• New York, années 1980 : une époque débordant d'énergie créative au cours de laquelle Jean-Michel Basquiat s'est imposé comme artiste d'avant-garde. Il a partagé les dernières années de sa vie avec Suzanne Mallouk, son amante, sa muse. « Pour connaître la prison dorée de Jean-Michel Basquiat, la vraie rançon de sa gloire, il nous faut une histoire vraie. [...] La Veuve Basquiat est l'histoire d'amour complexe, racontée avec élégance, de deux êtres qui se cherchent, se rencontrent à un moment charnière de l'histoire, et embrasent tout, y compris eux-mêmes. » Rebecca Walker, NPR. « Passionnant. Jennifer Clement offre bien plus de clefs de compréhension des oeuvres de Basquiat qu'aucun critique d'art. » The Times. « C'est le genre de livre qui donne envie de prendre le prochain vol pour New York. » The Big Issue. Illustration de couverture : © Duncan Buchanan

  • Paris, 1862. Victorine est brunisseuse dans un atelier d'argenterie. Elle y travaille avec son amie Denise. Inséparables, les deux jeunes filles ont l'habitude de se promener, de dessiner avant de regagner leur chambre misérable, sous les combles. Un jeune trentenaire les observe avec intérêt. Il les invite au restaurant, entreprend de les séduire. Incapable de le partager longtemps, Victorine décide de tout quitter pour rejoindre ce garçon dans son atelier de la plaine Monceau. Très vite, elle trouve sa place auprès de lui, devenant son amante, son modèle, sa conseillère avisée. Combinant habilement faits réels et inventés, Maureen Gibbon nous fait pénétrer dans l'atelier d'Édouard Manet et nous dévoile les secrets de la création d'Olympia, du Déjeuner sur l'herbe et l'existence de la véritable Victorine Meurent.

  • Greenwich Village à la fin des années 1940. Anatole Broyard s'y installe chez Sheri Donatti, une artiste peintre fantasque protégée d'Anaïs Nin. Il s'inscrit à la New School, où il découvre la littérature, la philosophie et l'art moderne. Il réalise aussi son rêve en ouvrant une librairie d'occasion sur Cornelia Street. En chemin, il croise de nombreux artistes et écrivains en devenir, W. H. Auden, Dylan et Caitlin Thomas, Meyer Shapiro... Avec intelligence et mordant, Kafka faisait fureur saisit une époque et rend hommage à une bohème disparue telle qu'elle a été vécue par un jeune avant-gardiste qui cherchait à trouver sa voix, mais aussi sa place, dans un quartier alors unique au monde, avant de devenir l'un des critiques littéraires les plus influents du New York Times. « Un ouvrage plein d'esprit, de compassion, qui livre un point de vue perspicace sur les rouages de la vie et de la littérature. [...] L'esprit de Broyard, son esthétique et sa vision du monde scintillent dans ces mémoires. » Robert Olen Butler, The New York Times

  • P.A.

    Renaud Camus

    Ce livre de conception radicalement nouvelle, et de facture pour le moins déconcertante, pose la Petite Annonce comme genre littéraire. Fait de 999 paragraphes, constellé de renvois, d'appels de notes et de notes proliférant jusqu'à se substituer au texte qu'elles sont censées commenter, ce dispositif s'affirme comme une entreprise de répudiation ? momentanée? ? du roman. Car l'idée est que les livres au lieu d'être un espace linéaire tendu vers la fin, doivent se creuser, se poursuivre au coeur d'eux-mêmes, gagner en épaisseur. Ces Petites Annonces en guise d'Auto-Portrait, jeu de l'offre et de la demande tous azimuts, ont pour enjeu principal la recherche d'un amant. Et dans cette tentative d'épuisement d'une conscience retirée dans ses terres, où ce que l'on est importe davantage que ce que l'on fait ou pense, la mise à nu passe aussi bien par le génie du lieu. Ainsi entre les partis pris esthétiques des Églogues et la crudité de Tricks, Renaud Camus nous propose ici son 'Nohan', territoire intime qui pourrait bien être sa création artistique la plus audacieuse.

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