Sciences humaines & sociales

  • Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent.
    La monnaie ? Inventée, croyait-on, pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité.
    Le crédit ? Instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser États et particuliers sous le poids de la dette.
    Le coupable tout trouvé, c'est " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ?
    Face à un krach boursier ou une pandémie, l'État est capable de s'endetter massivement. Ce qui repose la question de fond : qui, en définitive, doit quoi à qui ?
    Enjambant les débats ésotériques, cette Petite métaphysique du fric interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.

  • Point de haine de l'économie là où on nous fait aimer l'argent, à tout prix. Point de haine de l'économie, mais une économie de la haine. Le programme: faire l'économie de la haine. Haïr sans qu'il n'y paraisse. Ainsi s'investit-on dans l'asservissement à l'argent. Sous les données, sous les calculs et sous la spéculation: des crimes, du sang, du vol et des morts, mais assourdis par ce savoir économique et ses prérogatives légales. Car l'argent fait écran: faut-il qu'on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d'une action monte en Bourse? Cette culture de l'argent nous autorise précisément à faire l'économie de ces questions, sur le mode de l'autocensure. Alain Deneault en tire un à un les fils, pour libérer notre conscience de ce filtre marchand qui codifie le social.

  • « Ce dernier travail conjuguait histoire, éco¬nomie et politique : l'opportunité du troisième centenaire de la mort de Richelieu et le thème général, cher à Hauser, de la naissance du capitalisme s'y trouvèrent associés pour donner lieu à ce qui est son ouvrage le moins commenté, bien que toujours cité, car jamais remplacé. [...] Depuis lors, les historiens modernistes n'ont jamais cessé de se tenir sur les larges épaules de ce géant et, parmi eux, ceux de Richelieu de le considérer comme une référence. » Françoise Hildesheimer Grand classique et oeuvre majeure de l'historien français Henri Hauser, cet ouvrage dresse le portrait, au prisme de l'argent, de l'énigmatique Richelieu. Dès son arrivée aux affaires, le cardinal conçoit une politique navale, ouvre des comptoirs français, débusque de nouvelles ressources et dégage des horizons commerciaux. À partir de 1635, les dépenses d'État augmentent considérablement, avec des conséquences fiscales, politiques, institutionnelles et sociales. Enjeu essentiel du pouvoir, les finances et la stratégie nationale de Richelieu serviront les intérêts de Louis XIII. Précurseur des historiens Marc Bloch ou Fernand Braudel, Henri Hauser livre ici un véritable modèle d'histoire économique aux origines du capitalisme.  »

  • Livre numérique au format ePub 3.0, optimisé pour une lecture sur tablette !

    Plus de 120 cartes et infographies pour dresser l'état des inégalités en France.
    O Densité démographique, mortalité, fécondité : un portrait de la population française.
    O Les territoires de l'inégalité : chômage, éducation, revenus.
    O Les facteurs déterminants de l'exclusion.
    O La géographie du vote : l'expression politique d'un désarroi.
    Les cartes inédites soulignent crûment les différences de patrimoine, d'éducation, de réseau de relations, de sexe, de mentalité, qui fabriquent l'inégalité des chances et des revenus. Un ouvrage essentiel pour comprendre la France contemporaine et envisager les moyens de son redressement.

    Retrouvez également sur l'App Store l'application de vente au chapitre des éditions Autrement : La Cartothèque des Atlas !

    © Éditions Autrement, 2014

  • C'est un extrait d'un ouvrage posthume du philosophe, Manuscrits de 1844 , publié seulement en 1932. C'est une dénonciation sans précédent du rôle que peut tenir l'argent dans nos sociétés, jusqu'à devenir comme l'écrit Marx, " le vrai et unique besoin ", à se substituer au propre de la condition humaine. " L'argent peut manger, boire, aller au bal. " Mais, note Marx, c'est un jeu pervers car alors, faute d'être sollicités, nos sens et l'être de nos sens s'éteignent. Seul demeure l'avoir. Nous sommes rendus " sots et bornés ".

  • Les Rothschild sont le symbole de la puissance et de la gloire. Aujourd'hui comme hier, ils fascinent par leur fortune, leurs fabuleuses collections d'art, leurs demeures fastueuses et leurs mariages people. Au commencement, il y a Mayer Amschel, le « premier des Rothschild », qui s'impose comme le banquier des princes et des empereurs. Installés à Londres, Paris, Vienne, Naples et Francfort, ses descendants vont encore plus loin, en gagnant la confiance des souverains et en finançant les industries naissantes, comme le chemin de fer. D'un bout à l'autre de l'Europe, les Rothschild se font construire de somptueuses résidences, notamment le château de Ferrières en France, où James de Rothschild reçoit Napoléon III. Intimement liés à la famille royale anglaise, les Rothschild de Londres adoptent tous les codes des aristocrates, parvenant même à se faire élire à la Chambre des lords... Amateurs d'art, les Rothschild réunissent quelques-unes des plus belles collections de toiles de maîtres, d'objets et de mobiliers d'exception. Philanthropes, ils fi nancent la construction d'hôpitaux, de maisons de retraite et d'écoles. Mais les épreuves ne leur sont pas épargnées. Chassés d'Autriche par Hitler, ils sont spoliés de leurs biens en 1940, nationalisés en France en 1981 avant de se déchirer autour de l'utilisation de leur nom. Plein d'anecdotes, ce livre raconte la saga de l'une des dynasties les plus prestigieuses de la finance européenne.

  • Les marchands d'art hier et aujourd'hui Visionnaires, hommes d'affaires, les marchands d'art ont toujours allié l'art et l'argent. En 2011, le scandale qui a ruiné la plus grande galerie new-yorkaise Knoedler a pourtant révélé que le métier avait dévié en pure spéculation. À l'origine, il réunissait une passion pour le beau et un goût pour la modernité. Que s'est-il passé ?
    Ce livre raconte la vie de sept personnages, sept aventuriers qui ont inventé le métier, puis l'ont transformé. Vers 1860, Théodore Duret révèle le Japon aux impressionnistes, et les fait vivre, eux les « refusés ». Peu après, Paul Durand-Ruel leur ouvre le marché américain. À sa suite, Ambroise Vollard développe le génie de la vente, D. H. Kahnweiler perçoit le monde moderne avec Picasso et les cubistes, tandis que Peggy Guggenheim associe instinct et fortune pour réunir Duchamp, Ernst ou Pollock et constituer son propre musée. Peu à peu, le marchand d'art devient aussi publicitaire, quand Charles Saatchi investit dans Warhol, Kiefer et Hirst, épuisant le génie de la provocation, tandis que Larry Gagosian bâtit un empire en starifiant un Basquiat ou un Koons.
    Un essai brillant et informé sur un monde fascinant et mystérieux.

  • Le monde aux enchères

    Anankè

    Enchérir sur le monde trop imparfait et dans un tel état, c'est l'imaginer autrement, c'est choisir de ne garder que le meilleur de l'Humanité.

    Enchérir sur notre milieu où se rencontre la perversité, ici nommée Économie pour nous corrompre, nous nuire ou nous soumettre, c'est civiliser ce qui ne l'est pas.

    Enchérir tout un monde, c'est bouleverser les certitudes, résister à l'Ordre établi et le déconstruire car il s'agit de déterminer par les preuves lequel l'emporte à la fin.

    Enchérir, c'est brandir le drapeau blanc de mon parti, le Juste Milieu, reconnaissable par chacun, abandonner le principe des Guerres sur lequel nos sociétés sont si mal fondées.

    C'est enchérir sur le totalitarisme de l'Argent, noeud sur une corde que chacun tire à soi et qui se serre redoutablement, empêchant que toute autre valeur d'un monde soit possible.

    Enchérir exige qu'une harmonie entre les hommes soit un système préférable, mené par un autre moteur que le seul profit qui induit sa perte.

    Enchérir tout un monde exige d'en poser un dans son entièreté, une pierre sérieuse sur laquelle bâtir, ouvrir une voie nouvelle, une brèche au pied du capitalisme, car nous marchons sur des ruines.

    Tout se dénoue en soustrayant l'Enjeu financier de l'échange en y introduisant le principe « travailler gratuitement en échange de la gratuité » qui transforme tous les liens de causalité de nos Entreprises.

    Si notre monde est déceptions, impasses et divisions, voici une enchère unique prête à l'emploi !

  • L'Iliade et l'Odyssée résonnent du fracas du bronze ; l'or et l'argent nimbent les actions héroïques de lumière : sur le bouclier d'Achille, l'armure d'Agamemnon, dans le palais de Phéaciens et la demeure des dieux, le métal précieux est partout chez les puissants. Témoin de l'histoire parvenu jusqu'à nous, le métal raconte les histoires de ceux qui l'ont possédé : les élites guerrières ou marchandes, souvent porteuses d'évolution, de nouveauté, d'ouverture, et encore davantage leur monde imaginaire, celui des représentations dans lesquelles les métaux servent de métaphores, incluant alors le fer. Sur la base des travaux d'Isabelle Ratinaud-Lachkar, dont la recherche portait sur les technologies, les usages et les routes commerciales des métaux dans le monde grec de l'époque géométrique, vingt-trois chercheurs ont souhaité saluer sa mémoire en croisant leurs spécialités et leurs périodes pour développer cette approche historique originale autour de quatre cibles de recherches : la place sociologique des métaux (symbolique travail, objets), les stratégies des élites, la naissance ou la renaissance des villes, les échanges culturels.

  • Fatigué

    R. Pinto

    Je suis fatigué. 
    Fatigué du monde dans lequel on vit, fatigué du système, fatigué de l'attitude des gens, fatigué des conventions sociales, fatigué des lois et obligations...
    J'ai écrit ce livre pour dire ce que je pense de la société dans laquelle on vit. J'évoque toutes mes observations, frustrations, aberrations constatées et propose des solutions. En aucun cas j'affirme avoir la parole divine. Certains se reconnaîtront, penseront à des personnes de leur entourage, seront d'accord ou en contradiction avec mes propos. Si vous êtes d'accord avec moi, vous saurez que vous n'êtes pas le(la) seul(e) à penser ainsi, et si mes propos vous scandalisent, acceptez que l'on puisse penser différemment. Personne n'a véritablement raison ou tort, chacun a son propre ressenti sur chaque élément de la vie.
    J'avais besoin de vider mon esprit et espère que ce livre pourra changer des comportements et même aider des personnes à s'accepter et s'assumer pleinement, indépendamment du regard et des critiques permanentes des autres.

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • Cet ouvrage est qualifié d'essai bien qu'il soit de lecture légère. Car il y a des choses importantes à dire et montrer. Le but est de ne pas peser au lecteur, de l'amuser en lui donnant à penser, en relation avec sa vie, celle de ses proches et au-delà,. Cet essai se fonde sur de multiples lectures documentaires (voir bibliographie), et sur des faits vrais, c'est-à-dire attestés (par opposition avec les vérités alternatives et autres fakes)...

    Il est né d'un sentiment persistant d'urgence à penser et agir autrement que sur le court terme, dans l'excès car on n'en peut plus. Et cela, quelle que soit sa place dans la société. Il va de soi que les responsabilités augmentées liées aux pouvoirs d'argent, d'économie, de politique, d'influence, ou d'éducation, ne sont pas des excuses mais des motifs de propager le changement. Mais assez de morale. Sourions, riez, nous sommes toutes et tous sur la photo de ce temps présent, né sur deux siècles post-révolutionnaires., et qui cherche ses voies, moyens et raisons d'agir. L'auteure, enseignante-chercheure, a oeuvré avec tous ses savoirs et savoir-faire, sans oublier la capacité à trouver la perle de rire et d'humanité là où on ne l'attend pas, ou plus, et à débusquer les menus faits drôles au milieu des chaos d'une époque fondatrice.. 

  • Radar business

    Denis Boulard

    • First
    • 21 Juin 2012

    La Sécurité routière est le noble combat des politiques, de droite comme de gauche, qui se doivent de sauver la vie de leurs citoyens - près de 4 000 morts en 2010. Oui, mais voilà...

    Ce que l´on oublie de dire aux Français, c´est que les radars rapportent beaucoup. Et pas seulement à l´État. Des sociétés privées se gavent grâce à ce système qui sera même bientôt - légalement - capable de s´inviter dans l´habitacle des conducteurs pour contrôler leur taux d´alcoolémie. Sans parler des entreprises qui savent parfaitement tirer profit des hésitations du gouvernement et qui, elles, ne connaissent pas la Crise. Loin s´en faut.

    Au-delà des aspects liberticides des radars et de l´impossibilité de contester avec efficacité des PV sans l´aide d´un avocat, nous sommes, là, face à un mensonge d´État. En effet, la vitesse n´est pas la première cause de mortalité sur les routes, et la route n´est pas la première cause de mortalité en France. Si l´État acceptait d´écouter ce que disent les hommes de terrain, il comprendrait qu´il est possible de regarder la route et ses usagers autrement. Et de mener une vraie politique de sécurité routière.

  • Comment convaincre les citoyens qu´il est utile et légitime de verser à l´État une partie de leur argent ? Cette question s´est posée à tous les régimes de 1789 à nos jours. Des révoltes paysannes du XIXe siècle aux stratégies contemporaines de fraude et d´évasion, les charges fiscales n´ont cessé d´être combattues et contournées au motif de leur poids excessif ou de leurs inégalités. Le consentement à l´impôt n´a en effet rien de naturel : dans les démocraties, il repose sur un lien de confiance qu´il faut perpétuellement reconstruire. Fondé sur une enquête approfondie dans les archives, ce livre retrace les nombreuses batailles, intellectuelles, sociales et politiques, qui ont façonné notre système de redistribution et divisé la société française au cours des deux siècles passés.

  • Les riches défendent leur pré-carré grâce à un réseau dense d'associations, de comités, de conseils, de cercles. Des rivages bretons aux châteaux de l'Oise, des beaux quartiers parisiens aux parcs et jardins de Normandie, les élites fortunées se mobilisent pour leurs espaces. Les auteurs ont mené l'enquête auprès de militants peu ordinaires. Ils ont assisté aux dîners et aux cocktails où, à Neuilly et dans le 16e arrondissement, la haute société se retrouve et se concerte pour préserver la qualité de ses lieux de vie et veiller sur un entre-soi qui lui est vital. La grande bourgeoisie se protège des autres, quitte à former des ghettos. Les ghettos du Gotha.

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