• La Princesse au petit moi Nouv.

    L'Europe compte cinq micro-États : Andorre, San Marino, le Liechtenstein, Monaco et le Vatican. J'en ai découvert un sixième, la Principauté de Starkenbach, en suivant la nouvelle enquête d'Aurel Timescu. En effet, sur la recommandation d'un de ses anciens ambassadeurs, notre calamiteux petit Consul de France se retrouve embarqué dans les sulfureuses affaires de ce minuscule territoire.
    La Principauté de Starkenbach, nichée au coeur des Alpes, est un beau pays. Vous risquez cependant de chercher en vain le moyen de vous y rendre autrement qu'en lisant ce livre.
    Ayant eu le privilège de fréquenter certaines cours princières, je n'y ai rencontré que des personnes d'une haute valeur morale, dévouées à leurs peuples. Aussi, quand il m'a fallu peindre la débauche, les trafics et le crime, c'est ailleurs que je suis allé les chercher.
    Ailleurs, c'est-à-dire en moi-même, bien sûr.
    J.-Ch.R.

  • L'espion inattendu

    Ottavia Casagrande

    Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un grand-père digne d'un roman! La narratrice de ce livre est la petite-fille de Raimondo Lanza di Trabia, un prince sicilien, dandy extravagant et charmeur qui fut, pendant les neuf mois qui suivirent le début de la Seconde Guerre mondiale, l'espion de confiance de Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères et gendre de Mussolini. Sa mission? Mener une bataille secrète contre l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés du Reich, la préserver des agissements du «petit caporal» Hitler et déjouer l'influence des va-t-en-guerre auprès du Duce. Pour cette mission (et pour son plaisir...) il fit tomber dans ses filets amoureux Cora, une ravissante espionne britannique débutante. Après avoir infiltré une cellule nazie dans le Sud-Tyrol, évité le pire à Cinecittà, traversé la France en pleine Débâcle et rencontré en tête à tête Churchill... de péripéties en aventures rocambolesques (mais véridiques) les deux tourtereaux perdirent la bataille! Tout en laissant matière à écrire une histoire à suspense digne des meilleures séries.

  • Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • En 1963, l'auteur se rend en Chine, d'abord par jeu puis pour suivre des études. Il ignore tout de ce que le pays vient de traverser. Et heureusement, dit-il. Sans cela, il n'aurait pas persévéré dans cette voie. Ses entrevues avec Wen, jeune femme médecin dont il s'éprend, doivent demeurer furtives. Entretenir une relation avec un étranger ne va pas sans danger. Une seule possibilité s'offre à eux : le mariage. Or, pour cela, Wen doit obtenir l'autorisation de la direction de son hôpital, soit du responsable du Parti. Au-delà des obstacles auxquels se heurtent les deux amants, ce récit saisissant et authentique est aussi un roman d'apprentissage. L'auteur devine peu à peu une réalité sociale et politique censée rester cachée, tandis que sa compagne découvre le passé de sa propre famille.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

  • En quête d'une nouvelle provocation, Céline cherche par tous les moyens à attiser la haine. Il croise Paul Morand, qui lui tient des propos antisémites. "Voilà enfin mon sujet !" s'écrie Céline. Il fait part au chef de presse de la Gestapo de son projet de livre. Celui-ci le conseille sur la manière de servir la propagande antisémite. "Un bon nazi ne cherche pas de références, il les invente."

    Kaminski emploie l'arme la plus redoutable de l'écrivain : la satire. En hissant Céline en personnage de fiction, cruel, imbu de lui-même, sombre et délirant, il met à jour les techniques de falsification propres à la propagande nazie. Réaction à chaud et virulente, cette dénonciation avait valeur d'avertissement. Hélas, à la lumière de ce qui a suivi, elle fut prémonitoire.

    Juif allemand né en 1899, H.-E. Kaminski s'engage en 1917 dans la Luftwaffe. En 1922, il soutient sa thèse en sciences économiques puis publie en 1925 un ouvrage sur le fascisme italien. Il quitte rapidement Berlin pour Paris en 1933. Un voyage en Espagne en 1936 aboutit à Ceux de Barcelone (rééd. Allia 1986, 2003), suivi en 1938 par Bakounine, la vie d'un révolutionnaire et Céline en chemise brune. Après l'invasion allemande, il gagne Lisbonne puis l'Argentine, où il meurt vers 1960.

  • Un vers du poète grec Archiloque : « Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une grande chose. » Cet aphorisme, remis à l'honneur en 1951 par le philosophe britannique Isaiah Berlin dans un essai qui fit fureur, sert de point de départ à John Lewis Gaddis : menant une réflexion inédite sur la stratégie à travers toute l'histoire occidentale, le principal historien américain de la Guerre Froide réussit un tour de force. D'un côté : les hérissons, dont la rigueur n'a d'égale que l'obstination dont ils font preuve pour parvenir à leurs fins, en dépit de tous les obstacles. Ainsi par exemple de Napoléon pendant la campagne de Russie. De l'autre : les renards dont l'instinct est de s'adapter constamment à une situation toujours en train de changer. En dix chapitres, tous soigneusement documentés, et qui vont de la lutte entre Xerxès et Thémistocle au Ve siècle avant notre ère à celle de Roosevelt et de Staline, l'historien américain ne cesse d'approfondir une réflexion sur les raisons qui, au cours des siècles, permirent à certains stratèges - les renards - de l'emporter sur leurs adversaires. Nourrie par une connaissance aussi variée qu'étendue, animée par un sens de l'anecdote bienvenu, De la grande stratégie constitue une synthèse brillante de l'un des très grands historiens militaires et diplomatiques actuels.

  • Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Claude Martin nous déroule une Chine - sa Chine - dans un portrait palpitant allant de 1964 à 1993, autant dire des débuts de la Révolution culturelle à l'ouverture au monde occidental, en passant par la répression sanglante de Tiananmen. C'est d'ailleurs lui qui permettra à Gao Xingjian, ainsi qu'à d'autres intellectuels et artistes, de se réfugier en France durant ces années terribles. Pas de langue de bois ici : chaque paragraphe est essentiel, nous parle d'événements et d'hommes qui ont tous une résonance, et que nous découvrons avec intérêt, bonheur, stupéfaction, horreur, amusement... Rares sont les ambassadeurs qui ont livré leurs mémoires : nous sommes ici face à une oeuvre inestimable, écrite par un personnage hors du commun.

    /> Claude Martin, né en 1944, diplômé de l'IEP Paris, des Langues O', élève de l'ENA, part pour la première fois en Chine en 1964 ; il en devient définitivement en 1993. Il est ensuite nommé ambassadeur de France en Allemagne en 1999, et est chargé d'installer la nouvelle ambassade à Berlin.

  • Décembre 2007. Les élections présidentielles vont bientôt avoir lieu au Kenya. Dans quelques mois, ce sera le tour des États-Unis, et c'est Obama, un candidat d'origine kényane, qui s'apprête à les remporter.
    Dans ce contexte, Ishamel et O - qui viennent de monter leur agence de détectives à Nairobi - vont devoir enquêter sur la mort d'un Noir américain retrouvé dans la forêt de Ngong. Peu après, un attentat survient au Norfolk Hotel de la capitale kényane. Si certains y voient la signature d'Al-Qaeda, nos deux compères, eux, suivent la piste d'un mystérieux groupe de Blancs américains mené par un certain Sahara... Leur enquête les mènera jusqu'aux États-Unis, dans les plus hautes sphères du pouvoir politique international.

    Mukoma wa Ngugi est né aux USA en 1971. Il grandit au Kenya avant de revenir dans son pays natal, où il enseigne aujourd'hui l'anglais à la prestigieuse université Cornell, dans l'État de New York, après avoir étudié dans le Wisconsin. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Là où meurent les rêves.
    Il est le fils de l'écrivain Ngugi wa Thiong'o.

  • Renvoyée. Lorsque, en ce jour d'hiver 1813, la Surintendante de la Légion d'honneur découvre que Léonie s'est échappée de l'école sans autorisation, sa sentence est sans appel : la jeune fille doit quitter les lieux. Pourtant, cette décision est loin d'abattre Léonie qui rêve d'aventures et de liberté. De la Malmaison au palais de Schönbrunn, sa route va croiser celle de la Confrérie du Poignard qui a juré de mettre l'Aiglon sur le trône de France. Séduite par son chef, Léonie participe au complot bonapartiste.
    Mais peut-elle faire confiance à cet ancien soldat prêt à tout sacrifier pour sa cause ? Et sera-t-elle prête à payer le prix de son engagement pour la restauration de l'Empire ?

  • La politique étrangère des États-Unis d'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale expliquée par le professeur et militant Noam Chomsky, exemples à l'appui:
    Au Viêt-nam, les États-Unis n'ont pas perdu la guerre: ils ont laissé un pays en ruine, divisé, qui ne pourra jamais s'en relever. En Amérique latine, les États-Unis se sont affairés à écraser toute esquisse de démocratie ne cadrant pas avec leurs intérêts économiques. L'Europe de l'Est, tombée sous le joug de l'Ouest après la chute de l'Union soviétique, est maintenue dans un état de sous-développement.

    Avec la complicité des médias, Washington manie un double langage constant auprès de sa population peuple afin de justifier sa politique étrangère.

    Court, accessible et très incisif, Les dessous de la politique de l'Oncle Sam est devenu un classique des relations internationales et présente un condensé des analyses géopolitiques, économiques et sociales de Noam Chomsky.
    Le tiers monde doit apprendre que personne ne peut redresser la tête. Le gendarme de la planète poursuivra sans relâche tous ceux qui commettront ce crime inqualifiable.
    - Noam Chomsky

    Certains pourraient assimiler le travail de Chomsky à celui de la recherche d'un complot (les méchants Américains). Or Chomsky amène des faits [...] pour nous rappeler que le pouvoir ne se reproduit pas sans conscience de lui-même.
    - Combats

  • Les purges et la terreur installées par Staline dans l'Union soviétique des années 1930 ont découragé, chez la majorité des officiers gouvernementaux, toute velléité de témoignages écrits. Le journal tenu avec une remarquable assiduité par Ivan Maïski entre 1932 et 1943 fait figure d'exception. Exhumé à Moscou par Gabriel Gorodetsky, ce document exceptionnel consigne les conversations diplomatiques et mondaines sur les tensions de l'entre-deux-guerres en Angleterre et en Europe, l'apaisement de l'ère de Munich, les négociations menant à la signature du pacte entre Ribbentrop et Molotov, l'ascension de Churchill au pouvoir, l'invasion de la Russie par l'Allemagne et l'orageux débat à propos de l'ouverture d'un second front. La densité historique de ces événements mise à part, c'est la personnalité envoûtante de l'Ambassadeur autant que l'importance de sa mission diplomatique qui fascinent. Dans son proche entourage, on croise de célèbres politiciens (dont Churchill, Chamberlain, Eden et Halifax ou encore Laval et de Gaulle), des barons de la presse (Beaverbrook), des ambassadeurs (Joseph Kennedy), des intellectuels (Keynes, Sidney et Beatrice Webb), des écrivains (George Bernard Shaw, H. G. Wells), sans oublier les membres de la royauté. Une période charnière, l'intrication de pratiques d'influence, de rivalités et d'étonnantes alliances, encore largement méconnues du public. Enrichie de plus de 120 photographies inédites, l'édition française a été spécialement revue par Gabriel Gorodetsky.

  • "Cela se passait à Trouville-sur-Mer, ce lieu de délice où nous nous retrouvions, dans les jours heureux et en toutes saisons. Pascal Lemaître venait de nous y rejoindre et interrogeait Stéphane sur sa vie, et surout son enfance. Au fur et à mesure que se déroulait le récit, naissait des dessins. Tout cela dans la plus totale improvisation. Pascal Lemaître accompagne et fait revivre les fantômes d'un monde disparu. Mais ce livre fait bien plus que cela : dans ma période que nous traversons, faite de menaces, de perte de repères, de désordre politique, il restitue la voix d'un homme qui manque cruellement au monde d'aujourd'hui." Christiane Hessel Stéphane Hessel, résistant et diplomate français d'origine allemande (Berlin 1917 - Paris 2013), est l'auteur d'Indignez-vous ! (Indigènes éditions, 2010), succès phénoménal devenu référence d'engagement citoyen. Pascal Lemaître est auteur-dessinateur et professeur à La Cambre à Bruxelles.

  • Comment, après une guerre d'une ampleur et d'une férocité jamais vues, les politiques et les diplomates auraient-ils pu appliquer les recettes traditionnelles ? Il fallait tout rebâtir.
    Voulait-on tenir une conférence de vainqueurs ou préparer une paix durable en y associant l'Allemagne ? Quelle place faire aux idées portées par le président des États-Unis, puissance extra-européenne entraînée tardivement mais de manière décisive dans un conflit planétaire ? De quelle façon rebâtir le monde en l'absence de la Russie bolchevique, quelles suites donner à l'éclatement des empires austro-hongrois et ottoman, quel Proche-Orient nouveau faire émerger, comment traiter la Chine et le Japon, que faire des colonies allemandes ? De quels moyens doter la Société des Nations appelée à réguler désormais les relations internationales ? De quelle manière assurer la sécurité de la France, principal contributeur à la victoire, face à une Allemagne qui conservait toute sa puissance, restait persuadée de ne pas avoir été vaincue et croyait avoir reçu le fameux « coup de poignard dans le dos » ?
    On mesure la radicale nouveauté et la formidable complexité des problèmes que la conférence de la paix et les gouvernements ont dû résoudre en 1919 et 1920. C'est bien à tort que, dans les années 1930 (et parfois encore aujourd'hui), on a reproché au traité de Versailles et à ceux de la « banlieue parisienne » d'avoir ouvert la voie à la Seconde Guerre mondiale. Ce ne sont pas ces textes qu'il faut incriminer, mais plutôt les hommes d'État qui les ont mis en oeuvre par la suite.

    Réexaminé cent ans plus tard à l'aide d'une documentation largement inédite par un spécialiste de l'histoire de la diplomatie, cet épisode crucial, trop souvent éclipsé par l'ombre portée de la guerre, apparaît ici en pleine lumière. Ce récit fournit une clef essentielle à la compréhension du XXe siècle.

  • Le traité de Versailles (1783), préparé par Vergennes, constitue la plus belle réussite politique de l'Ancien Régime à son couchant. Non contente d'affaiblir l'Angleterre, la France porte un coup d'arrêt à la domination de la Royal Navy sur les mers et impose en Europe un équilibre des forces qui lui est très favorable. Le royaume est à son apogée et jouit alors d'un grand moment de prestige. Cette gloire, c'est à Vergennes que le roi Louis XVI et le royaume la doivent. Avec ses origines provinciales, son atavisme protestant, sa formation de juriste, son train de vie modeste, sa force de travail et son insensibilité aux modes, Vergennes est un non-conformiste. Peu soucieux de « faire sa Cour » à Versailles, il est d'abord un diplomate de terrain et occupe plusieurs grands postes. Dévoué seulement aux institutions de la monarchie, il prend des positions courageuses et sert sans états d'âme en ne répugnant pas aux basses oeuvres (ambassadeur à Stockholm, il prête la main à un coup d'État pro-français). C'est un grand novateur. À l'hégémonie, il préfère le concept d'« équilibre des forces », s'appuie sur le « droit public » et estime que les traités de commerce facilitent les relations internationales. De sa nomination aux Affaires étrangères en 1774 jusqu'à sa mort en 1787, il est la « solidité » de Louis XVI en exerçant sur lui une influence sans guère de partage. Mais si, en politique extérieure, il le délivre de son indécision pathologique, l'autorité du roi sera trop faible pour qu'il réussisse à réformer la monarchie. Revisitée par un grand diplomate, documentée par de nouvelles sources d'archives, éclairée par les travaux de chercheurs britanniques (nombreux à s'être intéressés à ce ministre), cette biographie donne à Vergennes sa vraie place dans l'Histoire et constitue bien davantage qu'une réhabilitation : une révélation.

  • Du fédérateur "Yes, we can", formulé par Barack Obama, au polémique "II faut dégraisser le mammouth", prononcé par Claude Allègre, en passant par le visionnaire "rideau de fer" annoncé par Winston Churchill, ce livre vous propose de faire le tour des citations politiques les plus marquantes de ces 150 dernières années. Chacune d'elles est remise en contexte et développée par un spécialiste ; c'est ainsi que vous découvrirez les hommes et les femmes qui ont façonné l'histoire mondiale.


    La IIIe République La IVe République La Ve République Les relations internationales Les élections présidentielles

  • Les tensions en mer de Chine méridionale sont bien ancrées dans l'actualité internationale, cristallisées autour des luttes que se livrent six pays asiatiques (dont quatre pays d'Asie du Sud-Est) pour le contrôle d'espaces maritimes et insulaires. La rivalité entre les pays d'Asie du Sud-Est et la Chine ne peut être appréhendée qu'à la lumière des incidents récents. Plus qu'une simple dispute territoriale, elle expose des situations maritimes et frontalières multiples, enchevêtrées et incompatibles. Si la position chinoise est bien connue (sans être pour autant légitime), les raisons qui permettent aux pays d'Asie du Sud-Est de reven­diquer des territoires en mer de Chine méridionale le sont un peu moins.

    Qu'en dit le droit international ? Quels sont les enjeux politiques, économiques et géopolitiques de ces conflits ? Nous dirigeons-nous vers une impasse militaire ou vers une solution politique ? Quels sont les arguments et les demandes des pays d'Asie du Sud-Est ? Quels sont les desseins de la Chine, et quelles sont les répercussions de ceux-ci sur les politiques de voisinage en Asie du Sud-Est ?

    Faisant appel à des expertises croisées, le présent ouvrage répond à ces questions et cherche à montrer dans quelle mesure les conflits actuels s'arti­culent autour de paradigmes aux contours encore mal définis. Il est appelé à devenir une référence incontournable dans le domaine.

  • "À peine la menace de la troisième guerre mondiale s'estelle éloignée avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes formes : guerre civile, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
    Fautil opposer la violence à la

  • L'ONU, coquille vide ou agence humanitaire ? Créée en 1945 dans le contexte de l'après-guerre afin de préserver la paix, cette organisation a aujourd'hui mauvaise presse, d'autant que, sur le terrain, sa puissance s'affaiblit.

    Qui est responsable de cette déliquescence ? Les membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont préféré préserver leurs intérêts au sein des directoires du G7 et du G20 ? Les partisans de l'ultralibéralisme et du profit ? Ou encore les dirigeants médiocres, sans envergure et sans vision, qui accèdent aux plus hautes responsabilités de démocraties moribondes ?

    Pourtant, il faut sauver l'ONU, seule institution capable d'organiser un monde en plein bouleversement où menace la guerre. Mais comment ? C'est à ces questions sensibles que deux spécialistes, Romuald Sciora et Anne-Cécile Robert, tentent de répondre dans un essai documenté, bâti sur quinze ans de recherches et d'enquêtes auprès des instances onusiennes.

    Avec un préface de Pascal Boniface

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • À quoi servent les ambassadeurs ? À l'heure de la diplomatie des sommets et de la diversification des sources d'information, l'institution diplomatique est considérée comme le vestige d'un passé doré. Dans un monde marqué par l'affaiblissement du pouvoir

  • La Chine fait face à plusieurs défis : une grave crise écologique, des tensions sociales liées notamment à la répartition de la terre et des richesses, et une stratégie internationale qui s'apparente à un exercice d''équilibriste. L''État-parti, mis en question par une société civile émergente, n''est plus le moteur mais le frein du développement. Enfin, habitée par un malaise identitaire récurrent, la Chine cherche sa juste place dans la communauté mondiale.
    De par son poids économique et stratégique, les défis que doit relever la Chine sont aussi des enjeux planétaires. Est-il encore possible d'encourager la Chine à devenir un acteur pacifié d''une gouvernance mondiale en mutation ?
    Une plongée au cur des dilemmes qu''affrontent aujourdhui' la société et le pouvoir chinois.

  • La Chine reste en quête de ses frontières alors même qu''elle ambitionne de réussir son «émergence pacifique» sur la scène mondiale. Rien n''illustre mieux ce constat que les relations toujours vivaces entre la Chine et Taiwan. Cet ouvrage propose une analyse synthétique et globale de cette confrontation, replacée dans le cadre de la politique étrangère de la Chine et de la réalisation de ses ambitions internationales. C''est la seule étude comparative en français et à jour qui éclaire le contexte et la dynamique de ce conflit. Les auteurs présentent de plus les principaux scénarios d''évolution future des relations entre la Chine et Taiwan. De manière plus large, en dévoilant la sophistication de cette relation conflictuelle, ce livre apporte une contribution précieuse à la nouvelle discipline que constitue «l''étude de la résolution des conflits».

  • Il existe peu d'ouvrages sur l'analyse de la politique étrangère en langue française et la plupart d'entre eux découpent l'objet d'étude de manière soit thématique, soit géographique, soit théorique (théories de l'analyse de la politique étrangère et des relations internationales). Ce livre se démarque clairement de ces travaux. Son ambition est de réaliser un tour d'horizon des grands questionnements, des théories, des concepts et des méthodes qui traversent les différentes disciplines de sciences humaines et sociales, et qui peuvent enrichir et affiner l'étude de la politique étrangère. Il met ainsi à jour avec rigueur et clarté toute la complexité de l'analyse de la politique étrangère.

    Christian Lequesne est professeur de science politique à Sciences Po (CERI) et rédacteur en chef d'European Review of International Studies (ERIS). Connu pour ses travaux sur l'Union européenne, il consacre aussi ses recherches aux pratiques de la diplomatie contemporaine.

    Hugo Meijer est Marie Sklodowska-Curie Research Fellow au Robert Schuman Centre for Advanced Studies de l'Institut universitaire européen (IUE). Ses recherches se concentrent sur l'analyse de la politique étrangère et de défense aux États-Unis et en Europe.

empty