• Du Chicago des années 1980 au Paris d'aujourd'hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l'amitié face à la tragédie.
    À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d'amis - artistes, activistes, journalistes ou professeurs... - vivent la vie libre qu'ils s'étaienttoujours imaginée. Lorsque l'épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s'effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n'auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l'espoir.Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs." Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l'Amérique moderne que beaucoupcherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d'une grande beauté. " Chicago Review of Books" Un voyage saisissant... Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. " Publishers Weekly
    Lauréat de la Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction 2018
    Finaliste du National Book Award 2018
    10 Best Books of 2018 du New York Times

  • Une saga familiale ambitieuse et ludique sous la forme de poupées russes.1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d'une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l'arrivée imminente de l'an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.
    1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu'elle considère comme des présages d'événements à venir. Sa vie commence alors à changer...
    1929 : Laurelfield est une colonie d'artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l'époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.
    "Une saga familiale [...] ainsi que le quotidien de ses habitants excentriques." (LH Spécial, 11/12/20)

  • La robe blanche

    Nathalie Léger

    Il y a quelques années, Nathalie Léger découvre une histoire qui l'intrigue et la bouleverse : une jeune artiste, Pippa Bacca, qui avait décidé de se rendre en autostop de Milan à Jérusalem en robe de mariée, pour porter un message de paix dans les pays en conflit ou en guerre, est violée et assassinée par un homme qui l'avait prise en voiture au sud d'Istanbul. La narratrice découvre que cette histoire vraie qui la touche tant en accompagne ou en révèle une autre, la sienne. Elle comprend que sa mère lui demande la même chose : réparer sa propre histoire blessée en racontant son mariage, l'ordinaire de ce qui s'est passé, l'échec, l'abandon, les larmes, en exposant l'injustice de son divorce.
    Mais si une robe de mariée ne Suffit pas à racheter les souffrances de l'humanité, les mots pourront-ils suffire à rendre justice aux larmes d'une mère ?

  • «Je montrerai tout. Mon coeur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine -amour - rire - peur - tendresse.» Niki hait l'arête, la ligne droite, la symétrie. A l'inverse, l'ondulation, la courbe, le rond ont le pouvoir de déliter la moindre de ses tensions. Délayer les amertumes, délier les pliures : un langage architectural qui parlerait la langue des berceuses. Aussi vit-elle sa visite au parc Güell comme une véritable épiphanie. Tout ici la transporte, des vagues pierrées à leur miroitement singulier. Trencadis est le mot qu'elle retient : une mosaïque d'éclats de céramique et de verre. De la vieille vaisselle cassée recyclée pour faire simple. Si je comprends bien, se dit-elle, le trencadis est un cheminement bref de la dislocation vers la reconstruction. Concasser l'unique pour épanouir le composite. Broyer le figé pour enfanter le mouvement. Briser le quotidien pour inventer le féérique. Elle rit : ce devrait être presque un art de vie, non ? «J'aime l'imaginaire comme un moine peut aimer Dieu.»

    Originaire de Valenciennes, Caroline Deyns a travaillé, durant ses études, pour la librairie universitaire Meura,qui prêtera son décor au calvaire de Monsieur H., premier des personnages à apparaître dans Tour de plume, roman choral publié aux éditions Philippe Rey en 2011. Après l'écriture, c'est au corps dansant d'investir le texte : celui, intensément libre, d'Isadora Duncan dont Perdu, le jour où nous n'avons pas dansé (éditions Philippe Rey, 2015) cherche à retracer les vies multiples.

  • Selection naturelle Nouv.

    À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    Alors que l'Empire ottoman s'effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
    Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
    du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
    " Qu'est-ce que la beauté ? "
    Il ne sait pas encore qu'il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l'homme le plus riche et le plus puissant de la planète... et le plus grand collectionneur de tous les temps.
    Inspiré de faits réels, L'Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde - et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l'un des grands écrivains contemporains.

    1 autre édition :

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

    8 Autres éditions :

  • Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
    Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
    Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre - et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
    En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.

    Historienne de l'art, conservatrice et romancière, Harada Maha est née en 1962 à Tôkyô.
    Son premier roman, Dans l'attente de bonnes nouvelles, s'est vu décerner le Japan Love Story Award, vendu à plus de 370 000 exemplaires, il est aussi adapté au cinéma. Elle reçoit en 2012 et le 25ème prix Yamamoto Shugorô pour La Toile du Paradis.

  • On a ouvert les portes. Si ce n'est la lassitude des corps accumulée depuis toutes ces années, rien n'empêche plus ces hommes et ces femmes de quitter le camp. Ils sont libres. La plupart restent là pourtant, espérant l'arrivée d'hypothétiques camions. Quelques autres, sous l'impulsion du robuste Garri, entreprennent de partir à pied. Il s'agira pour eux de rejoindre les plaines du Nord-Est, là où il se pourrait que tout soit encore comme avant, et qu'une vie nouvelle puisse s'y reconstruire. Enfin, cela reste à vérifier.

    En tout cas, avant cela, il faudra bien franchir les longs plateaux, les villages dévastés, et surtout, la barrière redoutable des hautes montagnes...



    Nord-Est est le récit d'une expédition, aux ressorts profondément humains, entre fable et western métaphysique.

    Né à Châteauroux, Indre, 1962

    Il est l'auteur de plusieurs livres parus aux éditions de La fosse aux ours, notamment Radeau (2003, Prix des librairies Initiales), Léger fracas du monde (2005), L'Impasse (2006), L'Incendie avec Hubert Mingarelli (2015), Une Forêt d'arbres creux (2015), Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar (2017) et Partiellement nuageux (2019).

    Antoine Choplin a reçu le Prix France Télévisions 2012 pour La Nuit tombée.

  • 2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s'en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en oeuvre mêlant esthétisme et barbarie. L'inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu'un moyen pour le tueur de jouer avec lui... Avec ce roman policier, Antonin Varenne révèle une fois de plus son incroyable talent à nous entraîner dans une course infernale où ses personnages doivent lutter contre leurs propres démons autant que contre le fracas du monde.

  • Torrentius

    Colin Thibert

    Sous le nom de Torrentius, Johannes van der Beeck, peint les plus extraordinaires natures mortes
    de son temps et grave sous le manteau des scènes pornographiques qui se monnayent à prix d'or. Dans l'austère Haarlem du xviie, ce provocateur fl amboyant, noceur invétéré et fornicateur insatiable fascine autant qu'il dérange. Certains donneraient cher pour le neutraliser. Un bailli zélé mène l'off ensive et le traduit en justice. Sous la menace de la torture, le blasphémateur acceptera-t-il de se renier ?
    Aussi précis et raffi né que les toiles de ce génie oublié de la peinture fl amande, Torrentius est le roman du destin manqué d'un avant-gardiste. Recomposant le tableau de cette existence aussi passionnante que tragique, la plume élégante et savoureusement anachronique de Colin Thibert nous invite à côtoyer cet hédoniste libertaire.

  • L'art d'enseigner le chinois Nouv.

    « L'art c'est comme le chinois, ça s'apprend », aurait dit Picasso. Il aurait pu ajouter que l'enseignement du chinois constitue un art à part entière. C'est ce que démontre Jean François Billeter dans son essai L'Art d'enseigner le chinois, adressé à tous les lecteurs, et non seulement aux professeurs ou étudiants de chinois.

    Dans cette réflexion sur le pouvoir des mots, il révèle toute la finesse requise pour enseigner cette langue en tout point différente de la nôtre. Comme la musique, le chinois, pour être compris, doit être pratiqué. Le lecteur est ainsi invité à s'approprier quelques phrases caractéristiques pour comprendre comment entrer dans cet idiome, même sans en être familier. Jean François Billeter se révèle être, en plus d'un brillant sinologue, un pédagogue modèle.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • À en croire le nombre de poètes contemporains, il serait tentant de penser que nous vivons un âge d'or de la poésie. Évidemment, il n'en est rien. Dona Gioia pose ici un regard acerbe sur la moindre exigence esthétique des poètes d'aujourd'hui. Cette crise de la poésie est symptomatique d'une époque obnubilée par le paraître, au détriment des charmes de l'anonymat. L'ambition d'être publié n'est-elle pas finalement le plus grand obstacle à la libre création poétique ? Quoi de moins poétique que la course à la notoriété ?

    Sans pour autant sacraliser les icônes du passé, Dana Gioia constate surtout l'absence de projet esthétique profond et novateur chez les poètes d'aujourd'hui. Publié dans les années 1990, cet essai n'a rien perdu ni de son actualité, ni de sa force provocatrice.

    Dana Gioia est un écrivain et poète américain, né en 1950. Après avoir étudié à la Stanford Business School, il travaille dans l'agroalimentaire, et occupera le poste de vice-président de la General food corporation. Lorsqu'il publie Can Poetry Matter ?dans le journal The Atlantic en 1991, il gagne une renommée mondiale. En 1992, il quitte le monde des affaires pour se consacrer exclusivement à l'écriture, en tant que poète et critique littéraire.

  • Inavouable

    Zygmunt Miloszewski

    Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
    Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.

    Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.
    Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie.

    Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

    1 autre édition :

  • Le baiser

    Sophie Brocas

    Camille a toujours exercé son métier d'avocate avec sérieux, mais sans grande passion. Jusqu'au jour où on lui confie une affaire inhabituelle : identifier le propriétaire d'une sculpture de Brancusi, Le Baiser, scellée sur la tombe d'une inconnue au cimetière du Montparnasse. Pour déterminer à qui appartient cette oeuvre, il lui faudra suivre la destinée d'une jeune exilée russe qui a trouvé refuge à Paris en 1910. En rupture avec sa famille, Tania s'est liée à l'avant-garde artistique et a fait la rencontre d'un sculpteur roumain, Constantin Brancusi. Avec lui elle découvre la vie de bohème. Cent ans plus tard, élucider les raisons de sa mort devient pour Camille un combat personnel : rendre sa dignité à une femme libre, injustement mise au ban de la société.
    Avec ce portrait vibrant de deux femmes en quête de justice et d'indépendance, Le Baiser questionne aussi le statut des oeuvres d'art, éternelles propriétés marchandes, qui sont pourtant le patrimoine commun de l'humanité.

    Prix Charles Exbrayat 2019

  • 1968. Une petite, petite ville de l'État de New York.
    Un père sans repères, une mère sans remède. Deux grands frères, dont un avalé par la guerre du Vietnam. Pas assez d'argent à la maison. Trop de bagarres au collège. Des petits boulots pour se maintenir à flot. Une bibliothèque ouverte le samedi pour s'évader. Une collection d'oiseaux éparpillée à tous les vents. Des talents inexploités. Et une envie furieuse d'en découdre avec la vie.

    Dans ce roman d'apprentissage, Doug s'efforce de ne plus être ce que tout le monde semble penser qu'il est : « un voyou maigrichon ». Grâce à Lil, une alliée aussi inefficace qu'inattendue, Doug va trouver la force d'affronter la vie.

  • Une anthologie de textes inédits et illustrés sur l'alcool par le plus grand boit-sans-soif de la littérature américaine.

    Splendeurs et misères d'une âme imbibée d'alcool.
    Dans ce recueil de prose et de poésie couvrant l'ensemble de sa carrière, Charles Bukowski se sert de la bouteille comme d'une longue vue pour observer au plus près le spleen et l'idéal des déchus de l'Amérique.
    Sans jamais se départir de son sourire en coin, celui qui s'autoproclamait « le vieux dégueulasse » raconte comment l'alcool lui servait à la fois de muse, de combustible et de gaz hilarant.

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

    Yves Klein (1928-1962) est un artiste français. En 1957, il met au point le "bleu Klein", signature de ses monochromes. En 1958, il expérimente sa technique emblématique du "pinceau vivant" : une femme au corps enduit de peinture qu'elle applique sur la toile. Dès lors, Klein s'évertue à s'affranchir de la ligne et du dessin. Il a une première crise cardiaque en 1962, après avoir assisté à la projection de Mondo Cane, dans lequel son travail est tourné en dérision. Il meurt le 6 juin 1962.

  • Entre 1962 et 1965, Yo Savy écrit dans la revue médicale Le Caducée, dans laquelle elle signe "La Lettre du mois".

    Au fil de ces 49 lettres, il sera question de voyages, de jardins, d'amour, de mode, de littérature ou encore de la prise du tabac. De cette correspondance imaginaire, elle est tour à tour l'auteur, la destinataire... ou aucun des deux ! Dotée d'un sens imparable du détail, elle brouille fiction et réalité, saisit des moments du présent (ou de siècles passés) qu'elle rapporte avec style et légèreté, les égrenant comme des cartes postales surannées et pleines de fantaisie, tel un enfant éparpillant les babioles excentriques découvertes dans une malle au trésor. Yo Savy transfigure ces instants quotidiens, réels ou fantasmés, comme elle les aurait peints : en fragments colorés.

    Yo Savy (1911-2003), née Yvonne Serre, est une peintre française. Elle est la fille du modèle Jeanne Chastagnier et de Marcel Duchamp. Ignorant l'identité de son père biologique, sa mère lui présente Marcel Duchamp en 1966.

    Si elle refusait de s'affilier publiquement à Marcel Duchamp, celui-ci signe un texte dans le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée à la Bodley Gallery (New York, 1967). Une rétrospective de son oeuvre est organisée en 1983, à la Kunsthalle de Berne.

  • C'est l'histoire de Paul, Blaise, Éloïse, Charlène et Grégoire, Martine ou Jacques, et finalement de tous ceux que l'addiction au jeu rassemble autour de la roulette des casinos, ici de la côte atlantique. C'est l'histoire de ce défi répété à la face du destin où chaque fois on rejoue sa vie, une manière, pour peu qu'on s'y penche, de mieux s'explorer. C'est l'histoire de la souffrance humaine, qu'on croit un temps dissipée par le vertige du jeu.

  • Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année,

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

    1 autre édition :

  • - 60%

    L'art du meurtre

    Chrystel Duchamp

    • Archipel
    • 16 Janvier 2020

    Quand le corps d'un riche collectionneur d'art est retrouvé mutilé et mis en scène comme une vanité artistique, cela ne fait aucun doute pour Audrey, lieutenant à la PJ : elle a affaire à un psychopathe. Nouvelle plume du thriller français, Chrystel Duchamp nous convie dans les milieux interlopes de Paris, à la rencontre de nos pires cauchemars...
    Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !
    Dépêchée sur place, l'équipe de la PJ découvre que l'homme - un collectionneur - fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.
    Quand le corps d'un autre amateur d'art - dont la mort a été soigneusement mise en scène - est retrouvé, le doute n'est pas permis : un tueur en série est à l'oeuvre.
    Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l'art contemporain sera-t-elle l'occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

  • Distinction

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques (« la classe ») conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé « Éléments pour une critique vulgaire des critiques pures », qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni vérifiable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du « mode de production » et du « prolétariat » ou des « rôles » et des « attitudes » de la « lower middle class », il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire. Cet ouvrage est paru en 1979.

empty