• Fleurs de feu

    Sarah Lark

    " Amour, chagrin, espoir et nouveaux départs, dans les paysages colorés de Nouvelle-Zélande. Sans doute le meilleur roman que Sarah Lark ait écrit depuis longtemps. " Bremen Magazine
    1837. L'espoir d'une vie meilleure pousse Ida et ses parents à partir à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Quand leur navire, accoste enfin au sud de l'île, les colons s'installent dans un village de pêcheurs. Et Ida déchante.
    Non seulement est-elle mariée de force à un homme qui se révèle brutal, mais la vie, au sein de cette communauté rigoriste, y est tout aussi dure qu'en Europe.
    Par chance, Ida se lie avec Cat, qui n'a pas non plus été épargnée par le destin. Les deux jeunes femmes vont dès lors se soutenir. Et, qui sait, trouver enfin le bonheur...
    Le premier volet de cette nouvelle saga n'est pas sans rappeler
    Le Pays du nuage blanc, l'immense succès de Sarah Lark.

  • Le récit vrai de la naissance de l'Australie !Une des plus incroyables odyssées humaines de l'Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l'Angleterre ! On les a envoyés à l'autre bout du monde, dans un pays qui n'existait pas encore. Aller sans retour vers l'enfer ou chance inespérée d'une nouvelle vie ? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d'une terre ancestrale que les habitants d'origine appelaient Bandaiyan... Laurent-Frédéric Bollée livre ici son From Hell, une oeuvre magistrale de plus de 500 pages dessinées avec brio au lavis par Philippe Nicloux. Une création sans précédent dans l'histoire de la bande dessinée française et internationale.

  • Contre les berges de Lisbonne, l'histoire jette ses héros en vrac. Poètes, navigateurs ou colons déchus de l'Angola indépendant, ils apportent, venus de plusieurs siècles, l'image du déclin qu'ils ont vécu : celui de l'empire par deux fois brisé - en 1578 avec la domination espagnole et en 1975 avec la fin des colonies d'Afrique. Rien de plus furieusement baroque que cette traversée de l'histoire portugaise où Vasco de Gama, Luis de Camoëns, ressuscités de Lusiades ou d'ailleurs, se perdent, arbitrairement défigurés, dans le Lisbonne d'aujourd'hui qu'ils ne reconnaissent plus. Et Luis sillonne l'histoire et la ville sans lâcher le cercueil où pourrit le corps de son père, signe d'un présent toujours en mal de ses racines. Car dans cette civilisation occidentale en pleine déchéance, on espère encore le retour des caravelles.

  • À travers les monologues alternés d'une mère et de ses trois enfants, derniers rejetons déchus d'une riche lignée de colons portugais en Angola, ce roman dresse le sombre bilan d'un processus historique d'avilissement d'une catégorie d'êtres humains, sur quoi reposaient les fastes d'une société féodale de planteurs. Au fil d'évocations tragiques et de scènes bouffonnes, entrelaçant l'atmosphère d'un pays déchiré par la guerre et celle des temps de la prospérité coloniale, ces personnages explorent les plis et les replis de leur mémoire, dévoilent les arcanes de leurs vies antérieures, plongent dans les lointains douloureux de leur conscience, là où la déflagration du souffle dans leurs corps se fait cri. Autant de personnages qui, minés par la folie à force de vivre à contre-destin, resteront écartelés entre leur attachement ombilical à l'Afrique de leur enfance et la honte d'admettre que cette Afrique de rêve recouvrait un effroyable cauchemar.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Immense pays. Immenses ressources. Immenses défis. Pour le visiteur, condamné à ne découvrir qu'une infime partie de ce territoire géant, le Brésil est une aventure en soi. Mais qui connaît les Brésiliens sait que cette immensité géographique, source d'infinis métissages, leur colle aussi à la peau comme une seconde nature. Musique, émotions, passions, football... Réussites, richesses, inégalités sociales, opportunités...Tout, sur cette terre conquise par une poignée de colons, où la déforestation à grande échelle de l'Amazonie côtoie l'explosion urbaine sans précédent de Sao Paulo ou de Rio de Janeiro, se joue en dehors des cadres habituels. Sa miraculeuse renaissance, synonyme de développement économique et d'aspiration géopolitique, ne sera jamais linéaire.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Au fil d'un récit nourri par les multiples voyages qu'il a effectués tout au long de sa vie dans le pays, l'auteur nous donne à voir et à comprendre pourquoi le Brésil est si différent. Et pourquoi, des rivages d'Ipanema aux profondeurs indigènes de la forêt tropicale en passant par ses stades mythiques, il nous dit tant sur nous-mêmes, nos désirs et nos limites. De grands entretiens accompagnent cette explosion de passions. Pour mieux les comprendre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Isabel Lustosa (Le Brésil colonisé a été maintenu dans le sous-développement) et Claudio Frischtak (L'immense espace brésilien n'est plus infini)
    Un voyage historique, sportif et social pour mieux connaître les passions brésiliennes. Et donc mieux les comprendre
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Homme d'affaires et voyageur, auteur du remarqué roman policier La Porte de Jade (Ed. Balland), Patrice Montagu-Williams vit depuis plus de trente ans avec le Brésil dans la peau et dans la tête.

  • Mais avant de me taire, il faut que je dise dans quel enfer on nous a jetés, nous autres colons, abandonnés à notre sort de crève-la-faim sur des terres qui ne veulent et ne voudront jamais de nous
    oui, il faut que je dise
    dans quel enfer on nous a jetés.

    C'est la voix d'un seul personnage, Emma Picard, qui s'installe avec ses quatre fils, à la fin des années 1860, sur vingt hectares de terre algérienne offerts par le gouvernement français. L'espoir d'un nouveau départ, pour elle comme pour tant d'autres apprentis colons.
    On retrouve toute la puissance de l'écriture de Mathieu Belezi dans ce roman aux accents de tragédie. Et le cri de cette héroïne désespérément vivante résonne longtemps en nous.

  • Ce roman raconte lhistoire dune femme et se fait lécho dune identité métissée dans une Polynésie violente, doucement douloureuse, mais férocement poétique. Le personnage principal porte plusieurs noms, Victoria, côté papaa, et Aiu, côté tahitien comme le livre a reçu plusieurs titres. «Elles» sont celles qui ont construit cette vie, Chantal Spitz, lauteure leur offre une existence, et son titre souligne limportance de ces femmes : grand-mère, mère, grands tantes et enfin la plus humble, servante et mère nourricière. Ce livre est aussi «Terre denfance» car Victoria-Aiu, comme peut-être Chantal Spitz, porte à jamais en elle le monde polynésien et lenfance, source de douleurs et de mots, qui façonne le chemin jusquau terme de la vie. Avec ses tendresses et ses bonheurs, ses histoires et ses larmes, ses peurs et ses rêves, ses chagrins et ses colères, ses rencontres et ses fardeaux. «À deux encres», lécriture métisse est alors un cri, une errance, une fureur qui transperce la terre, le lien aux ancêtres, les refus, celui de lautre, comme celui dêtre refusé par lautre. Somptueuse, elle sempare des mots français et tahitiens pour les nouer, romance le flux du discours du orero, poétise la prose, se joue des néologismes et apporte sa version polynésienne de la construction du verbe français.

  • On raconte que si lon vit trop longtemps sur une île, on se fond en elle. Les os se transforment en sable, le sang en océan. Vous, et ceux qui viendront après vous, en feront à jamais partie. Tarena Shaw vient de terminer ses études de Droit, mais nest pas certaine de vouloir devenir avocate, après tout. A quelle place peut prétendre une avocate noire dans un système judiciaire fait pour les blancs ? Est-ce que tous les habitants de Sydney se sentent aussi comme des tortues dépouillées de leur carapace ? Débarquant pour la première fois à Thursday Island, où ont vécu ses grands-parents, Tarena se laisse convaincre par sa famille de relever le défi de sa première affaire. Parmi les preuves, un homme jouant de la guitare, et une étonnante chanson...
    La Chanson du Papillon nous entraîne au temps des pêcheurs de perles dans le Détroit de Torrès, dans le flux et le reflux de la grande ville moderne, aux côtés dune héroïne attachante et drôle, dont lhistoire transcende les cultures.

  • Au cours de ses deux premiers voyages en 1534 et 1535-1536, Jacques Cartier pénètre dans le golfe du Saint-Laurent. Missionné par François Ier pour trouver un passage vers l'Asie et découvrir ses richesses, l'explorateur prend possession du « Canada » au nom du roi de France.
    Après avoir fondé Québec en 1608, Samuel de Champlain permet l`établissement de la « Nouvelle-France » mais la présence française est très vite concurrencée par les colons britanniques et, au terme de la guerre de Sept Ans, la France cède le Canada à l'Angleterre par le traité de Paris, en 1763. Un siècle plus tard, la création de la Confédération consacre la naissance du Canada moderne en 1867.
    Alors que ses liens se distendent avec la Grande-Bretagne, cette terre d'Amérique du Nord noue une relation d'interdépendance avec son monumental voisin, les États-Unis. Le Canada doit désormais définir sa place dans un monde en voie d'américanisation.
    Tout en insistant sur l'importance des facteurs géographiques qui conditionnent les mouvements de population et sur les tentatives pour créer une unité nationale, Jean-Michel Lacroix dresse une histoire totale du Canada. Deuxième pays au monde par sa superficie - même si l'espace habité ne représente que 11 % de la superficie totale -, dixième puissance économique, le Canada affiche clairement son
    ambition : apparaître comme une démocratie libérale et une puissance
    internationale.

  • Déçu de sa mauvaise étoile, Pierre Thibaudeau s'embarque pour le Nouveau Monde, une Acadie encore toute naissante. Lui-même début vingtaine, il compte y exercer son métier de meunier et fonder une famille. Mais il n'a qu'une vague idée du labeur qui l'attend et de la guerre que se font Anglais et Français pour la possession du territoire ; et il est à cent lieux d'imaginer que le roi Louis XIV lui donnera une seigneurie, que ses descendants se feront outrageusement voler leur héritage, et que, des centaines d'années plus tard, son nom figurera parmi ceux des fondateurs d'un pays.
    C'est toute l'histoire de l'Acadie que l'auteur nous raconte, du point de vue de quatre hommes unis par les liens souvent discordants mais toujours indestructibles entre père et fils. Et c'est précisément
    ce point de vue de générations d'individus soudés à la communauté par instinct de survie, que l'auteur s'est efforcé de reconstituer le plus fidèlement possible, sachant que, s'il est nécessaire de rendre
    compte avec précision des événements historiques, il est encore plus captivant de voir, par exemple, l'exutoire trouvé par un sportif boute-en-train d'aujourd'hui né dans une colonie du dix-septième siècle, ou les recours d'une femme dont le mari batifolait avec une autre femme de la même maisonnée, ou ce qui bouillonnait dans
    le coeur et dans l'esprit des hommes pendant leur réclusion dans l'église de Grand-Pré. S'ajoute à cela une qualité d'écriture rappelant celle des auteurs romantiques qui ont su le mieux raconter cette époque, mais sur l'ancien continent.

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