• Que signifie être «indépendant», dans le monde du livre? De qui l'éditeur et le libraire sont-ils indépendants et, surtout, à quelles fins? Quelle «édition indépendante» peut constituer un modèle économique viable? Et que nous apprennent les remous qui l'agitent sur les formes contemporaines de contrôle de la parole et l'amenuisement sournois de l'espace démocratique?

    Dans le sillage d'analyses comme celle d'André Schiffrin et à partir d'exemples tirés du Québec et de la France, ces réflexions décrivent un monde du livre toujours plus menacé par les conglomérats médiatiques et les géants du web, mais où, paradoxalement, s'épanouit une édition indépendante foisonnante. Dans ce contexte, il devient urgent de clarifier cette notion pour qu'éditeurs et libraires puissent, ensemble, continuer de diffuser des formes et des idées radicales : l'indépendance doit être le fruit d'une réflexion commune et d'une quête collective, car à quoi bon être indépendant tout seul?

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

    Yves Klein (1928-1962) est un artiste français. En 1957, il met au point le "bleu Klein", signature de ses monochromes. En 1958, il expérimente sa technique emblématique du "pinceau vivant" : une femme au corps enduit de peinture qu'elle applique sur la toile. Dès lors, Klein s'évertue à s'affranchir de la ligne et du dessin. Il a une première crise cardiaque en 1962, après avoir assisté à la projection de Mondo Cane, dans lequel son travail est tourné en dérision. Il meurt le 6 juin 1962.

  • La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un divertissement passif. Au contraire, elle est toujours à même de créer chez l'auditeur des passions nouvelles et de changer le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme, à la fois théorie philosophique et pamphlet politique. Si l'on a fait de la musique, de la peinture ou de la poésie de simples distractions, c'est pour mieux nier leur potentiel subversif, à même de bouleverser l'ordre social.
    Avec un esprit d'une indépendance rare, Nougé se tourne vers les voies qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : "Il est certain que la musique est dangereuse."

    Le belge Paul Nougé (1895-1967) rencontre en 1925 Breton, Aragon et Eluard, et signe le tract La Révolution d'abord et toujours. Il devient, avec Magritte, le premier instigateur du surréalisme en Belgique et son théoricien le plus original. Il est le premier exégète de l'oeuvre de Magritte en publiant Les Images défendues en 1929. Il publie dans les revues Variétés et Documents. Mais Nougé est un solitaire. Il rompt avec André Breton en 1950 et rejoint Marcel Mariën et sa revue Les Lèvres nues.

  • Entre décembre 2017 et juin 2018, Jean-Louis Tallon s'est longuement entretenu avec Gavin Bryars : près de douze heures d'entretiens pour revenir sur le parcours biographique et les pièces principales qui ont jalonné la trajectoire d'envergure, de 1969 à nos jours, du compositeur britannique. Ce premier ouvrage consacré au "mystère Bryars" reprend le fil de ces échanges dans leur intégralité, donnant ainsi à (re)découvrir et à saisir, en une vision panoramique, au fil de la parole, tout l'étendu d'un parcours aux mille facettes. Contrebassiste de jazz avant-gardiste, post-minimaliste, collaborateur de Tom Waits ou Merce Cunningham, Gavin Bryars n'a cessé de se métamorphoser pour proposer une oeuvre touffue, rendue accessible à tous par la forme orale de l'ouvrage.

    Né en 1973 à Lyon, Jean-Louis Tallon est l'auteur d'un récit intitulé Composition de l'atmosphère (Le Grand Souffle, 2007). Il a réalisé depuis plus de vingt ans de très nombreux entretiens d'écrivains et d'artistes. Il est également responsable culturel de l'Université d'Orléans.

  • Pendant longtemps, les femmes, reléguées au seul rôle d'épouse et de mère, ont vécu dans l'ombre des hommes. Mais, dès l'Antiquité, des figures emblématiques, qu'elles soient de puissantes reines ou de simples ouvrières, se sont élevées contre cette injustice. Cléopâtre, Jeanne d'Arc, Ching Shih, Mary Shelley, Ada Lovelace, Marie Curie, Coco Chanel, Annette Kellerman, Amelia Earhart, Frida Kahlo, Anne Frank, Rosa Parks. Voici le récit de la vie de ces douze femmes d'exception qui ont lutté pour aller au bout de leurs convictions, malgré les modèles imposés par la société.

  • New York, années 1980 : une époque débordant d'énergie créative au cours de laquelle Jean-Michel Basquiat s'est imposé comme artiste d'avant-garde. Il a partagé les dernières années de sa vie avec Suzanne Mallouk, son amante, sa muse. « Pour connaître la prison dorée de Jean-Michel Basquiat, la vraie rançon de sa gloire, il nous faut une histoire vraie. [...] La Veuve Basquiat est l'histoire d'amour complexe, racontée avec élégance, de deux êtres qui se cherchent, se rencontrent à un moment charnière de l'histoire, et embrasent tout, y compris eux-mêmes. » Rebecca Walker, NPR. « Passionnant. Jennifer Clement offre bien plus de clefs de compréhension des oeuvres de Basquiat qu'aucun critique d'art. » The Times. « C'est le genre de livre qui donne envie de prendre le prochain vol pour New York. » The Big Issue. Illustration de couverture : © Duncan Buchanan

  • La tribu

    Jean-Michel Mension

    Dans ces entretiens, Jean-Michel Mension évoque les années qui le menèrent à participer, de 1952 à 1954, à l'existence chaotique et alcoolisée de l'Internationale Situationniste. Dans un Saint-Germain-des-Prés aujourd'hui disparu, en compagnie de Guy Debord, mais aussi d'autres figures moins connues et souvent fascinantes, on découvre un Paris interdit : celui des marges, des bistrots et des truands. Dans le récit de cette avant-garde subversive, entre art, liberté sexuelle et dérèglements de tous les sens, on assiste à la naissance d'une révolte qui embrasera, plus d'une décennie plus tard, la jeunesse de Mai 68. Il paraît dans une nouvelle édition, illustrée d'une iconographie renouvelée et augmentée de documents inédits.

    Jean-Michel Mension est né le 24 septembre 1934. Issu d'une famille de militants communistes, il est le premier adhérent de l'Internationale lettriste, créée par Guy Debord. Il en sera exclu à l'été 1954. Mobilisé durant la guerre d'Algérie, il rejoint en France le Parti Communiste puis, en 1969, la LCR. Il est notamment l'auteur d'une autobiographie (Le Temps gage) ainsi que d'une célèbre inscription sur les quais de la Seine : ``ICI ON NOIE LES ALGÉRIENS''. Il décède le 6 mai 2006.

  • Paris, 1862. Victorine est brunisseuse dans un atelier d'argenterie. Elle y travaille avec son amie Denise. Inséparables, les deux jeunes filles ont l'habitude de se promener, de dessiner avant de regagner leur chambre misérable, sous les combles. Un jeune trentenaire les observe avec intérêt. Il les invite au restaurant, entreprend de les séduire. Incapable de le partager longtemps, Victorine décide de tout quitter pour rejoindre ce garçon dans son atelier de la plaine Monceau. Très vite, elle trouve sa place auprès de lui, devenant son amante, son modèle, sa conseillère avisée. Combinant habilement faits réels et inventés, Maureen Gibbon nous fait pénétrer dans l'atelier d'Édouard Manet et nous dévoile les secrets de la création d'Olympia, du Déjeuner sur l'herbe et l'existence de la véritable Victorine Meurent.

  • Essayiste et poète, H.M. Enzensberger, l'un des jeunes écrivains allemands les mieux doués de l'après-guerre, analyse ici en les démystifiant divers éléments de la vie culturelle de notre temps, muée depuis peu en une véritable « industrie de la culture ». Avec une intelligence et un humour peu communs il démonte les mécanismes d'un grand quotidien bourgeois, ceux du célèbre Spiegel, des actualités filmées, des livres de poche, des organisations touristiques... autant d'outils destinés, consciemment ou non, à façonner les esprits, à les pré-fabriquer ou à les abrutir.

    Quelques études littéraires pénétrantes (sur Böll, Grass, Johnson et divers poètes) complètent ce recueil, ainsi qu'un essai sur l' « avant-garde » politique et littéraire, aussi méchant que sain et lucide.
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    Mais H.M. Enzensberger ne se contente pas de dénoncer les maladies culturelles de notre temps, il propose des solutions, il éclaire déjà les voies possibles de l'avenir.

  • Le consul

    Ralph Rummey

    Le Consul, livre d'entretiens avec Gérard Berréby, retrace la vie du peintre Ralph Rumney : son enfance en Angleterre, sa découverte du marxisme, de la peinture... et ses innombrables rencontres. Dandy nomade, sa route croisera celles de Debord et des lettristes, de Marcel Duchamp, Max Ernst, Georges Bataille, Peggy Gugghenheim, William Burroughs, Cobra et l'Oulipo... Dans cette nouvelle édition abondamment illustrée, les anecdotes se mêlent aux réflexions théoriques et aux souvenirs sur Guy Debord, Asger Jorn ou Yves Klein. On retrouve intacte l'élégance d'un artiste dont le talent fut aussi de se trouver toujours là où bouillonnaient idées et agitateurs : une existence à l'image de son art, comme une expérimentation perpétuelle.

    Ralph Rumney est né à Newcastle le 05/06/34. Fils d'un vicaire issu de la classe ouvrière, il découvre adolescent Sade, Marx et les surréalistes. Il décline son admission à Oxford pour rejoindre les Beaux-Arts, qu'il abandonne. Objecteur de conscience, il fuit l'armée en partant à Paris et rencontre Debord. En 1957, il participe à la fondation de l'Internationale Situationniste, dont il sera exclu en 1958. Son oeuvre comprend peintures, photographies, moulages, montages. Il décède le 6 mars 2002.

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage. Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • Dans cet essai brillant et concis, le philosophe et critique d'art Arthur Danto expose les mille et une métamorphoses d'Andy Warhol (1928-1987), personnelles, artistiques et philosophiques. Danto retrace l'évolution de l'icône pop art depuis ses premières créations, ses relations avec d'autres artistes, comme Jasper Johns ou Robert Rauschenberg ainsi que le « phénomène Factory ». Il propose une lecture approfondie des oeuvres de Warhol, analysant leur contexte socio-historique, leur dimension philosophique, la différence essentielle que Warhol entretient avec ses prédécesseurs, Marcel Duchamp notamment ainsi que les parallèles qui peuvent être tracés avec un successeur comme Jeff Koons.

    Tout en faisant revivre l'époque de Warhol, Danto dresse le portrait d'un artiste en perpétuelle transformation, dont les multiples visages - activiste politique, réalisateur, écrivain voire philosophe - ont contribué à faire de lui une figure fondatrice de la culture américaine et plus largement occidentale. Le secret du triomphe de Warhol? Avoir su « sublimer les goûts et les valeurs de l'Américain moyen », « faire des objets les plus quotidiens une oeuvre d'art avant-gardiste ».

    Arthur C. Danto est professeur émérite de philosophie à l'université de Columbia (New York). Longtemps critique d'art pour The Nation, il a publié de nombreux ouvrages, dont La Transfiguration du banal (Seuil, 1989) et Après la fin de l'art (Seuil, 1996).

  • Greenwich Village à la fin des années 1940. Anatole Broyard s'y installe chez Sheri Donatti, une artiste peintre fantasque protégée d'Anaïs Nin. Il s'inscrit à la New School, où il découvre la littérature, la philosophie et l'art moderne. Il réalise aussi son rêve en ouvrant une librairie d'occasion sur Cornelia Street. En chemin, il croise de nombreux artistes et écrivains en devenir, W. H. Auden, Dylan et Caitlin Thomas, Meyer Shapiro... Avec intelligence et mordant, Kafka faisait fureur saisit une époque et rend hommage à une bohème disparue telle qu'elle a été vécue par un jeune avant-gardiste qui cherchait à trouver sa voix, mais aussi sa place, dans un quartier alors unique au monde, avant de devenir l'un des critiques littéraires les plus influents du New York Times. « Un ouvrage plein d'esprit, de compassion, qui livre un point de vue perspicace sur les rouages de la vie et de la littérature. [...] L'esprit de Broyard, son esthétique et sa vision du monde scintillent dans ces mémoires. » Robert Olen Butler, The New York Times

  • Conversation avec Hannah Hoch Nouv.

    Hannah Hch revient sur les années d'émergence du mouvement le plus radical des avant-gardes européennes et sur son propre parcours. Elle rencontre Raoul Hausmann dès 1915. Alors que ce dernier est encore marqué par le Blaue Reiter, elle-même s'intéresse vivement à l'abstraction, à Kandinsky en particulier, avant de se tourner, comme Hausmann, vers le photomontage. Elle retrace ici la genèse de cette technique, qui vise à intégrer le monde des machines et de l'industrie dans l'art. Elle se souvient de la première foire du Club Dada, alors que celui-ci est encore empreint d'idées communistes. Avec esprit et vivacité, elle livre aussi ses souvenirs sur Kurt Schwitters, Piet Mondrian, George Grosz et révèle un pan méconnu des grandes heures de l'avant-garde la plus radicale du XXesiècle.

    Le poète, essayiste et traducteur américain Edouard Roditi (1910-1992) a vécu une bonne partie de sa vie en Europe, où il a oeuvré comme critique d'art pour différents périodiques français, anglais et américains. Auteur d'une biographie de Magellan, d'un essai sur Oscar Wilde et d'une multitude de textes en vers et en prose, il fut proche du mouvement surréaliste et le premier à traduire les écrits d'André Breton en anglais. Il oeuvra également en qualité d'interprète lors du procès de Nuremberg.

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Ronald Després n'a que vingt-deux ans lorsqu'il publie son premier recueil de poésie intitulé Silences à nourrir de sang, aux Éditions d'Orphée, à Montréal. D'une modernité insolente, ces poèmes bousculent l'attitude passéiste qui caractérise la poésie acadienne depuis ses débuts jusqu'à 1958.

  • This collection brings together representative work from Sina Queyras's poetic oeuvre. Queyras is at the forefront of contemporary discussions of genre, gender, and criticism of poetry. Her influential blog-turned-literary-magazine, Lemon Hound, published up-and-coming writers as well as work by established literary figures in Canada and abroad. The title, Barking & Biting, makes reference to the tagline of Lemon Hound: "more bark than bite." Erin Wunker's introduction situates Queyras's poetry within ongoing debates around genre and gender. It suggests that Queyras's writing, be it literary critical, poetic, or prose, is precise and probing but avoids toothless critical positioning. It pays particular attention to Queyras's poetic innovations and intertextual references to other women writers, and suggests that read together Queyras's oeuvre embodies an engaged feminist attention-what Joan Retallack has called a "poethics," where poetry and ethics are bound together as a mode of inquiry and aesthetics. Queyras's poems trace a consistent concern with both poetic genealogies and the status of women. Thus far, twenty-first century poetics have been preoccupied with two ongoing conversations: the perceived divide between lyric and conceptual writing, and the underrepresentation of women and other non-dominant subjects. While these two topics may seem epistemologically and ethically separate, they are in fact irrevocably intertwined. Questions of form are, at their root, questions of visibility and recognizability. Will the reader know a poem when she sees it? And will that seeing alter her perception of the world? And how is the form of the poem altered, productively or un-, by the identity politics of its author? These are the questions that undergird Queyras's poetry and guide the editorial selections. Queyras's poetics pay dogged attention to questions of both representation and genre. In each of her poetry collections she inhabits tenets of the traditional lyric but leverages the genre open to let conceptualism in. This is demonstrated in her afterword, "Lyric Conceptualism, a Manifesto in Progress," which was first published on the Poetry Foundation's Harriet the Blog. In it Queyras puts forward a set of maxims about the possibilities of a new hybrid, the conceptual lyric poem.

  • Space Between Her Lips presents the first selected works of one of Canada's most important poets of the last few decades. Margaret Christakos writes vibrant, exciting, and intellectually challenging poetry. She plays language games that bring a probing and disturbing humour to serious themes that range from childhood and children to women in contemporary techno-capitalist society to feminist literary theory, and so much more.
    Gregory Betts' introduction to the collection highlights her formal diversity and her unique combination of feminist and avant-garde affinities. He connects the geographies of her life - including Northern Ontario where she was raised, downtown Toronto where she studied with cutting-edge authors and artists like bpNichol and Michael Snow, and Montreal where she integrated with the country's leading feminist authors and thinkers - with her polyphonic experimentation. While traversing the problem of bifurcated identities, Christakos is funny at a deeply semiotic level, wickedly wry, exposing something about the way we think by examining the way we speak of it.
    In her afterword, Christakos maps out a philosophy of writing that highlights her self-consciousness of the foibles of language but also deep concern for the themes she writes about, including her career-length exploration of self-discovery, hetero-, queer and bi-sexual sexualities, motherhood, self-care, and linguistic alienation. Indeed, Margaret Christakos is a whole-body poet, writing with the materiality of language about the movement of interior thought to embodied experience in the world.

  • L'amant ~ La poupée ~ Poumrak Pansing connaît la musique ~ Un prêté pour un rendu (une autre aventure de Poumrak Pansing) : Quatre aperçus du talent singulier  du plus versatile des nouvellistes thaïlandais contemporains, entre recherche formelle et formules commerciales rodées

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier "Que conservent les conservateurs?", paru dans le No 297 de la revue Liberté.
    Ce dossier s'intéresse à l'inquiétant gouvernement de Stephen Harper. Les textes qui le composent cherchent à comprendre ce que ces conservateurs nouveau genre tentent réellement de conserver (Jean Pichette), leur utilisation des médias (Éric Martin), leur conception de la culture (Pierre Lefebvre), les raisons des commémorations et des célébrations des symboles canadiens (Jonathan Livernois).

  • Faux conservateur, terrifiant avant-gardiste, Stephen Harper est l'architecte d'une révolution visant à purger la société de sa dimension politique. Déconstruction d'un projet en cinq étapes.
    Article extrait du dossier "Que conservent les Conservateurs?", paru dans le No 297 de Liberté

  • Dans "Fin de cycle", Mathieu Bock-Côté, pamphlétaire du nationalisme conservateur, montre des affinités surprenantes avec un vieil adversaire.
    Article issu du No 297 de la revue Liberté, "Que conservent les conservateurs?"

  • Robert W. Service: La Piste de l'imaginaire est une biographie romancée, inspirée par une première tranche de l'existence de l'arrière-grand-père de l'auteure Charlotte Service-Longépé. Au cours de sa vie, le poète et écrivain Robert William Service (1874-1958) a rédigé une imposante oeuvre étudiée encore aujourd'hui dans tout le monde anglo-saxon. Après une enfance indisciplinée en Écosse, il décide d'accomplir son rêve de découvrir le Nouveau Monde. Suite à un long voyage en bateau, il débarque à Montréal en 1896 avec quelques dollars en poche, puis traverse le Canada d'est en ouest. Service passe plusieurs années sur l'île de Vancouver, avant de vagabonder pendant deux ans sur la côte pacifique. En 1904, il découvre avec émerveillement l'univers sauvage du Grand Nord canadien et s'installe à Dawson, sur les bords de la rivière Yukon. C'est là qu'il publie son premier recueil de poèmes, Songs of a Sourdough, qui sera édité au Canada, aux États-Unis et en Angleterre. Sa rapide renommée en tant qu'auteur n'entrave en rien sa soif de liberté, qui l'entraîne jusqu'en Nouvelle-Orléans, puis à Cuba, avant de le ramener au Yukon, où s'arrête la première partie des aventures racontées sous la plume de son arrière-petite-fille. Au cours de son existence, Robert W. Service rédigera plus de 1100 poèmes et ballades, ainsi qu'une dizaine de romans inspirés par des événements de société et les expériences découlant de sa propre existence: des mots empreints d'optimisme, de nature et surtout, de liberté, la valeur la plus fondamentale à ses yeux.

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