• Sur la face atlantique Namibienne, Skeleton Coast, champ de récifs noyé de brouillard et d'ossements de cétacés, est le cimetière de milliers de navires.
    Mais pas seulement.
    Richard Grangier y a élu refuge. Il recherche sa fille, médecin humanitaire, disparue en Afrique.
    Morte, prisonnière ou pire ? Dans la touffeur équatoriale, il s'embarque de savanes en forêts vierges, au coeur d'un trafic mortel sous contrôle de soldats de fortune et de politiciens corrompus.

    UN THRILLER NERVEUX SUR FOND DE SCANDALE ÉCOLOGIQUE

  • Voyages

    Jean Potocki

    Grand seigneur polonais, Jean Potocki (1761-1815) est surtout connu pour avoir écrit, à la fin de sa vie, un roman devenu mythique, le Manuscrit trouvé à Saragosse. On sait moins que cet original à l'érudition vertigineuse, passionné de sciences et d'histoire, et diplomate à ses heures, a passé sa vie à arpenter le monde pour en rapporter des récits : le présent volume invite à découvrir son oeuvre immense d'écrivain voyageur.Rédigés d'une plume allègre, empruntant tantôt la forme d'une série de lettres fictives, tantôt celle d'un journal, d'un reportage ou d'un conte à la manière des Mille et Une Nuits, ces écrits nous conduisent de l'Empire ottoman aux déserts d'Égypte, de la Hollande en proie à la guerre civile au Maroc, des steppes du Caucase à la frontière mongole de la Chine. Modes de vie, traditions, langues, costumes, monuments, paysages, situations politiques, anecdotes glanées dans les cafés : rien n'échappe au regard acéré de ce fils des Lumières qui, entre distance critique et abandon, analyse et rêverie, savoir et sensations, rend compte de l'infinie variété du monde et des hommes.

  • Le livre se présente comme le journal intime d'un diplomate revenu à Rio après trente années de service en Europe. Ces notes couvrent une période importante où l'esclavage est enfin aboli au Brésil.
    L'événement est présent en filigranes dans le roman. Il marque la fin d'un monde, tout comme l'intrigue est le signe intérieur d'une autre fin, celle des affections humaines et du temps des passions.
    "Au même titre que son contemporain Eça de Queiros, Machado est incontestablement, tous horizons confondus, l'un des grands noms du roman moderne." - Patrick Kéchichian, Le Monde

  • « En ces splendides jours d'été, comment imaginer qu'au-delà de l'horizon si bleu et calme, les flots sont souillés d'huile et de sang, les avions piquent et explosent, les corps noircis de mazout dérivent jusqu'aux plages paradisiaques pour y finir rongés par les crabes ?... »Friedrich Kessler a vingt-quatre ans lorsqu'il débarque au Japon en 1941, nommé à l'ambassade du Reich. Sa carrière de diplomate lui a évité d'être enrôlé dans l'armée. Amateur de jazz et des récits des Mille et Une Nuits, Kessler a voulu partir le plus loin possible... Les femmes s'intéressent à ce rêveur ; que ce soit la robuste Helma, épouse délaissée de l'ambassadeur, ou la jolie Hiltraud que ses collègues surnomment l'« infirmière SS ». Mais les combats se rapprochent : Berlin, où vit la soeur de Friedrich, est déjà sous les bombes, Tokyo va brûler à son tour lors des grands raids américains du printemps 1945.Portrait tragique d'une civilisation menée au désastre par le fanatisme de ses dirigeants, voyage initiatique d'un Occidental épris d'art et de philosophie, Un été au Kansai donne la parole aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale, et nous interroge sur la possibilité du bonheur et du progrès dans un monde au bord de l'apocalypse.

  • R1

    Morgan D.

    « Vous êtes sûr de votre coup, Berger ? » La question était posée sur un ton qui ne tolérerait ni une réponse approximative, ni une réponse négative, alors que le commandant Berger, tout officier pétri de certitudes qu'il était habituellement, ne maîtrisait aucun ou si peu des paramètres de l'équation. La guerre est faite de hasards et de confusion, il l'avait appris sur les bancs de l'école militaire puis l'avait vérifié sur le terrain, mais cette guerre-là était d'un type inédit dont la complexité s'élevait au carré ou au cube de ses cousines et devancières. « ... parce qu'il est évidemment inutile de vous rappeler les risques que nous courons dans le cas contraire, commandant ». Inutile, en effet. Mais les risques pouvaient tout aussi bien être supérieurs en cas de succès de l'opération. C'est un point qui avait été soulevé et longuement discuté lors des premières réunions, mais qu'on feignait d'ignorer maintenant que le coup était parti. Réaction typiquement humaine. Tellement prévisible. Tellement décevante.

  • Sentiments, humour, frissons, policier, histoire vécue... Les 10 histoires de ce livre abordent tous ces genres !
    Autour du thème de l'Antiquité, voici de quoi s'embarquer dans d'extraordinaires aventures, aux côtés de héros qui ne manquent pas d'audace.
    Les auteurs : Marie Bertherat, Patrick Cappelli, Barbara Castello et Pascal Deloche, Jacques Daniel, Giorda, Johan Heliot, Katherine Quenot, Emmanuel Viau.

  • Bazey
    Tu peux l'avouer à qui tu veux dans la langue que tu veux. Il ne faut pas être un devin pour voir que le résultat n'est pas bien brillant. Tant pis, la comédie a assez duré. Tu auras des retenues dès ton premier salaire. Regarde-moi ça : quel gâchis! Mes assiettes et quelles assiettes! Ma porcelaine de Chine. Pour l'avoir à moi, il m'a fallu casquer plus que les autres clientes à toi (elle bégaie et lui met les débris sous le nez), tu la mets en miettes depuis que tu es en service. A ce rythme (avec insistance), tout ton salaire va y passer.
    Maya, bien embarrassée
    Je voulais juste la faire briller comme le soleil levant. (Hésitante.) Ah, madame, mes sens ne m'obéissent plus. (Elle regarde ses mains qui tremblent, tient sa tête pour constater qu'elle est bien en place.) Dans ma tête, des coups de canon, des bombardements et autres bruits terrifiants, madame ; vous me comprenez, madame? Madame a vécu la guerre, madame comprend aussi?

  • L'inspecteur Martin est chargé d'une affaire d'État : retrouver des documents secrets volés au domicile d'un diplomate.
    La principale suspecte, l'ancienne maîtresse du notable, une actrice de théâtre.
    Le policier et son ami, le journaliste Bill DISLEY, se rendent à la représentation de la pièce à succès dont la jeune femme est la vedette, mais lors du troisième rappel un coup de feu éclate...

  • Central-Hôtel, chambre 13, au petit matin, trois détonations !
    Le corps de l'attaché de l'Ambassade britannique à Paris qui venait d'arriver pour aller prendre ses fonctions est retrouvé mort. Un crime, sans aucun doute possible.
    Pourtant, l'ambassadeur fait valoir son droit de veto afin que l'affaire soit étouffée avec l'accord du gouvernement français.
    Pour tous, officiellement, le diplomate s'est grièvement blessé accidentellement en manipulant son arme.
    Pour tous, sauf pour le détective américain Ned BURKE qui séjournait par hasard au Central-Hôtel le jour du drame et qui, poussé par la déformation professionnelle, décide de débusquer l'assassin.
    Mais Ned BURKE est-il réellement mû uniquement par le désir de justice ?


  • La jeunesse irait mal, entend-on : aucun travail, pas de perspective, plus de rêve. Qu'en est-il exactement ? Le mythe de la jeunesse aurait-il disparu ? Les jeunes n'éprouveraient-ils plus le besoin d'aller au bout d'eux-mêmes ? À partir de portraits et d'expériences personnelles, la
    Revue des Deux Mondes
    propose d'ausculter la jeunesse d'hier et d'aujourd'hui, de regarder ses parts d'ombre et de lumière.


    Jean-Yves Boriaud nous conduit au coeur de l'Antiquité gréco-romaine et nous explique comment s'organisait alors le temps de la jeunesse, un temps fortement encadré et soigneusement ritualisé. Henri de Montety, lui, examine la première étude sociologique consacrée à la jeunesse parue en 1913 dans la Revue des Deux Mondes. L'auteur, un certain Agathon, s'emploie à observer la jeune élite masculine de son temps pour connaître l'esprit à venir. Il y vante les mérites admirables de ces garçons qu'il trouve dynamiques et patriotiques. Luc Ferry relève les nouvelles préoccupations du moment : ce n'est pas tant le jeune que l'enfant qui est aujourd'hui sacralisé. Si les grandes questions politiques se focalisaient hier sur la problématique de la nation, elles se concentrent au XXIe siècle sur celle de la jeunesse et des générations futures. Géraldine Dolléans, actuellement thésarde en littérature, est partie en Syrie. Là-bas, elle a rencontré Salim, un jeune poète né en 1989. À travers son portrait, nous suivons les rêves, les découragements et les espoirs d'une jeunesse syrienne interdit d'avenir. Deux témoignages complètent le panorama : celui de Mathieu Flourens, étudiant à Sciences Po et en philosophie à la Sorbonne, et d'Henri Dax, diplomate de 27 ans. Le premier s'insurge contre le phénomène de victimisation. Il est temps, dit-il, que la jeunesse se prenne en main, qu'elle se responsabilise et s'autocritique. Le second s'inscrit en faux contre les discours ambiants : non, les jeunes ne sont pas tous apathiques ; non, ils ne sont pas uniquement intéressés par leur seul bien-être. Le corps étatique est irrigué régulièrement par un sang neuf, bouillonnant du désir de servir la France.
    Également au sommaire, un entretien avec Richard Ford, prix Femina 2013 pour son roman Canada. Par l'évocation de frontières physiques et symboliques, l'auteur développe les notions de liberté, de transgression et de conquête de soi.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • « Me voilà au 1, rue Miollis dans le 15e arrondissement de Paris pour faire mes premiers pas dans la diplomatie au sein de l'une des plus grandes organisations du système des Nations unies. Quelle idée avais-je de cette carrière ? Une idée mirifique soutenue par la grande admiration que j'avais envers de célèbres figures de la scène politique internationale : le Soviétique Andreï Gromyko, l'Américain Henry Kissinger, l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali, etc. Ces hommes talentueux, tous chefs de la diplomatie de leurs pays, m'avaient marqué et m'avaient appris, à travers leur omniprésence et leur influence sur la scène internationale, que la diplomatie était au coeur des problèmes mondiaux et que le diplomate était un acteur incontournable qui faisait et défaisait le monde. Une personnalité charismatique dont la mission requérait une grande culture, un sens élevé de la mesure et de la patience dans la persévérance. »

  • « Il y a des moments où l'organisation de la société, contrairement au voeu émis par le législateur, commence à battre de l'aile. En face d'un tel scénario, les réactions divergent le plus souvent. On peut observer alors des personnes conscientes de cette réalité mais impuissantes, d'autres possédant les moyens d'agir mais indifférentes, et enfin les dernières qui se décident d'agir par l'appel au changement. Quant à moi, j'appartiens résolument au dernier groupe, je suis diplomate par vocation née de mon appartenance à la famille biologique qui est la mienne, par le fait des fonctions d'ambassadeur qu'occupait mon père. » Une étude très sérieuse et très poussée sur le statut, souvent à risques, d'ambassadeur ou plus généralement de diplomate dans les États africains. L'auteur, accro au droit des relations internationales, démontre à l'aide d'une méthodologie rigoureuse les besoins et les écueils de sa profession, tant sur le plan humain et légal que sur le plan politique et économique. Un livre dont les spécialistes de la question pourront se servir comme d'un excellent guide et comme d'une base de réflexion très complète.

  • En quittant cette terre d'Afrique dont ils voient les côtes et les montagnes s'estomper à mesure que le navire s'enfonce au large de la Méditerranée, Abd el-Kader et ses compagnons au rang desquels se trouvent hommes, femmes et enfants, montrent une impatience fébrile. Il s'agit pour eux de gagner au plus vite les Lieux-Saints après une escale à Toulon. Tel est le pacte qui a été conclu entre les autorités militaires françaises et l'Émir, cet adversaire longtemps insaisissable qui a régné sur les deux tiers de l'Algérie. S'il a su tirer profit à maintes reprises de l'inconstance diplomatique européenne, pour refouler l'ennemi français de cette terre qui l'a vu naître, il va en connaître à son tour les funestes conséquences. Cet homme qui a aspiré toute sa vie durant à l'éducation spirituelle va se jeter, lui et les siens dans l'engrenage du grand échiquier politique de la métropole à l'épreuve de grands bouleversements économiques et sociaux.

  • Un petit village de pêcheurs au coeur de l'archipel des Comores. Les hommes font appel au sorcier pour les protéger des djins, les mauvais esprits... que ce soit avant de prendre la mer ou pour les aider à leur donner un fils. C'est le cas de Hassan, à qui sa compagne Eichata a déjà donné trois filles...Dans les profondeurs de la forêt camerounaise. Un chasseur blanc et son pisteur assistent avec effroi au rite de l'Issani, la danse de la mort des Bakassa...Cloué sur son fauteuil roulant, perdu entre passé et présent, l'Afrique et la France, un diplomate finit sa vie dans une maison de retraite, tandis que la surveillante attire les regards de tous les pensionnaires..

  • Petit-fils de Philippe VI de Valois, le vaincu de Crécy, fils de Jean le Bon, le vaincu de Poitiers, Charles V assuma la régence pendant la captivité de son père. Au cours de cette période tragique, il fit front aux Anglais, aux Navarrais, à la commune insurrectionnelle suscitée par Étienne Marcel.
    Devenu roi, il parvint, avec l'aide de Du Guesclin, à reconquérir la totalité des provinces cédées par le traité de Brétigny. Pragmatique, méfiant, habile diplomate, il démontra, en dépit d'une santé chancelante, la supériorité de l'intelligence sur la force. Son surnom de Sage a deux significations : il atteste sa modération et suggère qu'il fut exceptionnellement instruit pour son époque, presque savant. À ce résistant, à ce restaurateur s'applique la maxime fameuse de Vauvenargues : « Le courage est la lumière de l'adversité. »

  • Mariée en 566 au roi franc d'Austrasie Sigebert Ier, l'un des petits-fils de Clovis, Brunehaut est un personnage à la fois célèbre et méconnu. L'historiographie romantique l'a dépeinte sous les traits d'une mégère lancée dans une lutte féroce contre sa belle-soeur, la reine Frédégonde de Neustrie.
    Or, dans cette époque impitoyable où les assassinats sont légion, elle se montra sans faiblesse, certes, mais aussi souveraine avisée, diplomate, mécène, soutien de la papauté. Son règne contribua fortement à façonner le nouveau visage d'une France en train de se détacher du modèle impérial romain à l'aube du viie siècle.
    Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage.

empty