Sciences humaines & sociales

  • La vie quotidienne de Freud et de ses patients

    Lydia Flem

    • Seuil
    • 5 Avril 2018

    Lors de sa parution en 1986, le livre de Lydia Flem avait rencontré une large audience. C'était le premier ouvrage d'une jeune femme qui arrivait sur une scène où se bousculaient tant de figures de la psychanalyse en France. Sa venue avait néanmoins retenu l'attention de ceux qui espéraient un renouvellement du langage psychanalytique.
    Lydia Flem entreprenait non pas " un retour à Freud " mais un cheminement avec lui, à travers un style qui, en un sens, traduit en écriture le geste sensible de Freud prenant l'auteure par le bras dans un rêve qui présage le livre et qu'on lit en ouverture.
    Dans son ouvrage l'auteure choisit de souligner l'importance de ce que Freud veut dire par " cristallisation des expériences de la vie quotidienne " en adoptant une démarche qui allie histoire et littérature. Car c'est dans son écriture que Lydia Flem éclaire l'entrelacement du sensible et de l'abstrait qui sont au principe de l'élaboration du quotidien comme concept freudien. Lorsque l'écriture n'est pas qu'un moyen, mais le lieu d'une expérience, comme dans le cas présent, elle produit l'écrivain, plus exactement cette sorte d'écrivain qui conduit son lecteur à éprouver le passé comme un présent vivant, parce qu'il a engrangé ce que le savoir historique du moment a établi en le traduisant dans un récit et dans un style.
    On mesure, dans un après-coup de trente ans, combien ce premier livre d'une jeune auteure (elle avait trente-trois ans) a creusé un sillon dans lequel furent semés d'autres livres dont le quotidien est au cœur du récit, en pensant à Comment j'ai vidé la maison de mes parents (2004), ou bien à La Reine Alice (2011).
    Fethi Benslama

  • L'inconscient pour quoi faire ?

    Jean-Richard Freymann

    • Eres
    • 24 Octobre 2018

    Cet ouvrage répond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d'Écoles de psychanalyse, l'auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.
    Jean-Richard Freymann reprend tous les tableaux cliniques à l'aune de la conflictualité du discours, pour essayer de rendre compte des enseignements de la pratique. En suivant l'ancienne nosographie, il saisit l'occasion d'un débat avec la psychiatrie d'aujourd'hui pour interroger les limites de nos classifications et ce qu'elles peuvent avoir de précaire.

    Chaque chapitre est organisé autour d'une question à partir de laquelle il revient aux fondamentaux en s'appuyant sur la clinique contemporaine. Il s'interroge sur la place de l'inconscient freudien aujourd'hui, malmenée par le discours dominant des DSM, et les conséquences que cela provoque méthodologiquement, culturellement, et dans la formation des nouveaux « cliniciens ».

  • Une histoire de Tahiti ; des origines à nos jours

    ,

    • Au vent des îles
    • 3 Mai 2019

    Cet ouvrage raconte, pour la première fois sous une forme synthétique, l'histoire de Tahiti et des îles de la Société depuis l'arrivée des hommes jusqu'à nos jours. Résumer plus de mille ans d'histoire du peuple tahitien en un simple volume était un défi qu'un groupe d'enseignants-chercheurs et de chargés de cours de l'Université de la Polynésie française a décidé de relever. Chacun d'eux étant un spécialiste reconnu dans sa discipline, cette synthèse actualise les connaissances sur le passé, lointain comme proche, en fonction des recherches les plus récentes. Ce livre n'est cependant pas destiné aux seuls étudiants ; il s'adresse, en fait, à un large public, tous ceux que la Polynésie intéresse et concerne. Ce regard rétrospectif les aidera à mieux comprendre la société actuelle dans toute sa complexité. Ouvrage publié en partenariat avec l'Université de la Polynésie française et la Maison des sciences de l'Homme du Pacifique.

  • Rythme et intersubjectivité chez le bébé

    Guerra Victor

    • Eres
    • 20 Mai 2019

    Le monde interne des adultes imprègne les interactions qui vont aider le bébé à organiser progressivement son propre monde interne. Le rythme partagé entre le bébé et l'adulte est simultanément dialogue des corps et des comportements et dialogue des psychés, dialogues mutuels, bien que dissymétriques.

    Ainsi le rythme et l'intersubjectivité constituent les fondations de la subjectivité de l'être humain. Victor Guerra s'attache à le montrer, en présentant notamment une grille de onze indicateurs observables d'intersubjectivité chez les bébés, de la naissance jusqu'à leur un an. Ce tableau, élaboré à partir de son expérience clinique, de recherche et de formation, a une valeur inestimable pour les professionnels qui travaillent en périnatalité.

    Victor Guerra développe deux notions qui lui sont propres - l'objet tuteur et le faux self moteur - et propose une réflexion approfondie du complexe de l'archaïque dans l'abord des pathologies contemporaines et des troubles du spectre autistique.

    L'ouvrage est parsemé et nourri d'observations de bébés, de séquences cliniques auprès d'enfants et de leurs parents dans un dialogue vivant avec des artistes, peintres, poètes, écrivains et danseurs.

  • Sociologie et Psychanalyse

    Roger Bastide

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 25 Décembre 2015

    Notre marche, dans ce livre, a dû être une marche historique. Il était impossible de confronter la psychanalyse à la sociologie autrement qu'aux multiples étapes de leur commune évolution, puisque l'une et l'autre se modifiaient à leur propre contact, se corrigeaient en se rencontrant, s'enrichissaient par leur union. Les problèmes ne se posaient pas de la même façon avec Freud et depuis Freud. On passait successivement du phylogénisme à l'ontogénisme, du monisme au pluralisme, des traumatismes enfantins aux traumatismes sociaux, du biologisme au sociologisme. Nous devions donc suivre cette marche et voir, à chaque moment de ce développement, comment se posaient les rapports entre la psychanalyse et la sociologie et, pour chacun, les progrès accomplis, les dangers ou les difficultés nouvellement surgis. Au terme de cette analyse historique et critique, nous sommes arrivés cependant à un certain nombre de conclusions générales, qui nous paraissent constituer le fondement solide sur lequel la collaboration de la psychanalyse et de la sociologie doit s'appuyer pour des résultats plus fructueux.

  • Dictionnaire des fantasmes et des rêves secrets

    Othilie Bailly

    • Fenixx réédition numérique (garancière)
    • 12 Août 2016

    Qui n'a pas de fantasme ? Vous ? Quelle erreur ! Nous en avons tous ; sadisme, masochisme, flagellation, moto, bottes de cuir, jarretelles noires, ceinturon, talon aiguille, Minitel rose... N'avez-vous jamais rêvé d'être nu(e) sous une fourrure, de monter à cru un cheval ? Où le rêve rejoint-il la réalité ? La puissance est soeur de l'impuissance. Le désir inassouvi est d'abord un désir inavoué. Fantasme conscient. Fantasme inconscient. Fantasme rêvé. À chacun de découvrir et d'interpréter le sien ! Othilie Bailly présente ici des cas authentiques, du plus primaire au plus complexe, du plus fou au plus érotique. Elle en donne la transcription et l'explication. Ils prouvent que les actes les plus simples comme les idées les plus folles peuvent être fantasmatiques. Voilà donc la clef des rêves et des fantasmes ; un livre précieux qui est aussi un jeu de l'esprit, si ce n'est du corps !

  • Beauté fatale

    Mona Chollet

    • Lizzie
    • 9 Juillet 2020

    Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
    Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'auto-dévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps constitue bien la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

  • L'inconscient et la psychanalyse

    Jean-Paul Charrier

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 11 Mars 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Épître aux oedipiens

    Jean Cournut

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Octobre 2015

    Le complexe d'OEdipe : la situation est tragique ; il y a trois personnes ; deux ont le même sexe, pas le ou la troisième ; deux sont de la même génération, pas le ou la troisième. Le complexe de castration : la situation se dramatise ; il y a du désir, de la menace, de l'angoisse, de l'interdit. Grâce à la coupure, on passe de la fusion à l'altérité ; et à la copule. Comment dans l'évolution des organisations pulsionnelles communes à tous les individus, se fabriquent, en après-coup, la singularité de chaque personne, ses seuils d'intensité affective et la permanence de son caractère. Comment advient le sexuel : je veux de l'autre, mais quel autre, et pourquoi faire ? Parce qu'ils parlent et vivent en société, parce qu'ils reconnaissent la différence des sexes et celle des générations, les êtres humains sont oedipiens ; même si les psychanalystes eux-mêmes ont, d'aventure, parfois tendance à s'en distraire...

  • Le complexe de zeus - representations de la paternite en grece

    Bonnard J-B.

    • éditions de la sorbonne
    • 1 Février 2019

    Les Grecs paraissent avoir conçu le monde idéal sans femmes. Pour résoudre la contradiction entre l'utopie d'un monde exclusivement masculin et la nécessaire présence des femmes pour perpétuer l'espèce, ils ont produit au moins deux types de discours relatifs à la paternité : des mythes donnant à voir un rêve, celui d'une paternité exclusive qui évincerait les femmes de leur pouvoir de reproduction ; des théories biologiques depuis les Présocratiques jusqu'à Aristote, qui, tout en admettant, à des degrés divers et sous des modalités variables, la participation des femmes au processus de génération, déprécient cependant la maternité au profit de la paternité. Ces deux formes de représentations mettent en évidence le phantasme de pouvoir se reproduire seul, ce que l'on peut appeler le complexe de Zeus, tant ce dieu semble en avoir été particulièrement investi. Ce complexe, dans lequel s'exprime une volonté de puissance par le déni de la maternité, manifeste que les Grecs ont pensé la paternité sous la catégorie du pouvoir.

empty