• Lazare

    Richard Zimler

    " L'aspect le plus remarquable de cet admirable roman est la façon dont Richard Zimler réussit à faire de l'histoire la plus connue de toute notre culture un livre qu'on ne parvient pas à lâcher ! " The GuardianSi tout le monde connaît l'histoire de Lazare et de sa résurrection, le Nouveau Testament reste néanmoins assez discret sur la vie de ce personnage fascinant. Richard Zimler en fait le narrateur de ce roman passionnant et mystérieux, fondé sur de solides recherches historiques et bibliques.
    Réveillé d'entre les morts, Lazare n'a aucun souvenir de son séjour outre-tombe. Devenu bien malgré lui un objet de curiosité pour ses contemporains, il se demande pourquoi il a été choisi et évoque sa relation avec Jésus, depuis leur première rencontre, lors de leur enfance à Nazareth. Puis, après le récit de sa vie à Béthanie, il témoigne de ses derniers jours aux côtés de Jésus, de la Passion, et enfin de la façon dont l'enseignement du Christ, parfois dévoyé, s'est propagé après sa crucifixion.
    Dans ce portrait tout en nuances de Lazare et de son temps, Richard Zimler replace Jésus, qui répond alors au nom de Yeshua ben Yosef, dans le contexte culturel et religieux de l'époque, celui du judaïsme et de ses traditions. Il porte ainsi un nouveau regard sur une histoire familière dont il nous livre une version pleine de compassion et d'une rare humanité.

  • "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

    1 autre édition :

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses... À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire. Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • Née dans les bas-fonds de Byzance, Théodora devint la plus grande impératrice de son temps. Sensuelle et déterminée, rien ne résista à son incroyable ascension.

    Courtisane assumant sa sexualité vénale, Théodora s'affranchit des règles que lui fixe une société intraitable. Sa vie change lorsqu'elle rencontre Justinien, qui fait d'elle son épouse et l'impératrice de l'Empire romain d'Orient. Désormais parée de pourpre et de perles, elle est le véritable « Premier ministre » de l'empereur. Elle fait et défait les carrières des hauts fonctionnaires, crée des réseaux d'espionnage et bouleverse les rituels de cour : on la salue, avec la même déférence que l'empereur, elle, femme et ancienne prostituée.

    1 autre édition :

  • Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, dicte les choix économiques et culturels, en somme elle fabrique le désir. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde-robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques, sociaux ou culturels. Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.

  • De belles mortes ressuscitent par amour : des portraits, des tapisseries, des momies s'animent soudain pour venir perturber - ou égayer - l'existence d'innocents jeunes gens ; les époques, les morts et les vivants communiquent mystérieusement... Rêve ou réalité ?

  • 475 après J.C., la paix de l'empire romain vacille. Alors qu'un traité de paix pourrait apaiser les tensions, une tentative d'assassinat les ravive. Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris du ve fidèlement restitué.Octobre 475 après J.-C. L'empire romain d'Occident est sur le point de disparaître. Le sud de la Gaule est aux mains des Wisigoths, l'est des Burgondes. Au nord, Geneviève, qui dirige Paris et cherche à préserver la paix, tente une ultime médiation entre deux chefs de guerre qui s'apprêtent à s'affronter : Syagrius, le romain, et Childéric, le roi franc. Lupicin, l'abbé de Condat, arrive d'Arles pour la seconder, avec son aide Vercel, un jeune orfèvre, et Nantilde, une belle franque qui est la nièce de Geneviève.
    Mais, à trois jours de la signature du traité, Childéric est victime d'une tentative d'empoisonnement. La réussite de la médiation est compromise, les tensions s'avivent, la guerre menace, l'empire est en péril.
    Dans cette agitation, Lupicin et Vercel tentent de trouver le coupable de la tentative d'assassinat mais le mystère s'avère plus obscur que prévu. En cette période de déliquescence politique, personne ne joue franc jeu, les haines sont légion et les ennemis pullulent.
    Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris de la fin du ve siècle fidèlement restitué, au coeur des problématiques géopolitiques et spirituelles du temps. Le deuxième tome de la saga
    L'avènement des barbares, après
    L'or, la paille, le feu (2020).

  • Une monnaie, une page de rhétorique, un graffiti, une humble dédicace, rien n'est insignifiant pour l'historien. Puisant de façon très subjective dans les matériaux épars laissés par les Grecs et leurs émules de la Sicile au Soudan, de l'Attique à l'Asie

  • Le grand historien Guglielmo Ferrero livre la somme de toute une vie de réfl exions et de recherches sur l'un des plus illustres sujets qui soit : l'Antiquité romaine, considérée de ses débuts jusqu'à la fin de l'empire d'Occident.
    Sur des questions majeures, comme les conséquences à long terme de la conquête de la Gaule, les facteurs
    de fragilité du pouvoir impérial, ou encore les causes profondes, autres que la seule force militaire, de la longue durée atteinte par l'Empire romain, les analyses de Ferrero gardent toute leur portée. Parce qu'il raconte, avec une sobre efficacité, la formation, l'épanouissement et le déclin de l'empire-monde qui fut celui de la Rome antique, ce livre donne l'accès à une histoire globale, bonne à penser en ce début du XXIe siècle où se déploie une autre mondialisation. Et c'est en cela que Guglielmo Ferrero reste notre contemporain. Un classique enfin réédité.


  • 475 après J.-C., Arles, dernier bastion de romanité, est le cadre d'un complot politique sans précédent : les barbares sont à la porte. Le destin de la ville est entre les mains d'un vieil abbé et d'un jeune orfèvre...

    En 475 après J.-C., toute la Gaule, ou presque, est aux mains des barbares : Francs, Burgondes, et surtout Wisigoths. Arles, ville de premier plan en Gaule depuis deux siècles, est le dernier bastion de la romanité dans le pays. Derrière ses remparts, un commerçant de vin a disparu. Myriam, la fille de ce dernier manque d'être enlevée sous les yeux d'un jeune orfèvre, Vercel. Vercel invoque alors l'aide de Lupicin, un vieil abbé de passage à Arles aussi sage et malin que Lupicin est audacieux et naïf. L'étrange tandem mène l'enquête et se retrouve au coeur d'un complot politique d'une ampleur sans égal, les Wisigoths menacent de reprendre la ville...
    Appuyé sur une recherche documentaire solide, l'auteur offre un aperçu haut en couleurs de la vie quotidienne et des enjeux politiques de cette époque méconnue, quand l'empire romain d'Occident brille de ses derniers feux. Une intrigue menée tambour battant dans laquelle se mêlent amour, humour, trahisons et combats épiques.
    Le premier tome d'une saga historique et policière.

  • Formé à la philosophie contemporaine la plus exigeante, l'un des maîtres rabbiniques d'aujourd'hui enseignant en Israël offre ici sa lecture innovante parce que résolument traditionnelle de ce qui fait la permanence révolutionnaire de la Torah.
    Comment la Révélation d'essence divine peut-elle s'inscrire dans la conscience humaine ? Comment un univers religieux, le judaïsme, a-t-il pu, au fil des siècles, entrer en relation avec ce que le monde des idées a produit de plus moderne ?
    De la Révélation sinaïque à nos jours, en passant par les pré-socratiques, Platon, Aristote, Épicure, Thomas d'Aquin, les penseurs de la Renaissance et bien d'autres, Raphaël Sadin analyse et commente le dialogue ininterrompu entre la Torah et la pensée occidentale. Ce livre est aussi une réflexion magistrale sur la modernité : sont ainsi passés en revue les écrits de Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Guershom Scholem, Martin Buber ou encore Levinas, que l'auteur confronte avec les études hébraïques les plus rigoureuses.
    Somme éblouissante, cet ouvrage est la démonstration flamboyante qu'il n'y a pas d'Europe lumineuse sans judaïsme.

  • Découvrez lun florilège d'expressions cocasses tout droit venues de l'antiquité !
    Qu'elles soient directement héritées de la langue latine, comme Alea jacta est, Carpe diem, ou qu'elles empruntent à la culture antique ses référénces et ses héros, comme être riche comme Crésus, vivre un amour platonique, les expressions latines et grecques peuplent encore nos conversations et contribuent à la richesse de la langue française.
    Entreprenez un passionnant voyage dans le temps avec Marie-Dominique Porée, qui vous livrera l'origine et l'histoire de ces expressions pittoresques, ad libitum ! (avec plaisir !)

  • Livre numérique au format ePub 3.0, optimisé pour une lecture sur tablette !

    En une centaine de cartes, plans et infographies, une véritable biographie cartographique de Rome, ville « éternelle » mais loin d'être immobile.
    - Une approche géohistorique originale pour comprendre la façon dont Rome a construit son « éternité » depuis 2 700 ans.
    - De la fondation légendaire de la ville par Romulus jusqu'au XXIe siècle, en passant par l'empire, le baroque et la Rome fasciste de Mussolini, l'extraordinaire stratification du tissu urbain et architectural de Rome.
    - Entre conservation du passé et élan futur, une ville à l'épreuve de la modernité.

    Cet atlas propose des éclairages stimulants et inédits sur l'histoire de la ville et se veut le compagnon de tous les amoureux de Rome.

    Retrouvez également sur l'App Store l'application de vente au chapitre des éditions Autrement : La Cartothèque des Atlas !

    © Éditions Autrement, 2013

  • Le propre du mobilier vintage est d'avoir marqué son époque, d'avoir laissé, de par son design ou son utilisation spécifique, une empreinte dans les esprits de plusieurs générations. De bonne qualité, fabriqué entre les années 1930 et les années 1

  • L'histoire de Rome est inséparable de l'histoire de ses guerres. De 509 à 338 avant J.-C., la cité fut en permanence menacée de disparaître : elle combattit parfois plusieurs ennemis à la fois, souvent des voisins, qui ne supportaient pas l'âpreté au gain de ses soldats et l'arrogance de ses dirigeants. Ce fut un dur « struggle for life » qui forgea les bases de sa future puissance. Car ne reconnaissant jamais aucune défaite, sans plan préétabli, elle s'empara, de 338 avant J.-C. à 106 après J.-C., pays après pays, de tout le bassin méditerranéen, et elle fi nit par contrôler un domaine immense, de l'Écosse au Sahara, de l'Atlantique à la Mésopotamie. Et puis, en 406/410 après J.-C., elle le perdit. Ce livre présente l'anatomie des guerres de Rome gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, à de grands capitaines, et à des règles sociales originales et fortes. Mais il présente aussi les guerres peu à peu perdues, les débâcles et les redditions. Il montre, à cet effet, comment la supériorité des techniques de combat, de l'armement, de l'organisation et d'un art du commandement sans faille s'est peu à peu usée, délitée, éteinte au sein d'un empire devenu trop vaste, confronté à de nouveaux ennemis, venus de très loin, plus féroces que jamais et inassimilables. Fidèle à sa méthode, Yann Le Bohec ramène le lecteur aux sources : par les textes des grands auteurs de l'Antiquité, mais aussi par l'épigraphie, et grâce aux dernières découvertes de l'archéologie, il exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées. L'Histoire des guerres romaines, qui évoque la mort de tant de soldats et de grands chefs militaires qui les menèrent au combat, devient ainsi, par cette approche inédite, un texte vivant et passionnant. C'est l'histoire d'une milice de paysans qui a fi ni par dominer le monde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Après de longs mois de siège, la cité de Syracuse vient de tomber aux mains des armées romaines commandées par le consul Marcellus. Alors qu'il a donné l'ordre absolu d'épargner Archimède, physicien, mathématicien et inventeur de génie, Marcellus apprend qu'un légionnaire a assassiné le grand homme. Fou de rage, il suspecte immédiatement un complot organisé par un personnage haut placé. Il charge son fils Publius de mener l'enquête et autorise Myrrha, l'élève préférée d'Archimède, à le seconder. En échange, elle devra expliquer à Publius la science et les découvertes du savant assassiné.
    Ce que Publius et Myrrha ne savent pas, c'est qu'Archimède les observe avec attention, impatient de les voir résoudre l'énigme de sa mort...

  • Cette étude interroge l'image actuelle d'Aristote qui fait de lui un philosophe phénoménologiquement correct à partir des inconsistances et des hiatus qu'Aristote, trop honnête, ne cherche jamais à cacher. Dire le monde ? Mais on s'aperçoit qu'il y a un saut entre la logique de la sensation et celle du langage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout ce qui brille n'est pas d'or, mais pourrait bien le devenir...

    Et si nos déchets quotidiens étaient en fait une source inépuisable de matériaux en tout genre, attendant patiemment qu'on leur offre une seconde vie ?

    C'est le postulat de l'association Déchets d'arts, qui travaille depuis bientôt dix ans autour de la métamorphose du déchet. Elle vous livre dans cet ouvrage tous ses secrets de fabrication, à travers trente créations, ludiques et poétiques.

    Un bouquet de fleurs graphiques jaillit de quelques bouteilles plastique, l'alliance d'un cintre et d'une cannette engendre une lumineuse lampe de chevet, un sac à main pour trekkeuses chics émerge d'une pile de sacs plastique oubliés dans la cuisine, quelques chutes de tissus judicieusement ornés de diverses récup' donnent naissance à un sautoir bling-bling et décalé...

    Ces créations habilement up-cyclées sont réalisées à l'aide de techniques simples, que vous pourrez expérimenter à loisir. A vous ensuite de défricher de nouveaux territoires, en explorant les trésors que vous offrent vos tris de poubelles, fonds de tiroirs et excursions de placards !

    En fin d'ouvrage, un inventaire imparfait vous présente différentes créations d'artistes, toutes réalisées à partir de déchets, pour prendre le large et ouvrir votre horizon.

    Créée en 2006 en Seine-Saint-Denis (93), l'association "Déchets d'arts" est née de la conviction que le déchet peut être le support d'une initiative d'économie sociale et solidaire originale, alliant art et développement durable.

    Elle sensibilise au tri, au recyclage, au réemploi et à la prévention des déchets à travers des ateliers, des oeuvres participatives et des installations événementielles. Face aux enjeux environnementaux actuels, elle propose une manière originale d'interpeller et d'induire des comportements écocitoyens : "émerveiller pour éveiller".

  • Delphine et Simon, mariés depuis plus de 20 ans, partent en voyage en France pour faire le point sur leur couple, après le départ de la maison de leur seul enfant. Butinant d'un site touristique à l'autre, ils font la rencontre de Philippe, un guide touristique fort compétent que Delphine trouve immédiatement séduisant. Les Québécois en viennent à faire la connaissance de sa femme Sonia, une bombe d'énergie et de bonne humeur. Or, la franche amitié qui les réunira tous les quatre ne pourra pas empêcher l'éclosion d'une incontrôlable passion amoureuse entre Philippe et Delphine. Cette dernière est à la fois grisée et effrayée par ce qui lui arrive. Après avoir longtemps revêtu une apparence de bienséance rigide qui ne correspond plus aujourd'hui à ce qu'elle est, l'insouciance perdue de sa jeunesse la rattrapera-t-elle et lui fera-t-elle redécouvrir la passion d'un premier amour d'adolescent?

    Ce cinquième roman de Chantale Côté chez JCL explore les problèmes de couple, les mensonges, les remords, l'abandon et surtout le véritable pardon, celui que l'on s'accorde soi-même.

  • Tibère

    Emmanuel Lyasse

    Tyran sanguinaire, monstre pervers et parangon du mauvais prince, telle est limage que la postérité a dressée de lempereur Tibère (42 av. J.-C.-14). Mais, au-delà de cette légende noire, son règne lun des plus longs marqua une étape essentielle de lhistoire romaine : il est celui qui pérennisa le principat, rompant définitivement avec la République. Et voilà bien le paradoxe du personnage. Condamné par les historiens antiques, tels Tacite et Suétone, méprisé ou haï par ses contemporains, trompé et manipulé par ses proches, lhéritier du grand Auguste aurait pourtant pu être considéré comme un acteur décisif du monde romain. Car, sil ne fut pas un conquérant, il stabilisa les frontières et sa politique permit de consolider le rôle du sénat et surtout détablir le régime monarchique dans la durée. Dès lors, comment et pourquoi fut-il si maltraité ou ignoré par lhistoire? Menant une large enquête qui explore une société en pleine mutation où les institutions ne cessent dévoluer, Emmanuel Lyasse cherche à mieux comprendre, sans juger ou réhabiliter, ce personnage controversé, tragiquement incompris, foncièrement surprenant et insaisissable.

  • Mercure descend des cieux à Athènes faire relier le livre des destinées en mauvais état ; deux canailles s'emparent du livre et l'échangent contre un autre. Des philosophes, toujours à Athènes, cherchent dans la poussière du théâtre les fragments de la pierre philosophale que Mercure, par jeu, à réduite en poudre. Cupidon, de sa flèche, lance une femme hésitante dans les bras de son amant ; un cheval réclame au palefrenier le droit à la saillie à la saison des amours. Deux chiens doués de parole dissertent sur l'utilité d'un tel don.


    On n'a pas fini de gloser sur le méschant petit livre de Bonaventure des Périers mis au feu dès sa parution en 1537. Son auteur, amant de Marguerite de Navarre, disparut presque aussitôt dans des circonstances que l'on a jamais pu élucider, il fallut attendre près de trois cents ans après sa publication pour que l'on commence à en pressentir l'importance. Car ces quatre dialogues facétieux, composés dans l'anonymat à Lyon, jouant sur l'allégorie et anagramme dans un langage savoureux, professent un authentique athéisme, qui dérouta Lucien Febvre lui-même dans ses études sur l'incroyance au XVIe siècle. C'est que reconnaître sous la masque de Mercure, dieu des voleurs et de la parole torve, le Christ en personne, la Bible sous le livre des destinées, et concevoir que la Loi divine peut bien valoir celle des hommes et que toutes deux s'équivalent dans l'art de la tromperie, risquent en effet de mettre à mal bon nombre de convenances encore vivaces de nos jours.

    Et le Cymbalum va encore au-delà. À travers la manipulation du subterfuge langagier, la dissimulation et l'ironie, Bonaventure des Périers, inspiré par toutes les traditions sceptiques depuis l'Antiquité, élabore avec finesse une apologie du silence, seul argument, narquois sans doute, à opposer à tous les diseurs de vérité qui emplissent le monde de leur tintamarre, comme celui d'une vulgaire cymbale.
    La vertigineuse richesse du Cymbalum mundi, qui n'a pas encore livré tous ses secrets, a déclenché depuis le XVIe siècle une immense littérature érudite, parfois myope devant le sens caché du livre, comme il arriva à Voltaire, et, jusqu'à présent, il n'existait pas d'édition courante du texte, ici adapté en français moderne.

    Charles Nodier fut sans doute celui qui, avec son Bonaventure des Périers de 1841, permit au Cymbalum d'élargir un peu son audience, tout en donnant quelques clés nouvelles pour son interprétation et rappela que la lecture du méschant petit livre est aussi un jeu que son auteur proposa au lecteur voici quatre cents ans, jeu qui dure encore.

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