Presses de Sciences Po

  • Les discriminations de sexe sont ancrées dans nos sociétés. Comment expliquer leur persistance dans des économies capitalistes qui se développent au sein d'un espace démocratique ? Comment déceler, prouver et mesurer ces discriminations ? Qu'en est-il des inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ? La mixité à l'école est-elle un vecteur d'inégalités ? Le recours croissant à la notion de diversité n'est-il pas un moyen de contourner l'interdiction de discriminer ? Comment interpréter l'évolution des normes juridiques dans le droit international, communautaire et français ? L''Europe joue-t-elle un rôle moteur ? Les politiques publiques sont-elles efficaces pour lutter contre les discriminations ou bien, au contraire, en produisent-elles ?
    Afin de conceptualiser et de mesurer les discriminations entre les femmes et les hommes, sont réunies ici les approches théoriques et empiriques de seize chercheurs-es issus-es d''horizons divers : philosophie, économie, droit, sociologie, science politique, psychologie, etc.
    Au moment où l''enseignement et la recherche sur le genre se déploient en France, ce livre croise les regards portés par les différentes disciplines des sciences sociales sur les discriminations entre les sexes, et invite au débat sur une question qui est toujours d''actualité.

  • Qui n'a pas entendu dire qu'il était dangereux pour une femme de sortir seule le soir ? Si tout le monde semble s'accorder sur une telle réalité, les moyens mettre en oeuvre pour éviter ce genre de dangers n'en sont pas moins considérés comme relevant d'une simple question de bon sens . l'heure o la question de la sécurité occupe le devant de la scne, celle des femmes est en effet largement ignorée des médias et rarement prise en compte par les pouvoirs publics : elles de prendre leurs précautions.
    L'aide d'une approche originale qui confronte les politiques de sécurité aux pratiques et représentations quotidiennes, ce livre souligne les difficultés des politiques publiques prendre en considération les inégalités entre les sexes. L'étude de la mise en oeuvre de contrats locaux de sécurité, Paris et Guyancourt, révle en effet les multiples résistances qu'une telle thématique suscite.
    Marylne Lieber met en évidence la prégnance de discriminations présentées comme allant de soi, dans un contexte d'égalitarisme entre hommes et femmes qui n'est que formel. Elle donne également voir une forme de violences l'encontre des femmes trop rarement appréhendée, celles se déroulant au coeur des espaces publics.

  • Comment s'intègrent les nouveaux immigrés dans les villes ou les quartiers sensibles des États-Unis et du Royaume-Uni ? Quel accueil leur réservent les populations locales ? Quel est l'enjeu des mobilisations civiques ou ethniques observées dans les deux pays ?
    Partant d'une réflexion critique sur la construction sociale des identités ethniques, culturelles ou religieuses, cet ouvrage révèle l'existence d'une crise du multiculturalisme, illustrée par des tensions, souvent très vives entre majorités et minorités ainsi qu'entre minorités rivales. Parfois accompagnées de violences, ces tensions peuvent donner l''illusion d'un éclatement du lien social. Pourtant, les politiques de gestion de la diversité observées sur les terrains anglais et américains démontrent que les acteurs locaux sont parfaitement capables de transcender leurs divisions pour penser le bien commun et inventer des méthodes de sortie de crise.
    Cette réappropriation "par le bas" d''un certain civisme intégrateur pourrait servir de modèle aux décideurs français, confrontés aux mêmes difficultés interethniques, aux mêmes passions xénophobes, et aux mêmes demandes de reconnaissance de populations issues de l'immigration.
    Ont également contribué à cet ouvrage : Audrey Célestine, James Cohen, Michael Collyer, Andrew Diamond, Vincent Latour, Delphine Papin, Philippe Vervaecke.

  • Faillite annoncée du multiculturalisme en Allemagne et en Grande-Bretagne, chasse aux Roms en France et en Italie, criminalisation des Latinos aux Etats-Unis, conflits interethniques et racisme anti-Blancs en Afrique, racisme anti-Noirs en Europe, émeutes antichrétiennes en Asie et au Moyen-Orient, antisémitisme croissant et islamophobie mondialisée.
    Comment expliquer la permanence des préjugés racistes en dépit d'une mobilisation antiraciste sans précèdent ? Quelles sont les pratiques dominantes de rejet de l'autre ? Assistons-nous à l'émergence de nouvelles frontières ethno-raciales ?
    Selon une approche à la fois théorique, historique et comparée, cet ouvrage évalue la nature et les contours du racisme contemporain. Il analyse comment l'obsession sécuritaire se combine dans de nombreux pays à un repli identitaire de plus en plus exclusif, pour légitimer un renforcement du contrôle social des minorités et un durcissement du contrôle aux frontières.
    Donner les bases théoriques et historiques pour aider à lutter contre le racisme, le repli et le rejet de l''autre, telle est l''ambition de cet essai.

  • L'émeute, parce qu'elle introduit une rupture dans le fonctionnement de la société, est perçue comme extérieure à la culture et aux traditions nationales ; le fait que ceux qui y participent soient souvent d'origine immigrée suscite des débats sur les critères culturels, ethniques ou raciaux d'intégration.
    La Grande-Bretagne, depuis longtemps confrontée à des épisodes de tensions urbaines, a développé dès les années 1980 une réflexion axée sur le multiculturalisme, la lutte contre la discrimination raciale et contre la sous-représentation politique des minorités. Ces approches ont abouti, dans la décennie suivante, à des politiques ambitieuses contre la discrimination raciale dans la police.
    Les idées de citoyenneté, de valeurs communes, et la notion de community cohesion du New Labour de Tony Blair les ont éclipsées après la vague de d'émeutes de 2001. Mais le multiculturalisme continue d'inspirer nombre de politiques outre-manche et d'animer un vif débat.
    Un essai éclairant,dans un contexte européen où le multiculturalisme tend à s'effacer au profit d''un "néo-assimilationniste", notamment en France où statistiques ethniques et sous-représentations des minorités restent sujets à polémique.

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