• Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • Le terme « modernisme », déjà courant dans l'étude de la littérature, du cinéma, des arts plastiques et de l'architecture, est de plus en plus employé pour désigner une certaine avant-garde musicale. Au Québec, cette tendance s'observe à partir des années 1950, période d'intense expérimentation, de réflexion et de production de la part des créateurs.
    Ce livre propose un tour d'horizon de la création musicale au Québec depuis cinquante ans avec l'analyse de vingt et une oeuvres de seize compositeurs qui défendent, perpétuent ou remettent en question le modernisme. Destiné à des mélomanes avertis ainsi qu'à des interprètes curieux de découvrir un répertoire inouï, ce véritable guide d'écoute est accompagné d'un enregistrement de la plupart des oeuvres à l'étude et de leur partition, disponibles sur le site du Centre de musique canadienne.

    Avec les oeuvres de : Walter Boudreau, Denys Bouliane, José Evangelista, Serge Garant, Michel Gonneville, Denis Gougeon, Jean Lesage, Nicole Lizée, Michel Longtin, Pierre Mercure, Isabelle Panneton, Serge Provost, John Rea, Ana Sokolovic, Gilles Tremblay et Claude Vivier.

    Musicologue, Jonathan Goldman est, depuis 2013, professeur agrégé de musicologie à la Faculté de musique de l'Université de Montréal. Rédacteur en chef de la revue Circuit, musiques contemporaines et rédacteur de la rubrique musicale du Routledge Encyclopedia of Modernism, il a aussi écrit The Musical Language of Pierre Boulez : Writings and Compositions (2011), prix Opus du Livre de l'année décerné par le Conseil québécois de la musique.

    Avec les textes de : Paul Bazin, Brian Cherney, James Galaty, Nicolas Gilbert, Jonathan Goldman, Michel Gonneville, Brian Harman, Jimmie LeBlanc, François-Hugues Leclair, Jean Lesage, Maxime McKinley, Jean-Jacques Nattiez et Serge Provost.

  • P.A.

    Renaud Camus

    Ce livre de conception radicalement nouvelle, et de facture pour le moins déconcertante, pose la Petite Annonce comme genre littéraire. Fait de 999 paragraphes, constellé de renvois, d'appels de notes et de notes proliférant jusqu'à se substituer au texte qu'elles sont censées commenter, ce dispositif s'affirme comme une entreprise de répudiation ? momentanée? ? du roman. Car l'idée est que les livres au lieu d'être un espace linéaire tendu vers la fin, doivent se creuser, se poursuivre au coeur d'eux-mêmes, gagner en épaisseur. Ces Petites Annonces en guise d'Auto-Portrait, jeu de l'offre et de la demande tous azimuts, ont pour enjeu principal la recherche d'un amant. Et dans cette tentative d'épuisement d'une conscience retirée dans ses terres, où ce que l'on est importe davantage que ce que l'on fait ou pense, la mise à nu passe aussi bien par le génie du lieu. Ainsi entre les partis pris esthétiques des Églogues et la crudité de Tricks, Renaud Camus nous propose ici son 'Nohan', territoire intime qui pourrait bien être sa création artistique la plus audacieuse.

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