Littérature traduite

  • À la Ferme du Manoir, les animaux en ont assez d'être maltraités. Major l'ancien, leur doyen, leur a ouvert les yeux  sur la tyrannie de l'Homme. Il faut faire la révolution  ! Une fois le fermier banni, les animaux décident de ne plus se laisser commander. Pour veiller à cela, sept règles sont édictées et rédigées par les cochons. La dernière est claire  : Tous les animaux sont égaux.  Mais le temps passe, et les commandements changent, un par un. Jusqu'à ce qu'on puisse lire  : Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres. 

  • Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours... Prix du meilleur polar français du magazine LiRE 2012. De sa voix grave et puissante, Féodor Atkine nous emmène sur les traces des bourreaux de Buenos Aires. Alternant les rythmes fulgurants du roman avec de salutaire lenteurs, il donne voix avec virtuosité aux différents personnages. Une lecture dense et émouvante.

  • Un jeune couple d'intellectuels est brutalement interné dans un camp de détenus politiques dans une vallée reculée de Corée du Nord. Année après année, les persécutions viennent à bout de leur dignitié jusqu'à les précipiter dans un enfer moral où la volonté désespérée de survivre justifie tous les moyens. Secrètement amoureux d'elle par le passé, un garde viole la jeune femme, dont le mari refuse de reconnaître l'enfant qu'elle met au monde et qui mourra dans le camp. La jeune femme parvient miraculeusement à s'échapper avec l'aide du garde et s'enfuit en Corée du Sud. Les deux hommes s'échappent à leur tour.Pronfondément meurtris, les trois personnages vont se retrouver et se déchirer. Un enfant - dont elle était enceinte lors de sa fuite - laisse entrevoir un avenir porteur d'espoir.

    Kim Yu-kyeong est une romancière nord-coréenne, membre du Comité central de la Fédération des auteurs de Chosun avant de fuir le pays pour la Corée du Sud dans les années 2000. Elle garde aujourd'hui encore sa véritable identité secrète, par crainte de nuire aux membres de sa famille restés au Nord.En avril 2012, elle publie son premier roman, Cheongchun Yeonga (non traduit), en Corée du Sud. Le Camp de l'Humiliation, paru en février 2016, est son deuxième roman.

  • La machine à indifference et autres nouvelles Nouv.

    Xemas et Hoas se sont déchirés dans une guerre sanglante. Un traitement révolutionnaire offre un espoir dont pourrait bénéficier l'humanité.À Johannesburg, deux adolescents regardent chaque soir des gynoïdes se jeter dans le vide jusqu'à ce que l'une d'elles les appelle à l'aide.Jay, fou amoureux de Rita, soutient que si elle a un comportement étrange c'est parce qu'un « meurtrier du futur » lui a logé une balle dans le crâne.En Chine, où le pouvoir ne tolère aucune rébellion, un développeur de jeux vidéo et son équipe sont la cible de terrifiantes abeilles tueuses.Une jeune scientifique rencontre une femme dont la repoussante physionomie est liée à sa mémoire absolue.Cinq nouvelles donnent le prétexte à une exploration des dysfonctionnements de nos sociétés.
    />
    Project Itoh, Yûsuke Miyauchi, Toh EnJoe, Taiyô Fujii et Hirotaka Tobi sont les représentants emblématiques de la génération des écrivains japonais de SF publiés à partir de l'an 2000. La Machine à indifférence est déjà parue dans la revue Galaxies. Taiyô Fujii a été découvert par le public français avec Nuage orbital (Atelier Akatombo 2018).

  • Les Jango

    Abdelaziz Baraka Sakin

    • Zulma
    • 5 Mars 2020

    Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l'oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs.


    Les histoires les plus folles courent d'ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l'Éthiopienne experte en amour, ou l'inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte...

    Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, « sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies » sont les héros.

  • Buenos Aires, 1977. La dictature argentine mène sa «?guerre sale?»?: toutes les nuits, des escadrons de la mort abattent des militants ou les emmènent vers une destination inconnue. Professeur de littérature, Gómez tâche de faire profil bas alors que le nombre de disparus grandit autour de lui. Jusqu'au jour où l'un de ses élèves, Estéban, est raflé dans sa salle de classe même. Rongé par l'insomnie et la paranoïa, Gómez passe ses nuits dans des bars interlopes en quête d'aventures avec des hommes de passage. Il va jusqu'à entamer une relation trouble et violente avec un policier qui l'effraie autant qu'il le fascine. Mais son conflit intérieur entre morale et survie va devenir intenable quand un jeune couple de dissidents se réfugie chez lui.Dans 1977, Guillermo Saccomanno nous rappelle que l'Histoire se répète, et que les avertissements du passé sont rarement entendus.Traduit de l'espagnol (Argentine) par Michèle Guillemont.

    Figure majeure de la littérature argentine contemporaine, Guillermo Saccomanno est né à Buenos Aires en 1948. Scénariste de BD dans les années 1970, il passe au roman dans les années 1980. Il développe une oeuvre protéiforme à la grande puissance évocatrice, qui franchit les barrières de genres et qui forme un portrait de l'Argentine transcendant les époques : 1977, L'Employé, Basse saison... Ces trois textes sont traduits en français chez Asphalte et en anglais chez Open Letter Books.

  • Daniel a un plan, une sorte de journal intime de l'avenir, dans lequel il anticipe toutes les étapes de sa vie. Parfois, il lui a bien fallu revenir en arrière et faire quelques ajuste­ments mais, globalement, tout se passe comme prévu. Jusqu'à ce que la crise frappe de plein fouet son pays, le Portugal, et au premier chef cette génération d'enfants de la Révolution des OEillets auxquels on avait promis que leur situation serait meilleure que celle de leurs parents. Daniel perd son emploi, son appartement. Sa femme et ses enfants doivent quitter Lisbonne. Ses deux meilleurs amis sont absents : l'un est enfermé chez lui, obsédé par les statistiques et profondément déprimé ; l'autre a été arrêté lors d'une tentative désespérée pour trouver de l'argent. Mais Daniel ne se laisse pas abattre. ­Inébranlable, il frappe à toutes les portes. Tout faire dans le sens d'une société juste et solidaire : on le doit à la génération ­suivante. Un roman éblouissant sur le bonheur et l'espoir. David Machado, né à Lisbonne en 1978, a publié, chez le même éditeur, Laissez parler les pierres. Indice de bonheur moyen, lauréat du prix de l'Union européenne 2015, a déjà été traduit en plusieurs langues et est en cours d'adaptation cinématographique.

  • Tous les jours, dos appuyé au mur, le père de Galo écoute les chansons de Carlos Gardel en fumant sa cigarette sous les yeux de son fils. Quand il l'abandonne pour partir avec sa maîtresse, en 1938, il scelle à jamais son destin. Galo décide de ne plus quitter leur maison de la mystérieuse calle Ámsterdam à Mexico, une rue au tracé elliptique où l'on revient toujours à son point de départ... Dès lors, depuis sa chaise, il observe. Il observe ces hommes et ces femmes qui louent à sa mère les deux chambres vacantes. Juifs allemands, républicains espagnols, révolutionnaires argentins, poètes, coiffeurs ou danseurs, exilés volontaires ou forcés, tous, chargés de leur passé, se raconteront à Galo. Ce roman singulier et captivant parcourt un demi-siècle d'Histoire et décortique l'âme humaine avec une lumineuse acuité.

  • Nous connaissons déjà l'issue du combat de Mohamed Ali contre George Foreman au Zaïre en 1974. Cependant, nous ignorons en totalité les dessous du « combat du siècle », qui sous-tendent cette improbable saga en terre africaine. Le roman de Blaise Ndala nous fait pénétrer avec une grande perspicacité, quarante ans plus tard, dans les dimensions sociopolitiques d'un univers aussi cauchemardesque que fantasmagorique. Musique, magouilles et magie traversent la vie de Modéro, héros malgré lui, depuis son village natal de Banza jusqu'à New York, en passant par Kinshasa.

    J'irai danser sur la tombe de Senghor est un texte puissant qui vogue entre pittoresque et gravité. Le passé d'une Afrique postcoloniale en pleine tourmente dans un monde en mutation y est interrogé avec acuité. Toutefois, il est permis de penser que les « vieux démons » qui parcourent ce récit n'ont pas fini de hanter un continent qui oscille entre leurres et lueurs, d'où l'actualité et la force de l'oeuvre.

  • Purgatoire raconte l'histoire d'Emilia Dupuy, dont la vie s'est brisée un jour de juillet 1977, près de la ville de Tucumán, dans le nord de l'Argentine.
    Avec son mari Simon, cartographe comme elle, ils étaient partis en mission dans cette région lointaine pour parachever la carte d'une route internationale à la demande de l'Automobile Club de Buenos Aires. C'est alors qu'ils sont arrêtés par les militaires en raison de leurs activités « suspectes », ils détiennent en effet, pour leur travail, des cartes topographiques de toute la zone. Après avoir été détenue et torturée, Emilia est libérée par les autorités grâce à l'intervention de son père, le Docteur Dupuy, l'un des intellectuels du régime, dont les idées guident l'action de la dictature.
    Emilia rentre à Buenos Aires où elle pense retrouver Simon. Mais Simon ne rentrera jamais. Le calvaire d'Emilia s'étend sur plus de trente ans. Elle part chercher son mari à Rio où un témoin dit l'avoir vu ; elle parcourt les bidonvilles de Caracas et de Mexico où elle croit pouvoir retrouver sa trace. Elle n'accepte pas les conclusions de l'enquête menée par des ONG après la chute de la dictature ni les déclarations de plusieurs soldats qui ont vu le cadavre de Simon dans le patio d'une caserne.
    Emilia pense que son mari est toujours en vie car elle « sent » sa présence. Qui plus est, vers la fin de sa vie, elle le voit enfin et le retrouve mais comme dans un rêve, ou est-ce la projection de son esprit dérangé ? Car Emilia vit avec les démons du passé : la culpabilité d'un père qu'elle refuse de s'avouer (ce bras droit des militaires n'a eu aucun mal à faire « disparaître » son gendre, jugé « subversif »), et les cauchemars d'une époque effroyable qu'elle a vécue comme un zombi, assommée par la violence psychologique exercée par sa famille et par la société tout entière.
    Tomás Eloy Martínez, l'un des intellectuels argentins qui a dénoncé avec le plus de force et d'indignation les crimes de la dictature militaire de son pays, nous raconte cette histoire d'amour et d'obsession dans deux cadres temporels alternés : celui de la dictature et, trente ans plus tard, celui des derniers jours d'Emilia, devenue bibliothécaire dans une petite ville du New Jersey. La narration passe d'un contexte à l'autre, d'une époque à l'autre, et nous offre, à la fois, une fresque historique des années noires de l'Argentine et le portrait intime d'une femme seule, déséquilibrée et hantée par son passé.

  • En persan 'mille maisons' désigne le labyrinthe, cette étendue où issue et impasse se confondent ; le temps s'arrête, l'obscurité et la terreur s'installent. Et la moindre tache blanche évoque le soleil. Au temps des dictatures, Kaboul et l'Afghanistan tout entier n'étaient-ils pas cette étendue, ce labyrinthe?
    Cinq personnages pris dans la nasse essaient d'échapper à la terreur par l'ivresse ou la folie, par la mort, par l'amour.

  • « Roman sombre et lumineux à la fois... » Le FIGARO
    « Écrivain caustique à l'imagination galopante, portraitiste élégant épris des couleurs de la France et des lumières de Paris » Le FIGARO
     

  • « Lisez ce livre et laissez-vous embarquer dans cette histoire qui réussit, comme seule la grande littérature est capable de le faire, à séduire le lecteur et à le laisser, à la fin, livré à lui-même : à la fois plein de perplexité, mais aussi plus riche. » Sol Valdemar, fils unique, grandit entre son père féru d'histoire et sa mère reporter, quand son grand-père vient vivre avec eux. Couvert de cicatrices, sourd, privé de plusieurs doigts, cet homme n'est pas tendre. Mais l'envie est la plus forte : il commence à raconter des histoires à son petit-fils... Et nous basculons dès lors dans le Portugal des années 1960. La Révolution gronde contre la dictature toute-puissante ; Nicolau Manuel se marie dans quelques heures : tout à son bonheur, il ne comprend pas pourquoi il est arrêté, accusé d'être un communiste complotant contre Salazar. Jeté en prison, jamais il ne reverra Graça, sa fiancée.
    Sa vie ne sera plus que torture, rage et désespoir, et c'est Valdemar, soutenu par la fantasque Alice, qui décide de faire ce que son grand-père n'a jamais pu faire : se venger... Un roman puissant, une écriture ciselée : impressionnant.

    David Machado né à Lisbonne en 1978, se consacre à l'écriture. Il est « le plus grand espoir de la littérature portugaise » pour João Bonifácio, journaliste littéraire à Lisbonne.

  • Constantine, octobre 2012 : Peter Richter, cadre d'une importante entreprise d'armement allemande, est enlevé par des terroristes. Si les services secrets algériens privilégient immédiatement la thèse d'un groupe islamiste, pour Ralf Eley, chargé de la sécurité à l'ambassade d'Allemagne, quelque chose ne colle pas. Malgré les mises en garde du pouvoir, il décide de mener sa propre enquête. Les pistes qu'il suit le conduisent à une mystérieuse organisation et au coeur du monde très opaque des fabricants d'armes. Né en 1965, Oliver Bottini a étudié la littérature contemporaine et l'italien. Il est considéré comme l'un des meilleurs auteurs allemands de romans policiers. Il vit à Berlin.

  • L'anarchiste qui s'appelait comme moi Nouv.

    Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire. Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique. Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L'anarchiste qui s'appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l'esprit des grands romans populaires où l'amitié, la trahison, l'amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

empty