• Roman choc traitant de la désinstitutionnalisation
    En 2004, ceux qui se prononçaient contre la
    désinstitutionnalisation se voyaient répondre qu'ils n'avaient pas de coeur.
    C'était vouloir garder les "fous" dans leurs geôles. Le personnel qui les
    traitait au quotidien se devait de laisser partir leurs patients du jour au
    lendemain, sans poser de question. Le silence d'alors fut considéré tel un
    consentement. Il était si payant de sortir les fous et de les accueillir chez soi !
    Du coup, les pauvres devenaient une marchandise TRÈS payante, qui
    s'échangeait et se monnayait une fois la maison de leurs "hôtes" payée.
    Bruno Jetté, psychosociologue, était de ceux qui ont osé s'opposer à
    la désinstitutionnalisation. Ayant vu ses ex-patients se nourrir
    à même les poubelles, mendier dans la rue et dormir dans les ruelles,
    ses pires craintes se sont confirmées.
    Il se porta à leur défense en
    dénonçant la situation. Ce faisant, il faillit tout perdre, y compris la raison.
    Et si le roman qu'il nous livre ici n'en était pas tout à fait un ?

  • Un livre vraiment pas comme les autres.
    Digne d'Albert Camus.
    Le procès de la mort est le roman de la contradiction et de l'absurdité du jugement qui s'oppose à la raison. C'est avec la force tranquille de celui qui n'a rien à se reprocher que l'accusé fera face à son procès et au changement de direction que prendra sa vie. Paradoxalement, plusieurs verront dans sa façon nihiliste d'affronter son destin, le moyen de donner un sens à leur existence. Certains voudront même devenir ses « disciples » pour défendre sa cause. N'allons-nous pas tous mourir ? Ne sommes-nous pas tous dans le couloir de la mort ? Tout n'est qu'une question de temps!
    Avec le procès de la mort, son sixième roman en carrière,
    Bruno Jetté se hisse lentement au rang des grands
    intellectuels de notre temps.
    Du même auteur :
    Trilogie La traite des fous
    Le sang du silence : Lac Memphrémagog
    Le sang su silence : Aragone

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