Flammarion

  • Bel-Ami

    Guy de Maupassant

    Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française...
    Ainsi commence l'ascension sociale fulgurante du jeune homme qui assouvira ses ambitions à travers l'argent, le faste et les femmes.
    Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanité mondaine : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami (1885) le roman le plus balzacien de Maupassant.

    Dossier :
    1. L'enfer de la vie de bureau ou les «courbatures de l'esprit»
    2. Lettres d'Afrique
    3. Éloge de l'adultère
    4. Les dangers du vraisemblable
    5. La bourse, la presse, le pouvoir.

  • " Un brave homme - pension bourgeoise, 600 francs de rente - s'étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 livres de rente, mourant comme un chien " : telle est l'indication que l'on peut lire dans l'album de Balzac qui contient le germe du Père Goriot.
    Mais ce roman est bien autre chose que le récit d'une agonie. C'est l'" éducation sentimentale " de Rastignac, jeune provincial monté à Paris, son apprentissage de la vie, de la société et des hommes. C'est aussi le portrait d'une ville livrée au plaisir, où les " honnêtes gens " se déchirent entre eux. C'est enfin Vautrin qui, sous des dehors bon enfant, cache un visage démoniaque. À l'image de la pension Vauquer, Le Père Goriot est un carrefour où se croisent les destins.
    Roman multiple, clef de voûte de la Comédie humaine, ce traité des passions n'ignore rien de ce qui est humain. Voilà pourquoi il n'a pas de morale.

  • La Cousine Bette est le rcit d'une vengeance implacable, celle d'une vieille fille, Lisbeth Fischer, qui travaille la destruction systmatique d'une famille - sa famille. Le poison de jalousie et de haine qu'elle distille rpand autour d'elle son venin mortifre ; la toile arachnenne qu'elle tisse empige ceux qui ont ouvert la bote de Pandore de ses passions contraries. Nul ne sortira indemne de ce thriller raliste, pas mme le lecteur de Balzac, plong dans un monde gangren par la bassesse humaine et le pouvoir de l'argent. La Cousine Bette prendra place ct de mes grandes oeuvres , prophtisait Balzac en 1846. La postrit lui donne raison : premier volet du diptyque des Parents pauvres, ce rcit noir de jais est l'une des cimes de la cration romanesque du xixe sicle.

  • Pour vaincre le mal, faites-vous plus méchant que lui. L'homme est un loup pour la femme. Derrière le sentiment cherchez l'intérêt, derrière les mots le calcul. À moins qu'aux ambitions parentales et aux sombres raisons d'argent l'ingénuité, les tendres rêveries du coeur, l'aspiration à un monde plus doux et plus confiant ne fassent entendre raison...
    Telle est la trajectoire parcourue par le théâtre des Lumières et dont Marivaux touche ici les deux extrêmes : la comique noirceur d'une société où, une fois les masques tombés, la morale est mise en de cruels embarras ; le mirage exquis de la vertu, du rire et du sentiment réconciliés.

  • La vertueuse lady Windermere s'apprête à donner un bal pour son anniversaire. Elle est tout à ses préparatifs lorsqu'elle découvre que son époux entretient une femme à la réputation sulfureuse. Sa jalousie explose. Le mari dément. Mais, comble du déshonneur, il lui demande d'inviter cette mystérieuse inconnue le soir même...
    Premier grand succès théâtral d'Oscar Wilde, L'Éventail de lady Windermere tourne en dérision les travers d'une société gouvernée par l'hypocrisie et l'argent. Ironie, cruauté et amour se mêlent dans cette comédie parfaitement maîtrisée et d'une drôlerie exquise, où l'auteur, distillant paradoxes et mots d'esprit, questionne aussi le pouvoir et l'inanité du langage.

    Virginie Berthemet © Flammarion © Flammarion, Paris, 2012 VO : Lady Windermere's Fan

  • Les marchands d'art hier et aujourd'hui Visionnaires, hommes d'affaires, les marchands d'art ont toujours allié l'art et l'argent. En 2011, le scandale qui a ruiné la plus grande galerie new-yorkaise Knoedler a pourtant révélé que le métier avait dévié en pure spéculation. À l'origine, il réunissait une passion pour le beau et un goût pour la modernité. Que s'est-il passé ?
    Ce livre raconte la vie de sept personnages, sept aventuriers qui ont inventé le métier, puis l'ont transformé. Vers 1860, Théodore Duret révèle le Japon aux impressionnistes, et les fait vivre, eux les « refusés ». Peu après, Paul Durand-Ruel leur ouvre le marché américain. À sa suite, Ambroise Vollard développe le génie de la vente, D. H. Kahnweiler perçoit le monde moderne avec Picasso et les cubistes, tandis que Peggy Guggenheim associe instinct et fortune pour réunir Duchamp, Ernst ou Pollock et constituer son propre musée. Peu à peu, le marchand d'art devient aussi publicitaire, quand Charles Saatchi investit dans Warhol, Kiefer et Hirst, épuisant le génie de la provocation, tandis que Larry Gagosian bâtit un empire en starifiant un Basquiat ou un Koons.
    Un essai brillant et informé sur un monde fascinant et mystérieux.

  • Matières premières avariées, marchandises trafiquées, contrôles d'hygiène contournés, Christophe Brusset dénonce les multiples dérives dont il est, depuis vingt ans, le complice ou le témoin dans les coulisses de l'industrie agroalimentaire.Ingénieur de haut niveau devenu dirigeant au sein de groupes internationaux, à 44 ans, il a décidé de « faire aujourd'hui son devoir » et de briser la loi du silence.Piment indien rempli de crottes de souris, thé vert de Chine bourré de pesticides, faux safran marocain, viande de cheval transformée en boeuf, confiture de fraises sans fraises, origan coupé aux feuilles d'olivier, etc.Les arnaques qu'il révèle sont nombreuses mais ses conseils rassemblés dans son « guide de survie en magasin » devraient vous permettre d'en déjouer la plupart.Christophe Brusset raconte la course de vitesse planétaire entre fraudeurs pour fournir aux industriels des matières premières toujours moins chères. Son récit effarant est une plongée saisissante et pleine d'humour dans un monde souvent sans foi ni loi.« Soyons directs, ce qui intéresse les industriels, c'est votre argent. Pas votre bonheur ni votre santé ! »

  • L'Intoxe est une pièce sur l'agressivité : celle des autres, qui entraîne la nôtre... qui augmente celle des autres... qui exacerbe la nôtre... qui...
    L'escalade de la hargne et de la grogne, la pression de l'extérieur finissent par atteindre les plus pacifiques d'entre nous. C'est le cas de Marie-Pierre, l'héroïne de cette comédie. Après avoir lutté en silence contre les agressions de toutes sortes, dans la rue, chez elle, durant ses heures de travail professionnel, elle finit, elle aussi, par exploser.
    Le Tout pour le tout a pour personnage principal une femme qui revendique avec joie sa maturité. Enchantée d'avancer dans la vie, heureuse d'être, Roxane, occupée par son métier et sa famille, réanime un coeur trop calme. À travers quelques jeux et variations, Françoise Dorin met à nu ses personnages : David, gâté par le pouvoir et l'argent, rongé par sa méfiance envers les autres, Mathieu, scénariste connu, qui cherche une histoire pour son prochain film. Il faut la tendresse et la générosité de l'auteur pour rendre leur vérité à ces êtres.

  • «Oui, madame l'Inspectrice des Impôts, je me bats pour garder à mon quartier son caractère de village. Quant à mon village, je lutte farouchement contre le maire qui orne tous les ronds-points de bouts de ferraille tordue appelés sculptures d'avant-garde.» Impôts en tout genre, assurances diverses, vignette, redevance audiovisuelle... Trop, c'est trop ! Et ce trop augmente chaque année ! Sans compter les longues heures passées sur des montagnes de paperasse. Et à quoi sert-il, tout cet argent ? Dans quelles poches disparaît-il ?
    L'idée vient donc à l'auteur d'écrire au percepteur des impôts, au maire de Paris, au Premier ministre, au président de la République ! Mais, évidemment, personne ne lui a jamais répondu...

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