• Le crépuscule des fauves

    Marc Levy

    • Versilio/robert laffont
    • 2 Mars 2021

    Maya a disparu.Une course contre la montre s'engage sur le terrain pour les hackeurs du Groupe 9 qui cherchent à déjouer la conspiration des fauves.Les fauves, une poignée de puissants qui s'attaquent à nos libertés.Leur plan : créer le chaos, s'approprier toutes les richesses et régner sans limites.Mais qui est 9 ?*
    Ce nouveau thriller de Marc Levy est la suite passionnante de l'aventure des 9 héros intrépides et attachants rencontrés dans
    C'est arrivé la nuit.9 Robins des Bois d'aujourd'hui, 9 hors la loi qui oeuvrent pour le bien au péril de leur vie.
    Un roman d'espionnage engagé qui dévoile de manière éblouissante les dérives de notre époque.
    *À propos de C'est arrivé la nuit (tome 1)" Un roman qu'on ne peut pas lâcher, avec un rythme haletant, une écriture électrique. Il se dévore comme une série. " François Busnel,
    La Grande Librairie" Un panaché de
    Millénium et de
    James Bond. " Bernard Lehut, RTL
    " Les portraits des personnages sont magnifiques avec leurs fêlures et leur passé... Le fabuleux conteur sait tenir en haleine son lecteur. " Mohammed Aïssaoui,
    Le Figaro littéraire" Un roman à cent à l'heure... Ce polar remue les tripes et donne envie de rejoindre ces Robin des Bois d'aujourd'hui. Émouvant, intelligent et très engagé. " Sandrine Bajos,
    Le Parisien" Un roman fort et palpitant. " Anne Michelet,
    Version Femina

  • C'est arrivé la nuit

    Marc Levy

    • Versilio/robert laffont
    • 29 Septembre 2020

    Ils sont hors-la-loiMais ils oeuvrent pour le bienIls sont amis et partagent leurs secretsPourtant ils ne se sont jamais rencontrésJusqu'au jour où...C'est arrivé la nuit Le premier tome de la série 9.
    Ils en parlent:" Les portraits des personnages sont magnifiques avec leur fêlure et leur passé... Le fabuleux conteur sait tenir en haleine son lecteur. "
    Le Figaro Littéraire, Mohammed Aïssaoui" Marc Levy signe une fresque ambitieuse. Un panaché de
    Millénium et de James Bond. "
    RTL, Bernard Lehut" Un roman à cent à l'heure qui se dévore comme une excellente série. Émouvant, intelligent et très engagé. Vivement le tome 2 ! "
    Le Parisien" Un suspens trépidant à travers le monde. Vous allez adorer ces 9 personnages."
    Patrick Simonin, TV5 Monde" Les personnages sont formidables, on les aime tout de suite."
    BFM" Un roman fort et palpitant."
    Version Femina" Il y a du suspens, c'est haletant tout du long."
    Catherine Ceylac, Clique, Canal PlusMot de l'auteur :" Depuis vingt ans, j'écris pour voir le monde en couleurs...
    Pour me calmer aussi.
    À quoi sert d'être écrivain, si ce n'est pour raconter des histoires qui interpellent, pour se poser des questions ?
    Je m'en suis posé à chaque page, alors j'ai mené l'enquête, résolu, aussi mordu qu'un reporter.
    Je suis parti à la rencontre des vrais protagonistes, des hors-la-loi au coeur d'or, des vilains bien sous tous rapports, des manipulateurs, des faussaires, des passeurs, des assassins en col blanc, des putains magnifiques, des journalistes risquant leur peau pour que la vérité éclate, et ce faisant j'ai découvert l'indicible.
    J'avais pour habitude de me laisser entraîner par deux personnages.
    Cette fois, ils sont 9.
    J'ai tout fait pour entrer dans leur bande.
    Et ils m'ont accepté.
    Cette année, nul besoin de leur dire au revoir à la dernière page.
    Parce que l'histoire continue, et elle est loin d'être terminée.
    Bienvenue dans le monde de 9 ! "
    Marc Levy

  • Depuis vingt ans, les consultants se sont installés au coeur de l'État. Gestion de la pandémie, stratégie militaire, numérisation de nos services publics...: les cabinets de conseil, pour la plupart anglo-saxons, sont à la manoeuvre dans tous les ministères. L'État a payé pour se dissoudre. Ce livre relate ce suicide assisté.C'est l'histoire d'un putsch progressif, presque rampant, sans effusion de sang mais qui, de l'intérieur, a changé la France. Depuis vingt ans, les consultants se sont installés au coeur de l'État. Gestion de la pandémie et de l'hôpital, stratégie militaire, numérisation de nos services publics... : les cabinets de conseil, pour la plupart anglo-saxons, sont à la manoeuvre dans tous les ministères. On les retrouve même au coeur de nos services de renseignement.
    L'histoire de cette infiltration n'a jamais été racontée. Et cette prise de pouvoir encore moins démocratiquement approuvée. Les choses se sont faites par acceptations ou résignations successives. Il ne s'agit en rien d'une conspiration. L'État a été parfaitement consentant. Il a payé pour se dissoudre. Et dépense chaque année toujours plus pour s'effacer. Ce livre relate ce suicide assisté.

  • L'âge du capitalisme de surveillance

    Shoshana Zuboff

    • Zulma
    • 6 Janvier 2022

    « Révolutionnaire, magistral, alarmant, alarmiste, déraisonnable... Inratable. »  The Financial Times Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes... jusqu'à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place - à des fins strictement lucratives. Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d'un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d'une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie. Remarquable outil pour appréhender cette situation « sans précédent », L'Âge du capitalisme de surveillance est aussi un appel à la résistance. « L'essai le plus important publié sur les civilisations numériques et sur les risques qu'elles font courir à nos sociétés. » France Inter

  • Treize pillards : petit précis de la Macronie

    Juan Branco

    • Au diable vauvert
    • 3 Février 2022

    « Ces êtres ne sont pas corrompus : ils sont la corruption », écrivait Juan Branco dans son best-seller Crépuscule. Dans Treize pillards, il donne la synthèse la plus accessible possible des corruptions politiques de nos dirigeants, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Xavier Niel, Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, Arnaud Lagardère, Bruno Roger-Petit, Anne Lauvergeon, Thierry Breton, Martin Hirsch, Fabrice Fries...
    En treize chapitres explosifs, il expose les manipulations et l'avidité de ceux qui nous gouvernent.

    Une plongée sidérante dans le revers de notre démocratie.
    Un livre indispensable dans le débat politique qui agite la France.

  • La Désobéissance civile

    Henry David Thoreau

    • Éditions gallmeister
    • 30 Mars 2017

    En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné pour avoir refusé de payer un impôt à l'État américain, en signe d'opposition à l'esclavage et à la guerre contre le Mexique. Cette expérience sera à l'origine de cet essai paru en 1849 et qui fonde le concept de désobéissance civile. Ce texte influença Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela et il ne cesse d'inspirer philosophes et politiciens depuis plus de 150 ans.

  • Comment vaincre l'islamisme

    ,

    • Editions du cerf
    • 17 Mars 2022

    Comment combattre l'islamisme, ce phénomène multiforme et grandissant qui menace la France dans ses fondations ? Mohammed Sifaoui s'est entouré des meilleurs spécialistes français sur la question. Un grand livre citoyen à la veille des présidentielles. Le livre vérité et programmatique pour le prochain quinquennat. Qu'est-ce véritablement que l'islamisme ? En quoi constitue-t-il une menace planétaire qu'il faut combattre ? Comment progresse-t-il en France, mine-t-il la République, gagne-t-il les banlieues et par-delà ? Quels sont ses protecteurs étrangers et ses relais hexagonaux ? Quels sont ses moyens et ses méthodes ? La réponse de l'État à cette menace est-elle efficace ? Qu'est-ce qui a été bien fait ? Mal fait ? Reste à faire ? Et pourquoi revient-il à l'entière société de vaincre ce fléau ?
    Renvoyant dos à dos tabous et préjugés, récusant les mainmises idéologiques de toutes sortes, ce livre sans précédent est aussi sans concession. Attentif au devenir de nos compatriotes musulmans, au maintien de l'État de droit, mais aussi à la nécessaire remobilisation des appareils politique, sécuritaire et diplomatique, il instruit la riposte que réclame l'urgence. Et réunit, à cette fin, parmi les meilleurs experts français.
    À la fois théoriciens et praticiens, engagés sur le front des idées et sur le terrain des réalités, ces spécialistes exposent ici clairement le plan indispensable et stratégique, concret et pratique, qui faisait jusqu'à présent défaut.
    Le livre-vérité sur aujourd'hui, le livre-programme pour demain.

  • La guerre de troie n'aura pas lieu

    Jean Giraudoux

    • Flammarion
    • 6 Avril 2022

    La guerre de Troie aura-t-elle lieu ? Peut-on éviter un conflit qui semble inéluctable ? Pacifistes et bellicistes se livrent à une joute verbale, premier combat qui préfigure l'affrontement physique.
    Écrite dans l'entre-deux-guerres, la pièce n'offre pas seulement une nouvelle page à l'oeuvre d'Homère, elle est aussi une tentative pour déjouer les périls qui menacent sans cesse la paix.

    TOUT POUR COMPRENDRE
    o Notes lexicales
    o Biographie de l'auteur
    o Contexte culturel
    o Genre et réception de l'oeuvre
    o Pour mieux interpréter
    o Chronologie
    TOUT POUR RÉUSSIR
    o Questions sur l'oeuvre
    o Histoire des arts
    o Un livre, un film
    GROUPEMENTS DE TEXTES
    o Coups de théâtre
    o Une histoire, une multiplicité de récritures
    o La représentation en questions
    CAHIER ICONOGRAPHIQUE.

  • Les mots qui fâchent : contre le maccarthysme intellectuel

    , ,

    • Editions de l'aube
    • 7 Avril 2022

    "Il est temps de mettre un coup d'arrêt à la dégradation des échanges intellectuels et aux controverses toxiques pour la démocratie qui touchent désormais l'université et le monde de la recherche en France. Désormais, pour certains, il s'agit moins de débattre que d'abolir le débat lui-même, et de disqualifier à coup d'invectives et de délation : ad hominem, ad nauseam. On ne compte plus les tribunes se réclamant d'observatoires, comités, groupes et collectifs en tous genres qui dressent des listes de personnes jugées indésirables voire indignes d'enseigner ou de conduire des recherches. Plutôt que d'échanger avec leurs pairs avec un minimum d'exigence scientifique, ils réclament une politique d'épuration du monde académique français."

    Cet ouvrage est dirigé par les universitaires Nonna Mayer, Philippe Corcuff et Alain Policar. Il rassemble les contributions d'une trentaine d'intellectuels, parmi lesquels Pascal Blanchard, Martine Storti, Nicolas Lebourg, Myriam Revault d'Allonnes ou encore Gilles Boetsch.

  • Discours de la servitude volontaire

    Etienne de La Boétie

    • Fayard/mille et une nuits
    • 15 Septembre 2021

    Et si la domination ne provenait pas tant du tyran que de l'individu soumis ?
    Cette intuition subversive et fulgurante fonde le Discours de la servitude volontaire. Dans cette leçon politique, éthique et morale intemporelle, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, contre l'armature même du pouvoir : « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. »
     
    Traduit en français moderne par Séverine Auffret

  • Lettres persanes

    Montesquieu

    • Gallimard
    • 1 Avril 2017

    Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Public

    Antoine Vauchez

    • Anamosa
    • 24 Mars 2022

    "Après trois décennies où l'on avait cru pouvoir s'en passer, tout indique que nous avons plus que jamais besoin des mots du public. Face aux risques de dévoiement d'un État qui se détourne de son cadre public, ils sont les mots-clés de mobilisations sociales et politiques (...) et le meilleur thermomètre de notre vie collective et de nos démocraties." A. Vauchez
    Au risque d'une crise de confiance sans précédent des citoyens dans l'État dont ils interrogent désormais la légitimité " publique ", c'est-à-dire la capacité, voire la volonté, de se faire le relai des intérêts collectifs, et de protéger les citoyens. L'état général d'impréparation dans lequel s'est trouvé l'État au commencement de la pandémie aura servi ici de révélateur ; jetant une lumière crue sur l'action des gouvernements précédents qui avaient suivi une politique de réduction des coûts et d'efficacité gestionnaire au risque de priver les services hospitaliers des masques et des lits d'hôpital nécessaires. Dès lors que le gouvernement ne paraît plus agir en " pouvoir public ", plus rien ne semble justifier l'exception étatique qui confère à cette organisation politique un statut dérogatoire et des pouvoirs exorbitants. C'est du reste cette tension qu'a révélé le mouvement des Gilets jaunes, marqué tout à la fois par des attentes fortes à l'égard de l'État des services publics (en termes de qualité et d'égalité d'accès aux hôpitaux, aux transports publics, etc.), et une défiance inédite à l'égard de gouvernants tenus pour responsables de l'échec de l'État à tenir ses promesses " publiques ". Cette crise de confiance ne pouvait pas tomber plus mal alors que nous avons collectivement besoin d'un État et d'une Union européenne capables de conduire, au nom de tous, la conversion écologique de nos sociétés et de nos économies, et alors que nous devons faire face aux conséquences sanitaires, mais aussi économiques et sociales profondes de la pandémie Covid. Manière de dire, en somme, que la réflexion sur le " public " et les liens qu'il entretient avec l'État forme aujourd'hui un préalable à toutes nos discussions sur le changement d'orientations des politiques publiques. Les nouvelles théories démocratiques l'oublient parfois, toutes occupées qu'elles sont à faire apparaître de nouveaux horizons mobilisateurs - qu'il s'agisse de la transition écologique ou des nouvelles formes de démocratie participative. Mais, sans réfléchir à ce que l'État est devenu au fil des trois dernières décennies, ni aux chaînes de dépendance dans lesquelles il inscrit aujourd'hui son action, elles s'exposent au décalage en faisant comme si l'État était ce simple " levier " disponible et mobilisable pourvu qu'on veuille bien lui donner le sens politique voulu. Or il y a précisément lieu d'en douter. C'est pourquoi il faut reprendre le fil du " public " et remettre sur le métier une notion qu'on avait paresseusement abandonnée comme une vieille relique. Il faut faire l'inventaire des glissements de terrain qui se sont produits depuis trente ans et ont fragilisé les soubassements publics de l'État, décrire leurs effets politiques et démocratiques, et explorer les voies possibles d'un nouvel esprit public du gouvernement.

  • Crépuscule

    Juan Branco

    • Au diable vauvert
    • 1 Octobre 2019

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument

    Le publier est un acte citoyen.

  • Liberté, égalité, fraternité

    , ,

    • Editions de l'aube
    • 3 Juin 2021

    Ce livre rassemble trois grands entretiens menés par l'hebdo Le 1 avec trois brillantes intellectuelles. "La liberté a deux ennemis : les circonstances extraordinaires et le salut public", nous dit Mona Ozouf. "L'égalité est un but, un chemin, une bataille", complète Michelle Perrot. "Ce sont les inégalités qui menacent la fraternité", conclut Cynthia Fleury. Une lecture vivifiante, revisitant la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » qui orne officiellement nos édifices publics depuis le 14 juillet 1880.

    Cynthia Fleury est professeure titulaire de la chaire Humanités et santé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), elle est également psychanalyste et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Mona Ozouf est spécialiste de la Révolution française et de l'école publique. Michelle Perrot est professeure émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris-Diderot.

  • La citoyenneté économique peut-elle réanimer la démocratie ?

    Benoît Hamon

    • Éditions des équateurs
    • 16 Février 2022

    Dans cet ouvrage coédité avec la confédération générale des scopes de France, huit auteurs emmenés par Benoît Hamon, ancien ministre de l'ESS, ont voulu réfléchir à la notion de citoyenneté économique, trop souvent réduite à l'exercice des droits sociaux dans l'entreprise ou à la responsabilité sociale et environnementale de celle-ci.   La démocratie dans l'entreprise fait-elle du bien à la cité ? Rend-elle le travailleurs plus doués pour le dialogue, le compromis et la participation dans la société ? Rend-elle aussi l'entreprise plus citoyenne, plus ouverte aux enjeux des inégalités sociales et de la transition écologique? La citoyenneté économique n'est pas seulement une extension du champ de la démocratie à des territoires (les entreprises) jusqu'ici caractérisés par l'asymétrie du pouvoir entre actionnaires et salariés mais aussi un moyen de « recharger » des citoyens devenus passifs dans la cité. C'est cette double dimension du ruissellement positif de la gouvernance démocratique des entreprises dans la cité que nous voulons explorer.   Autour de cette notion de citoyenneté économique, l'ouvrage abordera le sens d'une démocratisation de l'économie, la définition des entreprises, le pouvoir dans l'entreprise, la codétermination, les modèles de l'économie sociale et solidaire (ESS), les entreprises à mission, les mérites de la délibération collective sur la redistribution des bénéfices ou le bien-être au travail, le lien entre démocratie interne et impact social et écologique, les moyens d'un changement d'échelle pour les entreprises démocratiques.

  • Comme l'impératif capitaliste du croître-ou-mourir est radicalement opposé à l'impératif d'interdépendance et de limite propre à l'écologie, l'un et l'autre ne peuvent pas coexister ; aucune société fondée sur le mythe d'une réconciliation de ces deux impératifs ne peut espérer survivre. Soit nous établissons une société écologique, soit la société s'effondrera pour tout un chacun, quel que soit son statut social.
    S'arrêter au constat que la planète est menacée de destruction ne suffit pas. Bookchin part d'une critique radicale du marxisme et de l'anarchisme, jointe à une analyse des moments dans l'histoire qui ont posé les jalons d'une véritable démocratie - de l'antique cité athénienne aux assemblées anarchistes espagnoles de 1936 - pour développer un projet de société qui repose sur des municipalités autogérées par les personnes qui les habitent, et la formation d'une confédération pour constituer un contre-pouvoir à l'État-nation et abolir le capitalisme.
    Ce recueil, inédit en France, rassemble des essais sur la démocratie directe, la crise écologique, la question nationale et l'avenir de la gauche an d'établir les conditions de réalisation des solutions nouvelles et concrètes pour une société de liberté et d'abondance.
    Murray Bookchin (1921-2006) est l'auteur d'une oeuvre abondante qui a influencé un large éventail de penseurs politiques et de mouvements sociaux, en offrant une vision politique audacieuse qui peut nous faire passer de la seule protestation à la transformation sociale. Ont notamment été traduits en français : Au-delà de la rareté (Écosociété, 2016), Pouvoir de détruire, pouvoir de créer (L'Échappée, 2019) et Changer sa vie sans changer le monde (Agone, 2019).

  • Le Président

    ,

    • Editions milan
    • 8 Mars 2017

    Le président de la République est un personnage important dans la vie politique française, mais bien mystérieux pour les enfants qui en entendent parler sans vraiment comprendre à quoi il sert, et qui il est.
    Voilà donc un "P'tit doc" qui répondra à leurs questions, et leur expliquera quel est son rôle, comment on devient président et pourquoi les adultes votent.

  • La grève des électeurs

    Octave Mirbeau

    • Editions allia
    • 2 Février 2017

    Le 28 novembre 1888, Octave Mirbeau signe dans Le Figaro un article intitulé La Grève des électeurs. Un tel manifeste en faveur de l'abstention serait aujourd'hui impensable. Pour autant, il ne cherche point à inoculer le vice du désengagement mais à dénoncer la mystification du système électoral qui pare de la légitimité du vote les extorsions des puissants. Ce n'est pas l'idée de démocratie qu'il critique mais sa pratique au sein de la République ; les institutions abêtissent l'électeur tout en lui demandant son aval. L'anarchisme de Mirbeau fait de l'individu le centre à partir duquel la République doit être interrogée. Il prend à partie l'électeur, qu'il tutoie, sur l'absurdité de sa contribution au grotesque spectacle de sa quête aux suffrages. Par l'humour et la dérision, il attente à la respectabilité des institutions, dénonce "la protection aux grands, l'écrasement aux petits". Si Mirbeau n'érige pas d'utopie dans cette critique radicale, il nous lègue les armes capables de nous défaire du conditionnement qui annihile le plus faible ; vision suffisamment juste pour qu'elle nous dérange encore plus de cent ans plus tard !

  • Jules, 9 ans, et Mai, 12 ans, ne sont pas amis, mais ils partagent un secret : leur cachette, un terrain vague perdu derrière leurs immeubles où ils vont se réfugier lorsque le tumulte de la ville est trop fort. Mais, malheureusement, cela risque de ne pas durer : une entreprise de construction vient d'arriver pour le raser... C'est grâce à l'aide de voisins qu'ils trouvent la solution : le pays vibre au rythme de la campagne pour l'élection présidentielle, c'est le moment idéal pour faire entendre leur voix ! Ils contactent les candidats, et apprennent à leurs côtés le fonctionnement de notre démocratie : qu'est-ce qu'un programme ? Qui décide quoi ? Qui vote, et comment ? Bien décidés à tout comprendre pour ne pas se laisser faire, les deux citoyens en herbe en sont certains : la politique, ça concerne tout le monde, et même les enfants ! Un récit tendre, plein de rebondissements mais aussi riche en informations, pour tout expliquer aux jeunes lecteurs sur l'élection en cours, dont ils entendent certainement beaucoup parler ! Porté par les dessins justes et expressifs de Tom Aureille, le scénario de Lucie Le Moine est généreusement émaillé de précisions et complété par 4 pages documentaires, pour approfondir encore le sujet.
    Une bande dessinée idéale pour apprendre au travers d'une vraie aventure !
    « Un livre malin pour initier les jeunes à la politique » Télérama

  • La peur a-t-elle tué nos libertés ?

    Annabelle Pena

    • Éditions des équateurs
    • 16 Mars 2022

    Avec l'enracinement de l'état d'urgence, la République a endossé les caractéristiques d'un régime sécuritaire entravant les droits légitimes de chacun dans une proportion que la France n'avait jamais connue, ni en temps de paix ni même en temps de crise. Loin du gouvernement modéré de Montesquieu, l'État a jeté un pont entre la culture de la peur et l'exercice du pouvoir. Notre démocratie est incontestablement en danger si elle laisse la peur dominer l'espace public : un tel sentiment pervertit les perceptions humaines, annihile tout discernement éclairé et asservit les esprits. Parallèlement, la mondialisation a rebattu les cartes du Vieux Monde ; elle oblige à penser à travers des phénomènes de masse. La société se délite sous le joug des revendications de l'individu qui aspire à être le seul maître de son destin. La fragilité du pacte social témoigne de son inadaptation à la réalité. Il faut donc le renégocier. Et réfléchir de toute urgence à ce qui pousse le citoyen à maintenir son destin uni à celui du corps social. Plutôt que de coller des rustines sur un système qui se meurt, n'est-il pas temps de remettre la Constitution - seule garante d'un idéal politique - au coeur de notre démocratie ?

  • La politique, une activité dangereuse en Grèce ancienne ?

    Danielle Jouanna

    • Les belles lettres éditions
    • 21 Janvier 2022

    « Si j'avais fait de la politique, je serais mort depuis longtemps », déclare Socrate à 70 ans, lors de son procès à Athènes en 399 avant J.C. Remarque étonnante : il vivait sous un régime qui passe pour le modèle idéal de nos démocraties modernes. Était-ce donc si dangereux de se lancer dans cette activité en Grèce ? De fait, les risques de la vie politique moderne en France n'ont rien à voir avec ceux que prenaient les « orateurs » en Grèce, même s'ils présentent parfois des ressemblances troublantes. Les hommes politiques grecs et surtout athéniens ont connu un incroyable harcèlement judiciaire, se terminant souvent très mal (perte des biens, de la citoyenneté, exil, condamnation à mort) - quand ils n'étaient pas tout simplement assassinés. On s'étonne que Périclès soit mort dans son lit quand on voit la triste fin d'Alcibiade ou de Démosthène. Cet ouvrage, qui s'appuie sur des textes abondamment cités, intéressera tous ceux qui souhaitent mieux connaître le fonctionnement réel de la démocratie grecque et la comparer à la nôtre ... ainsi que les hommes politiques modernes prompts à se référer à ce régime qui ne fut peut-être pas idéal, mais qui reste toutefois admirable à bien des titres.

  • Les foudres de Nietzsche et l'aveuglement des disciples

    Jacques Bouveresse

    • Hors d'atteinte
    • 3 Décembre 2021

    Étant donnée l'hostilité ouverte, constante, déterminée, et même violente que Nietzsche a manifestée contre la démocratie, le socialisme, le progrès social, l'égalité - y compris, soit dit en passant, l'égalité entre les hommes et les femmes -, il n'aurait jamais dû, semble-t-il, y avoir un Nietzsche de gauche. Et pourtant il y en a bel et bien eu un, et c'est même celui-là qui a occupé dans la période récente le devant de la scène et est devenu plus ou moins le Nietzsche officiel. Il n'en demeure pas moins qu'entre ceux qui ont cherché à faire de lui un penseur nazi et ceux qui ont considéré comme allant au contraire à peu près de soi qu'il était un penseur de gauche, on se demande réellement à qui il faut décerner la palme dans l'art de ne pas lire un auteur.

    Depuis des décennies, Nietzsche est en France l'objet d'une double méprise : l'invention absurde mais tenace d'un Nietzsche de gauche (Deleuze) et son enrôlement dans une vaste entreprise de reformatage du concept de vérité (Foucault) que toute sa philosophie contredit. Lecteur assidu, resté longtemps discret, Jacques Bouveresse n'a jamais cru à ces fables. Poursuivant la réflexion engagée dans Nietzsche contre Foucault (Agone, 2016), et au terme d'une longue plongée dans les Fragments posthumes, dont il a tiré un trésor de citations, retraduites puis agencées avec soin, il offre ici un double portrait du philosophe : Nietzsche en chercheur de vérité, moraliste ironiste, lucide et passionné ; Nietzsche en penseur politique, défenseur d'un radicalisme aristocratique selon lequel la masse du peuple doit obéir, travailler et être asservie pour que l'élite puisse être libre, commander et créer.

    Né dans le Doubs en 1940, Jacques Bouveresse est un philosophe rationaliste dont les principales influences sont Ludwig Wittgenstein, le cercle de Vienne et la philosophie analytique. Élu au Collège de France en 1995, il en est professeur honoraire depuis 2010. Ses domaines d'étude sont la philosophie de la connaissance, des sciences, des mathématiques, de la logique et du langage ; il s'intéresse également à des auteurs comme Robert Musil et Karl Kraus.

  • Nous n'irons plus aux urnes ; essai sur l'abstention

    Francis Dupuis-Déri

    • Lux éditeur
    • 3 Octobre 2019

    Voter ou ne pas voter, telle est la question qu'on n'ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l'abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu'une simple apologie de l'abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

    En plus de rappeler les raisons qu'évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l'auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d'animaux, d'humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d'autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l'abstention n'est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

  • Le cabinet des antiques : les origines de la démocratie contemporaine

    Michel de Jaeghere

    • Les belles lettres éditions
    • 27 Octobre 2021

    « Telle est la sombre grandeur proposée désormais à l'historien contemporain : consacrer ses efforts à discréditer les auteurs anciens en montrant à quel point ils avaient été tributaires de leurs aveuglements ; souligner les lacunes, la myopie, l'extravagance de leurs jugements ; débusquer préjugés de classe et stéréotypes de genre ; dresser l'inventaire, la généalogie de leurs successives réinterprétations par chaque génération. Tenir en revanche leurs oeuvres pour un réservoir d'exemples, de modèles, de situations utiles pour guider notre réflexion, comme le recommandait Plutarque, les considérer même comme des chefs-d'oeuvre d'une "inaltérable actualité", parce qu'ils "savent dire ce que l'homme a d'humain" serait rester à la surface des choses, "dans l'éther de la culture classique". Se flatter de poursuivre avec ces vieux morts un dialogue que nos différences et notre éloignement relèguent au rang de vain songe relèverait de la naïveté, de l'amateurisme et de l'outrecuidance. J'ai écrit ce livre parce que je pense tout le contraire. » Répudiant tout anachronisme simplificateur, mais refusant aussi de considérer le legs de l'Antiquité comme une beauté morte, inféconde, Michel De Jaeghere mobilise sa formation d'historien des idées, sa longue fréquentation des auteurs antiques, et sa familiarité avec la politique contemporaine pour affronter une redoutable question : les Anciens sont-ils, en politique, encore de bon conseil ?

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