• L'armée des ombres

    Joseph Kessel

    • Hatier
    • 21 Mars 2012

    OEuvre en extraits longs, en lien avec le thème « Agir dans la société » du nouveau programme de français en 3e.
    Résumé
    Dans un roman construit comme un thriller, Joseph Kessel retrace le parcours de ces hommes et de ces femmes - incarnés ici par Philippe Gerbier, Le Bison, Lemasque, Mathilde, Petit Jean - qui ont choisi la voie difficile de la Résistance au péril de leur vie.
    Un des chefs-d'oeuvre de l'écrivain et le roman-symbole de la Résistance.
    L'auteur
    Fils d'émigrés juifs, Joseph Kessel (1898-1979) a été engagé volontaire durant la guerre de 1914-1918, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Son oeuvre de journaliste et romancier se signale par son goût de l'aventure et son engagement.
    L'édition Classiques & Cie collège
    Soigneusement annoté, le texte est associé à un dossier illustré, qui comprend :
    - un guide de lecture intitulé « Un roman engagé sur la Résistance », avec des repères, un parcours de l'oeuvre et un groupement de documents,
    - une enquête documentaire, « Pourquoi et comment est née la Résistance ? ».

  • Black manoo

    Gauz

    Black Manoo, junkie abidjanais sans papiers, déboule dans le Belleville des années 90 avec deux guides : Lass Kader, son meilleur ami dealer, et Karol, sa belle, avec qui il ouvre un bar clandestin.
    Avec eux, on explore les coulisses d'un quartier ahurissant et les stratégies d'un immigré tout juste débarqué à Paris pour s'y enraciner, entre rituel et petits boulots.
    Le destin de Black Manoo pourrait ressembler à cent mille autres mais ne ressemble à aucun.
    Dans ce roman-monde qui fait de chaque lieu, de chaque personnalité, le creuset d'un univers, Gauz réunit les deux veines qui ont fait son succès : l'observation sociale et le destin de personnages aux marges des lois. Au-delà, il invente un style littéraire d'une concision électrique, aussi dense et intense que la plus rageuse des musiques.

  • Nommé curé d'un petit bourg rural, le jeune et séduisant Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation. Le beau sexe le préoccupe davantage que la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac, mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse avant l'arrivée de l'ecclésiastique. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une liaison torride, à l'insu de tous, évidemment. Leur destin bascule lorsque la nouvelle domestique du curé découvre cette relation coupable. Scandalisée, elle menace de révéler la vérité au mari trompé et à l'évêché. Mais elle meurt subitement. Une rumeur troublante concernant son décès amène les autorités à ouvrir une enquête. Les deux amants se croient à l'abri de tout soupçon. Ils ne savent pas que la servante a laissé derrière elle des indices qui les accablent...

  • Il était une fois, dans les années 60 du siècle dernier, des pays où la politique occupait une place primordiale dans la vie des jeunes gens. Au Chili comme ailleurs, le langage était codé et les slogans définitifs. Mais on est très sérieux quand on a dix-sept ans à Santiago du Chili et qu'on s'attaque au capitalisme avec un succès mitigé. On peut monter une opération contre une banque pour financer une école et utiliser toute la logistique clandestine pour trouver du lait en poudre pour empêcher un bébé de pleurer ; chanter Blue Velvet en plein hold-up pour que les clients présents dans la banque n'aient pas peur ; se tromper d'explosif et rentrer à pied ; préférer la musique américaine à la dialectique marxiste pour séduire les filles ; apprendre le taekwondo qui rend les Coréens du Nord invincibles et trouver contre leur champion des solutions créatives... En état de grâce littéraire, Luis Sepúlveda nous raconte ces histoires irrésistiblement drôles et tendres en hommage à un temps où on pouvait rêver "d'être jeune sans en demander la permission".

  • L'ore des annes soixante-dix, Paris, Rome, Berlin, les mouvements de contestation ns dans le sillage des manifestations tudiantes de 68 se posent tous peu ou prou en mme temps la question du recours la lutte arme et du passage la clandestinit. S'ils y rpondent par la ngative en France, ce n'est pas le cas en Allemagne ni en Italie, mais pour les trois pays s'ouvre une dcennie de violence politique ouverte ou larve qui laissera sur le carreau des dizaines et des dizaines de morts, sans compter ceux qui, rests vivants mais devenus fantmes, s'en sont alls peupler les annes quatre-vingt de leurs regrets, leurs dpressions ou leur cynisme. Tmoin de cette dcennie de rage, d'espoir et de verbe haut, le narrateur s'veille au dsir et la conscience politique, qui sont tout un, mais quand son tour viendra d'entrer dans le grand jeu du monde, l'espoir de ses ans se sera fracass sur les murs de la rpression ou dans des impasses meurtrires. Il aura pourtant eu, dans un bref entretemps, loisir de s'adonner aux trs profonds bonheurs comme aux grandes dtresses de la politique et du corps aux cts de tous ceux qui, de Berlin Bologne, de Billancourt Rome, de Stammheim Paris, tentrent de combattre les forces mortifres qui, ds la fin de la Seconde Guerre mondiale, s'attachrent faire de l'Europe le continent bout de souffle o nous vivons encore.

  • Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Dans ce témoignage étonnant d'humanité et de justesse, Jacques Salmona, d'origine judéo-espagnole, relate ses aventures sous l'Occupation à Paris. Il esquisse par des anecdotes savoureuses, parfois tragiques, son enfance, son entrée dans le mouvement scout des Éclaireurs israélites de France, bientôt transformé en groupe de résistance. Ses souvenirs sont tellement vivaces qu'ils paraissent avoir été écrits "à chaud", sous la menace des bombardements. Les Éclaireurs israélites ont joué un rôle de premier plan dans la prévention, auprès des Juifs parisiens, de la rafle du Vél' d'Hiv', avant de prendre en charge les enfants de déportés, de les cacher et de les placer dans des familles d'accueil. Héros ordinaire, Jacques a échappé de justesse à la Shoah. C'est absolument poignant.

    /> Fils d'immigrés juifs, Jacques Salmona (1923-2015) connaît une enfance difficile mais intègre les Arts et Métiers en 1942. Il participe pendant la guerre à la Sixième, section clandestine des éclaireurs israélites de France, au rôle aussi méconnu que capital. Entré en 1947 chez Degrémont, entreprise spécialisée dans le traitement des eaux usées, il y fera toute sa carrière et en deviendra P.D.G.. À 90 ans, il écrit avec son épouse Lydia ce récit bouleversant, destiné à ses petits-enfants.

  • Juan est un jeune Mexicain qui vit seul au Texas avec sa soeur. Sans-papiers, mais promis à une belle carrière universitaire, il commet une imprudence administrative qui le contraint à fuir en Arizona... Perdu dans sa nouvelle vie, il s'interroge sur son avenir jusqu'à ce que sa route croise celle d'une femme sud-américaine à la recherche de sa fille, elle aussi clandestine, qui a été enlevée. Ensemble, ils retrouveront la jeune Carmen et la libéreront. Une étape dans sa reconstruction qui le conduira à retourner voir ses parents au Mexique afin de comprendre pourquoi ils les ont laissés, sa soeur et lui, seuls aux États-Unis. Une nouvelle aventure qui pourrait bien être la dernière !...

    Antoine Vigne est écrivain, historien et consultant dans le domaine culturel. Français, il vit depuis 20 ans à New York.

    Il est notamment l'auteur aux Éditions courtes et longues du très acclamé beau livre documentaire Les Erreurs dans l'architecture. Il est aussi l'auteur chez nous du Livre de l'espace, art et littérature de l'infini et co-auteur des Erreurs dans l'histoire du XXe siècle.


  • Ni vivant ni mort, Leonardo a disparu.

    Il avait 20 ans et voulait changer le monde, une dictature impitoyable dominait le Brésil. Pour Sofia, sa petite soeur, il était un dieu. Les années ont passé et le vide ne s'est pas comblé. Le père est mort, la mère s'est enfermée dans son chagrin et Sofia, étouffée par cette absence, part à la recherche du disparu. Au cours d'une enquête, qui l'amène sur les chemins de la clandestinité révolutionnaire en lutte contre la dictature, un ami lui fait parvenir un cahier étrange. Il raconte à deux voix une forêt amazonienne à la fois magnifique et mortelle ainsi qu'une vie quotidienne éprouvante dans l'Araguaia, région d'Amazonie choisie dans les années 70 par un groupe d'étudiants utopistes pour créer une guérilla de libération des paysans. Ils étaient une soixantaine, on envoya 10 000 soldats pour les combattre. Il y eut peu de rescapés.
    D'où vient ce carnet, pourquoi tant de mystères sur son origine ? Qui a écrit ce récit déchirant, pourquoi deux écritures mêlées ? Qui l'a fait remettre à Sofia ? Que cache le silence de sa mère ?

    Avec une grande énergie dramatique, dans une langue sèche et concise, Guiomar de Grammont écrit un beau texte émouvant qui interroge le passé d'un pays qui se veut sans mémoire.

  • Comment vivre? Connaître de vrais accomplissements, être libre, et heureux? Et si l'on n'y parvient pas, qui en est responsable? Le travail, la famille, la province avec ses lenteurs, sa régularité et cette façon d'être comme loin de tout?
    Pris dans les contrats et les contraintes d'une vie familiale réglée, Pierre croit avoir trouvé en Laure la figure d'un amour idéal propre à résoudre toutes ses insatisfactions. Et Laure, dans son extrême jeunesse, répond avec élan à la passion de Pierre : ils connaissent ensemble des après-midi secrètes, des moments charnels très forts et les joies équivoques de la clandestinité.
    Ont-ils, enfin, rencontré la «vraie vie»? Ou sont-ils condamnés à ne connaître toujours, en fin de compte, qu'un simulacre de vie, une vie fantôme?

  • Lorsque l'armée du IIIe Reich déferle sur la France, Jules a vingt-cinq ans. Démobilisé, ce jeune instituteur marié et père de deux enfants s'engage dans la Résistance. Malgré la traque de la Gestapo et les pertes humaines, il prend goût au combat.
    Dans la clandestinité, les sentiments n'ont pas leur place. L'amour est un risque trop grand à prendre, pourtant la question se pose : où se trouve son foyer ? Auprès de Marie, son épouse, ou de ses compagnons d'armes ? Si sa présence est légitime d'un côté comme de l'autre, son absence le condamne dans les deux cas.
    Une fois la Normandie libérée et la paix revenue, Jules est allé trop loin pour retrouver sa vie d'avant. La guerre ne l'aura pas épargné, ni lui, ni les siens, et les déchirures sont réelles. L'heure des comptes est arrivée.
    Normandie douce-amère est le premier volume d'un diptyque qui se poursuivra en Indochine puis reviendra en France, dans les pas et les silences de Jules.

  • Bogotá est assiégée depuis des mois. Le gouvernement a fui à Carthagène, la guérilla contrôle le sud de la ville et affronte l'armée et les paramilitaires.
    Tandis que les obus pleuvent sur la ville, deux journalistes étrangers, la belle Islandaise Bryndis Kiljan et le Maltais Olaf K. Terribile enquêtent sur une sombre histoire de trafic d'armes entre la guérilla et l'armée, dont les ramifications les guideront à travers une Bogotá clandestine jusqu'aux clés d'un conflit inextricable.
    Dans une deuxième histoire un jeune homme facile se laisse séduire par des hôtesses de l'air qui vont faire de sa vie un enfer.
    De l'humour à l'érotisme en passant par le suspense, Santiago Gamboa maîtrise les registres les plus divers et montre une fois de plus son originalité irréductible

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.

    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.

    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.

    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.

    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté ; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.

    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Géographie française

    Gabriel Garran

    Le destin commande de vivre, parfois impérieusement. Alors que son père est arrêté puis déporté à Auschwitz et que sa mère échappe de peu à la rafle du Vél'd'Hiv, Gabriel, treize ans, entre malgré lui dans la clandestinité. Ce petit Parisien, fils d'immigrés polonais, qui a grandi entre Belleville et Ménilmontant, entame une vie d'exil dont les étapes s'inscrivent dans la « géographie française » pour échapper à la persécution. Commence alors pour lui le temps de la survie.Passant la ligne de démarcation le jour où les Allemands envahissent la zone libre, il change de nom, se retrouve au rythme de ses déracinements bûcheron, trieur de clous, livreur en triporteur et finit la guerre gardien de chèvres au pied du Vercors.Ce roman de formation dans lequel Gabriel Garran évoque une initiation à la fois affective, littéraire et politique est un magnifique témoignage que nous livre ce grand homme de théâtre.

  • Le glacis

    Monique Rivet

    Laure a vingt-cinq ans lorsqu´au milieu des années 50 elle est nommée, en pleine guerre d´Algérie, professeur de lettres dans un lycée d´une petite ville de l´Oranais. Cette guerre, qu´elle ne comprend pas, la désoriente, puis lui fait horreur. Elle ne comprend pas davantage la société qu´elle découvre, une société cloisonnée où les conformismes se côtoient en toute hostilité et qu´elle choque par la liberté de ses réactions ; d´emblée elle s´y fait des ennemis, au point de se mettre en danger.
    « Le temps où j´ai habité la ville était le temps de la violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d´un intitulé pudique : les "événements", quand l´homme de la rue disait : la guerre. La guerre d´Algérie.
    Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m´y trouvais par hasard. J´y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d´une frilosité à fleur de peau, incapable d´adhérer à aucun des mouvements qui s´y affrontaient. Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n´était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j´avais eu à la faire... - s´il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ? » Monique Rivet avait l´âge de Laure quand elle a écrit ce texte, vibrant, sobre et vital, témoin de son regard de femme très jeune sur une guerre que personne ne voulait reconnaître. Ce roman n´a jamais été publié auparavant.

  • De 1957 à 1974, quelque 900 000 Portugais émigrent en France, dont plus de la moitié irrégulièrement. En 1975, la population portugaise de l'Hexagone atteint 750 000 personnes, formant la première communauté étrangère en France.Plus vieille dictature de droite en Europe, le Portugal de Salazar redoute les effets de la modernité, protège le pays des influences étrangères, résiste aux « vents du changement » qui se lèvent en Afrique et se referme sur lui-même. L'émigration, par son ampleur (10% de la population), va devenir un défi pour la dictature.Pour se maintenir au pouvoir, la dictature portugaise organise une politique d'émigration duplice et inefficace qui sert ses intérêts politiques, économiques, financiers et militaires. Elle empêche la population d'émigrer légalement et la contraint à la clandestinité en France.Pourtant, c'est en contournant l'État que les migrants pourront s'offrir de meilleures conditions de vie, contribuant activement à la modernisation, à la démocratisation et à l'européanisation « par le bas » du Portugal, à rebours d'une vision élitiste.Une histoire inédite et très documentée des migrants et des politiques de migrations portugaises.

  • En août 1688, la Rochelaise Adélie Candé arrive en Amérique pour y rejoindre son fiancé. Or, son rêve de devenir une maîtresse de maison respectable, malgré le fait qu'elle soit une bâtarde, s'effondre quand des forbans capturent le navire sur lequel elle vient d'arriver. Adélie choisit alors de s'échapper avec l'un de ses ravisseurs, qui lui promet de l'escorter à Grand-Pré, où l'attend son fiancé. Mais en cours de route, la violence, la nature indomptée et le chame insidieux de son compagnon transformeront peu à peu la vision qu'a la jeune femme du monde. Désormais éprise de deux hommes, déchirée entre la vie qu'elle a toujours voulue et un goût naissant pour l'aventure, elle se battra pour garder le contrôle de son destin.

    Dans ce roman où les aventures et les revirements se succèdent avec rythme, le lecteur découvrira une Acadie déjà menacée par la guerre, alors que les efforts des colons français ne font que commencer à porter leurs fruits. Les personnages nous entraînent à travers les étendues vierges, le long des côtes et dans les maison des habitants.

    Tout un périple où la cruauté, le désespoir et la trahison ne peuvent étouffer l'appétit de vivre d'une battante.

  • Eva et Keï ont traversé par inadvertance un portail temporel qui les a propulsées en 2205. Au sein de cette société futuriste, les deux adolescentes vivent désormais dans la clandestinité. Leur présence contrarie les plans du Haut Gouvernement qui pilote le Projet Colossus, une machination politique sous fond de clonage et de manipulations génétiques.

  • Cet ouvrage, fruit d'un doctorat soutenu, en 1987, à Paris-I, est une étude quantitative et qualitative de l'émigration alsacienne aux États-Unis de 1815 à 1870. Il dresse une sociologie et une géographie du phénomène. Il s'intéresse à toutes les étapes de l'émigration : départ, traversée, installation. Malgré toutes les difficultés qui caractérisèrent à l'époque, l'émigration aux Etats-Unis, les Alsaciens, tout au long du XIXe siècle, restèrent fidèles à cette destination. Ils avaient de bonnes raisons de quitter l'Alsace, mais, surtout, ils prenaient pied dans un pays où les chances de développement économique ainsi que de progrès social étaient très ouvertes et très réelles. L'épisode de la colonisation du Texas par Henri Castro ne représente que 4% de l'émigration alsacienne aux États-Unis : l'importance de cet intermède mouvementé et haut en couleur se mesure plus à sa dimension symbolique qu'à sa réalité objectivement quantifiable.

  • L'odyssee des oublies Nouv.

    Comment Sembouyané et son ami d'enfance Idy, tous deux originaires d'un petit village d'Afrique de l'Ouest, un écrivain mondialement connu et une jeune orpheline se retrouvent-ils sans identité sur les routes de la migration et de la clandestinité ?

    Au fil d'une terrible et intense odyssée entre la côte occidentale de l'Afrique et la Méditerranée, Khalil Diallo nous conte l'histoire de Sembouyane et de ses compagnons d'infortune et nous embarque dans le flux de ces milliers de migrants prêts à traverser le désert et la mer dans l'espoir d'un avenir meilleur. Rien ne leur sera épargné mais, malgré les désillusions et les souffrances, il est toujours possible de rêver, de prendre une décision et de se battre pour son droit inaliénable et universel à la dignité.
    Dans une langue lyrique et poétique, où le réalisme magique n'est jamais loin, L'Odyssée des oubliés dresse un tableau sans concession de l'Afrique d'aujourd'hui et nous livre cependant un roman d'exil et d'espoir.
    Khalil Diallo est l'un des jeunes écrivains les plus prometteurs du continent africain. Né en Mauritanie, il est sénégalais et vit à Dakar.
    Avec L'Odyssée des oubliés, il est pour la première fois publié en France et sera présent pour la promotion.
    L'Odyssée des oubliés est son deuxième roman (L'Harmattan Sénégal, 2020), pour lequel il vient d'obtenir le prix littéraire Ahmed Baba 2021 décerné à un auteur de nationalité africaine à l'issue du festival de la « Rentrée littéraire » qui se tient chaque année à Bamako (Mali). Son premier roman À l'Orée du trépas (L'Harmattan Sénégal, 2018) a fait partie de la sélection finale du Prix Orange du livre en Afrique 2019, du Prix Ahmadou Kourouma 2019 et du Prix Ivoire 2019.

  • Johann Kaufman, propriétaire terrien, est veuf et sans enfant. Il s'apprête à épouser sa secrétaire, Clémence, maman de la jeune Noëlle. Mais Martha, l'acariâtre mère de Johann, mènera dès lors une vie infernale à celles qu'elle considère comme des intruses. Quelques années plus tard, Noëlle, devenue une magnifique femme, rencontre un Allemand, Hans. Rapidement, ils se fiancent. Or, dès la déclaration de la guerre, le jeune homme doit rejoindre son pays, de l'autre côté du Rhin, frontière naturelle entre la France et l'Allemagne. Lorsque l'évacuation de l'Alsace est déclarée, Johann Kaufman conduit son épouse et leur fils de quatre ans dans le sud de la France. Quant à elle, Noëlle décide de suivre Hans et de vivre en Allemagne.

    /> Or, juste avant leur départ, Hans est roué de coups par des fervents patriotes avinés. Débute alors pour la jeune femme un enfer. Séquestrée et privée de nourriture par Martha, elle doit apprendre à lutter et à espérer, priant que Hans soit encore en vie. Délivrée par un des employés du domaine en flammes, Noëlle n'a plus qu'un but en tête : accoucher de l'enfant qu'elle porte et quitter ce lieu où elle a tant souffert. Elle se réfugie chez les parents de Clémence, les Weller, qui exploitent une fromagerie. Protégée, la jeune femme met au monde Anna, en mai 1940.

    Puis, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive, Noëlle se retrouve à nouveau seule. La sage-femme qui l'a accouchée l'aidera alors à rejoindre Paris, où son frère les accueille. Noëlle peut enfin élever sa fille dans une certaine tranquillité. Mais un soir, dans une rue de Paris occupé, elle rencontre Hans, qui porte l'uniforme. Leur amour se montre plus fort que la guerre et le jeune Allemand décide de déserter. Lorsque la famille qui accueille Noëlle et Anna est arrêtée, car ils sont Juifs, la mère et la fille retournent en Alsace afin de reprendre la fromagerie familiale. Et quand Paris est libéré de l'occupation, le jeune homme rejoint enfin sa femme et sa fillette en Alsace. C'est le temps de tout reconstruire, de s'aimer sans crainte.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

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