• Le constat est sévère : la France arrive au deuxième rang des pays où la pression fiscale est la plus haute, avec un taux de 45 % du PIB ; les prélèvements augmentent plus vite en France qu'ailleurs ; le code général des impôts compte plus de 4 000 articles et il change sans arrêt. On ne sait plus à quoi servent nos impôts...
    Pourquoi depuis plus de soixante ans chaque gouvernement de droite comme de gauche a-t-il ajouté des impôts, aboutissant aujourd'hui à une charge insupportable et provoquant un véritable ras-le-bol fiscal ? Pourquoi notre pays est-il une exception en matière de fiscalité ? Que penser du prélèvement à la source ? Faut-il baisser l'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur le revenu ? Pourquoi la taxation du capital semble-t-elle très (trop) élevée ? Faut-il la réduire pour relancer la croissance ? Comment diminuer l'impôt sur le revenu sans creuser le déficit ?
    Dans cet essai à la fois sérieux et un brin provocateur, Jean-Marc Daniel retrace, grâce à son expertise, soixante ans de « matraquage fiscal ».
    Voici l'histoire d'une folie bien française.

  • " Cet ouvrage se présente un peu comme une lettre ouverte à la génération 2025, pour rappeler à la génération d'aujourd'hui combien le système bâti en 1945 est menacé dans son existence même par les déficits qui le minent. "

  • Les pays sous-développés se heurtent, dans leur désir de croissance, aux préceptes des experts ; équilibre budgétaire, équilibre de la balance commerciale, équilibre de la balance des paiements sont généralement les conditions opposées à certaines demandes. Des remèdes sont alors suggérés pour mettre fin aux déséquilibres chroniques : déflation budgétaire, réforme fiscale, compression des dépenses, mesures monétaires draconiennes, parfois renonciation de l'État à intervenir dans le domaine économique. Or l'équilibre budgétaire dans les pays sous-développés n'est bien souvent atteint qu'au prix d'une dépendance économique vis-à-vis des pays industrialisés. Cela, pour une aide illusoire qui ne peut être qu'un appoint. Rien ne peut remplacer l'effort interne dont la présente étude analyse les formes, en soulignant que les faiblesses de la règle de l'équilibre budgétaire sont les tares mêmes de la théorie classique.

  • "La question de la place de l'État dans notre société est évidemment économique mais elle est aussi sociale et culturelle. Car si les Français sont déprimés et grincheux, c'est sûrement parce que, depuis des décennies, leur sphère d'autonomie s'est réduite à peau de chagrin.
    Au cours des quarante dernières années, nous avons accepté que l'État prenne de plus en plus de décisions et dépense toujours plus à notre place. Depuis les années 1980, le poids des dépenses publiques est devenu supérieur à la moitié de la richesse produite en France. Les Français sont confrontés à un fardeau fiscal et social de plus en plus lourd et à un endettement public sans précédent.
    Ces choix que les Français ne peuvent plus faire, ce sont les pouvoirs publics qui les font à leur place. C'est vrai en matière de santé, de retraite, de travail, de technologies, d'éducation, d'immobilier et dans bien d'autres domaines-clés. Nous avons été dépossédés de notre responsabilité et de notre pouvoir à gérer nos vies. Cela n'est pas sans incidences. Notre société s'est grippée et crispée et les Français sont de plus en plus inquiets vis-à-vis de l'avenir.
    La crise que nous traversons aujourd'hui n'est donc pas seulement financière ou économique. Elle a des conséquences humaines et morales bien réelles. Mais cette crise offre une formidable opportunité de repenser le rôle de l'État dans nos vies. Les pouvoirs publics doivent en faire moins pour nous laisser en faire plus.
    L'enjeu est de nous laisser construire nos vies plutôt que de subir des choix imposés. Oser remettre l'État à sa place, c'est redonner à chacun un espace de libertés et d'espoir. "

  • La délocalisation d'entreprises françaises à l'étranger est devenue un sujet prédominant d'inquiétude. Le plus souvent les débats sur ce problème se fondent sur des exemples précis, mais de portée limitée, qui conduisent à des conclusions contradictoires sur son effet dans le domaine de l'emploi. L'objet de l'ouvrage est de prendre une vue globale du rôle du commerce extérieur dans l'emploi en France à l'heure actuelle et dans les prochaines années. À cette fin, l'équivalence en emplois créés ou détruits de l'ensemble de nos échanges extérieurs de produits et de services a été calculée. L'effet des délocalisations est limité dans l'immédiat. Mais la dynamique du développement des nouveaux pays industriels nous sera défavorable dans l'avenir, si d'importants changements dans la politique du commerce extérieur de la France ne compensent pas à terme les effets de ce mouvement : croissance des exportations à haute valeur ajoutée, création de relations commerciales beaucoup plus étroites avec les NPI.

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