• La privation de milieu familial normal, notamment celle d'une image maternelle satisfaisante, entraîne, on le sait, des conséquences qui peuvent être fort dommageables pour le développement d'un être humain et retentir, à travers son enfance et son adolescence jusque dans la vie adulte. Le Professeur Michel Lemay, qui joint à ses compétences psychiatriques et psychanalytiques une expérience en éducation spéciale, ouvre des perspectives constructives thérapeutiques. Sans tomber dans un excès de pessimisme, il attire l'attention sur les dangers de minimiser la gravité d'un problème, sans doute plus actuel que jamais et qui requiert instamment l'attention des spécialistes, des parents eux-mêmes et de l'opinion publique toute entière. Les uns et les autres trouveront dans ces pages des motifs pour être vigilants, des orientations pour agir et des raisons d'espérer.

  • Circatrices, c'est la poésie de ceux qui veulent mal l'entendre. À peu près et de loin. La déraison d'être, l'autre «autre», l'orgasme annihilateur du moindre souffle, le désir d'indifférence, le «je» régénérateur, le «moi» enclavé, le «vous» à fleur de peau cisaillée, tous immunisent, comme des leucocytes, contre la plaie de la distance, et contre la lésion laissée par l'espoir pendant la vie qui meurt en réaction acuponctuelle. Des récits d'amour et de mort ; une nécromanie, ainsipide, en quête d'une tendre fin. Le papier est tissu, au même titre que la peau. Le moindre mot l'ébrèche, le déchire, le stigmatise. Le papier coupe sous les ongles ; seul l'espace cicatrise.

    Je suis né avec le vertige.
    La chute vers l'inconnu.
    L'angoisse de vivre.
    L'asthme du trop-plein.
    Je suis né sans savoir comment faire ;
    c'est pourquoi « naître » est un verbe d'état.

    J'ai cessé de craindre la mort puisque
    je ne peux comprendre la naissance.

    La poésie ne doit pas exprimer les événements ; elle doit les créer et les circonscrire, sans limites. Entre «déjà» et «peut-être», entre «jamais» et «sans doute», entre «je» et «vous», il y a l'instant.

  • Kassim est presque aveugle. Pendant les vacances, il part avec ses soeurs dans un village de pêcheurs. Rapidement, il prend connaissance de la légende locale qui évoque une sirène démoniaque. Toutes les nuits sans lune afin de se venger d'un terrible méfait en volant les âmes de ceux qui ne lui font pas d'offrande.

  • Depuis que je suis né, je me bats contre la nuit.
    Je me protège de ses coups,
    j'essaie d'ignorer ses moqueries,
    je cherche un moyen de rester debout.
    Je m'efforce de briller pour ne jamais laisser l'obscurité gagner.

  • Natasha et son cousin Pierre passent les vacances de Noël chez leurs grands-parents en Floride. Bien vite, ils se font des amis. Pierre tombe amoureux de Maia tandis que Natasha s'éprend de Jeremy, si beau, si mystérieux. Mais les vacances prennent un drôle de tournant...

  • La nuit d'Halloween sera longue, très longue. Natasha et son cousin Pierre participent à un projet avec un groupe de Français qui font un séjour au Québec. À cette occasion, l'école organise un party monstre dont ils se souviendront longtemps. Natasha a un faible pour Didier, tandis que Pierre rêve d'Isabelle. Mais que se cache-t-il derrière l'étrange passion d'Isabelle pour l'Égypte ancienne?

  • L'espace caressé par ta voix est construit en forme de diptyque, chacun des deux volets s'adressant à une femme. Dans le premier, la destinataire, L., est une petite fille appelée à devenir une jeune femme dans un siècle lourd d'incertitudes et d'angoisses. Outre la célébration de l'enfance, l'enjeu est celui de la transmission d'une sagesse, d'une manière d'habiter le monde, tandis que le poète envisage sereinement la perspective lointaine de sa propre disparition. Le second volet du diptyque, qui s'adresse à C. et a pour titre «Intervalles», est une grande suite amoureuse qui se déploie sous le signe de l'espace, de ce qui s'ouvre dans le désir : intervalles entre les choses, les lieux, les corps; éclats de vie et de voix. Les «trous dans le paysage» sont autant de percées vers la lumière, une façon d'accéder à la chair du monde.

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