussi leurs créatures que l'on observe cheminant dans les squares, les allées des Champs-Élysées ou du Palais-Royal, évoluant dans les hôtels bourgeois du faubourg Saint-Honoré et à Saint-Germain-des-Prés, trottant sur les Grands Boulevards.

    Cette visite du Paris des écrivains nous révèle des joyaux.

    Jean Le Nouvel est un Parisien amoureux de sa ville et baigné de littérature. Il a arpenté Paris durant quinze ans, revenant de ses balades ébloui de choses vues. Écrivain exquis, il les a associées, à l'aide de sa riche bibliothèque personnelle, à ce qu'en avaient dit ou conté les écrivains.


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