• Petit dernier de la famille, Poil de Carotte est le souffre-douleur de sa mère. Corvées, gifles, humiliations, rien ne lui est épargné. Heureusement, dans la vie de Poil de Carotte, il y a aussi la nature, les jeux avec grand-frère Félix et les parties de pèche avec son parrain...

    Drôles, cruelles, touchantes, une suite de saynètes qui composent le portrait inoubliable d'un enfant mal-aimé.

    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale au collège.

  • Ici c'est La Fourrière, un "village de nulle part" et c'est un enfant qui raconte : massacrer le chien de "la grosse conne de voisine", tuer le cochon avec les hommes du village, s'amuser au "jeu de l'arabe", rendre les coups et éviter ceux des parents.Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l'amitié reste la grande affaire.C'est un pays d'ogres et d'animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d'os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs.Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s'éloigner.D'une bagarre l'autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu'à l'adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d'une langue outrancière au plus près du rythme de l'enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.

  • Lorsque le soleil s'est levé sur Idyllia, ce matin, Artémus était loin d'imaginer que son maître, le dragonnier sire Kendrick, l'abandonnerait avec sa monture chez un marchand de dragons ! Là, Artémus rencontre Iselle, une jeune fille effrontée qui semble communiquer avec le vieil animal. Elle prétend que sa faiblesse ne guérira pas, et qu'il doit retourner à la Vallée des Dragons pour une retraite bien méritée ! Mais la Vallée des Dragons est un mythe, n'est-ce pas ? Entraîné malgré lui, Artémus va suivre la bouillonnante Iselle dans une aventure épique à dos de dragon jusqu'aux confins du royaume.Mais attention aux pirates de l'air ! et aux monstres dans la forêt ! et aux géants de fer... Bref ! Le voyage ne sera pas de tout repos !Entrez dans la légende, entrez à Dragonland !

  • Le 19 novembre 1966, Phan Thi Mao, jeune femme vietnamienne, est kidnappée, violée par plusieurs hommes avant d'être assassinée. Les auteurs de ce crime odieux ? Quatre soldats américains. Un cinquième homme de cette unité, Sven Eriksson, assiste, impuissant, à la scène. Il prend la décision de dénoncer le crime mais encourt de sévères représailles. S'ils sont convoqués devant un tribunal militaire, les quatre auteurs encourent les travaux forcés à perpétuité.

    Daniel Lang a rencontré Eriksson dans sa ferme du Minnesota. Loin de la justice froide des tribunaux militaires, l'ex-fantassin se livre sur sa décision de dénoncer ses camarades, quatre jeunes Américains comme lui, d'une vingtaine d'années, chacun dépendant des autres pour sa survie en territoire ennemi...

    Journaliste et auteur de plusieurs ouvrages - Early Tales of the Atomic Age, The Man in the Thick Lead Suit, From Hiroshima to the Moon, A Summer's Duckling, An Inquiry Into Enoughness ou encore Patriotism without Flags -, Daniel Lang (1913-1981) a collaboré durant quarante années au New Yorker, pour lequel il a notamment été correspondant de guerre.

  • Ce texte inclassable a d'abord été l'un des plus fulgurants manifestes dada, dont Tristan Tzara s'est inspiré pour son Manifeste Dada (1918). Or, quand il le republie en 1927, Serner le transforme en manuel de savoir-vivre... pour voyous de haute volée ! Ce guide burlesque regorge de conseils avisés en toutes circonstances, que ce soit en charmante compagnie, en voyage ou encore dans l'habillement. Face à une époque de paranoïa aiguë, il s'agit d'instruire l'homme de cour moderne, à savoir l'escroc. Et en somme, de faire l'éloge du cynisme. Serner inflige une thérapie par électrochocs à une humanité dont la folie ne trouve plus de contrepoint que dans la sagesse de l'aigrefin : « Le monde veut être trompé, c'est certain. D'ailleurs, il deviendra sérieusement méchant, si tu ne le fais pas. »

    Né en 1899 à Carlsbad et mort au camp de Theresienstadt en 1942, Walter Serner a d'abord été l'une des plus brillantes figures du mouvement Dada. L'originalité de ses romans, publiés au début des années vingt et devenus des classiques de la littérature moderne, lui a valu le surnom de "Maupassant du crime" et de "Choderlos de Laclos des bas-fonds".

  • Le couteau, c'est le sabre ; celui du général Yamada Otôzo qui commande au Mandchoukouo l'armée d'occupation japonaise en 1944, face à l'armée russe.
    La langue, c'est le goût de la cuisine porté à son paroxysme comme une oeuvre d'art par Chen, cuisnier chinois génial dont le champ de bataille est un simple billot de bois sur lequel il est né.
    Chen risque sa vie en cuisine et les multiples recettes qu'il invente sont autant de recettes de survie.
    Un hymne à cet univers mystérieux du cuisinier-artiste et du général-gourmet, un moyen de prouver qu'il y a d'autres manières de faire la guerre qu'avec des fusils et des sabres. Éloge de la langue aussi, "le plus parfait des organes", celle que l'on cherche à se couper mutuellement, sous la torture ou dans des jeux érotiques.

    "Le Couteau et la langue" a reçu en 2017 le prix Honbul. Il est le premier titre de l'auteur publié en français.

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    La vache

    Beat Sterchi

    La Vache, c'est le grand roman réaliste du monde rural et de l'industrie alimentaire, où le sort du travailleur étranger a peu à envier à celui du bétail. Chapitres impairs : Ambrosio, l'immigré espagnol, est engagé par le brave Knuchel pour prendre soin de ses vaches. Il vit au coeur de la famille du paysan et de son troupeau au rythme de la nature et des saisons, sous le regard méfiant des habitants du « pays nanti ». Chapitres pairs : le même Ambrosio, sept ans plus tard, désormais chargé aux abattoirs de tuer et dépecer les mêmes bêtes qu'il choyait auparavant. Comment en est-il arrivé là ?

    Presque quarante ans après la première parution, Zoé réédite ce texte essentiel dont les questionnements sur les immigrés et le droit des animaux sont plus que jamais actuels.

    Beat Sterchi avait un père boucher, il aurait dû l'être aussi. Mais dès la fin de son apprentissage, il fuit le « pays nanti » helvétique pour le Canada, puis le Honduras, et se consacre à la littérature. En 1983, il a 34 ans et publie en Suisse La Vache. Coup de tonnerre dans le monde littéraire germanophone, mais Sterchi décampe en Espagne. Depuis, il écrit reportages, petites proses, textes pour la radio et le théâtre.

  • Le talent de Sade conteur ne s'est pas seulement exprimé dans Les Crimes de l'amour, mais aussi dans une cinquantaine de nouvelles, d'historiettes et de fabliaux méticuleusement recensés par un « catalogue raisonné » que le Divin Marquis établit durant son incarcération à la Bastille, de 1786 à 1788. Cette part de son oeuvre dessine un continent méconnu, qui est la face officielle, mais non moins licencieuse, d'un débauché soucieux de son image d'« homme de lettres ».
    Occultés par la réputation scandaleuse de leur auteur et la fascination exercée par sa production clandestine, ces contes dévoilent une autre écriture : variée et nerveuse, entrelaçant gravité et plaisanterie, elle témoigne d'une grande maîtrise de la concision.
    De ces recueils mixtes, que Sade n'eut pas le temps de publier, le présent volume cherche pour la première fois à donner une idée. L'homme de lettres s'y révèle libertin... mais autrement.

  • " Le savoureux, délicat, pudique, émouvant Alouette de Dezsö Kosztolányi. Tout est juste, tout est déchirant dans ce livre : la valise qui résume les vains espoirs d'évasion, le papier à fleurs du salon, la cuiller qui tourne dans la tasse de thé. " Le Nouvel Observateur

    Alouette doit partir une semaine à la campagne ! Ses vieux parents achèvent amoureusement la valise. Comment vont-ils survivre à une si longue absence ? Quand Alouette paraît, le sourire se fige. Elle a trente-cinq ans. Elle est laide. Très laide.

    Cette semaine sera la semaine de tous les possibles.

    Mais Alouette revient. Grossie, encore plus laide, encore plus grotesque. Tout rentre dans l'ordre. Et les parents, émus, soupireront : " À tire-d'aile notre petit oiseau nous est revenu. "

    Alouette est un des classiques incontestés de la littérature hongroise, et Kosztolányi le considérait comme son " plus grand roman ".

  • La vertueuse lady Windermere s'apprête à donner un bal pour son anniversaire. Elle est tout à ses préparatifs lorsqu'elle découvre que son époux entretient une femme à la réputation sulfureuse. Sa jalousie explose. Le mari dément. Mais, comble du déshonneur, il lui demande d'inviter cette mystérieuse inconnue le soir même...
    Premier grand succès théâtral d'Oscar Wilde, L'Éventail de lady Windermere tourne en dérision les travers d'une société gouvernée par l'hypocrisie et l'argent. Ironie, cruauté et amour se mêlent dans cette comédie parfaitement maîtrisée et d'une drôlerie exquise, où l'auteur, distillant paradoxes et mots d'esprit, questionne aussi le pouvoir et l'inanité du langage.

    Virginie Berthemet © Flammarion
    © Flammarion, Paris, 2012
    VO : Lady Windermere's Fan

  • La classe de neige

    Emmanuel Carrère

    Dès le début de cette histoire, une menace plane sur son petit héros : nous le sentons, nous le savons, tout comme lui le sait, l'a toujours su. Pourtant, quoi de plus ordinaire qu'une classe de neige? Mais celle-ci, à partir d'un incident apparemment mineur (son père qui l'a amené en voiture repart en emportant les affaires de l'enfant) va tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche, qui ne s'arrêtera pas.
    Ce roman impitoyablement écrit raconte l'un des pires malheur qui puisse arriver à un enfant, un malheur, né autant de son imagination que du monde qui l'entoure, et contre lequel il sera totalement démuni car il touche le coeur de ce qui fait sa faiblesse, sa vulnérabilité et le prive de toute issue, de tout recours.
    Prix Femina 1995

  • «Il me vient une pensée qui me surprend.
    "Y a-t-il dans notre passé des époques où l'homme a été...
    - Libre?
    - Oui, ou digne?
    - Aucune, fait-il, catégorique. Nous n'avons aucun souvenir d'un temps où l'homme a été à l'abri."»

    Pour le narrateur, il s'agit d'un retour utile : mettre dans un livre les lieux et les paysages de son enfance. Une amie l'accueille, le guide, le présente aux uns et aux autres ; en particulier à Éric Bamezon, conseiller à la présidence de la République. Celui-ci le convie un soir à dîner. On s'attend à une rencontre avec un homme satisfait de sa vie et heureux de sa réussite ; on découvre, à mesure qu'avance la nuit, un être pris dans un piège aux motifs obscurs...
    Ténèbres à midi est un roman où percent une ironie et une lucidité rares ; c'est le récit épuré et sans concession d'une perception de soi et de ses origines. Au-delà d'une histoire située en Afrique, c'est une question ni caduque ni réservée aux autres que reprend ici l'auteur : comment se conduire en homme ou femme de conscience dans un temps de cruauté généralisée?

  • Porte par les croyances d'un Ancien aborigene remarquable, voici le témoignage émouvant d'une vie qui transcende les discriminations. Rayonnant de générosité, d'esprit de partage, d'amour et d'une profonde spiritualité, Banjo Clarke raconte l'histoire douloureuse et méconnue de son peuple. Il puisait sa sagesse sur la terre de ses ancêtres.

  • A Paris, aujourd'hui. Nathalie et François ont trente ans, de l'argent, un passé de viveurs. Ils inventent des jeux, prennent l'un sur l'autre des paris amoureux. Un soir, Nathalie met François au défi de conquérir une belle inconnue : Sylvia. L'entreprise de séduction tourne étrangement : de Paris à New York, le jeu s'endiable, le libertinage ouvre sur les abimes de la passion. Un homme, deux femmes. La jalousie, les miroirs, la cruauté, jettent le trio dans la nuit des masques, où chacun devient pour l'autre une proie.
    De la légèreté à la noirceur, cette comédie sensuelle, placée sous le signe de Lubitsch et de Laclos, est aussi le roman du déchirement amoureux, un apprentissage de la nuit.

  • Éric et Chuck sont les meilleurs amis du monde. Ils passent tous leurs moments libres ensemble, jusqu'au jour où Hélène entre en scène et devient la blonde d'Éric. Chuck, se sentant délaissé, inventera alors toutes sortes de stratagèmes pour reprendre sa place, quitte à détruire l'amour naissant. Et il se révélera un fin manipulateur. Mais... il n'est peut-être pas le seul à exceller à ce jeu ! « L'Hypocrite » présente avec justesse la cruauté entre adolescents et les dangers de l'hypocrisie.

    Pour adolescents.

  • Au fin fond de la campagne Normande, Mme Lefèvre, une riche veuve, et Rose, sa simple servante, se firent voler une douzaine d'oignons au beau milieu de la nuit. «Ce fut une désolation et une terreur. On avait volé, volé Mme Lefèvre!» Alors que le bruit du vol se répandit rapidement à tout le voisinage, un fermier eut une excellente idée: «Vous devriez avoir un chien.» On en trouva un de petite taille appelé Pierrot. Il était aussi moche qu'adorable, et alors que tout le monde s'était accoutumé à la bête, arriva la taxe de huit francs à laquelle Mme Lefèvre n'avait pas songée... «Il fut immédiatement décidé qu'on se débarrasserait de Pierrot.»
    Parue dans le recueil «Contes de la bécasse» en 1883, la nouvelle «Pierrot» raconte la tragique histoire d'un chien abandonné par une maîtresse rongée par l'avarice.



    Guy de Maupassant (1850-1893) est un écrivain et journaliste français né au bord du littoral normand. Sa mère, douée d'une grande culture littéraire, participe à son éducation tournée vers les livres. Il passe le reste de son temps dans la campagne ou les ports, à converser avec pêcheurs et paysans qui lui serviront d'inspiration plus tard pour quelques personnages. À 12 ans, il est envoyé en pension où la religion, très présente, anime en lui un dégoût pour le sacré. Après le lycée, il est mobilisé en 1870 pour la guerre contre la Prusse. Un an plus tard, il fait ses bagages pour Paris où il y travaille comme fonctionnaire au Ministère de la Marine pendant 10 ans. En février 1875, il publie son premier conte, «La Main écorchée». Maupassant est très vite ennuyé par l'administration. Le soir, il travaille d'arrache-pied à ses oeuvres littéraires ; et aux alentours de 1880, il se consacre pleinement à sa passion. C'est Flaubert qui l'introduit au monde de la littérature professionnelle. Il rencontre des auteurs réalistes, Zola, et les frères Goncourt. Maupassant fait un départ lent, mais il connaît bientôt le succès avec «Boule de Suif». Avec Zola qu'il côtoie aux Soirées de Médan, s'ensuivent de nombreuses nouvelles, toutes plus cultes les unes que les autres: «La ficelle» (1883), «La parure» (1884) ou «Le Horla» (1887). Il publie aussi des romans réalistes: «Une vie» en 1883, «Bel-Ami» en 1885 et «Pierre et Jean» en 1888. Guy de Maupassant, reconnu de son vivant, l'est aussi dans la mort: de nombreuses adaptations à l'écran renouvellent encore aujourd'hui ses oeuvres intemporelles.

  • Peggy

    Nelly Arcan

    Peggy comme un feu roulant. Peggy qui brûle tous ceux qu'elle touche. On retrouve dans cette nouvelle les thèmes de prédilection de Nelly Arcan : la dictature de la beauté, la cruauté des relations entre des êtres tourmentés par l'existence, l'amour, le désir, la difficulté de se construire une image de soi positive et saine. Peggy raconte tout cela, et plus encore, dans une langue à la fois naïve et directe, à partir de l'histoire d'une amitié ordinaire entre deux jeunes filles dissemblables et pourtant rongées de l'intérieur par le même spasme de vivre.

  • Dominion nous transporte à l'époque des premiers bâtisseurs du pays (Canada) jusqu'à l'avènement au pouvoir de Sir Wilfrid Laurier. Ce western canadien étudie la nature humaine, ses vices, ses défauts et sa cruauté, toujours soucieux d'explorer plus loin les tares humaines de nos contemporains, mais aussi de les rattacher à celles de nos ancêtres pour éclairer notre monde d'aujourd'hui.
    John A. Macdonald et George-Étienne Cartier se lancent à la conquête de l'ouest qu'ils veulent sanglante, à bord du train du Canadian Pacific, massacrant tout ce qui se trouve sur leur chemin, se disputant à l'occasion sur les droits de conquête. Si John A. Macdonald savoure sa victoire, George-Étienne Cartier est ébranlé devant le carnage et la destruction. Pendant ce temps, le jeune Wilfrid Laurier grandit dans l'ombre, assoiffé de pouvoir et gardien maléfique de notre folklore. Il se lance bientôt dans la mêlée.

  • Le soleil du peuple Grïne Nouv.

    Là où il y a l'homme, il y aura toujours de l'hommerie

    Entre le rêve et la réalité, ce roman fantastique offre aux grands enfants de précieuses réflexions, tant sur l'apprentissage de la différence et de la haine, que sur la fragilité de notre monde.
    Le peuple Grïne, constitué de grandes et petites personnes, habite le village Rieur, non loin d'une immense forêt. Dans ce lieu magique, il fait toujours soleil. Purs et naïfs, les Grïne sont persuadés que tous ceux qui les entourent ont un coeur bon et généreux. Jusqu'au jour, du moins, où un étranger appartenant à la race des Autres, un être haineux et sombre, débarque au village. Non seulement s'autoproclame-t-il maire du peuple, mais il se plaît de plus à terroriser les habitants en compagnie de certains de ses semblables qui se sont joints à lui. Dès lors, les nouveau-nés Grïne disparaissent mystérieusement les uns après les autres, ce qui n'augure rien de bon.

    Bouleversé, Mio, un Grïne de treize ans qui ne mesure pas plus de quatre-vingt-dix centimètres, doit affronter le vil personnage pour l'empêcher d'exterminer son peuple. Capable de deviner le passé des gens et de prédire l'avenir, la manière dont le petit homme s'y prend pour affronter l'ennemi est tout à fait imprévisible. (Autrice: Cécile Bouchard)

  • Au regard de la clinique contemporaine, tant individuelle que collective, il semble important de distinguer le sadisme et la cruauté qui sont des manifestations des pulsions agressives et destructrices, c'est-à-dire des expressions des pulsions de mort. Le sadisme et la cruauté entretiennent cependant des liens différents avec les pulsions sexuelles et d'autoconservation. Dans la première partie des Trois essais sur la théorie sexuelle, Freud remarque qu'avec le sadisme il s'agit de prendre du plaisir en infligeant de la douleur, le sadisme étant emprunt de sexualité et celui qui agresse s'identifiant à celui qu'il fait souffrir.
    Les contributeurs de cet ouvrage reprennent l'idée d'André Green retravaillée par Dominique Cupa qu'il existe une destructivité à but autoconservatif, narcissique et non pas de jouissance : la cruauté. Celle-ci est prise dans un mouvement où l'autre n'est plus investi, mais désinvesti comme sujet, où il est déshumanisé et peut être alors traité avec la dernière des barbaries.
    Le fil rouge de ce travail a donc été tissé autour de réflexions sur des figures de cruauté qui, au-delà de la sphère thérapeutique, peuvent désorganiser, malmener au plus haut point et marquer, influencer les sphères sociales, culturelles, éthologiques et artistiques.

  • Ces récits tentent d'accorder le présent de nos CORPS et le TEMPS sans mesure ; nos existences actuelles avec une permanence du souffle humain qui traverse les âges et les lieux.
    S'enracinant dans le concret, ils vont parfois du réalisme à l'insolite, essayant de rendre l'imaginaire familier : deux amies sont broyées par la guerre civile ; une tête se réveille, seule, sur un trottoir ; une femme au volant de son taxi parcourt les rues surpeuplées du Caire ; précédée par son corps, Eva se promène dans un jardin de Paris ; sur un lit d'hôpital, quelqu'un fait l'apprentissage de la mort ; la dernière lettre de l'alphabet entre en révolte ; un paysan de la vallée du Nil affronte les dieux ; au bord de la Seine un homme étrange attend le voyageur...
    Noter bref passage sur terre, avant l'engloutissement final, brasse les temps révolus avec le nôtre, renferme un monde de fenêtres, de rires, d'interrogations ; contient l'angoisse, mais aussi sa dynamique ; embrasse toutes les cruautés, mais aussi l'amour.
    À ces nouvelles ont été ajoutées, à la fin du volume, celles de L'étroite peau. Ce livre, paru en 1965, est maintenant épuisé.

  • Ce livre original et divertissant, c'est d'abord l'histoire d'un petit chien devenu journaliste... En fait, c'est plutôt celle d'une petite fille, Mélissa Viau, qui avait beaucoup d'imagination et qui depuis toujours faisait parler les animaux. C'est ainsi qu'un jour, elle devint grande et décida de donner une voix à Picotte, un jack russel terrier femelle. Rêvant de sauver le monde animal, les deux complices forment un duo attachant et inspirant. Depuis maintenant plus d'une décennie, les lecteurs du journal Progrès-Dimanche font appel à elles quand ils veulent dénoncer une situation, se confier ou tout simplement présenter ces animaux qu'ils aiment tant, car il est reconnu que ces derniers peuvent être à la fois amis, sauveurs, guérisseurs et proches aidants.

  • Dès leur première rencontre, Roger et Annie, deux timides - l'un rédige des lettres qu'il cache dans un Playboy; l'autre parle à son micro-ondes - profitent d'une panne de courant pour unir leurs corps dans une mer de fils électriques. C'est le début d'une nouvelle vie, littéralement, et les amoureux s'apprivoisent peu à peu. Mais les problèmes de Roger ne le quittent pas pour autant. Son père est persuadé qu'« [il] ne foutra jamais rien d'excitant de sa vie ». Roger « l'électricien », « le petit voleur de salade », lui prouvera-t-il le contraire?



    Produite par le théâtre l'Escaouette en collaboration avec le théâtre Alacenne en 2005, cette pièce est la deuxième création théâtrale de Mélanie Léger et d'Anika Lirette, codirectrices artistiques du théâtre Alacenne.



    « Dans tout ce délire, une vision délurée, joyeuse, impertinente, même critique par instants, de notre société apparaît. » David Lonergan, L'Acadie nouvelle

  • " S'il est vrai que le talent d'un écrivain consiste à imposer sa vision du monde en donnant de la magie aux choses les plus banales, alors Denton Welch est bien un maître du genre. " L'Événement du jeudi

    Repton, dans le Derbyshire : on y porte la queue de pie, le nœud papillon, le pantalon noir ajusté, le chapeau de paille. Au bout de deux ans de bizutage et de corrections, on a droit au parapluie. Denton aime porter des vêtements amples, colorés, et surtout pas de chapeau. Il hait le
    College.

    Il fugue. Mais il sait que sa révolte sera brève : il retourne à Repton. On n'échappe pas à la tradition familiale. Pourtant... Une lettre de son père l'invite à le rejoindre en Chine. Pour un an.

    Éblouissement. Découverte de Shangai la violée au cœur de la colonisation, des villages de boue, de la cruauté qui unie les hommes. Fascination pour un art d'un hiératisme sans pareil. Vertige de la liberté. Initiation à l'approche des corps étrangers, à la nuit où on effleure l'interdit dans les bars ; la danse, la boisson, la sexualité qu'il fuit encore, dilate la personnalité de l'adolescent, l'enrichit comme l'odeur des fleurs d'un parc exaltée par la pluie.

    Voyage initiatique de Denton Welch – l'écrivain anglais au destin fulgurant mort en 1948 à 33 ans–, comme
    Soleils brillants de la jeunesse (Éditions Viviane Hamy, 1997) était encore inédit en français.

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