• Tristes tropiques

    Claude Lévi-Strauss

    • Plon
    • 30 Octobre 2014

    L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Traduit en 27 langues.L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense.
    Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.
    Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

  • Red power Nouv.

    Red power

    Thomas King

    • Liana levi
    • 5 Mai 2022

    «C'est fou comme le passe sait vous rattraper», pense Thumps DreadfulWater quand ce vieux Noah Ridge débarque à Chinook pour présenter son autobiographie. Puis très vite, l'ancien policier s'interroge: pourquoi diable le leader charismatique du Red Power Movement, qui a toujours soigné son image, choisit-il cette minuscule réserve pour évoquer ses combats d'autrefois? À l'époque, le mouvement comptait de nombreux militants prêts à défendre les droits des Indiens et leurs terres. Et Thumps se souvient que l'une de leurs actions avait mal tourné, entraînant la mort de plusieurs hommes et la disparition d'une jeune femme native de Chinook S'il s'écoutait, il roulerait vers le sud et ne rentrerait que quand Noah Ridge et l'hiver auraient quitté la ville. Mais sa curiosité est la plus forte, d'autant qu'un agent du FBI choisit ce moment pour venir faire du tourisme dans les parages et que les cadavres, du passé comme du présent, s'amoncellent. Alors, en bougonnant et en grelottant dans son mauvais blouson, Thumps accepte d'assister le shérif, et d'affronter les démons, vivants ou morts.
    Un Cherokee dans l'ombre des luttes passées.

  • Poussières noires

    Catherine Gucher

    • Le mot et le reste
    • 17 Février 2022

    Lorsque le feu s'est mis à dévorer le ciel au Nord et que les hommes blancs ont multiplié leurs visites à la réserve, le clan de L'Homme qui Marche a vu son passé de colonisé ressurgir et les souffrances endurées par son peuple. Hokee, fruit du viol de Yanaba par un général du Bureau des affaires indiennes, observe, depuis les falaises de Black Mesa, son clan se déliter sous les pressions d'une compagnie minière qui s'emploie activement à imposer son enfer noir. Racontée à travers le regard de la jeune Navajo, l'errance de ces hommes, chassés de leur terre, prend aux tripes. Sous la plume intimiste de l'auteure, cette lutte somptueuse entre ancien et nouveau monde prend des airs de tragédie grecque, imposant au lecteur la noirceur suffocante précédant la lueur d'un espoir.

    Catherine Gucher est écrivaine et enseigne la sociologie à l'Université de Grenoble. Pour son premier roman, Transcolorado (2017), elle a, entre autres, été lauréate du Festival du Premier Roman de Chambéry et obtenu le prix Québec-France Marie-Claire-Blais. Son deuxième roman Et qu'importe la révolution? est paru aux éditions Le mot et le reste en 2019.

  • La baleine tatouée

    Witi Ihimaera

    • Au vent des îles
    • 7 Avril 2022

    Dans les eaux abyssales de l'océan Pacifique, une baleine tatouée pleure l'homme qui la dompta et la chevaucha jadis, son fidèle compagnon...

    Kahu grandit dans une tribu maorie de Nouvelle-Zélande. Enfant prodige, elle se confronte très tôt à l'autorité du chef Koro Apirana, son arrière-grand-père, qui refuse l'idée qu'une femme puisse un jour lui succéder. Mais peut-il rester insensible au chant des baleines et à l'intrépidité de Kahu ? Jusqu'à quel point le respect des traditions doit-il rester figé dans une vision du monde qui ne reflète plus la réalité ?

    Witi Ihimaera tisse un conte contemporain captivant et plein d'humour sur le lien de l'homme à la nature, le courage, l'espoir, la puissance des femmes et l'importance des liens entre les générations. Un livre-phare qui permit au romancier néo-zélandais d'asseoir sa renommée internationale.


    « Métaphore d'une communauté qui doit choisir entre la stricte fidélité aux traditions ou une plus grande souplesse, afin d'assurer le lien entre les générations et préserver sa cohésion. » Samuel Blumenfeld, Le Monde

    La réalisatrice Niki Caro a produit une adaptation cinématographique de ce roman : Paï, L'élue d'un peuple nouveau, distinguée dans de nombreux festivals.

    Versatile et prolifique, premier romancier maori, Witi Ihimaera a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et le cinéma, coproduit des films et documentaires, édité plusieurs livres sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland.Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma.

    Il a notamment reçu le prix inaugural Star of Oceania de l'université d'Hawaï en 2009 et le Premio Ostana International Award décerné en Italie en 2010.

  • Les lances du crépuscule

    Philippe Descola

    • Plon
    • 11 Septembre 2014

    Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.
    On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.
    L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l'autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

    Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l'autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s'appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

  • «La vérité, c'est que je suis Québécoise, que ma famille habite leur territoire traditionnel depuis plus de 200 ans et, pourtant, je ne connais pratiquement rien d'eux et je n'en connais aucun. La vérité, c'est que j'ai honte de moi. Honte de nous.»

    C'est au contact des Maoris de la Nouvelle-Zélande qu'Emanuelle Dufour réalise l'ampleur de son ignorance à l'égard des Premiers Peuples du Québec. À son retour, elle entreprend un long cheminement pour aller à la rencontre des réalités autochtones et entamer un dialogue plus que jamais nécessaire. Que révèlent le silence sur les pensionnats autochtones dans les manuels d'histoire et les clichés sur les «Indiens» dans la culture populaire? Comment a été vécue la crise d'Oka par les Autochtones? Racontée à partir de sa propre expérience mais aussi celle de nombreux Autochtones et Allochtones, cette oeuvre polyphonique explore les legs de notre inconscient colonial et fait surgir des histoires trop longtemps restées dans l'ombre.

    «C'est le Québec qui est né dans mon pays!» nous dit Anna Mapachee, afin de renverser le miroir de notre histoire coloniale. Si le racisme systémique façonne toujours la condition autochtone, ce carnet de rencontres témoigne aussi du travail entamé par les communautés pour se réapproprier leurs langues, leurs savoirs ancestraux et leurs identités, entre autres à l'Institution Kiuna d'Odanak, «une école faite pour nous autres».
    Avec les contributions de: Kim Angatookalook et Tristan André-Angatookalook, Michèle Audette, Terry Awashish, Eve Bastien, Lise Bastien, Louis-Xavier Bérubé, Marie-Eve Bordeleau, Jimmy-Angel Bossum, Marie-Pierre Bousquet, Sébastien Brodeur-Girard, Diane Cantin, Mikayla Cartwright, Kakwiranó :ron Cook, Emma Cuchio Antonio, Guillaume Dufour, Ellen Gabriel, Julie Gauthier, Claude Hamelin, Prudence Hannis, Sarah Hornblow, Paige Isaac, Institut Tshakapesh, Jacques Kurtness, Marcel Lalo, Léa Lefevre-Radelli, Pierre Lepage, Monica Lopez, Anna Mapachee, Lucie Martin, Pierre Martineau, Rita Mestokosho, Uapukun Mestokosho, Melissa Mollen Dupuis, Caroline Nepton Hotte, Jennifer O'Bomsawin, Annick Ottawa, Ghislain Picard, Murrray Sinclair, Geneviève Sioui, Louis-Karl Sioui-Picard, Lou Maïka Strauss et Martin Strauss, Jean-Yves Sylvestre, Myriam Thirnish, Pamela Rose Toulouse, Jacques Viens, Florent Vollant, Stanley Vollant et Xavier Vollant, Jesse Wente
    et plusieurs autres.

  • Un Indien qui dérange

    Thomas King

    • Liana levi
    • 6 Mai 2021

    Pas une âme à Chinook ne pourrait s'offrir un appartement au Buffalo Mountain Resort, complexe immobilier de luxe au pied des Rocheuses. Même pas le petit studio avec vue sur le parking et le toit du casino. D'ailleurs, personne dans la réserve n'y songe. Tous savent que seuls les riches citadins blancs en mal de nature ou de jeux d'argent pourront se le permettre. Ce projet apporterait du travail aux Autochtones mais, soucieux de préserver leur culture, les activistes des Aigles rouges s'y opposent. DreadfulWater sait tout cela quand le shérif l'appelle pour prendre les photos d'un mort retrouvé dans un appartement-témoin, mais il refuse d'emblée le coupable tout désigné. Il faut dire que si DreadfulWater a abandonné la Californie et son insigne de flic pour une vie solitaire et peinarde, il n'en a pas oublié pour autant les vieux réflexes du métier. D'autant qu'il aime Claire et que, parce qu'elle le lui demande, il est prêt à reprendre du service. Mais à sa manière, un poil iconoclaste et décalée... Au risque de ne pas se faire que des amis et de devenir, aux yeux de beaucoup de monde, «un Indien qui dérange».

  • En 2016, la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et le romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard entamaient une conver­sation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones. Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel ? Ces questions traversent leurs échanges: Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie dans la communauté de Pessamit; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis.

  • C'est l'inquiétude face aux changements climatiques qui a incité Matt Hern, Am Johal et le bédéiste de réputation internationale Joe Sacco à entreprendre un road trip partant de la très progressiste et écologique Vancouver pour se rendre au coeur des champs de sables bitumineux du nord-ouest du Canada. Leur projet ? Aller à la rencontre des gens qui vivent de l'extraction de la ressource naturelle réputée la plus polluante de la planète et des hommes et femmes qui sont aux premières loges du désastre écologique qu'elle provoque.

    Mêlant le carnet de voyage, l'analyse politique et la théorie écologiste, Réchauffement planétaire et douceur de vivre dévoile avec finesse les impacts des changements climatiques sur les diverses communautés qui peuplent un territoire colonisé par l'industrie. Au fil de ce périple, il apparaît manifeste que toute écologie doit partir d'un processus de décolonisation, et chercher une nouvelle façon d'être dans le monde, quelque chose comme ce que Kojève appelait la « douceur de vivre ».

  • Refuges

    Frances Greenslade

    • Éditions médiaspaul
    • 14 Novembre 2019

    La région de la Chilcotin, au nord de Vancouver, fin des années 1960. Deux soeurs, Maggie et Jenny. Elles n'ont qu'une dizaine d'années quand leur mère, jeune et veuve depuis peu, les confie à un vieux couple de sa connaissance et s'en va gagner sa vie comme cuisinière dans les camps de bûcherons. Elle a promis de revenir les chercher bientôt. Le temps passe. Elle ne revient pas. Où est leur mère ? Pourquoi les a-t-elle abandonnées ? Avec pudeur et une grande tendresse, Refuges est le roman d'une enfance enfuie, d'une adolescence inquiète. Il raconte une histoire d'amour filial, celui de deux petites soeurs à l'endroit de leurs parents humains, trop humains. Une histoire de deuil et d'abandon qui révèlera un drame, mais tout aussi bien une histoire d'anges gardiens croisés sur la route, de femmes fortes ayant appris à la dure à ne dépendre de personne. S'ajoute la présence bienveillante, discrète et palpable des peuples autochtones Chilcotins et Carriers. Et puis, les animaux, la forêt, les saisons, la solitude et son corollaire, la liberté, qui s'épanouit parfois dans l'amour très pur entre deux adolescents.

    FRANCES GREENSLADE est née à Saint Catharines, en Ontario, au Canada. Refuges est son troisième livre, le premier à être traduit en français. Elle enseigne l'anglais au Collège Okanagan à Penticton, en Colombie-Britannique.

  • Prix des Libraires du Québec 2019 | Essai

    La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s'en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l'oubli et du silence. Que savons-nous de l'esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu... Parce que l'État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

  • Metis

    Michel Noël

    • Bayard canada livres
    • 13 Mars 2019

    Fils d'une Blanche déracinée et d'un Métis tiraillé entre le progrès et les traditions de ses ancêtres, Pien observe, sent, vibre. Le jeune garçon côtoie des bûcherons, des « Sauvages», un curé déchu, des cultivateurs pauvres... Tous des héros de la survie. Son monde, un coin du Nord du Québec ouvert au déboisement farouche des années 50, est hostile. Mais c'est un univers qui forge des coeurs passionnés.

  • Le bestiaire innu t.2 : les oiseaux, les poissons et les animaux

    Daniel Clément

    • Presses de l'université laval
    • 23 Février 2022

    Cet ouvrage de nature encyclopédique rassemble des informations vernaculaires sur la faune ainsi que d'autres données sur les mêmes animaux provenant de zoologues, de naturalistes, de voyageurs, de lexicographes qui ont fréquenté le même territoire que les Innus.

  • Ce livre rassemble des textes de chercheurs et chercheuses de plusieurs disciplines et des entretiens avec des leaders des Premières Nations travaillant à l'élargissement des espaces autochtones. Ces voix diverses donnent accès à des analyses de première main concernant les processus historiques et contemporains dans lesquels s'ancrent les relations entre les peuples autochtones, l'État et la société québécoise. Ces processus se font largement au détriment des premiers, comme la sphère publique québécoise commence à peine à le reconnaître dans la foulée de différents rapports produits pour les gouvernements fédéral et québécois. Ces rapports soulignent, du même souffle, les processus de résistance des peuples autochtones, de même que les trop lentes transformations sociopolitiques en cours.

    Peuples autochtones et politique au Québec : identités, citoyennetés et autodétermination apporte un éclairage novateur qui saura profiter tant aux spécialistes des questions relatives aux peuples autochtones qu'aux personnes soucieuses de mieux comprendre les dynamiques politiques qui marquent les communautés autochtones ainsi que la société québécoise dans son ensemble. Il présente des données de recherche inédites et des réflexions susceptibles de contribuer aux grands débats - concernant, par exemple, le racisme systémique, la violence contre les femmes autochtones et le partage du territoire ­- qui interpellent le Québec et le forcent à faire face à ses défis politiques.

    Stéphane Guimont Marceau est professeure adjointe au centre Urbanisation Culture Société de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Montréal. En tant que géographe, elle s'intéresse aux processus et géographies de colonisation et d'exclusion et à la construction des citoyennetés, à travers, entre autres, la relation entre Autochtones et non-Autochtones, les Autochtones en milieu urbain, ainsi que les espaces sociaux des jeunes et des femmes, particulièrement au Québec et en Amérique latine.

    Jean-Olivier Roy possède un doctorat en science politique de l'Université Laval (2015), et fut chercheur postdoctoral au sein du Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales (GRSP, 2015-2016) et à l'École des affaires publiques et communautaires de l'Université Concordia (2016-2018). Il est spécialisé dans divers domaines : la pensée politique, la politique québécoise et canadienne, et les questions autochtones dans les contextes québécois et canadien. Ses recherches actuelles portent sur les thématiques autochtones, notamment l'autodétermination, le postcolonialisme, le nationalisme, les identités, les politiques publiques ainsi que les enjeux de citoyenneté et de démocratie.

    Daniel Salée est professeur de science politique et directeur de la School of Community and Public Affairs à l'Université Concordia. Il est titulaire de la Chaire d'études québécoises du Collège universitaire de Glendon (2003-2004) et directeur de la section Concordia, Chaire Concordia/UQAM en études ethniques (2002-2005). Ses domaines d'intérêt portent sur la citoyenneté et la politique identitaire, les relations interethniques, le nationalisme, la question autochtone, et la relation entre l'État et la société civile. Il est cochercheur au Centre de recherche sur l'immigration, l'ethnicité et la citoyenneté (CRIEC).

  • Là où ça fait mal

    Sarah de Leeuw

    • Leméac éditeur
    • 26 Août 2021

    Un couple se ressoude sur le terrain d'une ancienne décharge ; une enfant s'éveille à la conscience de soi et aux horreurs du monde le jour d'une éruption volcanique ; et le long de la tristement célèbre « autoroute des larmes » en Colombie-Britannique, des femmes disparaissent.

  • Les récits de notre terre. Les Algonquins

    Daniel Clement

    • Presses de l'université laval
    • 9 Avril 2019

    Les Algonquins, ou Anishinabeg dans leur langue, forment aujourd'hui une population de plus de 10 000 personnes réparties principalement en dix communautés en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue. Chasseurs, piégeurs, pêcheurs, cueilleurs par tradition, comme pour les autres habitants des forêts boréale ou laurentienne du Québec, leurs expertises issues de pratiques ancestrales se sont très vite manifestées dans de nombreux autres domaines, tels la foresterie, l'acériculture, l'agriculture, l'élevage et le tourisme. Leurs récits, qui sont autant d'échos du passé dans la modernité, reflètent leur culture bigarrée au confluent d'influences diverses, surtout algonquiennes, mais également iroquoiennes et euro-canadiennes.

  • Kuei, je te salue est la rencontre littéraire et politique de la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et du romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard, qui ont décidé d'entamer une conversation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones.

    Idle No More, Commission de vérité et réconciliation, enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées... Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment contrer cette méconnaissance de l'autre qui aboutit au mépris? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel?

    Pour ouvrir le dialogue et amorcer la nécessaire réconciliation entre nos peuples, Natasha et Deni reviennent sur leur trajectoire personnelle et tentent de débusquer les mots et les comportements qui empruntent encore trop souvent les chemins du racisme. Dans cet échange épistolaire au souffle poétique, Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie sur la réserve de Pessamit ; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis. Chaque lettre est un «rendez-vous de la parole qui s'ouvre».

    En croisant leurs mots avec franchise, ces deux grands écrivain.e.s nous offrent un livre humaniste et universel sur le rapport à l'autre et le respect de la différence.

  • Kondiaronk, grand chef autochtone

    Marie Roberge

    • Éditions de l'isatis
    • 2 Juillet 2014

    Tout jeune, Kondiaronk, dit le Rat, se fait remarquer par son habileté au combat, sa passion pour la politique et sa capacité à captiver son auditoire. Reconnu comme chef dans sa tribu, il occupe rapidement un rôle important dans la grande nation autochtone. En 1701, après plusieurs années de guerre, alors que débutent les pourparlers de paix entre les Autochtones et les dignitaires de la Nouvelle-France, Kondiaronk fait entendre sa voix. Un mois après le début des négociations, alors qu'il est gravement malade, le grand chef fait un long discours, écouté de tous et qui mènera à la signature du traité de la Grande Paix. Par son dévouement envers les siens et sa grande sagesse, Kondiaronk est devenu une légende qu'on se doit de connaître.

  • De remarquables oubliés t.1 ; elles ont fait l'Amérique

    ,

    • Lux éditeur
    • 10 Avril 2014

    Les femmes sont absentes de l'histoire officielle de l'Amérique - ne le dit-on pas assez ? Les Amérindiennes certainement, mais aussi toutes les autres, sans distinction culturelle : Inuites, Canadiennes, Anglaises, Noires, Françaises et Métisses. Plusieurs d'entre elles sont des êtres d'exception dont le contact avec ce vaste continent a révélé l'intelligence et le caractère. Elles ont fait l'Amérique rétablit la mémoire de quinze de ces « remarquables oubliées », héroïnes aux exploits invisibles, résistantes, pionnières, aventurières, diplomates, scientifiques, exploratrices ou artistes...

  • La politique québécoise et canadienne

    ,

    • Presses de l'université du québec
    • 27 Mars 2020

    Après une première édition fort bien accueillie, la deuxième mouture de La politique québécoise et canadienne entend élargir la perspective de la fédération canadienne en mettant l'accent sur les acteurs, les institutions et les sociétés qui lui donnent toute sa vitalité. Le présent ouvrage propose en effet des analyses actualisées portant sur les dynamiques culturelles, identitaires, juridiques, politiques, partisanes, électorales et institutionnelles des politiques du Québec et du Canada. Il innove en offrant un éclairage contemporain sur des thèmes à la fois centraux et encore trop négligés en études québécoises et canadiennes - dont le colonialisme canadien, la domination du pouvoir exécutif, le féminisme, le syndicalisme, les inégalités sociales, le fédéralisme fiscal, les politiques de redistribution et la migration.

    Les auteurs abordent ici quatre grandes thématiques : les traditions démocratiques et les cultures ; les institutions étatiques ; les partis politiques, les mouvements sociaux et les groupes ; les politiques publiques. Des tableaux synthèses, des questions à répondre, des lectures complémentaires et un glossaire destinés aux lecteurs avides d'approfondir leurs connaissances viennent appuyer leurs propos. Les citoyens et les étudiants qui souhaitent en savoir plus sur les problèmes politiques qui touchent les sociétés du Québec et du Canada y trouveront un outil pédagogique de premier plan, un incontournable en études québécoises et canadiennes plus que jamais à l'avant-garde de la recherche en sciences sociales au pays.

  • Chorbacks

    Jean Desy

    • Mémoire d'encrier
    • 3 Octobre 2017

    Le chorback est une étendue d'eau libre, plus ou moins grande, ouverte dans le glaciel, champ de glaces flottantes. D'inspiration nordique, Jean Désy communique l'immensité et la grandeur de la terre. Transe poétique et traversée du paysage. Le souffle est modulé en plusieurs tons, tantôt cassant et abrupt, tantôt doux et tendre, comme la nature. Chorbacks est un livre qui nomme et exalte la nordicité, cartographie du territoire dans ses principaux éléments (flore et faune). Ouvrage lumineux qui donne à réfléchir sur la meilleure manière d'habiter la terre. Un rythme sauvage et fou.

  • Kateri et le corbeau

    Boivin Rollande

    • Bayard canada livres
    • 28 Février 2019

    Dans les années 1930, Kateri et sa famille tentent de survivre aux rudes conditions du territoire québécois et au déracinement provoqué par les coupes à blanc. Quand son amoureux Khaguagui se noie dans la rivière,
    la jeune Métisse croit l'avoir perdu pour toujours. Mais Neka, sa mère, offre ses cheveux au Grand Manitou afin que l'esprit de Khaguagui revienne sous la forme d'un corbeau et qu'il puisse veiller sur Kateri.

  • Les apories des politiques autochtones au Canada

    Thierry Rodon

    • Presses de l'université du québec
    • 27 Mars 2020

    Le présent ouvrage offre un regard critique sur les politiques autochtones du Canada qui nous permettra de constater les avancées politiques et sociales obtenues par les peuples autochtones depuis les dernières décennies, mais aussi les limites imposées par l’État canadien, qui constituent autant d’apories. Il y a ainsi une contradiction entre la reconnaissance du statut de «nation» et du droit à l’autonomie gouvernementale et la volonté du gouvernement fédéral et des provinces de baliser considérablement ce droit, ce qui laisse peu de marge de manœuvre à l’expression d’une souveraineté autochtone. Pour appréhender ces paradoxes, après une présentation de l’histoire des relations entre le Canada et les peuples autochtones et de l’état du droit autochtone, ce livre analyse les différentes politiques autochtones du Canada et des provinces ainsi que certaines expériences de mise en œuvre de l’autonomie politique. Finalement, une comparaison de ces politiques avec celles de trois pays de traditions coloniales et juridiques similaires, soit les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, permet de les mettre en perspective.

    Cet ouvrage donnera aux lecteurs l’occasion de se familiariser davantage avec les politiques autochtones et de mieux comprendre l’évolution de la relation des Canadiens avec les peuples autochtones qui ont été leurs premiers alliés et partenaires et qui, après plus de 150 ans de politiques de soumission, essaient de renouveler ces anciennes alliances mais demeurent souvent méconnus, créant ainsi non pas deux, mais de multiples solitudes au sein du Canada.

    Thierry Rodon est professeur agrégé au Département de science politique de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord. Il est également directeur du Centre interuniversitaire d’études et de recherche autochtones (CIÉRA), et il dirige MinErAL, un réseau international de recherche sur les relations entre les industries extractives et les communautés autochtones. Auteur de nombreuses publications sur les politiques autochtones, les traités et l’autonomie gouvernementale au Canada, il étudie les politiques autochtones et nordiques au Canada et dans le monde circumpolaire.

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