• Il y a d'abord une violence aveugle et indicible. Les disparus, les torturés, les fusillés, les exilés, les prisonniers politiques de la dictature militaire en Argentine, entre 1976 et 1983. Puis une femme écrivaine, professeure et psychanalyste tente de trouver les mots du témoin, de l'otage, de la captive, de les sortir de la chair traumatisée de sa mémoire : Susana Romano Sued publie en 2007 Procedimiento Memoria de La Perla y La Ribera. Et Guylaine Massoutre a pris le risque de la lire, de l'entendre, d'écrire à partir des mots et du cri de l'autre. Il est rare de voir paraître au Québec un livre si réel - au sens fort, politique, lacanien du terme -, couplé avec une écriture aussi poétique, cosmique et philosophique qu'infiniment solidaire. L'essayiste convoque ici toutes ses lectures et toute sa sensibilité pour faire écho à son tour aux femmes objets de violence.

    Une oeuvre puissante, d'ici et d'ailleurs, qui fait le pari de relancer, comme pour le soigner, l'impossible du trauma dans l'espace millénaire de la littérature et de la pensée.

  • Alors que la démocratie est souvent perçue comme la seule option politique envisageable, quelle serait la position de Machiavel en 2020 sur l'utilité de la dictature ? Dans quelles circonstances jugerait-il nécessaire de concentrer le pouvoir entre les mains d'une seule personne et quels devraient être les objectifs de ce prince ?
    Grâce aux exemples de Charles de Gaulle, Abraham Lincoln, Vladimir Poutine, Lee Kuan Yew ou Nusurltan Nazarbaïev, Jean-François Caron, dans cette version imaginée du Prince en 2020 montre que le recours à un prince tout-puissant peut encore s'avérer la meilleure solution lorsqu'une nouvelle société doit être établie ou afin de sauver une société menacée d'implosion.

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