• Deuxième tome d'une trilogie qui dépeint la vie des petites gens à Tahiti, Frangipanier nous fait retrouver son attachante communauté et les liens qui la font vivre : Materena, Pito et leurs enfants qui ont grandi ainsi que tous les membres de leur quartier, cousins, cousines et taties. Toujours dans la fraîcheur et la gaieté qui traversent L'Arbre à pain, Leilani, la fille de Materena, y manifeste ses élans d'émancipation, pour elle comme pour sa mère, face aux pesanteurs de la société tahitienne. Abordée avec la drôlerie, la sensibilité et le style rythmé par les accents d'un parler vrai, cette réalité se laisse déguster dans un cocktail qui a fait le succès du roman précédent et n'a rien perdu de sa saveur. Notamment édité en Hollande, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, en Italie, en Espagne, en Norvège, en Finlande et au Brésil, Frangipanier a été finaliste au Grand prix littéraire de New South Wales-Australie en 2005 et du Prix Orange en 2006.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • En 1856, Henry Shackleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir. Jusqu'à ce que le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve alors libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d'une robe et d'un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l'Ouest, traversant quelques-unes des heures les plus marquantes du XIXe siècle américain.
    Dans cette épopée romanesque inventive et désopilante, récompensée par le prestigieux National Book Award en 2013, James McBride revisite avec un humour féroce et une verve truculente l'histoire de son pays et de l'un de ses héros les plus méconnus.

  • La narratrice - alter ego de l'auteur - vient d'être internée dans un sanatorium. Son mal ? Le complexe de l'argent. Dans ce roman épistolaire, elle raconte sardoniquement ses déboires financiers à son amie Maria. Une galerie de personnages loufoques défile : Henry, entrepreneur fauché ; Balailoff, prince alcoolique obsédé par son futur mariage ; ou encore Baumann, docteur freudien largement aussi névrosé et angoissé que ses patients.La perspective d'un hypothétique héritage hante l'imaginaire de ces originaux. Mais le complexe de l'argent pousse les personnages dans une véritable fuite en avant, si bien qu'ils n'osent même plus ouvrir leur courrier. Heureusement la faillite de la banque finira par libérer la narratrice de ses angoisses : désormais c'est elle la créancière.
    />
    Franziska zu Reventlow est née en 1871 dans une famille aristocrate allemande. Éprise de liberté, elle rompt avec son milieu et mène une vie d'artiste. Son oeuvre est un témoignage de la perception féminine du dandysme et de la vie de bohème dans les milieux littéraires et artistiques de Munich à la Belle Époque. Écrivaine, traductrice et peintre, elle paiera cher son indépendance. Elle avouera avoir sacrifié son pays, sa famille, et l'homme de sa vie, pour s'accomplir.

  • Hôtel Parallell

    Alexis Flamand

    • Fleurus
    • 23 Juillet 2021

    "Nous fournissons tout le confort moderne : des mondes de poche aptes à satisfaire les plus exigeants, des chambres avec vues sur n'importe quel continuum, des raccourcis faciles à emprunter entre les univers... sans oublier nos célèbres mini-bars."Lorsque Will répond à une petite annonce pour un job d'été à l'Hôtel Parallell, il est loin d'imaginer l'incroyable aventure qui l'attend...Car l'Hôtel Parallell n'est pas un hôtel ordinaire : bâti entre les univers, il accueille des clients venus de milliers de Terres parallèles. Des clients un brin spéciaux...Embauché pour devenir l'assistant d'Arbogast, le détective de l'hôtel, Will va aller de surprise en surprise : échapper à une tentative d'assassinat, éviter une mort affreuse par ingestion, combattre des créatures abominables, et tenter de survivre à un séjour sur l'Île des Morts...Qui aurait cru qu'une banale histoire de robinet qui fuit cacherait autant de secrets ?

  • Sa deuxième mission royale : baby-sitter une princesse bavaroise.
    Londres, 1932. La reine a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l'espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine. Mais entre la propension d'Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l'étalage, Georgie a déjà fort à faire. Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre... Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable.Entre Downton Abbey et The Crown, une série d'enquêtes royales so British ! " Bien plus qu'un simple roman policier, Son Espionne royale mêle avec brio amour, histoire, humour et mystère. Captivant ! " Louise Penny, auteure de Nature morte.

  • Les chroniques de Follebreuil t.1 : le jour de l'ours Nouv.

    Au paisible royaume de Follebreuil, vous rencontrerez : le roi Crépin 1er qui, de tous les Crépin, n'est vraiment pas le plus malin; la princesse Colysne qui manie mieux l'épée que l'aiguille à tricoter; frère Sixte, de l'abbaye de Saint-Loup, qui vit dans le silence et la prière (enfin... le plus souvent !); le fidèle lieutenant Tristiver, toujours sur le pied de guerre; le chevalier de Cornemolles, qui ne s'est pas lavé depuis la dernière croisade et que plus personne n'ose approcher, de peur de mourir intoxiqué; mais aussi des brigands sans pitié, un ours affamé et même des Vikings qui viennent d'accoster sur les plages de l'Ouest...Un royaume à mourir de rire, sous la plume alerte de Paul Beaupère.

  • LE RIRE

    Henri Bergson

    Pourquoi rions-nous de voir quelqu'un trébucher ? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser ? Comment expliquer qu'un jeu de mots ou un trait d'esprit prêtent à sourire ? Dans Le Rire, qu'il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S'appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun : l'« interférence de deux séries », c'est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d'analyser le rôle social ambivalent d'un réflexe qui tout à la fois manifeste l'élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n'en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l'homme ».

  • Je viens

    Emmanuelle Bayamack-Tam

    Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu.

    Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix.

    Je viens illustre les lois ineptes de l'existence et leurs multiples variantes : l'amour n'est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc.

    Mais pour accablante qu'elle soit, la réalité devrait pouvoir s'écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : je viens, c'est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs.

  • Vingt ans après la Revue de littérature générale et ses deux numéros historiques, Olivier Cadiot a eu envie de revenir sur le sujet, mais cette-fois sans l'aide de sociologues, de philosophes, de musiciens ou de paysagistes. Avec les seuls moyens de l'écrivain contemporain. Sans plans, ni cartes, ni partitions, ni théorie. Cela donne un feuilleton en plusieurs épisodes, comique et sensible, une histoire en zig-zag émaillée de conseils à de futurs auteurs... et surtout à soi-même. Une suite de variations consacrées aussi bien au passé de la littérature qu'à son présent, à son avenir, à sa mort annoncée mais toujours différée. Ce n'est pas à proprement parler une fiction, bien que cela y emprunte des personnages, des « figures », des cas psychologiques et une vraie liberté de ton ; ce n'est pas non plus un essai bien que s'y retrouvent théories, hypothèses et débats : c'est un livre d'Olivier Cadiot.

  • Compagnon de route de Charlie Chaplin, Mack Sennett, Fatty Arbuckle, Harold Lloyd ou des Marx Brothers, Buster Keaton commence sa carrie

  • Le jeune playboy Biff saura-t-il éviter les ennuis jusqu'à son trentième anniversaire qui a lieu dans quelques jours ? Et hériter ainsi de l'immense fortune de son anti-alcoolique de parrain qui a stipulé qu'il doit rester sobre ? Pas si l'intrigant Lord Tilbury, frère dudit parrain, s'en mêle. Bien que déjà riche, Tilbury ne dirait pas non à quelques millions supplémentaires. Et, connaissant la faiblesse de Biff pour le vin et les spiritueux, lui et son odieux acolyte Pilbeam trament un complot diabolique pour pousser l'héritier légitime hors du chemin de la sobriété et le compromettre tout à fait.

  • Après L'Arbre à pain et Frangipanier, Tiare vient clôturer la fresque animée de la famille Tehana et de sa vie de quartier aux abords de Papeete. Tiare, c'est aussi le prénom de la petite-fille de Materena et Pito qui s'invite de manière inattendue sous leur toit. Un événement impromptu, qui amène dans son sillage de manière tout aussi imprévisible, la rédemption de Pito. De mari macho et père absent, il se révèle un papy aux petits soins et revisite sa place auprès des siens. C'est à travers le regard de cet homme « tout neuf » que ce troisième tome achève de décrire une nouvelle tranche de vie de cette famille tahitienne et, avec elle, dessine une certaine Polynésie, croquée avec affection, verve et légèreté. Succès international, la trilogie est maintenant publiée dans près d'une vingtaine de pays. Dans le Pacifique, ce classique de la littérature populaire est étudié dans les classes et les amphithéâtres.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Dans ce nouveau guide thématique les deux auteurs partagent leur curiosité pour la ville du Flower Power et des acid tests au LSD. Les voilà partis sur les traces de Janis Joplin qui lance sa carrière dans une ancienne caserne de pompier. Un crochet par le manoir du Jefferson Airplane qui existe toujours en face du Golden Gate Park puis par un stade au bord de la baie où les Beatles livrent leur dernier concert officiel. Plus loin, U2 fait scandale avec un concert inopiné dans le Financial District, et si on pousse parmi les anciens coffeehouses de l'époque beat et des clubs de strip-tease de North Beach, on découvre le quartier de San Francisco qui a vu renaître le punk avec entre autres Dead Kennedy. Une balade dans une des capitales culturelles du monde où chaque rue déborde d'histoire.

    Olivier Bousquet et Arnaud Devillard sont nés en 1974 et sont tous deux journalistes. Ils ont écrit ensemble Streets of London, le rock dans les rues de Londres et deux livres sur le cinéma Même pas mal et Le Guide de tous les films entre copains.

  • Bienvenue dans les joyeux banquets et dans les aimables cercles littéraires des Grecs et des Romains !
    Les Anciens, de joyeux drilles ? Eux, les dignes, les sérieux, les vénérables fondateurs de notre philosophie, de notre politique, de notre littérature, ont pourtant un aspect très moderne : leur aptitude à faire rire le lecteur en créant avec lui une connivence amusée, tout particulièrement en usant de cette forme de comique subtil que nous appelons l'humour.
    L'humour est présent partout : bien sûr dans les comédies qui s'élèvent souvent au-dessus de la farce, mais aussi dans des genres moins attendus comme l'épopée ou l'histoire. Mais c'est surtout à l'occasion de dialogues, d'échanges épistolaires, de récits, que chacun laisse libre cours à sa fantaisie, en cherchant à faire rire ou sourire un interlocuteur qui sait apprécier les jeux de mots, l'impertinence du point de vue, les imaginations plaisantes.
    Alors, à votre tour de sourire avec la centaine de textes courts et piquants rassemblés ici.

  • Après Bernadette a disparu, Maria Semple revient avec un roman à l'humour ravageur sur les tribulations d'une femme au bord de la crise de nerfs.
    Eleanor Flood est une femme au bord de la crise de nerfs. Mais aujourd'hui tout va changer. Elle va prendre une douche et s'habiller. Elle va suivre ses cours de poésie et de yoga après avoir déposé son fils Timby à l'école. Elle ne va pas dire de gros mots. Mais... la vie en
    a décidé autrement.
    Parce que aujourd'hui Timby va faire semblant d'être malade pour passer la journée avec sa mère. C'est aussi aujourd'hui que Joe, son mari, a choisi d'annoncer à ses employés qu'il est en vacances, en omettant de prévenir sa femme.
    Juste au moment où Eleanor pense que les choses ne pourraient pas être pires, elle retrouve un vieux document familial qui va mettre sa vie, chaotique mais finalement assez parfaite, sens dessus dessous.

  • « Alors ce drôle n'eut d'autre ressource que d'invoquer humblement les bouddhas et les divinités en leur demandant de faire revenir à lui la dame de son coeur. Mais, comme son désir ne faisait que s'accroître tandis que l'effet se reculait avec une froideur qui passait toute mesure, il enveloppa en cadeau des cartes de récréation ainsi que des cure-dents, et se rendit chez elle pour lui en faire présent avec la promesse qu'il ne ferait plus appel à ses services. Las ! Plus l'entretien se prolongeait, plus son amour grandissait... » Au XVIIe siècle, un auteur japonais s'est amusé à récrire sur un mode cocasse un grand classique du Xe siècle, composé de 125 petits récits entrecoupés de poèmes. Ces Contes de Risée constituent un véritable documentaire sur le début de l'époque d'Edo (1603-1867). Mais la traduction est aussi un tour de force, puisqu'elle est elle-même parodie d'une nouvelle version française des Contes d'Ise.

  • « Le piano n'est pas un instrument pour jeunes filles, Massimo, c'est un instrument pour gorilles. Seul un gorille a la force d'attaquer un piano comme il devrait être attaqué, défier le piano comme il devrait être défié. »

    Noble, riche et excentrique, Tancredo Pavone est un compositeur d'avant-garde dont la vie est rapportée par Massimo, son ancien majordome. Massimo se souvient de l'ego bien trempé comme des opinions très tranchées de son maître, donnant parfois le sentiment de ne pas avoir tout à fait conscience de ce qu'il dit. Vérité ou imagination ? Au fil de ses propos surgit le portrait complexe et contrastée de Pavone - un homme qui donne voix à la musique en lui -, et le lien très singulier qui lie deux hommes socialement aux antipodes.

    Infini - l'histoire d'un moment décortique le processus créatif musical sans rien perdre de l'originalité de son « sujet », hors norme, parfois jusqu'au comique.

  • Lucien est mort. « C'est bien triste » se lamentent au bar du coin ses quatre copains. Pire encore : il a été retrouvé froid sur ses toilettes, lui qui ne s'était jamais montré négligé en public ! Martial, Gilbert, Jacques et Armand sont unanimes : pas question de clamser aussi bêtement !
    La bande de septuagénaires a alors une idée folle : chacun va planifier sa propre mort. Quand ils veulent, comme ils veulent ! Enfin, ils vont tout oser. Des plages de Miami et d'Algarve aux montagnes suisses en passant par l'Afrique, les quatre retraités vont vivre à fond. Parce que si près de la fin, tout est permis, non ?  
    De surprises en extravagances, cette décision sera sans doute la meilleure de leur vie...
     

  • Emmanuel Burdeau et Jean Narboni ont longuement interviewé Luc Moullet. Comment vendre un film sur son titre, comment attendrir Jean-Luc Godard, pourquoi la barbe, pourquoi les roubines, d'où vient son comique, d'où vient sa méthode documentaire, quels budgets, quelles recettes ? tels sont quelques-uns des secrets révélés ici par Luc Moullet. La partie centrale du livre est un bonus d'une valeur inestimable : en une cinquantaine de points, de la lumière au montage, de l'écriture aux acteurs, Moullet livre son petit guide du parfait cinéaste.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans la petite ville de Fermo, une bande loufoque de partisans, fonctionnaires, prostituées et paysans attend fébrilement la grande fête révolutionnaire et l'avènement d'une société sans classes. Sous la forme d'une auto­biographie picaresque, Luigi Di Ruscio orchestre dans sa ville natale une comédie humaine à l'italienne, peuplée de figures tour à tour burlesques, tragiques et tendres. Armé d'une drôlerie féroce, d'une écriture à la cadence orale ponctuée de fulgurantes inventions langagières, il nous administre une formidable leçon de joie de vivre en dépit de ses désillusions politiques.

  • De Groland au Grand Soir est un livre d'anecdotes, d'amitié et d'humour. Rencontrés durant le montage du Grand Soir, qui réunit pour la première fois Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, les deux hommes racontent leurs débuts, leur travail à Canal + ; leurs influences, de Dalí à Arrabal, de Reiser à Kaurismaki ; leurs rencontres, de Thierry Ardisson à David Lynch, de Mathieu Kassovitz à Maurice Pialat, de Hong Sang-soo à José Bové... Ils racontent leurs dérives, leurs succès, leur vision du cinéma.En quatre films, Benoît Delépine et Gustave Kervern ont acquis une place unique en construisant un cinéma à la fois comique et politique, social et surréaliste, poétique et populaire. Voici l'aventure unique de deux hommes qui se croyaient perdus pour le travail et pour la vie, et qui sont devenus aujourd'hui deux auteurs essentiels du cinéma français.

  • Le 5 mars 1982, John Belushi, 33 ans, l'un des acteurs comiques les plus populaires de sa génération, est retrouvé mort d'une overdose dans un bungalow du Chateau Marmont à Los Angeles. Que s'est-il passé ? Comment la star du Saturday Night Live et des Blues Brothers en est-elle arrivée là ? À l'aide de centaines de témoignages, Bob Woodward retrace le parcours fascinant d'un homme au comportement autodestructeur, tout en offrant une plongée très documentée au coeur de l'industrie hollywoodienne. Journaliste vedette du Washington Post, Bob Woodward est célèbre pour avoir dévoilé, avec son collègue Carl Bernstein, le scandale du Watergate. Lauréat de deux prix Pulitzer, il a publié de nombreux livres d'investigation, notamment sur George W. Bush et Barack Obama.

  • Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence, ... Pourquoi les coiffeurs ? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940) : la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés ; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner.En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives."Encore un essai sur Le Dictateur ? Aujourd'hui ? Venant s'ajouter à tant d'autres ? Quelle urgence, quelle nécessité ? N'y a-t-il pas, après soixante-dix ans, anachronisme, lassitude, saturation, et pour le dire d'un terme pénal, prescription ? Je ne le pense pas, et moins pour ce film que pour aucun autre. Sa nouveauté, son audace, sa force et son actualité paraissent, au contraire de ce qui se dit généralement, plus éclatantes à mesure que les années passent." Jean Narboni

  • «J'écris un livre pour comprendre la vie. Si au bout du livre je n'ai rien compris, alors il faudra laisser tomber le livre par terre. Peut-être même le livre tombera par terre avant. Peut-être il n'y a rien à comprendre, pas une ligne. Ne lisez pas les lignes pour comprendre la vie. Il y a mille choses à faire à chaque minute. Toutes les minutes comptent. Chaque minute est une somme de possibles. Tandis que les livres donnent la mort à la minute. Chaque mort est insufflée par une ligne du livre. Le livre est impossible à donner. Il se donne, mais pour mort. Il donnerait sa mort pour comprendre la vie le livre. Ceci est un livre fait pour comprendre la vie. La mienne de vie. On dit ça. On dit : J'ai la vie mienne. Et je comprends rien. Ceci est un livre qui aide à comprendre rien. Ce n'est pas facile de rien comprendre. Je pourrais m'expliquer ça. M'expliquer la vie des heures durant. Des heures durant je suis là à attendre que ça se passe. Tout pourrait ainsi passer. Que nos envies passent de main. C'est comme ça aussi qu'on passe le vivant. De la main à la main. On se refile le baigneur.» Charles Pennequin.

empty