• Dans un récit vivant et actuel, l'équipe d'un hôpital de jour témoigne du quotidien, de l'intime, de la rencontre et de l'échange d'une clinique engagée. En suivant la temporalité d'une journée ordinaire, s'y expose une pratique qui allie éducation, pédagogie et thérapeutique, non pas « contre » une pathologie, mais avec l'enfant en souffrance psychique et sa famille.

    Tous les acteurs - éducateurs, infirmière, institutrices, assistante sociale, secrétaire, pédiatre, psychologues, pédopsychiatres, directeurs, psychanalystes, psychomotriciens et cuisinière - racontent leur idée du soin qui s'inscrit dans une expérience collective et plurielle de quarante ans, fière de ses résultats thérapeutiques au long cours.

    Cet essai de transmission vise à rendre de l'espoir aux enfants, aux familles et aux professionnels à partir des valeurs humanistes orientées par la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle d'aujourd'hui, loin d'une psychiatrie dogmatique et culpabilisante qui, associée à une baisse constante des dotations budgétaires, remet en cause tout l'édifice institutionnel du soin psychique destiné aux enfants.

  • La folie douce, qui s'oppose à la folie furieuse, c'est un moment d'égarement, de déraison, d'extravagance, de délire. Ça ne prête guère à conséquence, mais ça dérange les bonnes moeurs. Alors que la violence et le passage à l'acte sur autrui ou soi-même relèvent de l'inacceptable, il convient de penser l'accueil social de la folie comme un espace de création et d'invention.  

    Comment accompagner, soutenir, valoriser les psychotiques afin que leurs productions, quelles qu'elles soient, trouvent leur place dans l'espace de la culture, au sens où Freud la déploie, selon des voies socialement acceptables ? Qu'elles soient considérées comme faisant signe d'un sujet et non d'un dysfonctionnement ?

    À partir de récits de vies singulières, telles Jeannot et son plancher, Glenn Gould et la musique, Marcel Bascoulard, le clochard céleste..., ou parfois tirés de son expérience clinique quand les patients tentent, à leur façon et avec les moyens du bord, de vivre parmi les autres en élaborant leurs propres solutions,  Joseph Rouzel poursuit une nécessaire élaboration théorique des liens entre psychose et création.

  • L'adjectif « phorique » nous vient du grec ancien (phorein) et veut dire « porter », aussi bien porter un petit enfant qui ne peut se porter tout seul, qu'un objet pour le déplacer d'un endroit à un autre. La fonction phorique caractérise tout ce qui relève explicitement de cette action de portage, soit une partie non négligeable des activités humaines liées aux problématiques de dépendances.

    Pierre Delion revient sur ce concept qu'il a forgé, en écho au concept de holding développé par Winnicott, dans l'élaboration d'une psychopathologie transférentielle spécifique des enfants autistes et psychotiques, concept qui se révèle pertinent pour explorer les fonctions parentales. En s'appuyant sur le développement « normal » de l'enfant, il en mesure toute l'importance dans le soin aux enfants et aux adultes présentant un développement entravé.

    Pour lui, la fonction phorique ne peut être détachée d'une réflexion institutionnelle qui aidera l'équipe soignante à mettre en place les bons opérateurs pour en faciliter l'émergence. Il permet de réélaborer en profondeur la politique de soins psychiques, mais son utilité peut être étendue à toutes les situations de dépendance dans la relation humaine (éducatif, pédagogique, juridique, sociétal...).

  • En quoi les avancées récentes de la science ainsi que de la psychanalyse permettent-elles de mieux comprendre le développement psychique du bébé ? A partir de sa rencontre avec son « autre maternel », son environnement fait de ses proches, il va se constituer comme Sujet, tant sur le versant pulsionnel que narcissique, celui de l'image du Moi au stade du miroir. 

    Comment comprendre et repérer les premiers signes d'états psychopathologiques ?  Cet ouvrage qui rassemble les recherches les plus vives en psychopathologie périnatale, ne se contente pas d'un état des lieux, d'un diagnostic aussi précoce soit-il. Il nous entraîne dans les lieux de vie et d'accueil des bébés pour nous présenter des expériences inédites de prévention et de soin. 

    Des chercheurs et des psychanalystes s'y exposent dans la minutie et la complexité des difficultés d'un champ en pleine exploration mais à l'aube de progrès décisifs dans le domaine des soins précoces et de la prévention des troubles neuro-développementaux.

  • Le refoulement est généralement considéré comme un fait sans que l'on s'interroge sur ses causes, ni sur ses processus qui sont variables. Il s'agit d'explorer ces questions et d'en tirer les leçons cliniques. À tour de rôle, Patrick Landman et Gérard Pommier prennent la parole pour apporter des éléments de compréhension sur le concept de refoulement au cours de « séminaires bicéphales » qui se sont prolongés sur deux années. Dans le langage oral retravaillé propre à cet exercice : simple, largement accessible, vivant, imagé, convoquant tour à tour Freud ou Lacan, la clinique de l'autisme et celle des psychoses, ils éclairent de manière passionnante autant de concepts fondamentaux : les représentations de mots, les représentations de choses, le transfert, le langage, la conscience, l'angoisse, la jouissance sexuelle, l'affect, les fantasmes, le plaisir, les mythes, la pulsion, l'interprétation, les rejetons du refoulé, la différence entre répression et refoulement, etc.

  • Dans le domaine de la psychopathologie, comme dans les autres champs scientifiques, cliniciens et chercheurs partagent implicitement le postulat d'Einstein concernant l'intelligibilité de leurs objets d'investigation.

    Si le clinicien accumule des observations aléatoires et tente d'en donner sens, voire causalité, le chercheur grâce à un « filet d'hypothèses » va à la pêche des faits afin d'en confronter les invariants et de développer une pensée théorique toujours provisoire et révisable.

    Entreprendre une recherche, c'est chercher à apporter un supplément de connaissance à l'intérieur d'un champ scientifique choisi. Dans ce champ, le chercheur va naviguer, au cours de sa pratique quotidienne, entre son terrain de recherche et ses premières hypothèses. Développer une recherche, c'est aussi transformer ce qui pourrait ne rester qu'une intuition personnelle en un énoncé porteur d'une visée générale grâce à une démonstration de validation bien choisie et aboutie.

    Il existe souvent un lien profond (et le plus souvent non conscient) qui unit le sujet de la recherche clinique à son objet choisi. Quel que soit ce lien, le déroulement processuel suppose certaines étapes rigoureuses et incontournables.

    Enfin tout spécialement dans le domaine de l'enfance, la recherche en psychopathologie poursuit un but implicite : « issue du terrain clinique, elle a vocation idéalement d'y retourner » et d'y permettre la mise en place d'outils de prévention et de soins.

  • Cet ouvrage a pour ambition d'apporter sa contribution aux débats actuels autour de la pertinence des différentes modalités de prise en charge des troubles du spectre autistique. Dans le contexte actuel polémique et fortement médiatisé, ce livre apporte un éclairage sur les différents enjeux, divergences et convergences entre les formations d'origine de nos équipes pédopsychiatriques et médico-sociales sur le terrain, qui se réfèrent essentiellement à l'enseignement psychanalytique, et les nouvelles approches issues d'autres champs de la connaissance. Ce livre s'adresse aussi aux parents, actuellement très informés, mais pas toujours avec l'indépendance, la rigueur et la clarté que requiert un sujet aussi grave que le devenir de leur enfant.

  • Peut-on soigner par la danse ? Peut-on donner à la danse une place dans l'arsenal thérapeutique ? A-t-elle la capacité de mobiliser la sphère psychique de l'individu qui « entre dans la danse » ? Quel corps la danse met-elle en mouvement ? Comment s'élabore-t-il et comment, par son intermédiaire, le sujet se construit-il du même coup, et avec lui l'espace, le temps et les nuances de la présence qui fondent la relation et les interactions ? Si, nous dit l'auteur, la danse n'est pas thérapeutique en elle-même - pas plus que l'art ou la parole -, elle peut le devenir grâce au dispositif dans lequel elle s'inscrit. Ainsi à partir d'une longue pratique de la danse-thérapie, Benoît Lesage pose, dans cet ouvrage, les fondements théoriques de cette discipline et livre des outils qui permettent de les incarner. A la croisée de l'art, de la création, de la psychomotricité, de la thérapie à médiation corporelle et de la pratique groupale, le parcours interdisciplinaire qu'il propose s'ouvre à la clinique, abordée ici en relation avec diverses populations : personnes psychotiques polyhandicapées, présentant des troubles du comportement et de la communication, autistes, anorexiques, porteuses de handicap sensorimoteur... Au-delà des enjeux cliniques et thérapeutiques évoqués ici, la danse-thérapie hérite de la danse la faculté essentielle et fondatrice de convier les hommes à partager le rythme, les images, le plaisir sensoriel et parfois sensuel, en puisant aux mémoires individuelles et communautaires. Cet ancrage immémorial dans les mythes et dans l'enfance en fait une source dynamique qui peut remettre en marche le sujet... pas à pas

  • Dans le contexte politique actuel, qui dénie au psychisme toute participation aux difficultés autistiques, les auteurs réunis par la CIPPA rendent compte de leur pratique clinique, institutionnelle et de leurs recherches auprès d'enfants autistes et de leur famille. Cet ouvrage ne cherche pas à être exclusivement une « défense et illustration de la psychanalyse ». Au contraire, il se situe constamment dans une perspective d'ouverture et de jonction avec les disciplines cognitives et les recherches scientifiques qui sont à y associer. À l'orée des restrictions théorico-cliniques mises en perspective par le 3e plan autisme (2013/2017), il défend la richesse des complémentarités et des atouts que proposent, dans le respect d'un cadre consensuel, l'imagination, la créativité, le plaisir partagé et les vertus essentielles d'une observation fine et continue. S'inscrivant dans un partenariat constant avec les parents, il se désolidarise complètement d'une psychanalyse qui accuse ou met à distance toute articulation avec le milieu familial.

  • Fidèle à  sa vision globale et intégrative, au carrefour des cultures française et nord-américaine,  Michel Lemay s'attache non seulement à décrire les manifestations psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent  mais à les repenser dans une perspective de dynamisme psychique où sont prises en compte tant les forces que les difficultés du sujet.

    Bien qu'étant la suite logique du premier tome paru en mars 2014, ce volume s'intéressant aux aléas du développement infantile peut se lire séparément. Avec sa longue expérience et son ouverture d'esprit, Michel Lemay aborde les perturbations psychiques de l'enfance sans s'enfermer dans des classifications ou des partis pris théoriques ou idéologiques. Son objectif est pragmatique : offrir aux praticiens de la santé mentale des repères pour proposer des démarches thérapeutiques qui tiennent réellement compte des forces et des limites d'un sujet présentant à un moment donné de son évolution des manifestations qualifiées de symptômes, voire de syndromes dont les étiologies sont si difficiles à cerner.

  • Le symbole évoque une chose en son absence, il rassemble deux ou plusieurs éléments préalablement séparés. La symbolisation nécessite un travail psychique de transformation autour des termes : séparer, différencier, réunir. Elle n'est pas univoque mais polymorphe et surtout elle se transforme de façon continue en se complexifiant.

    Cet ouvrage parcourt les différentes modalités de la symbolisation dans les groupes thérapeutiques suivant l'âge ou la pathologie. Les auteurs portent une attention particulière à l'origine de la symbolisation, ancrée dans le corporel et la motricité, dénommée symbolisation primaire et différenciée de la symbolisation secondaire.

    Cet ancrage corporel est particulièrement repérable dans des expressions sensorielles et des affects parfois violents qui saturent les séances de groupes d'enfants par un excès difficile à représenter.

    Cet ouvrage se propose d'analyser dans quelles conditions cliniques le groupe favorise la symbolisation, le passage du corporel au langage, et comment les objets médiateurs peuvent ou non prendre place dans ce type de cadre-dispositif.

  • Centré autour de thématiques clés (paradigmes émergents, questions de méthode, autisme et troubles envahissants du développement, pratique de l'épistémologie psychodynamique en clinique interdisciplinaire), cet ouvrage met au travail les problèmes épistémologiques et méthodologiques de la psychiatrie d'aujourd'hui au regard de l'avancée des neurosciences et de la recherche psychanalytique.

    Il s'attache à montrer comment la complexité de la clinique contemporaine exige de s'installer à l'interface de ces disciplines régies par des épistémologies différentes. Sans tenter d'y chercher une complémentarité totalisante, les auteurs en explorent les convergences possibles pour une  meilleure compréhension du fonctionnement cérébral et du travail psychique.

    Cette articulation conceptuelle entre causalité physique et causalité psychique, qui ne vient pas remplacer le clivage classique psyché /soma produit une réflexion épistémologique pouvant guider la pratique clinique.

  • Marie-Christine Laznik retrace ici le travail analytique effectué avec trois enfants autistes et leur famille. à travers ces récits, elle montre comment chaque enfant avec son génie propre a su mettre en oeuvre toute une série de processus psychiques aptes à compenser ce qui fait défaut dans son fonctionnement mental. Cet ouvrage est une réédition en format poche, actualisée et augmentée, du livre Vers la parole (Denoël, 2003). Autour des récits de cure de trois enfants avec leur famille, Marie Christine Laznik nous fait part de l'avancée de sa pensée sur l'autisme, pathologie qui fait malheureusement l'objet de nombreuses polémiques. Considérer l'autisme comme une maladie neuro-développementale laisse l'espoir d'enrayer ce développement par des interventions précocissimes en dépit d'éventuels facteurs génétiques. Avec des enfants âgés de 2 à 5 ans et leur famille, le travail thérapeutique intensif proposé dans ce livre permet d'envisager un avenir.

  • L'auteur dénonce la rigidité, l'autoritarisme et la standardisation des approches dictées par le 3e Plan et leurs conséquences néfastes pour les personnes autistes et leurs familles. Elle développe des propositions d'observation, d'évaluation et de suivis pluridisciplinaires et transdisciplinaires - incluant la psychanalyse.


    Dans un souci de réflexion et d'engagement, Marie-Dominique Amy revient sur la plupart des mauvais procès intentés en sorcellerie contre la psychopathologie d'inspiration psychanalytique. Elle dénonce les aspects idéologiques qui empêchent un vrai débat, tout en défendant les recherches cognitives et des neurosciences et les pratiques intégratives entreprises avec les enfants TED/TSA dans une logique d'ouverture.

     

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. En nous intéressant à comment les personnes autistes voient le monde qui les environne plutôt qu'au pourquoi il en est ainsi, nous sommes amenés à dépasser les clivages entre les parents, les psychanalystes et les autres professionnels qui prennent soin des personnes autistes.

    Pouvoir comprendre et partager quelque chose de leur vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique permet de les aider à accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. En effet, en sentant que leur monde interne et le nôtre peuvent différer sans que cela soit une catastrophe, que c'est justement parce qu'ils sont différents qu'ils peuvent interagir sans risque de fusion, d'engloutissement ou de collage,  s'ouvrent pour les personnes autistes une théorie de l'esprit et la possibilité d'identifications projectives normales.

    C'est le pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

  • La douleur

    Catherine Chabert

    Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu'à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans ses dérives mélancoliques, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de la psyché.

    La douleur relève de l'effraction, par rupture des barrières, par excès d'excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l'expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d'objet.

    La douleur ne se confond ni avec la détresse ni avec la souffrance. Elle en désigne l'au-delà dans une radicalité qui défait les liaisons trop convenues entre les affects et les représentations. Comme éprouvé pur, elle peut exclure la part de l'autre et, en particulier, sa fonction consolatrice. Elle peut aussi et ce sont là son essence et son destin en psychanalyse comme dans la littérature constituer un point d'appel pour les mots et donc pour celui qui les dit ou les écrit.

    Mise en vente le 15 octobre 2015.

  • Plus les troubles envahissants du développement sont détectés, diagnostiqués et traités tardivement (entre 4 et 5 ans), plus graves en sont les conséquences pour l'enfant et sa famille. Les traitements qui offrent les meilleurs résultats  sont ceux effectués avec les parents pendant le premier semestre ou la première année de vie de l'enfant afin d'empêcher une installation permanente dans son jeune psychisme.

    Avec son style naturel et direct d'écriture, Juan Larbán Vera transmet sa grande expérience de diagnostic et de traitement précoces du fonctionnement autistique de l'enfant. Afin de comprendre le développement humain et sa psychopathologie, il adopte une perspective relationnelle qui est renforcée par les progrès récents des neurosciences. Ceux-ci démontrent comment les aspects environnementaux et relationnels contribuent au développement psychique cérébral, en modifiant et régulant les processus génético-biologiques de l'être humain. Ils ouvrent ainsi une voie pavée d'espoir vers une compréhension intégratrice de l'autisme.

  • Suivis thérapeutiques individuels ou de groupe, à tous les âges de la vie (des bébés aux adultes), soutiens aux équipes (analyse des pratiques, analyse institutionnelle, supervisions) et aux familles : les approches psychanalytiques tiennent compte du contexte environnemental, éducatif, pédagogique et familial des personnes souffrant de troubles du spectre autistique mais aussi de leurs intérêts et de leurs difficultés à lier expériences et émotions, à comprendre la réalité qui les entoure.

    Cet ouvrage éclaire les processus d'investigation psychique que propose la psychanalyse pour comprendre, soutenir et aider les personnes autistes mais aussi leur entourage et les professionnels souffrant d'être confrontés à des pathologies sévères. Il accorde une attention particulière aux recherches scientifiques, aux approches intégrées et aux projets individualisés, adaptés à la diversité des difficultés autistiques de chaque personne, enfant, adolescent ou adulte.

  • Pour des raisons historiques, les psychoses de l'enfant et de l'adolescent sont référées à une sémiologie héritée des psychoses de l'adulte, ce qui peut empêcher de préciser leurs spécificités, leur diversité, tant en fonction de l'âge que des particularités du transfert. Par ailleurs, la fertilité de la vie imaginaire chez l'enfant rend difficile de premier abord le diagnostic de psychose. Le clinicien est interpellé sur ses repérages diagnostiques, sur le déterminisme de la structure, sur les suppléances éventuelles qui se mettent en place, sur sa responsabilité dans l'évolution présente et future de son patient.

    En effet, la clinique des psychoses infantiles s'avère parfois surdéterminée, laissant préjuger d'un destin inexorable. Pourtant, pour nombre de cas de psychoses de l'enfant, il y a des surprises, des aptitudes à la subjectivation, des suppléances qui émergent du transfert et qui justifient le pari thérapeutique du praticien.

    Les auteurs s'attachent à préciser les repères structuraux sur lesquels ils se fondent pour les caractériser et les distinguer des cas d'autisme, d'arriération ou d'autres pathologies, et pour interroger les pratiques thérapeutiques possibles. À partir de leur engagement transférentiel au cas par cas des sujets rencontrés, ils s'efforcent de penser et de remettre à l'ordre du jour cette clinique des psychoses qui ne manque ni de complexité ni de diversité.

    Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif mené pendant deux ans au sein de l'École de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent de Paris (EPEP).

  • Accueillir, écouter, conseiller, mesurer, prendre soin, accompagner, soutenir, telles sont les missions qu'assume le psychologue à l'école. Il exerce dans une équipe composée d'enseignants spécialisés en pédagogie et en aide relationnelle, dite RASED (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), sur un secteur géographique délimité, auprès d'un ensemble d'écoles maternelles et élémentaires.

    Revendication portée de longue date par les organisations professionnelles, notamment l'Association française des psychologues de l'Éducation nationale (AFPEN) et certains syndicats, la création du corps des psychologues (PsyEN) atteste enfin en 2017 de la reconnaissance par le ministère de l'Éducation nationale d'une profession qui oeuvre à la bienveillance et à l'accueil de tous les élèves. Le concours est désormais ouvert à tous les psychologues.

    L'auteur présente la clinique quotidienne du psychologue exerçant en milieu scolaire. À partir d'exemples tirés de son expérience, elle met en évidence la grande diversité de ses missions, de ses fonctions et de ses interventions, à la croisée du social, de la santé, de l'éducatif et de la pédagogie. Elle  développe les spécificités de son travail auprès des enseignants, des enfants et des parents, en relation avec de nombreux acteurs des secteurs médical, social et médico-social.

  • À quelles conditions le cadre psychothérapeutique de groupe avec les enfants et les adolescents permet-il d'envisager la pratique de soins ? Les techniques de groupe interrogent souvent le praticien sur l'approche à utiliser : travailler avec l'individu en s'appuyant sur le groupe ou travailler uniquement sur le groupe lui-même, faisant de l'individu le porte-parole du groupe ? Travail de groupe ou travail en groupe, la question interpelle régulièrement. Les articles proposés dans cet ouvrage tentent d'y répondre.  

  • La technique du packing (enveloppements thérapeutiques très encadrés) peut se révéler extrêmement utile pour les soins des enfants autistes et psychotiques, voire pour certaines anorexiques, à condition d'en peser précisément les indications. Cet ouvrage vise à donner une information objective sur cette technique en partant d'expériences multiples et en prenant en compte la complexité de telles problématiques. A côté des points de vue cliniques et thérapeutiques exprimés, il livre des hypothèses de compréhension de l'autisme tenant compte des aspects à la fois corporels et psychiques.

  • À la lumière de leurs nombreuses années d'expérience clinique avec des enfants autistes, psychotiques et/ou borderline,  les auteurs proposent un document synthétique et rigoureux sur la spécificité de chaque fonctionnement psychopathologique et son évolution dans le cadre d'une prise en charge psychanalytique ou psychothérapeutique qui vise à développer et soutenir le développement psycho-affectif de l'enfant dans sa vie quotidienne.

    Ils montrent que la psychanalyse permet de rétablir des liens plus riches, plus subtils entre l'enfant et son monde interne, entre l'enfant et son entourage quelle que soit sa psychopathologie. Ainsi, la vie mentale s'enrichit, les défenses s'atténuent et s'assouplissent, le fonctionnement du sujet devient plus adéquat. En changeant, le sujet transforme aussi son environnement.

    Selon les caractéristiques des enfants concernés, sont précisés le cadre thérapeutique, le type de transfert et de contretransfert, les modalités d'intervention et d'interprétation qui soutiennent le processus thérapeutique.

  • Dans cet ouvrage paru en Allemagne en 1992, qui réunit des articles et des textes de conférences inédits, Gaetano Benedetti réaffirme le choix, qui a été le sien pendant cinquante années de recherche et de pratique cliniques, de donner voix et sens à la " non-existence " du malade schizophrène dans une approche affectivo-relationnelle du monde de la folie, à contre-courant des tendances dominantes d'une psychiatrie et d'une psychanalyse orthodoxes.

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