• Sous la forme d'un abécédaire, une équipe de soutien en soins palliatifs témoigne de sa pratique. Elaboré à partir d'une supervision assurée pendant plusieurs années par Jean-Pierre Lebrun, cet abécédaire rend compte du travail d'ajustement incessant de détails auquel se soumettent les membres de l'équipe Delta, pour couvrir - palliatif venant de palliare, qui veut dire recouvrir - d'un manteau d'humanité jusqu'à leur dernier souffle, ceux et celles que la vie est en en train de quitter. Dire cette clinique du détail, de la broutille, voire m ême de la bricole, fait émerger l'importance cruciale de ces choses apparemment anodines, mais aussi des frottements, parfois des frictions, m ême des heurts, dans la rencontre entre le patient en fin de vie et celui qui l'accompagne.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Par son regard clinique et sa proximité indiscutable  avec les personnes âgées en fin de vie, l'aide-soignant, pivot de l'équipe soignante, contribue à la prise en soin interdisciplinaire et continue. Il est grand temps de reconnaître son rôle.

    Peu d'écrits s'attardent sur l'importance du rôle des aides-soignants. C'est l'objectif de ce livre qui se concentre sur leurs  missions d'observation et de transmission des signes cliniques de la phase de vie terminale des personnes âgées en institutions gériatriques. L'instant est particulier, mais son intensité dramatique révèle avec d'autant plus de force l'importance de ce rôle relationnel jusqu'au bout de la vie.

  • Alors que leur mission est de soigner, quels rapports les soignants entretiennent-ils avec la mort ? Ce livre permet d'approcher et de rendre intelligible différents modes, souvent non-conscient, de gestion de la mort par les soignants. Grâce à des analyses contextualisées, on comprend pourquoi la mort est apaisée dans certains services et intolérable dans d'autres, pourquoi certaines morts sont plus difficiles que d'autres pour les soignants ou encore pourquoi certaines spécialités useront de la violence entre collègues, d'humour noir, quand d'autres privilégieront le collectif et le dialogue.

  • Handicap et mort, ce thème est encore, à double titre, tabou. Pourtant cette question est essentielle, fondamentale. Chaque soignant y est confronté, notamment dans les situations de handicap lourd, de maladie évolutive, dégénérative, dans le travail auprès des sujets en fin de vie, mais aussi partout dans le quotidien des pratiques.

    La question de la mort est envisagée à tous les âges de la vie, et dans des contextes divers. Depuis le deuil périnatal jusqu'à la fin de vie des sujets vieillissants. Depuis la « condamnation à mort » que représentent certains handicaps, certaines maladies génétiques, jusqu'aux handicaps provoqués par des actes suicidaires. Les auteurs parlent de l'approche individuelle, institutionnelle, familiale, groupale, sociétale de la mort. Ils rendent compte de la manière dont le sujet en situation de handicap et son entourage - familial, fraternel, institutionnel - sont convoqués par la question de la mort, réelle, imaginée ou fantasmée.

    Ce livre est issu du 12e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • Cette réédition totalement revue et enrichie contribue à une appropriation des évolutions législatives portées par la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie (droits de la personne, sédation profonde et continue, souffrance, directives anticipées opposables, etc.). Les conditions du mourir interrogent à la fois nos obligations sociales et les exigences du soin. Alors que s'instaurent une nouvelle culture de la fin de vie, de nouvelles solidarités, quelles seront les incidences sur les pratiques professionnelles au service de la personne malade et de ses proches ? Ces situations toujours singulières, irréductibles aux débats généraux portant sur « la mort dans la dignité » justifient une exigence de clarification, la restitution d'expériences et la transmission de savoirs vrais.

    Dans une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage associe les meilleures compétences pour proposer une synthèse rigoureuse et complète des réflexions et des expériences au coeur des débats les plus délicats de notre société. Il constitue une indispensable référence à destination des professionnels mais tout autant d'un large public, la concertation nationale sur la fin de vie ayant fait apparaître un important besoin d'informations dans ces domaines à la fois intimes et publics.

    Avec la participation de 110 auteurs, médecins, infirmiers, psychologues, psychanalystes, orthophonistes, psychomotriciens, sociologues, juristes, bénévoles, philosophes, anthropologues.

  • La détresse des hommes en fin de vie est un défi. Elle interpelle, convoque l'entourage et les soignants dans leurs limites à supporter la souffrance d'autrui. Elle devient l'enjeu de débats pour la société avec des réponses telles que l'euthanasie ou la sédation.

    Comment un malade peut-il supporter de vivre alors même que la maladie l'a suffisamment ravagé pour qu'il ne se reconnaisse plus ? Quels mécanismes psychiques sont alors à l'oeuvre ? Quel accompagnement peut permettre au malade d'éprouver progressivement un sentiment d'apaisement au sein même de cette crise profonde d'identité ?

    Les psychologues sont de plus en plus nombreux à faire partie des équipes de soins palliatifs. En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celle de psychologues qui ont accepté de témoigner de leur pratique, Axelle Van Lander analyse les échanges réguliers et intimes qu'ils entretiennent avec les malades aux portes de la mort. Elle décrit les temps et les modalités de ce travail, en pointant les limites et les risques, pour le patient et pour le professionnel amené à interroger son positionnement professionnel.

    Mise en vente le 22 octobre 2015.

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