• Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

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  • « L'analyste ne s'autorise que de lui-même », cette formule fut reçue comme un verdict de Lacan sur la délicate question de la formation du psychanalyste. Scandale et incompréhension garantis. Pourtant, dans l'écart grammatical discret entre « analyste » et « lui-même », gît la source du transfert ainsi relié, par la vertu de l'« autorisation », à la détermination centrale de la personne fictive chez Hobbes. D'où l'idée d'aller enquêter sur la troisième personne, aussi bien au niveau de la constitution de l'État moderne, que dans l'« irréductible ambiguïté » (Lacan dixit) du transfert. Psychanalyste et pouvoir d'État développent des stratégies incompatibles, qui les rendent sourds l'un à l'autre. Pourquoi ?

  • La magnificence est un caractère obligatoire des élites et tout particulièrement des gouvernants dans l'Europe de la Renaissance et de l'âge baroque. La quête du prestige ne passe plus seulement pour les princes par la gloire militaire, et le mécénat atteste de leur supériorité intellectuelle. Loin d'être une activité gratuite, l'instrumentalisation des arts contribue à façonner un imaginaire de l'autorité entraînant l'adhésion des peuples. Recensant les pratiques et les lieux de la représentation, ce livre expose les stratégies figuratives de la monarchie française, soit l'instrumentalisation des arts durant la période de construction de l'absolutisme. Si la réalité effective de ce concept est aujourd'hui mise en doute, ou du moins discutée, sa réalité fantasmée est peut-être la plus grande réussite des rois de France, de François Ier à Louis XIV... On examinera ici les stratégies de la représentation à travers la création d'une imagerie sur tous les médias possibles (gravures, tableaux, programmes iconographiques, tapisseries, statuaire, médailles...), l'efficace propre et la réception de cette imagerie, c'est-à-dire son fonctionnement, les lieux de la représentation monarchique, les résidences royales , notamment leurs galeries, de Fontainebleau à Versailles en passant par le Louvre, les icônes royales ( tableaux et statues) et le « culte » à elles rendu, enfin la mise en scène et les rituels des apparitions royales. Le propos est bien la relation organique, non le simple accostage, entre art et pouvoir, la puissance des arts - et leur limite - aux temps où être c'était paraître.

  • Faut-il voir en Machiavel un apôtre du mal, un patriote républicain, l'inventeur d'une science du politique ou une sorte de proto-fasciste ? Locke est-il le prophète de l'accumulation capitaliste illimitée, le père du constitutionnalisme libéral ou un révolutionnaire motivé par ses convictions religieuses ? Montesquieu, l'avocat d'un retour à l'ordre féodal ou un critique radical de l'absolutisme ? L'histoire des idées politiques nous confronte du même coup à la complexité des textes et à la diversité des interprétations qui en sont offertes. Ce petit ouvrage veut en quelque sorte cartographier ce champ, en présentant succinctement les principales écoles de pensée en étude des idées politiques.

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