• L'ancien privé Milo Milodragovitch s'est assagi. Son job paisible d'agent de sécurité à Meriwether, Montana, lui permet d'attendre patiemment l'héritage parental prévu pour le jour de ses cinquante-deux ans. Mais une riche vieille dame, autrefois maîtresse de son père, vient remuer de vieux souvenirs et lui confier une enquête à la fois facile et lucrative. Milo saute sur l'occasion. Bien sûr, la prétendue mission de routine se met à exploser en tous sens et se transforme sans tarder en une course frénétique entre voitures en feu, lancers de grenades, tirs de mitrailleuses et rails de cocaïne.

  • Grégoire Orlov souffre, boit, et rosse. Son mariage s'est usé en même temps que ses muscles. Martha Orlov, à côté du vide et de l'ennui de leur misérable existence, encaisse les coups du destin avec ceux de son mari.

    L'air empuanti de leur immeuble couve le choléra. L'épidémie réveille bientôt chez Grégoire un instinct d'héroïsme qui va le pousser à soigner les malades. Cette vocation soudaine guérit un temps les déchirements du couple... jusqu'à ce que ressurgisse la nature taciturne du mari. Incapable de satisfaire sa soif d'absolu, Grégoire Orlov s'en remettra à sa soif de vodka.

    Maxime Gorki offre avec Les Époux Orlov un récit emblématique, proche du naturalisme. Sous sa plume, le drame de ces travailleurs russes finit par revêtir la puissance d'une tragédie antique.

    Né en 1868 à Moscou dans une famille modeste, Maxime Gorki effectue divers métiers et apprend à écrire en autodidacte. D'abord journaliste, il connaît la popularité avec ses récits décrivant le quotidien des classes populaires russes. Il est notamment l'auteur des Bas-fonds, paru en 1902. Il se rallie au marxisme et s'exile face à la répression du régime tsariste. Il s'engage dans la révolution de 1917, mais s'exile à nouveau. Il revient définitivement en URSS en 1932 et meurt à Moscou en 1936.

  • « Un matin, j'eus une curieuse révélation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous. » André Gide (1869-1951), Prix Nobel, est notamment l'auteur de : Les Nourritures terrestres, La Symphonie pastorale, Les Caves du Vatican, Les Faux-Monnayeurs, Si le grain ne meurt, La Porte étroite, Feuillets d'automne, d'essais critiques sous le titre de Prétextes et Nouveaux prétextes et du célèbre Journal.

  • 1985. Cyprien Minier-Bartho, médecin urgentiste, reprend le cabinet d'un médecin de campagne mort prématurément. Sa femme, infirmière, et lui s'installent dans une routine harassante, au fin fond de la province : visites à domicile, consultations au cabinet, urgences...2018. Cyprien Minier-Bartho, médecin généraliste atteint d'un cancer, refuse de se soigner et prépare sa sortie. Il fait sa dernière tournée la veille de Noël sur fond de fermeture d'usine et d'occupation de rond-point. La campagne se meurt, comme les vieux paysans ignorés du pouvoir central. À la fois résignés et résolus, ils n'ont qu'une peur, c'est d'abandonner leur terre et d'être emmenés finir leurs jours aux Guerrets. Le généraliste les comprend : il prendra soin d'eux jusqu'au bout... de ses forces... et des leurs.

    Patrick Cargnelutti vit à Carhaix. Passionné de musique, de littérature et de peinture, il s'intéresse à la politique et à l'écologie. Après de nombreux engagements associatifs, il cofonde (2013) le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et crée l'émission de radio « Des polars et des notes ». Auteur de Peace and Death (Jigal Polar, 2017), lauréat du prix Dora-Suarez de la nouvelle 2017 pour « Amin » (Enfantillages, AO), son dernier roman noir, Succession, est paru chez Piranha en septembre 2020.

  • 1917, à quelques kilomètres du front où s'affrontent Français et Allemands. C'est là que survivent Pierrot, 12 ans, et son grand-père, dans la ferme familiale. Grâce à sa chienne Miette, le jeune garçon trouve le courage et la force d'affronter la souffrance et la mort. L'amitié qui les lie est ce qu'il reste de plus précieux à Pierrot. Mais la guerre les sépare : Miette est réquisitionnée pour servir de chien-messager sur le front... Un roman d'amitié et d'aventures au coeur de la Première guerre mondiale !

  • Ce texte a un caractère d'urgence littéraire : Sainte-Beuve est le premier à introduire Leopardi en France, et celui-ci est le seul écrivain étranger dépeint dans les Portraits contemporains. La lecture de nouveaux manuscrits convainc Sainte-Beuve que s'y joue quelque chose de décisif, que sous ses yeux se présente l'ouvrage d'un grand esprit, revenu d'une Antiquité oubliée et inaccessible. Le sublime désespoir de Leopardi, sa stupéfiante précocité et son intimité avec les Anciens suffisent à fasciner. Ce que Sainte-Beuve parvient à transmettre avec une étonnante clarté : la vie de l'auteur, son itinéraire spirituel et intellectuel ainsi que les remous de son âme apparaissent si limpides que nous achevons cette lecture avec le sentiment d'être réellement initiés à la parole de Leopardi.

    Sainte-Beuve (1804-1869) fut critique, poète et romancier. A une enfance marquée par la piété familiale, Sainte-Beuve, pourtant auteur d'une somme sur Port-Royal, oppose un anticléricalisme forcené. Ami de Victor Hugo, il a plongé dans le premier romantisme. Dans La Revue des Deux Mondes, il a fait paraître ses célèbres portraits, où brille sa faculté de saisir l'âme d'une personne.

  • Pourquoi sommes-nous plus déprimés et anxieux que jamais ?

    Nous vivons une époque intrigante. Nous sommes plus riches et en meilleure santé que tout autre peuple de l'histoire de l'humanité. Nous avons accès à la technologie, à l'éducation. Et pourtant, un sentiment général de désespoir nous envahit : tout semble foutu.

    Si quelqu'un peut mettre un nom sur notre malaise et nous aider à le résoudre, c'est bien Mark Manson. Dans son nouveau livre, s'appuyant sur la psychologie et sur la sagesse philosophique, Manson dissèque la religion et la politique, examine nos relations avec l'argent, les divertissements et Internet, et constate qu'une trop bonne chose peut psychologiquement nous dévorer vivant. Il défie ouvertement nos définitions de la foi, du bonheur, de la liberté - et même de l'espoir.

    Avec son mélange habituel d'érudition et d'humour, Manson nous met au défi d'être plus honnêtes avec nous-mêmes, et connectés avec le monde d'une manière que nous n'avons probablement même pas envisagée avant.

    Voici un nouveau guide à contre-courant de tout ce que vous avez lu auparavant, pour mieux apprivoiser la douleur dans nos coeurs et le stress de notre âme.

  • En lieu et place d'un divan, le corps de Nuno, jeune toxicomane l'agonie sur son lit d'hpital. La sance se prolonge tel un tango diabolique. Infirmires, parents et proches dfilent. Nuno coute, depuis son coma, le frntique dbit de ses visiteurs : ressentiments, amertume et dceptions se dversent l'envi. Pour fuir cette chorale dsespre, il se souvient des instants heureux... Qu'on se rassure : La Mort de Carlos Gardel n'est pas un livre triste. Au contraire, c'est un roman dsespr, mais trs drle, souvent mme bouffon, lyrique, arien. Christophe Mercier, Le Point

  • Il n'y a probablement de pensée solide - comme d'ailleurs d'oeuvre solide quel qu'en soit le genre, s'agît-il de comédie ou d'opéra-bouffe - que dans le registre de l'impitoyable et du désespoir (désespoir par quoi je n'entends pas une disposition d'esprit portée à la mélancolie, tant s'en faut, mais une disposition réfractaire absolument à tout ce qui ressemble à de l'espoir ou de l'attente). Tout ce qui vise à atténuer la cruauté de la vérité, à atténuer les aspérités du réel, a pour conséquence immanquable de discréditer la plus géniale des entreprises comme la plus estimable des causes.
    Réfléchissant sur cette question, je me suis demandé si on pouvait mettre en évidence un certain nombre de principes régissant cette « éthique de la cruauté », - éthique dont le respect ou l'irrespect qualifie ou disqualifie à mes yeux toute oeuvre philosophique. Et il m'a semblé que ceux-ci pouvaient se résumer en deux principes simples, que j'appelle « principe de réalité suffisante » et « principe d'incertitude ».

    Le Principe de cruauté est paru en 1988.

  • Paris, Octobre 1793.
    Sébastien de Rocadour, alias l'Esquirol, tout juste dix-sept ans, a lutté pour libérer la Reine Marie-Antoinette de sa prison. Bouleversé par sa mort, il accepte de participer au complot qui permettra au petit Louis XVII de s'évader de la tour du Temple où il a été enfermé. Dans ce but, il doit remettre un message au chef chouan Jambe d'argent du côté de Granville, en Normandie. L'Esquirol part donc sur les routes avec Saphire, la baladine, et ses grands-parents, les saltimbanques.Leur voyage périlleux et tragique les jettera en pleine guerre civile. Royalistes et Républicains s'affrontent cruellement. Sauver le Roi est-il encore possible ? Sébastien veut y croire.

  • La neuvaine est une forme de prière toujours appréciée des croyants. Elle consiste à méditer, durant neuf jours consécutifs, des textes de l'Écriture et de la tradition ecclésiale, tout en confiant à Dieu une intention particulière. Ce livret présente une neuvaine inédite à Notre Dame qui ôte les épines. Le texte, revêtu de l'Imprimatur, est riche de citations bibliques et de références à la spiritualité mariale des plus grands saints. Cette neuvaine, qui se prie facilement, obtient de nombreuses grâces, notamment dans l'ordre d'une libération des blessures intérieures et extérieures qui font cruellement souffrir : épines de haine, d'incrédulité, de désespoir, d'orgueil, de mensonge, d'égoïsme, de dépendances aliénantes, de conflits relationnels, d'emprises démoniaques. Elle prend toute sa force si l'on veut bien se plier à une authentique démarche de conversion, qui passe par le repentir et la réconciliation.

  • « Seigneur, daigne bénir ton serviteur et ta servante ici présents » : de nombreux livres proposent des prières, mais fort peu offrent à leurs lecteurs de dire des bénédictions. Celles contenues dans cet ouvrage ne sont pas réservées aux prêtres, loin de là. Elles ouvrent à tous un chemin pour traverser les épreuves et chacun pourra facilement retrouver la ou les bénédictions qui correspondent à sa situation ou à celles de ses proches.
    Ce livre sera porteur de grandes lumières et de grandes grâces, si l'on veut bien y entrer comme on commence un pèlerinage !

  • Dans ce recueil de nouvelles, Claudine Jacques dépeint un tableau sans concession de la Nouvelle-Calédonie contemporaine à travers une galerie de portraits souvent tragiques. Des squats miteux aux somptueuses villas de Nouméa, des stations d'élevage aux lotissements étranglés dans la ville, des êtres se démènent pour garder ou trouver un cap dans leur quotidien. Comme un miroir de la complexité d'une société pétrie de métissages, de coutumes, de croyances mais aussi de tensions, d'inégalités et de violence, Caledonia Blues souligne, au-delà de l'opposition Kanak-Caldoche, l'incroyable équation calédonienne.

    Claudine Jacques écrit depuis toujours. Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer à l'écriture. Son premier recueil de nouvelles, Nos Silences sont si fragiles, fait forte impression tant il parle vrai. Puis Claudine Jacques écrit son premier roman en 1998, Les Coeurs barbelés, publié aux éditions de La Table Ronde en 1999. Claudine Jacques est installée en brousse où elle gère la bibliothèque de son village depuis vingt ans.

  • "Ce dont je rêve le plus au monde, c'est d'un chien à moi." Voilà le désir le plus profond de Rebecca Jean Sanderson (dite Becca), 10 ans et demi. Elle vit chien, ne parle que de chien, pense chien. Au point de lasser son père, sa mère enceinte et son frère, sa meilleure amie Emily, qui de toute façon préfère maintenant Lily. Son rêve semble se concrétiser quand son cousin Tim lui confie Monty, une énorme boule de poils incontrôlable, à garder quelques jours. Mais Monty fait bêtise sur bêtise, n'écoute rien, casse tout, en dépit des séances de dressage intensif de Becca. Traduit de l'anglais, titre original : Totally Dogless.

  • Quarantaine

    Maalouf Guille Nayla

    Une femme. Le continent africain. Les cultures et les personnes, les couples mariés et la langueur s'enchevêtrent jusqu'à se perdre dans le coeur du mystère Noir. Un récit intense, digne, parlant du désespoir avec un humour à la force de vie en chacun de nous.

  • L'enfer

    René Belletto

    Parfois, on se sent comme loin de sa vie. Si loin qu'on pense même à...

    Michel Soler, seul dans une ville déserte et terrassée par l'été, en est à ce point d'éloignement. Désespérément disponible, et prêt à tout...

    Et soudain TOUT lui arrive.

    Un destin mauvais fait apparaître sur sa route des hommes et des femmes également fatals - et un enfant, diabolique et adorable... Et ce destin mauvais le jette au coeur d'un mystère humain et inhumain, au coeur d'une machination de terreurs, de violences, de morts et d'amours qui sont de ce monde, et qui n'en sont pas.

    C'est pour Michel Soler l'occasion d'une renaissance, pense-t-on. L'énergie de son désespoir, sa force et sa fragilité redoutables, son indifférence et sa tendresse désarmantes, sa folie et son humour à périr dans les ricanements le font échapper aux pièges infernaux.

    À moins qu'ils ne l'y précipitent...

  • PRIER ; au temps du deuil

    Collectif

    Prier au temps du deuil au temps du deuil « Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). Ce recueil de prières accompagnera les personnes en deuil aux moments de douleur, de révolte ou de détresse, pour les aider à vivre l'absence et à dire leur amour. Étape par étape, un chemin d'espérance et de paix, pour accueillir la grâce de Celui qui donne la vie.

  • Le roman du deuil. La mère accompagne son fils mourant - qu'advient-il quand une mère impuissante assiste à la mort de son enfant? Comment poursuivre la route après? Les paysages ont-ils le même goût? Pour réparer tout cela et pour traverser les routes du monde, Virginia Pésémapéo Bordeleau a décidé d'écrire ce roman avec l'aide du fils décédé, dont la douce voix habite la mère. Leurs conversations alternent entre souvenirs et histoires de vie. Les enfances se mêlent autant que les douleurs. La romancière, grâce à ce roman, rend présente et vive l'absence. Un livre puissant, tendre et lumineux.

  • Tout l'été

    Maud Basan

    Voilà que je me mets à parler toute seule, ce doit être inévitable à la longue, forcément, d'ailleurs cela fait peut-être un moment déjà, vous auriez pu m'avertir, me mettre en garde, m'éviter le pire, je vais finir par débloquer, perdre le nord, jusqu'ici personne pour me contredire, c'est l'avantage, et puis cela évite les dialogues, tous les tirets en début de ligne, les guillemets, vous saurez que c'est toujours moi, ce sera plus simple.

  • En décembre 1994, la vie du Québécois Stéphan G. Zbikowski tourne au drame. Pensant débuter avec sa famille une carrière prometteuse dans le concassage de quartz au Vénézuéla, il est vite arrêté pour avoir chargé des contenants qui, à son insu, avaient été remplis de cocaïne...

    Malgré l'absence de preuves, Stéphan est incarcéré à La Maxima de Carabobo, prison surnommée Le Monstre, où les détenus sont confinés dans de minuscules cellules surpeuplées, infectes et insalubres. L'endroit lugubre est infesté de moustiques, de coquerelles et de rats. Les hommes sont sauvagement battus et vivent dans la noirceur quasi totale.

    Alors que sa mère tente l'impossible pour le libérer de ce calvaire, personne ne peut avoir la certitude qu'il en sortira vivant...

    L'espoir succède au désespoir dans ce témoignage poignant qui nous fait voir notre liberté d'un nouvel oeil et apprécier la proximité de ceux qui nous sont chers.

  • C'est le nom qu'on donne à la conscience malheureuse des lieux. Des paysages, des habitats, des villes, des quartiers : de tout ce qui se transforme, s'appauvrit, s'uniformise. On en fait l'expérience concrète, à petite échelle, lorsqu'un environnement aimé subit l'assaut d'un promoteur immobilier. On l'éprouve par procuration, en regardant son écran, quand le climat se dérègle un peu partout sur Terre, fait fondre les glaciers, bousille les écosystèmes, propage les feux. Au sens où elle a été définie par l'environnementaliste australien Glenn Albrecht, la solastalgie repose moins sur le désir de restituer un passé idéalisé, sur la nostalgie d'un âge d'or, que sur l'impression de ne plus pouvoir compter sur le réconfort ou le soulagement (solacium) procuré par le présent et l'avenir. Ce mal, cette douleur (algia), les poèmes de ce recueil s'en font l'écho. Ils luttent avec un mélange d'espoir et de consternation contre ce qui les dépasse.

  • May Harven n'a que dix-sept ans, et pourtant elle porte un lourd secret qu'elle cache depuis toujours aux yeux du monde : une maladie de l'enfance. Elle mène une existence loin des préoccupations des jeunes de son âge, couvée par sa mère et son meilleur ami. L'adolescente trouve à travers l'écriture le moyen d'échapper à son quotidien, tout en explorant les mystères de la vie. Jusqu'au jour où le coeur de May est bouleversé par une rencontre, celle qui, au premier regard, ne trompe pas. Ces deux êtres que tout oppose étaient faits pour se rencontrer. Il lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle croyait à jamais détruit, alors qu'elle l'aimera comme le dernier rempart à la maladie. 

    /> Parviendra-t-elle à lui avouer son secret ? L'amour sera-t-il plus fort que l'adversité ?

  • Dans une région du Sahel, abandonnée de tous, une femme est contrainte de préparer son enfant à une mort inévitable. Scène après scène, la mère s´acharne à arracher à son enfant toute illusion d´avenir. L´enfant lui tiendra tête, s´accrochant de toute la fibre de son être à la vie, à l´espoir d´une rédemption prochaine. Pourtant, tout autant que le Sahel face au désert, ils seront avalés par une impitoyable indifférence. / Dans « Sahel », « le verbe est ciselé en une compacte sculpture théâtrale où le silence joue pleinement son contrepoids. Texte minimaliste et réduit jusqu'à sa moelle, l´émotion y est comprimée comme dans un étau. Une fois libérée, l´émotion est brute et dense comme un coup de poing. » / (André Perrier, Théâtre du Nouvel-Ontario.)

  • Joey, un faux pirate chinois, sauve la vie d'un homme qui se noyait dans le lac Ontario. Le rescapé, amnésique, est placé dans un hôpital psychiatrique. Le journaliste qui couvre ce fait divers, intrigué par l'identité de cet homme, demande à Ned, un ami qui s'est retiré de la vie depuis le décès de sa femme, de veiller sur celui qu'ils surnomment bientôt « le pilote » afin de l'aider, si possible, à retrouver la mémoire.

    Mais voilà que Ned, dès sa première visite, se trouve non seulement en compagnie du «pilote» énigmatique, mais d'un vieil homme bavard et espiègle, à l'esprit rapide et tranchant. Infatigable, le vieillard parle sans arrêt de tout et de rien. Mais surtout de la vie. Ses longs discours et ses propos provocateurs accompagnent ainsi les hommes pendant des semaines, des mois.

    Conte philosophique aux allures de polar, «Naufragé en terre ferme» livre, dans une langue riche et savoureuse, un univers ludique et intelligent où scintillent des brins de vies!

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