• Ce livre d'entretiens s'attarde à des matières qui ne mobilisent guère les philosophes : le crédit, la croyance, la confiance, l'oubli, la fiducia, la banqueroute. Elles sont l'ancrage d'une conception peu commune du XIXe siècle, attentive aux relations de pensées entre la France et l'Allemagne, foyer négligé de notre présent. Elles sous-tendent ce que Jean-Michel Rey appelle le dialogue franco-allemand.
    Depuis un premier livre sur Nietzsche, publié au début des années 1970, le travail philosophique de Jean-Michel Rey avance par reprises qui relancent et amplifient les motifs de sa réflexion sans obéir à programme ou objectifs assignés. Ce travail sollicite un corpus philosophique, théologique, littéraire, économique et historique extrêmement vaste. Des Tragiques grecs aux auteurs contemporains, de La Boétie à la philosophie allemande, des grands historiens français du XIXe siècle à l'empirisme anglo-saxon, de la Révolution française à saint Paul et à la psychanalyse freudienne, le lecteur croisera maints écrivains, penseurs et essayistes considérables.
    À chaque fois, la pensée travaille avec des formes différentes de l'imaginaire, celles de la langue en particulier. Autant que les questions rencontrées compte la modulation des phrases qui les disent. Les problèmes sont ainsi abordés à travers une sensibilité affectée par le langage et les langues, libre d'en discerner les moindres inflexions. À l'écart de tout éclectisme, les parcours de Jean-Michel Rey semblent inachevables.

    Jean-Michel Rey, ancien Directeur de programme au Collège International de Philosophie (1992-1998), est professeur émérite de l'Université Paris VIII où il a enseigné la philosophie et l'esthétique. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages. Citons, entre économie politique et morale, La Part de l'autre (1998), Le Temps du crédit (2002) et Les Promesses de l'oeuvre (2003). On lui doit la republication de Philosophie de l'Histoire de France d'Edgar Quinet suivie d'une postface (2009).
    Michel Enaudeau est journaliste honoraire. Il a publié des entretiens avec Laurence Kahn : Fiction et vérité freudiennes (2004), et, avec Miguel Abensour : La Communauté politique des "tous uns" (2014).

  • Que peut-on dire de la gestion financière des PME ? Évaluer la qualité de leur gestion à la lumière de leur taux de fermeture pourrait nous amener à conclure qu'elle fait défaut. Or, ce serait inexact, car cela fait abstraction de certaines caractéristiques de ces entreprises, de la diversité de leur mode de fonctionnement et, surtout, de leur grande hétérogénéité. Parce qu'il n'existe pas de PME type, il n'existe pas non plus de comportement financier type pour l'ensemble des sociétés fermées.

    Josée St-Pierre aborde les principales décisions financières dans les PME, les pratiques de gestion, les situations financières et l'environnement favorable ou restrictif dans lequel ces entreprises font des affaires. Au cours des quinze dernières années, ses recherches et l'analyse de travaux dans les domaines de la finance, de la psychologie, de l'économie et de la gestion lui ont permis de tirer une analyse nuancée de la réalité financière des PME. Le présent ouvrage montre le rôle central du chef d'entreprise, dont les objectifs teintent les décisions financières, et présente des comportements stratégiques amenant des entrepreneurs à exceller sur la scène mondiale. L'auteure démontre aussi les conséquences de choix mal éclairés mettant en péril des entreprises qui ne survivront pas aux défis de l'environnement d'affaires actuel, plus turbulent et incertain.

    Cette deuxième édition, renouvelée de façon significative, conjugue la finance et l'entrepreneuriat pour mieux comprendre et expliquer la diversité des comportements financiers des PME, de même que pour stimuler les lecteurs à s'enrichir par le domaine de la finance entrepreneuriale grâce aux connaissances les plus à jour sur ces sujets.

  • Nous sommes entrés dans la société du patrimoine éphémère, dominée par le règne des usages fractionnés et le recul de la possession. Particulièrement visible dans le comportement des millennials, cette lame de fond submerge peu à peu tous les domaines de notre vie. Aujourd'hui, tout se loue : portables, ordinateurs, vêtements ou encore vélos et trottinettes en libre-service...

    L'accès à la propriété et la possession d'objets emblématiques de la société de consommation ne sont plus considérés comme des priorités par la nouvelle génération, qui découvre d'autres voies pour se réaliser et s'affirmer. Plus qu'une mutation associée au foisonnement des dispositifs digitaux, nous vivons une métamorphose radicale des mentalités.

    Dans ce contexte, les assureurs sont un stabilisateur économique et social qui permet aux communautés humaines de résister aux chocs et de se développer dans la durée. Olivier Jaillon livre dans cet essai une analyse éclairante des ruptures technologiques et anthropologiques en cours. N'hésitant pas à briser des tabous au sujet de l'héritage et de l'accumulation des richesses, l'auteur défend sa conviction profonde : en facilitant le passage du patrimoine tangible au patrimoine éphémère, les assureurs auront un impact direct sur l'accomplissement de nos aspirations individuelles et collectives. Moins de contraintes, moins d'inégalités, plus de libertés et de solidarités. Ces maîtres-mots ont vocation à devenir les principes directeurs de l'assurance de demain.


  • Ce voyage vers l'ailleurs ne pouvait se faire qu'en chevauchant Pégase sur la ligne de l'esprit. "Car l'esprit est une droite lancée vers la lumière."


    Frédéric Halbreich nous propose ces"Vues du sol" comme autant de clichés improbables, dans une époque qui ne l'est pas moins.

  • Historien et moraliste, William Bonner montre comment la modeste République des « pères fondateurs » s'est peu à peu, depuis la Première Guerre mondiale, transformée en Empire, dont, pour la première fois dans l'Histoire, l'hégémonie s'étend sur toute la terre. Il montre aussi comment cette transformation s'est accompagnée d'une évolution profonde des mentalités du peuple américain, dans tous les domaines, et particulièrement le domaine financier, faisant d'un peuple d'épargnants un peuple d'emprunteurs frénétiques. Individuellement, les Américains vivent à crédit, empruntant sans cesse pour rembourser leurs anciens prêts, gagés sur d'illusoires spéculations le gouvernement, lui, finance son déficit, dont le montant, toujours croissant, est si élevé que le cerveau humain ne peut même plus se le représenter, par des emprunts extérieurs, qu'il rembourse très partiellement en fabriquant des dollars. Parallèles historiques, anecdotes contemporaines, analyse financière... William Bonner utilise toutes les informations pertinentes pour nous faire vivre, avec parfois fureur et plus souvent humour, l'ascension, et demain la chute, de l'Empire américain. La première édition, parue aux États-Unis en novembre 2005, et en France en 2006 aux Belles Lettres, sous le titre L'Empire des dettes, a aussitôt figuré dans la liste des dix best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal. Cette nouvelle édition a paru aux Etats-Unis en août 2009. Dans cette nouvelle édition, les auteurs poursuivent leur démonstration en tenant compte des événements récents et exposent pourquoi la tourmente financière qui a touché les US porte en germe la fin de ce qui fut un grand empire.

  • Sissie est une jeune orpheline qui rêve de devenir Chanteuse, mais elle devra grandir et persévérer pour devenir une diva ! Sans oublier le retour agaçant de sa rivale, l'ex de son futur mari, une fille insupportable... Les problèmes s'accumulent : la vie du couple est en balance, le voisin est au courant, la belle-mère s'y ingère, y compris les paparazzis... Un roman mené avec beaucoup d humour, qui mêle jalousie et persiflage.

    Biographie de l'auteur :
    Née en 1984, Divine Kanza est éditrice des éditions La lettrine Culture et Journaliste littéraire du magazine La lettrine Culture, mais elle reste avant tout une auteure. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les registres littéraires. Son mouvement littéraire est le Burlesque : se traduisant par le cinéma, l'humour, le ton... Elle est également proverbiale et crée ses propres expressions françaises.Ses oeuvres contemporaines et classiques adaptées au style de Voltaire, Molière donnent un grand plaisir aux lecteurs.
    Son proverbe : - Sans l'amour je te hais, même étant borgne, et sans la haine je t'aime au point de ne plus te haïr.

  • Septembre 2008. La banque d'investissement Lehman Brothers, dont la valeur s'élevait 635 milliards de dollars, déclare faillite, donnant le coup d'envoi à la pire crise économique depuis celle des années 1930. Puis, la grande panique cède la place au grand déni. Après avoir furtivement interrogé l'avenir du capitalisme, l'élite économique et politique a préféré procéder au grand sauvetage et repartir la machine.

    Or, pour David McNally, la crise économique et financière de 2008 n'est pas le résultat d'une quelconque défaillance du système; ses causes profondes résident dans la nature même du capitalisme. Et loin d'être derrière nous, cette crise a inauguré une période marquée par l'adoption de mesures d'austérité dont les classes laborieuses et marginalisées sont les principales victimes. Elle nous a plongé dans une véritable «panne globale».

    Construit tel un casse-tête pour appréhender la crise dans toute sa complexité et son ampleur, Panne globale s'attache à en examiner la signification historique, analysant au passage cet aspect distinctif du capitalisme néolibéral: la financiarisation de l'économie. S'éloignant des discours opaques et mystificateurs des économistes orthodoxes, McNally s'attèle à mettre en lumière les dynamiques à l'oeuvre dans ce qui doit être perçu comme la première véritable crise de la période néolibérale.

    En cette nouvelle ère d'austérité, l'auteur plaide pour une résistance à la panne globale. «Les luttes portant sur la manière de sortir de cette crise vont certainement "influencer la politique et l'économie pour au moins une génération". En un sens éminemment profond, donc, le présent est histoire.»

  • La crise économique actuelle que nous pourrions (faussement) résumer par « il n'y a plus d'argent » altère la qualité du service rendu au public : emploi, climat, santé, éducation, police, justice, armée, transport, alimentation, retraite... Car les budgets sont contraints par des décisions d'austérité, c'est-à-dire par la volonté de limiter les dépenses publiques, avec comme objectif de diminuer la dette publique.

    Nous entendons dire partout, pour ma part en conseil d'administration de l'hôpital, qu'il n'y a plus d'argent. L'État l'ajoute aussi à son propos. Confronté de par mon rôle de médecin réanimateur médical, de chef du Pôle Urgences-Réanimation-Cardiologie d'un CHU, à une direction médico-économique hospitalière persuadée « qu'il n'y a plus d'argent » d'un côté, et à la qualité des soins apportée aux malades qui se dégrade faute de moyens de l'autre, j'ai commencé à lire...

    Ces lectures permettent de tenter de répondre à différentes questions. Quel est le rôle de l'argent, et s'il n'y en a plus, où a-t-il bien pu passer ? Quel est le rôle du crédit bancaire dans la création monétaire et quelle est la responsabilité des banques dans la survenue des crises économiques ? La finance doit-elle être notre ennemi ou notre ami ? Quelle est l'histoire des différents courants de pensée économique à travers les siècles qui ont conduit aux politiques économiques actuelles ? La crise est-elle une simple et banale histoire de répartition des revenus et des patrimoines ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.


  • Qu'est-ce que vous vous dites quand vous vous levez fièrement, rempli
    de patriotisme, pour accomplir votre devoir civique et que l'on vous
    dit que vous l'avez déjà fait ? Y a-t-il un double de vous qui
    participez aux activités électorales à votre place ?
    A travers une écriture maîtrisée, St Antoine de La Vuadi nous livre sa plus belle nouvelle.

  • L'auteur a rencontré des artisans de la Coopérative d'habitation de Montréal et constitué une vaste documentation. Il situe, raconte et analyse une période encore vivante qui intéressera, à divers titres, les témoins de l'époque, les historiens, les intervenants sociaux et le grand public.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Travaux récents du Conseil Économique et Social ; la modernisation des moyens de paiement ; les attributions d'ordre économique des institutions représentatives du personnel dans l'entreprise ; les relations culturelles entre la France et l'Europe centrale et orientale ; les travaux d'utilité sociale des retraités et des personnes âgées ; exercice et développement de la vie associative dans le cadre de la loi du 1er juillet 1901 ; l'entreprise individuelle.

  • Par le langage, il peut se promouvoir à l'existence, incarnant ainsi le paradoxe même de la parole, à la fois puissance et faiblesse, réalité et songe, vérité et mensonge.

  • Sous le même titre, trois courts essais sur trois auteurs curieusement rapprochés, tant il s'agit d'univers différents. L'extrême hétérogénéité est voulue pour mieux faire ressortir le thème du champ clos de l'écriture et la variété d'applications qu'il propose. C'est ainsi qu'on le cerne en suivant la progressive découverte d'une esthétique propre aux Moralités Légendaires chez Laforgue : une épure peut alors être dégagée. On en saisit les lois et contraintes en rendant justement compte du double voeu qui accompagne la création poétique de Saint-John Perse : un texte qui ne soit que trace, vite congédié pour vivre la Présence. Au lecteur alors d'apprécier le poème comme seule présence, une écriture nourrie par ses codes. Céline, enfin, pour bien marquer qu'il n'y a nul risque d'épuisement : face à son miroir le texte peut s'ouvrir aux parthénogenèses, aux métamorphoses. Le champ clos peut s'ouvrir en abîme : ce que montrerait encore un roman comme Le Hussard sur le Toit de J. Giono. Une nouvelle pièce à verser au dossier de la Littérature dans ses rapports problématiques avec tout référent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La monnaie est simple à utiliser au jour le jour. Pourtant, son fonctionnement détaillé dans l'économie, tout comme ses mécanismes de création, nous sont inconnus. Tout baigne dans un flou de termes dont on ne connaît pas exactement la signification. Monnaie fiduciaire. Réserves fractionnaires. Banques centrales. On ne sait même pas exactement pourquoi on a réellement besoin de monnaie !
    Le sujet est effectivement assez complexe et est rendu d'autant plus incompréhensible par les experts du domaine qu'ils abusent d'abréviations obscures pour le profane. De plus, ils qualifient souvent la monnaie d'« outil neutre », laissant entendre qu'on peut en changer aussi facilement que de chaussures. Or, la monnaie n'est pas du tout un outil neutre : elle influence directement l'économie et les comportements humains.
    Ce petit livre résume simplement les rudiments que nous devrions tous savoir pour comprendre le fonctionnement de la monnaie. Dans un vocabulaire simple et accessible à tous, il va à l'essentiel et permet au lecteur de se forger rapidement sa propre opinion sur les monnaies historiques, les monnaies officielles, les monnaies complémentaires et alternatives, les crypto-monnaies, etc.
    Pour les passionnés, le livre du même auteur, « La monnaie : ce qu'on ignore » est  plus détaillé, avec 260 références bibliographiques.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cette boite à vers fera la confidence


    D'une racine de la féminité


    Enfoncée quelque part dans la distance


    Entre nos regards court-circuités.



    Puisse-t-elle ne jamais oublier


    La portion de temps partagé


    En anges aux mains mouillées,


    Loin du confort envisagé !


  • Zone euro, l'épreuve du feu

    L'euro est mort ! L'euro doit disparaître ! C'est la faute de l'euro ! A l'heure où l'Europe économique vacille, la monnaie unique est la cible de toutes les attaques. La situation est suffisamment gr

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