• 1917, à quelques kilomètres du front où s'affrontent Français et Allemands. C'est là que survivent Pierrot, 12 ans, et son grand-père, dans la ferme familiale. Grâce à sa chienne Miette, le jeune garçon trouve le courage et la force d'affronter la souffrance et la mort. L'amitié qui les lie est ce qu'il reste de plus précieux à Pierrot. Mais la guerre les sépare : Miette est réquisitionnée pour servir de chien-messager sur le front... Un roman d'amitié et d'aventures au coeur de la Première guerre mondiale !

  • "J'écris parce que j'ai une mémoire et je la cultive en écrivant..." C'est cette mémoire qui nous rappelle l'existence d'un autre 11 septembre en 1973, il y a tout juste 30 ans. Ce jour-là, le général Pinochet prit le pouvoir au Chili, avec l'aide de la CIA, en assassinant la démocratie et des milliers de citoyens de ce pays. Le président de la République, Salvador Allende, mourut dans le palais de la Moneda bombardé et une répression sanglante s'abattit sur le pays. Luis Sepúlveda en fut victime, comme tant d'autres Chiliens. Le 16 octobre 1998, Pinochet fut arrêté en Angleterre à la demande du juge espagnol Baltazar Garzôn, puis remis au Chili parce que souffrant de folie. Luis Sepúlveda a écrit entre l'automne 1998 et 2000 dans différents journaux comme La Repubblica en Italie, El País en Espagne, TAZ en Allemagne, Le Monde en France, des textes entre articles politiques, chroniques et littérature, pour évoquer ces événements et leurs conséquences. Tous ces textes explorent la mémoire des vaincus qui ne veulent ni oublier ni pardonner.

  • Il y a tant d'histoires : réelles, fausses, grandes ou petites... Alors, quelle est la "vraie" histoire ? Prenez Gaspard Boisvert, ex-conseiller du président le plus stupide que les États-Unis aient connu, devenu publicitaire pour Pernod-Ricard ("Un verre, ça va, deux verres, ça va mieux"). Mais il ne s'agit pas vraiment de lui. Il y a bien la grande Histoire, celle de la guerre, avec ses dates, ses tableaux, ses statistiques aléatoires. Mais non, ce n'est pas réellement le sujet. Imaginez alors que Gaspard Boisvert cache un lourd secret, que son grand-père soit Adolf Hitler par exemple et que Patrik Ourednik le découvre. Pas le vrai Ourednik, non, le personnage du livre, lui aussi romancier et obsédé par la fin du monde. Vous me suivez ? Pourtant entre la blague des deux chinois, l'histoire des religions, celle du Viagra, l'hymne maltais, l'étymologie du prénom Adolf, le végétarisme ou l'Apocalypse qui se profile, prenez garde, il n'est pas exclu qu'on soit tout simplement en train de se payer votre tête. Cet anti-roman ironique et jubilatoire se glisse entre les rouages de notre époque pour mieux la déboulonner. En 111 chapitres comme autant de fausses pistes, vous pénétrerez les mystères d'une civilisation : la vôtre.

  • Juillet 1944, le temps d'une attaque aérienne sur une grande ville allemande. Dans cet univers d'horreur où luisent les derniers feux du fanatisme, subsistent malgré tout des preuves d'humanité : le lieutenant qui refuse une mission absurde ; le radio qui n'ose pas dire la vérité à une mère ; l'aviateur américain qui lance des bombes sur le cimetière pour ne faire mourir que des morts. Des hommes et des femmes qui, dans l'urgence de survivre, tentent de ne pas oublier qu'ils sont encore vivants. Né en 1921 à Leipzig, Gert Ledig est emporté comme tant d'autres jeunes Allemands dans les tourments de la guerre, en France puis devant Leningrad, où il combat avant d'être rapatrié à la suite d'une blessure. Son premier roman, les Orgues de Staline, paraît en 1955 et connaît un succès international. Suivent Sous les bombes ? bien plus qu'un roman de guerre, l'un des premiers témoignages littéraires sur la souffrance allemande, salué par W. G. Sebald ? et Après-guerre.

  • Dans la tourmente du Blitz...

    Dans l'Angleterre d'avant-guerre, Julianne Westcott enchaîne les bals et ne manque pas de prétendants. Lors d'une visite à son frère placé en institut, elle rencontre Kyle McCarthy, un jeune séminariste irlandais. Malgré les avertissements de sa famille, Julianne tombe amoureuse de Kyle et quitte tout pour se marier avec lui. Mais alors que la guerre secoue le monde et que le Blitz décime l'Angleterre, un tragique accident oblige Julianne à tout abandonner et à se forger une vie nouvelle faite de mensonges. Mais un jour la vérité la rattrapera et elle devra alors faire face à son passé.
    Mot de l'éditeur : Véritable page-turner, Le Parfum de nos souvenirs nous bouleverse et nous emporte dans un drame romantique qui met essentiellement en scène le choix d'une femme dont le courage apporte un souffle inattendu à l'intrigue. Dès que vous aurez lu la première page, vous ne pourrez pas reposer ce roman avant de l'avoir terminé.
    « Cette délicieuse histoire, teintée de mélancolie, rappellera peut-être à certains Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough. Camille Di Maio fait vibrer la corde sensible de ses lecteurs, leur tirant de nombreuses larmes, des soupirs à fendre l'âme, alors qu'au fil du roman, la tragédie éclipse un grand bonheur, qui renaîtra. Doté d'une prose limpide et d'un style pétillant, ce roman aux personnages attachants qui trouvent enfin leur voie vous tiendra en haleine. Longtemps après sa fin si gratifiante, cette histoire continuera à habiter vos pensées. » RT Book Review

  • 13 février 1945 : le centre de Dresde est réduit à une immense ruine par les bombardements alliés. En quelques heures, trente-cinq mille hommes périssent et des tas de pierres anonymes recouvrent des siècles d'une riche histoire culturelle.

    Car cette ville des bords de l'Elbe n'a cessé d'attirer de nombreux artistes, qu'ils soient peintres, compositeurs, écrivains ou architectes. Les musées de Dresde renferment des toiles vénitiennes, florentines et allemandes, de Canaletto à Emil Nolde. Jean Sébastien Bach, Chopin, Weber, Liszt, y ont écrit des oeuvres admirables et Wagner y a découvert l'inspiration. La Madone Sixtine de Raphaël, acquise par Dresde, fut aussi un talisman pour des auteurs comme Friedrich Nietzsche.

    Il fallait donc revenir sur l'histoire de cette ville étonnante qui devient, à la fin du XVe siècle, la capitale du duché de Saxe. Profitant des opulentes mines d'argent, les illustres princes saxons ont fait rayonner cette ville jusqu'à susciter l'intérêt des principales capitales européennes. Mais Dresde a succombé au péril du jeu politique. Elle s'est trompée d'allié en adhérant à la mégalomanie de Napoléon Ier, et a dû subir la revanche des souverains européens au XIXe siècle. C'est au XXe siècle que l'histoire de Dresde est la plus noire : du bombardement à l'occupation soviétique jusqu'au succès électoral du parti populiste droitier AfD, la trajectoire de cette ville unique n'a pas fini de nous surprendre.


  • Dans cette famille "silencieuse et dispersée' il manque pas mal de pièces.

    Carl, Nora, Paulina et leur cousin, le narrateur, n'ont jamais connu leurs grands-parents. Tandis que d'autres découvrent le passé dans les albums de famille, les quatre adolescents ne tombent que sur des photos découpées, des non-dits, des mensonges.
    Ce qui est soigneusement tenu secret dans la famille, et que les parents ne veulent surtout pas connaître, c'est l'histoire du grand-père pendant le Troisième Reich, qui abandonne sa fiancée pour s'engager dans la légion Condor et bombarder Guernica.
    Qui est cette "vieille', avec qui il s'est remarié et qui fait tout pour effacer son passé ? Et qu'est donc devenue cette grand-mère soprano aux beaux yeux italiens ?
    Sur les collines de la ville, où flottent de mystérieuses spores, le jeu innocent tourne à l'obsession et finit par éloigner le narrateur de ses cousins.

    Fiction et réalité se mélangent, peut-être qu'il vaudrait mieux tout oublier. Mais comment oublier ce qu'on ne connaît pas ?

  • Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, « expériences médicales », famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus ? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck ! C'est là que, le 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7 000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie les étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie.

  • Un récit éblouissant sur la transmission, l'épopée familiale, le deuil et l'amour. Après avoir échappé aux nazis en Tchécoslovaquie au début de la Seconde Guerre mondiale, le jeune Poxl West fuit aux Pays-Bas où il leur dame le pion une nouvelle fois et où il tombe éperdument amoureux de la belle Françoise. Pourtant, un beau jour, il tourne les talons et gagne la Grande-Bretagne. Réfugié à Londres, il n'a qu'un seul but : devenir pilote. Après avoir sauvé de nombreuses vies pendant le Blitz et croiser la route de la jeune Glynnis, il intègre enfin la Royal Air Force. Bientôt, il participe à de périlleux bombardements aériens sur l'Allemagne. Véritable destinée de personnage de roman, la vie de Poxl est émaillée de rebondissements et péripéties. Aujourd'hui retraité aux États-Unis, il fascine son neveu, Eli Goldstein, en lui racontant ses actes de bravoure, aventures et romances. Il en rassemble les meilleurs épisodes dans son autobiographie Skylock qui devient un best-seller dès sa parution. Eli ne cesse de lire et de relire les épisodes de la vie trépidante de cet oncle qui incarne pour lui la quintessence.de la virilité. Pourtant, un jour, le mythe s'écroule : un journaliste du New York Times a enquêté sur Poxl et met en question la véracité de ses exploits. Poxl West aurait-il pu s'arranger avec la réalité et trahir ses lecteurs en commençant par Eli ?

  • Timor oriental, 1999. Alor, un jeune architecte indonésien, arrive à Díli chargé de concevoir une maison pour le leader indépendantiste du Timor. Il s'installe dans la Pension du Monde Perdu, où les chambres portent des noms de massacres. Dans les mois qui précèdent le vote pour l'indépendance, il va vivre un crescendo de violence, être manipulé, rencontrer une princesse, un moine soldat, un évêque, un agent de Jakarta et le Généralissime, alias La Relique, le premier chef de la nation, survivant d'un bombardement, caché dans une grotte dans la montagne. Alor représente l'élu, le sauveur envoyé par le destin. Mais Dieu "est un crocodile étranger", dit-on à Díli. Dans l'euphorie du référendum, Jakarta lance une opération, Alor disparaît dans le chaos, et on ne retrouve qu'une tête coupée dans une boîte. La Suède envoie un évêque pour mener l'enquête. Ce livre réunit toutes les pièces et les rapports de sa mission. Ce roman magnifique est un requiem pour les mondes perdus des restes de l'Empire portugais. Il est écrit du point de vue des colonisés. Nul ne pouvait mieux parler du Timor que le journaliste qui y a été correspondant dans une des périodes sanglantes de son passé récent.

  • On ne guérit jamais de la guerre. On n'accepte pas d'y avoir tant souffert et on ne se sent guère plus soulagé d'y avoir survécu. On se prétend simplement chanceux. Une chose est sûre, c'est qu'une fois démobilisé, il faudra faire preuve de résilience pour le reste de sa vie. Bien des anciens combattants blessés dans leur cur et leur corps ont tenté et tentent toujours d'oublier ces jours sombres où ils ont traversé rien de moins que l'enfer. Pourtant, lui-même protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, Germain Nault veut se souvenir, afin que les sacrifices de ses frères d'armes n'aient pas été vains. Cet ancien militaire désire offrir ses réminiscences à la mémoire collective pour que son histoire ne s'éteigne pas avec lui, comme c'est le cas de trop d'anciens combattants. Par son témoignage, il révèle et célèbre le courage de ses pairs dans leur contribution à l'une des plus grandes guerres de l'histoire.

    Dans ce récit captivant, Germain Nault relate son parcours au sein de l'Armée canadienne. Enrôlé volontairement en septembre 1941, il est envoyé en Angleterre après un entrainement des plus exigeants au camp de Valcartier, près de Québec. Après le tristement célèbre Débarquement de Normandie, il prend part aux différentes campagnes alliées, en support au Régiment de la Chaudière.

    Le Débarquement de Normandie... il l'a vu, il le voit encore: ses amis blessés, tués ou maltraités. Il dut pourtant poursuivre sa route afin de combattre jour après jour sur les routes de l'ouest de l'Europe, toutes souillées du sang de milliers de victimes militaires et civiles. Bien des traumatismes auraient pu briser cet homme à tout jamais. Il a pourtant survécu en regardant droit devant lui et en imaginant un avenir meilleur.

  • La Guerre résonne encore dans ses bruits les plus banals.
    Les bombes éclatent, la D. C. A. gronde, les sirènes vrillent les tympans pour conseiller à la population d'aller s'abriter.
    L'inspecteur Gonzague GAVEAU alias « Le Professeur », dont la réputation n'est plus à faire, lâche son enquête pour obéir aux consignes et se réfugie dans une « cave abri » d'un immeuble de modeste apparence.
    Un escalier obscur, un sous-sol ténébreux et insalubre, la promiscuité...
    Puis il est l'heure pour chacun de retrouver ses occupations.
    Un homme extirpe une lampe de sa poche pour faciliter la sortie de tous, il balaie les lieux de son pinceau lumineux et se met à hurler :
    - Halte ! Que personne ne sorte !

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • Ce roman choc raconte la vie tumultueuse d'une famille nord-vietnamienne ballottée par les caprices de l'Histoire et aux prises avec sa propre folie. À travers un récit teinté d'humour, on découvre les aventures rocambolesques d'un clan familial dans sa longue migration, depuis l'Indochine française, la guerre du Vietnam et jusqu'à son exil à Montréal. Saisissant portrait de quatre générations dans un univers où tous les repères s'écroulent.

    Le personnage pivot de ce récit romancé est le cousin Daniel, qui meurt du sida à Montréal en 1986 et dont personne ne mentionne plus le nom. Du grand-père opiomane jusqu'à ce jeune cousin homosexuel, tous vivent dans leur chair les blessures de la guerre. Avec leurs faiblesses et leurs rêves, ils se débattent pour survivre à la désintégration de leur monde ordonné, disparu dans les vents du changement.

    C'est la guerre vécue de l'intérieur avec ce qu'elle entraîne comme débordements et excès. Pas de statistiques, pas d'images de bombardements. Non. On se cache dans un garage, on dort entassé sur la paille, on s'enfuit dans des rizières, on continue de travailler, de jouer, de se droguer, d'aller au restaurant, de rire, et on baise plus souvent qu'à l'habitude pour oublier ou faire semblant que la vie continue, on n'a plus de règles ni de contraintes, la honte et la peur du scandale ont disparu.

    Un roman hypnotisant qui allie l'historique et l'intime.

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