• Peut-on concilier désirs individuels, nécessairement variés, et quête universelle du bonheur ? Peut-on imaginer des principes sur lesquels s'appuyer pour bien vivre ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun, sur lequel fonder en raison le bonheur ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison humaine, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence lui confèrent au contraire une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à perfectionner ses facultés d'entendement pour bien vivre, jouir de son âme, elle-même définie par l'intelligence. Dans le même temps, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose alors les fondements de la sociabilité humaine. Sociabilité qui est une vertu, à laquelle accéder par l'exercice de la raison.

  • Les Mémoires de Daniel Paul Schreber ont donné lieu à tant de commentaires psychiatriques et psychanalytiques que, cent ans après, cette foultitude a fini par frapper les esprits. Chacun voit midi à sa porte, tous reposent sur un a priori qu'un humoriste a su distinguer en notant que l'on dénomme « prière » le fait de s'adresser à Dieu, tandis que lorsque Dieu s'adresse à quelqu'un cela s'appelle « schizophrénie ».Plus récemment, une lecture anthropologisante a vu le jour. Il n'empêche, on n'a toujours pas lu ce texte de la façon dont Schreber souhaitait qu'il soit accueilli : comme l'avènement d'une vérité théologique dont l'importance n'est pas moindre que celle qu'a provoqué la venue du Christ en ce bas monde.Étroitement liée à l'expérience de martyre de son auteur, la théologie schrébérienne reconfigure les rapports de Dieu et de l'érotique en mettant celle-ci au service de celui-là. L'érotique s'en trouve dégagée du carcan hétérosexuel reproductif où elle végétait, ce que Dieu accrédite, car son existence désormais en dépend.Mission accomplie, Schreber sort de dix-huit années d'emprise psychiatrique, reconnu apaisé et libre de mener sa vie comme il l'entend.Béatitude, volupté, jouissance sont ici les termes clés qui, loin de se laisser ranger dans les variétés lacaniennes de la jouissance, lui font concurrence. C'est bien plutôt sur un autre point que Schreber croise Lacan, celui du rapport sexuel qu'il n'y a pas, déclarait Lacan, tandis que, tant par son expérience que dans sa pensée, Schreber atteste le caractère décidément peu assuré de cet « il n'y a pas ».Cet ouvrage est le second volet de L'Ingérence divine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avez-vous l'air huit fois bienheureux ? Telle est la question que le Père Régimbal nous pose avant tout, en ces quelques pages. Le message des Béatitudes est, en effet, essentiellement, un appel au bonheur. Cette Béatitude que Dieu nous propose n'a rien d'un bien-être ou d'une satisfaction humaine. Elle suppose de nous une véritable conversion, afin que notre coeur, devenant semblable au coeur même de Dieu, soit rendu capable d'accueillir la Béatitude divine.

  • Dieu est amour. Mais l'homme demeure libre d'accueillir cet amour ou de le refuser, voire de le bafouer. Cet amour totalement gratuit ne cherche qu'à se livrer à nous. La théologie nous parle à ce sujet des missions du Saint-Esprit. Mais ce thème ne concerne pas que les théologiens, puisqu'il touche notre relation à Dieu et à la vie même de l'Église. Par des propos à la portée de tous, et nous rejoignant au coeur même de notre vie quotidienne, Philippe Madre scrute ici ce mystère de l'amour de Dieu, en tant qu'il se livre à nous par son Esprit.

  • Avez-vous l'air huit fois bienheureux ? Telle est la question que le Père Régimbal nous pose avant tout, en ces quelques pages. Le message des Béatitudes est, en effet, essentiellement, un appel au bonheur. Cette Béatitude que Dieu nous propose n'a rien d'un bien-être ou d'une satisfaction humaine. Elle suppose de nous une véritable conversion, afin que notre coeur, devenant semblable au coeur même de Dieu, soit rendu capable d'accueillir la Béatitude divine.

  • Quoi de plus paradoxal - et de plus dérangeant -, en cette fin de siècle dominée par le matérialisme, que l'ermite retiré dans sa grotte - dénué de tout et heureux de l'être ? Sous prétexte qu'il adresse un pied de nez aux valeurs sacro-saintes de notre société - argent, sexe et pouvoir -, doit-on le taxer de marginal, et négliger la nostalgie qu'il peut éveiller en nous ? Si, selon son témoignage, l'unique nécessaire réside dans le fait d'ÊTRE, sans les dérisoires béquilles de nos possessions, cela ne l'empêche pas d'accueillir, l'esprit libre et le coeur léger, tous ceux qui viennent à lui. Résolument ancré sur le Rocher de Roquebrune où il a élu domicile, Frère Antoine jouit du recul nécessaire pour être le critique souriant d'un monde à maints égards en voie d'asphyxie, lui apportant une salutaire bouffée d'air frais.

  • Quoi de plus paradoxal - et de plus dérangeant -, en cette fin de siècle dominée par le matérialisme, que l'ermite retiré dans sa grotte - dénué de tout et heureux de l'être ? Sous prétexte qu'il adresse un pied de nez aux valeurs sacro-saintes de notre société - argent, sexe et pouvoir -, doit-on le taxer de marginal, et négliger la nostalgie qu'il peut éveiller en nous ? Si, selon son témoignage, l'unique nécessaire réside dans le fait d'ÊTRE, sans les dérisoires béquilles de nos possessions, cela ne l'empêche pas d'accueillir, l'esprit libre et le coeur léger, tous ceux qui viennent à lui. Résolument ancré sur le Rocher de Roquebrune où il a élu domicile, Frère Antoine jouit du recul nécessaire pour être le critique souriant d'un monde à maints égards en voie d'asphyxie, lui apportant une salutaire bouffée d'air frais.

  • Dieu est amour. Mais l'homme demeure libre d'accueillir cet amour ou de le refuser, voire de le bafouer. Cet amour totalement gratuit ne cherche qu'à se livrer à nous. La théologie nous parle à ce sujet des missions du Saint-Esprit. Mais ce thème ne concerne pas que les théologiens, puisqu'il touche notre relation à Dieu et à la vie même de l'Église. Par des propos à la portée de tous, et nous rejoignant au coeur même de notre vie quotidienne, Philippe Madre scrute ici ce mystère de l'amour de Dieu, en tant qu'il se livre à nous par son Esprit.

  • "Savamment nous avons désappris à pleurer en nous sculptant un visage à même les larmes, un visage de sel que n'osent effleurer les chiens du coeur, leurs tendres langues en alarme. Seigneur, quel Dieu, quel homme est le plus altéré à la source des yeux qui lustre notre race ? Si jusque devant Vous nous conservons la face, qui nous reconnaîtra quand nous serons perdus ? Si nous tendons vers Dieu des masques sans fissure, qui percera le don sauveur sous le refus ?" Un recueil de onze poèmes en prose, témoins de sa foi, dédicacés, et signés de Luc Estang en 1945.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chaque amour possède son histoire, chaque vie ses aventures grandes et moins grandes. Ainsi, en voulant flâner, s'exposer à la fatalité, avec un mélange de naïveté et d'audace, Simone ne cherchait pas une consolation, mais voulait simplement vivre une journée pour elle-même. Mais voilà! Au moment où elle part au Saguenay à la rencontre de son premier grand amour, une foule de questions s'agitent dans sa tête. Et lorsque le destin les empêchera de se séparer, devront-ils laisser la passion l'emporter sur la raison?

    Premier roman de Suzie Robichaud, Jour de folie est un texte intimiste et charmant qui conduit le lecteur dans les méandres de l'âme avec des mots simples, sentis et émouvants. Parsemé de pensées sages, il scrute de nombreux aspects de l'amour, sans oublier de poser plusieurs questions sur l'abandon, l'amour, la fidélité, la puissance des souvenirs. Ce récit au vocabulaire précis et à l'atmosphère feutrée fait ressortir l'importance de vivre le moment présent et rappelle la maxime de La Rochefoucauld: « Qui vit sans folie n'est pas aussi sage qu'on le croit. »

  • Anabelle, qui travaille à son compte en design d'intérieur tout en rêvant d'être photographe, est mariée avec Nicolas depuis quinze ans. Ils ont deux jeunes enfants. Malgré le fait qu'elle a pourtant la vie qu'elle avait souhaitée, elle n'est plus heureuse. Car, entre l'approche de la quarantaine, sa vie de mère, son travail et son rôle d'épouse, elle a oublié d'être une femme. Alors que des questions sur le bonheur, la passion, la perte de désir l'assaillent de toute part, elle trouve une lettre compromettante dans la valise de son mari, un pilote d'avion. Celle qui craint toujours de partir et de laisser ses enfants quittera alors le foyer sur un coup de tête avec sa meilleure amie, Katherine, pour un voyage de deux semaines en Italie. Là-bas, une passion inattendue viendra bouleverser sa vie lorsque Richard, un charmant romancier, la confrontera dans les peurs les plus profondes et les plus inavouées. Puis, viendra l'inévitable heure des choix...

    Est-ce possible que le destin puisse se mêler de notre vie lorsque nous sommes incapables de décider de la voie à suivre? S'il prenait les devants pour nous guider sur la bonne route, quand on reste trop longtemps sur place sans davantage évoluer? Car il est clair que rien n'est coulé dans le béton pour le reste de son existence.

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