• Elle s'appelle Léonie, elle aurait eu douze ans le vingt-six août dernier. Elle n'a pas fait son entrée au secondaire, tout comme elle n'a jamais appris à lire et ne m'a jamais rapporté de bouquet de pissenlits. Elle s'appelle Léonie, elle aurait eu douze ans le vingt-six août dernier. Elle est le premier enfant d'une union qui n'est plus. C'est l'aînée de ma famille, mais personne ne connaît son histoire. Comme si cette première grossesse n'avait été qu'un rêve. Elle a pourtant laissé une trace sur mon bas-ventre et dans tout mon être. Jamais je n'oublierai les petits coups de pieds de Léonie.

  • Le deuil est un processus complexe. Il évolue avec le temps et il influence autant qu'il est influencé par différents facteurs liés au type de pertes encourues, aux sentiments éprouvés face à celles-ci, au contexte social ou individuel, etc. Souvent, ce processus de deuil peut être court et apaisant. Mais, parfois, certaines personnes vivent une période de deuil pouvant s'étendre sur plusieurs mois, voire de nombreuses années, qui se caractérise par des problèmes majeurs de fonctionnement social. C'est ce que l'on appelle un « deuil compliqué ». Bien que cette notion soit reconnue internationalement, elle ne fait pas l'unanimité et n'est toujours pas reconnue officiellement comme un trouble par l'American Psychological Association dans son fameux DSM-5.

    Cet ouvrage collectif porte un regard pluriel et multidisciplinaire sur les complications du deuil, à partir de récits cliniques et d'études empiriques réalisées dans des contextes culturels différents et lors de divers événements : le décès - inattendu ou non - d'un enfant, d'un conjoint ou d'une autre personne qui nous est chère, la perte de biens significatifs et celle d'objets immatériels importants (par exemple, le sentiment de sécurité). Ce livre s'adresse aux chercheurs qui s'intéressent à cette problématique et aux intervenants de la santé et des services sociaux qui accompagnent des personnes confrontées à la perte d'un être cher ou d'un bien significatif. Il propose notamment des approches et des outils d'intervention pour donner du sens à ce qui, parfois, n'en a pas.

    Danielle Maltais, Ph. D., est professeure titulaire au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Elle est directrice de la Chaire de recherche Événements traumatiques, santé mentale et résilience depuis novembre 2015. Elle est cochercheuse principale du Réseau inondations intersectoriel du Québec (RIISQ) - volet services sociaux.

    Jacques Cherblanc, Ph. D. en sciences des religions et en science politique, est professeur agrégé et directeur de l'Unité d'enseignement en études religieuses, éthique et philosophie à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Il est responsable du Laboratoire d'expertise et de recherche en anthropologie rituelle et symbolique (LERARS-UQAC).

  • Après avoir vécu deux fausses couches consécutives, Marielle Giguère a entamé une réflexion et un processus d'écriture qui ont culminé avec Ci-gît Margot, un roman dans lequel les expériences de l'autrice se mêlent à la fiction. Étonnée et ébranlée par l'absence presque totale de ce sujet dans la fiction québécoise, elle a pris le pari d'affronter les tabous, de nommer l'innommable et de plonger, mot après mot, page après page, au cœur de la vie, avec ses parts d'ombre et de lumière.
    Si le sujet est dur, l'écriture de Marielle Giguère est claire et limpide. Sans détour et avec une plume alerte et assumée, elle nous entraîne dans une histoire bouleversante, en libérant une parole trop peu entendue, celle des femmes en colère, celle des mères qui font face aux violences médicales, celle des familles qui doivent subir et accompagner ces traumatismes.

  • Une nuit et tout bascule... Le petit coeur de Juliette a spontanément cessé de battre in utero. La vie se transforme brutalement en mort. Le rêve en cauchemar. Juliette naîtra sans vie. Le monde s'écroule.

    Un témoignage écrit au jour le jour pendant pratiquement deux ans, livrant les émotions d'une maman vivant le bonheur d'une grossesse et se retrouvant soudainement confrontée à un deuil périnatal dont elle en traversera chaque étape jusqu'à gravir 4061 mètres pour enfin se sentir revivre. 

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