• Ni vu ni connu Nouv.

    Le nouveau roman de Jeffrey Archer, " conteur de la trempe d'Alexandre Dumas " selon le New York Times.William Warwick a été promu et intègre la brigade des stupéfiants. Ses membres ont pour objectif prioritaire d'appréhender Assem Rashidi, le fameux baron de la drogue du sud de Londres, connu sous le nom de La Vipère.
    Alors que l'enquête progresse, William va devoir faire face à des adversaires redoutables tout droit revenus de son passé. Son ennemi juré, Miles Faulkner, est toujours libre, mais une erreur de jugement de sa part pourrait bien le voir partir en prison. William et sa fiancée Beth s'occupent des préparatifs de leur mariage sans se douter qu'une mauvaise surprise les attend à l'autel.
    William devra ruser pour traduire en justice Miles Faulkner et Assem Rashidi en élaborant un stratagème qu'aucun des deux hommes ne pourra prévoir, un piège caché à la vue de tous...

  • Les promesses

    Marco Lodoli

    Les Promesses de quoi ? Les trois romans portent-ils des promesses ? Oui, quelques-unes. Sorella promet quil y a aura une connaissance après la douleur, et peut-être même une félicité. Italia promet quoi quil arrive un sens au cours fatal de lexistence, ça ne saute pas aux yeux, mais lange, lui, connaît lhistoire : le temps est un petit bout déternité. Et Vapore promet finalement le pardon, les contraires se rencontrent, les contraires se détruisent, quelque chose, cependant, sait absoudre tant de misère humaine. (Marco Lodoli).

    Trois courts romans, donc, où chacun sentend dans un autre par un jeu de reflets et didentiques questionnements. Les personnages sont ancrés dans le réel et la vie qui se délite, mais lauteur, sil jongle avec beaucoup déléments autobiographiques, fait basculer tout cela du côté du réalisme magique. Une religieuse, une servante, une vieille femme : trois narratrices dévident tour à tour dans Les Promesses un récit somnambulique et « vont porter le mystère de lexistence ». Le roi du monde qui tirait les ficelles des Prétendants a abandonné la partie et les trois textes sont émaillés de « Ils » : une entité incertaine, quelque chose qui est plus loin des hommes et qui veille sans sentiments au bon fonctionnement de la mécanique à étioler. Entre « eux » et les humains, il se pourrait aussi que les anges aient à travailler éthérés mais pas exactement en plein ciel. Ils vous attendent plutôt dans lescalier ou au pied de limmeuble. Ils sont autres que ce quon nous a conté, dailleurs sont-ils du bon côté... Ils sont.

  • À sa mort en 1996, François Mitterrand a laissé une génération orpheline. Sympathisants de SOS-Racisme, étudiants contestataires de 1986, lecteurs de Globe, tous l'avaient porté lors de sa réélection en 1988 avant de s'en détacher au crépuscule du second septennat.
    À l'instar de Julien Dray, Harlem Désir ou Isabelle Thomas, ces jeunes gens à qui l'avenir semblait promis se sont retrouvés pris en tenaille entre une gauche cadenassée par ses apparatchiks et une droite honnie. Il aura fallu l'élection d'un Nicolas Sarkozy fasciné par les années Mitterrand pour leur ouvrir les portes du pouvoir. Si beaucoup ont été approchés, seuls quelques-uns ont franchi le pas, reniant les idéaux de leur jeunesse.
    Parmi eux Fadela Amara et, surtout, Georges-Marc Benamou, figure emblématique de ces «enfants de Mitterrand». Porte-voix de sa génération lorsqu'il dirigeait le magazine Globe entre 1985 et 1994, ultime confident du président socialiste, conseiller de Nicolas Sarkozy, son itinéraire illustre le destin de la génération Mitterrand.
    Sachant flairer l'air du temps mieux que quiconque, ce personnage balzacien passe pour un intrigant sans foi ni loi. Si l'on retient surtout de lui les polémiques auxquelles son nom a été associé, l'enquête incisive de Maud Guillaumin montre qu'il est le fils de son époque, celle des coups médiatiques où le culot finit toujours par payer.
    En filigrane, l'histoire de Georges-Marc Benamou raconte aussi les années 80 et 90. Entre le portrait en clair-obscur et la fresque collective, Les Enfants de Mitterrand revient sur un moment déterminant pour la gauche et jette un éclairage inédit sur la situation politique actuelle.

  • Samedi 26 mai 1984, Rezé-lès-Nantes. Calire Berthelot, treize ans, se lève, enfile ses chaussons, retape le canapé-lit en velours marron, ramasse les emballages des Raider laissés çà et là, ramène à la cuisine un cendrier marocain à demi plein, en revient une lavette rose à la main, essuie un par un les carreaux de la table du salon, y dépose délicatement le Télé 7 jours avec Jacques Martin en couverture. À Palma de Majorque, Patrick Cheneau, vingt-sept ans, est nu dans le lit de 140 de sa chambre d'hôtel, le drap et la fine couverture de laine verte roulés à ses pieds. Dans ses moments de lucidité, il fait basculer son grand corps fébrile vers la droite et glisser son bras poilu à gourmette le long du lit à la recherche de la bouteille de Contrex.
    Patrick Cheneau n'emmènera jamais Claire danser au Louxor dans sa Fuego bleue ; Claire Berthelot n'invitera jamais Patrick à la boum du collège salle 125. Claire et Patrick ne se connaissent pas. Ça ne les empêchera pas de tomber amoureux de Nadine, de passer en seconde G, de devenir VRP, de se décolorer en blonde, de coucher avec ses clientes, de passer l'aspirateur, d'être bourré au gin-fizz, de se faire tripoter par John, de jouer au Trivial Pursuit, d'écouter Like a virgin dans un walkman flambant neuf.

  • "Répétons-le, Djian est un écrivain, un grand écrivain. La littérature n'en possède pas tant.
    Une page de Djian, ça ne ressemble à rien d'autre de connu dans le passé proche ou lointain, si ce n'est à une autre page de Djian. Elle possède un rythme, des couleurs, un éclat, une palpitation (double: manifeste et secrète), une sagesse et une folie qui n'appartiennent qu'à lui. Une manière de branchement direct sur les pulsations du coeur et sur les élans de l'âme : une phrase qui vit, c'est infiniment rare. Celle de Djian échappe, comme spontanément, à tous les modèles.
    Seule le style, cette façon d'inventer le monde en l'écrivant, peut dire le bonheur et la tragédie dans leur pureté et leur dénuement.
    L'écriture de Djian est vraie, elle est généreuse et elle porte sur le monde - l'auteur y compris - un regard de pitié rageuse.
    Plutôt qu'"écrivain romantique", écrivain vivant" lui conviendrait. Avec l'irréductible contradiction que les termes entretiennent l'un avec l'autre." Pierre Lapape "Le Monde" Couverture: Hans Reychman Maison des sens (BCDE Architcture) Annie Assouline

  • J'écris en 2010 et je m'appelle Antoine. Ma jeunesse s'est passée dans les années 80-90. En fait, c'est toute ma vie qui s'est jouée à ce moment-là.
    Ma mère venait de me mettre à la porte et j'avais trouvé refuge chez mon père. Il habitait près de la tour Eiffel une grande maison dont les étages supérieurs formaient un immense atelier. Le domaine de Pauline, la fée Lumière.
    Elle était photographe. Elle était la femme de mon père. Je croyais la détester, mais je l'observais sans cesse dans sa cage phosphorescente. Nous vivions au temps de la futilité. Une image chassait l'autre. On effleurait les jours. Jusqu'aux sports à la mode qui étaient de glisse. Ces années 80-90, je les ai aimées, Pauline, parce que je t'aimais.

  • « Pour le trentième anniversaire de la 6e chaîne de télévision française, Léo Scheer nous raconte l'aventure échevelée de sa création, et les raisons pour lesquelles le secret entourant cette naissance a été aussi bien gardé. Du 1er mars 1986 au 1er mars 1987, Léo Scheer conçoit et dirige TV6, qui sera bientôt rebaptisée M6. Au même moment, Jacques Chirac devient Premier ministre, inaugurant la première cohabitation avec François Mitterrand. La « plus jeune des télés » incarne le tournant que représente cette année 1986, où l'on assiste à l'extension du domaine de la lutte des tontons flingueurs, Berlusconi, Murdoch, Maxwell et cie, confrontés à l'irruption des enfants de la télé sur leur territoire. La moyenne d'âge à TV6 est de 25 ans. Des figures, en décalage avec l'antique ORTF, tel Jean-Luc Delarue, y font leurs débuts. S'adressant à la jeunesse, elle modifie en profondeur le rapport d'une génération aux médias, et permet, grâce à la production de clips, l'émergence de chanteurs qui sont toujours « culte » aujourd'hui. Tout le monde a voulu effacer TV6 de l'histoire de la télévision, ce livre est là pour lui redonner sa place. » Extrait de: Léo Scheer. « TV6, La plus jeune des télés. » iBooks.

  • Disparu en mars 2009, Alain Bashung est une figure à la fois mythique et secrète de la chanson et du rock français. Dans ce livre, à travers une série d'entretiens menés pendant plus de deux ans avec Patrick Amine, il explore sa vie musicale mais aussi personnelle. L'interprète de Madame rêve et de Osez Joséphine s'est confié, en analysant sa démarche de musicien-compositeur dans la nébuleuse de la chanson rock française, en évoquant ses rencontres avec le monde de la musique et ses collaborateurs, Boris Bergman ou Jean Fauque... et jusqu'à ses derniers complices.
    Un livre unique, où Alain Bashung donne les clés de son univers et évoque son enfance et sa famille.

    On y apprend comment Gaby, Vertige de l'amour, La nuit je mens ou Bleu pétrole, son dernier disque en 2008, ont été composés. On découvre, en 1982, et comment, à chaque disque depuis Novice, cet artiste étonnant a su repousser les frontières du genre, en se renouvelant par son audace.

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