Littérature générale

  • « Je croyais que ce serait toujours elle et moi. Mais les adultes abîment tout. »

    Des cousines que sépare une dispute familiale, deux jeunes femmes que tout oppose éprises l'une de l'autre, le désastre d'un amour virtuel, une visite sordide dans une école défavorisée... Ce pourrait être les vies de femmes banales, mais elles sont quiltras. Avant tout des «sans race, sans classe», des «chiennes bâtardes».
    Arelis Uribe écrit ce que la littérature chilienne a eu l'habitude de taire. Style incisif, écriture dépouillée, «je» intime, son recueil se fait aussi le porte-parole de celles que le Chili méprise et discrimine.

    « L'un des dix meilleurs livres latino-américains de l'année 2019. » The New York Times

    Arelis Uribe est journaliste, directrice de communication de la OCAC (Observatoire contre le harcèlement de rue). Un rôle qui l'a poussée à prendre des décisions politiques dans ses nouvelles, le fait que les hommes n'y jouent qu'un rôle secondaire.
    "Les auteurs chiliens reconnus sont tous des hommes (Bolaño, Fuguet, Zambra). Talentueux mais parlant d'une culture androcentriste que l'on n'interroge pas. J'ai écrit un livre au positionnement politique explicite mais ce n'est pas un pamphlet."

    Arelis Uribe est journaliste, directrice de communication de la OCAC (Observatoire contre le harcèlement de rue). Un rôle qui l'a poussée à prendre des décisions politiques dans ses nouvelles, le fait que les hommes n'y jouent qu'un rôle secondaire.
    "Les auteurs chiliens reconnus sont tous des hommes (Bolaño, Fuguet, Zambra). Talentueux mais parlant d'une culture androcentriste que l'on n'interroge pas. J'ai écrit un livre au positionnement politique explicite mais ce n'est pas un pamphlet."

  • Corps noir. Code noir.
    Esclavage. Colonisation.
    Identité. Exclusion.
    Nègres. Fantômes. Fantasmes.
    Mépris. Haine de soi.
    Race. Racisme. Différence.
    Moi. L'autre.
    Qui a inventé le corps noir ?

    Jean-Claude Charles ouvre de singulières perspectives en interrogeant le mythe du corps noir.

  • Le récit de l'enfance d'une petite Juive née à Vienne, déportée à onze ans, miraculeusement échappée d'Auschwitz, et qui s'exila à seize ans aux États-Unis. Dans « Perdu en chemin », devenue adulte, Ruth Klüger se confronte au quotidien complexe des années 50. Elle sera de ces femmes qui se battront sans répit pour obtenir ce qui leur paraît le minimum : la dignité, le respect, le droit à l'étude, la simple reconnaissance de soi.
    Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude impitoyable des sentiments qu'elles expriment ; compte rendu et accusation s'interpénètrent. Le lecteur est submergé par l'intransigeance et la sincérité de cette femme à l'intelligence généreuse et souveraine.

  • La poésie ne se vend pas, elle ne s'achète pas non plus.
    Mais elle n'est pas gratuite vous savez, le poète la paye au prix fort, de sa vie, sa
    voix, sa solitude et son encre de sang.
    J'ai toujours entendu l'appel d'air/ère libre des poèmes qui m'ancrent en moi-même,
    me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d'art.
    La poésie est une fièvre salutaire, ma chance, mon bonheur et mon risque.
    Ma poésie est née là-bas à Douala, pas si loin.
    Là-bas, au Sud.
    Au Sud, de mon coeur.

  • Cette histoire pourrait être intitulée Les Malheurs de Marco Bueli. Qu'on se rende compte : trois licenciements à 36 ans quand on est issu d'une grande école d'ingénieur ! Il faut dire qu'il a tout pour agacer, faire des envieux, car cet homme est beau, très beau. Mais il est fatigué de faire des sourires, de séduire malgré lui et de finir par se faire avoir. Marco a décidé de se défendre et d'aller en justice pour discrimination liée à l'apparence physique. Après tout, les Américains ont montré la voie et la législation française le permet. Croyez-le, sa beauté ne l'a pas aidé dans sa carrière, il a souffert.

    À travers le personnage du sublime Marco Bueli et de sa détermination à obtenir réparation, ce roman dépeint ironiquement les excès d'une politique de lutte contre les discriminations qui permet, aujourd'hui, à tout un chacun de se considérer comme victime, légitime à se plaindre. Dans la continuité de ses précédents romans, Emmanuelle Heidsieck pointe ici avec acuité le démantèlement du modèle social français face à la montée de l'individualisme. La concurrence des plaintes entre les discriminés de tous ordres n'annonce-t-elle pas la dislocation de la société ?

    Emmanuelle Heidsieck est une romancière qui mêle la fiction littéraire aux questions politiques et sociales et décrit, souvent de façon grinçante, des héros se débattant dans un monde qui tourne de moins en moins rond.
    Trop beau est son cinquième roman après À l'aide ou le rapport W (Inculte 2013, réédition en janvier 2020), Il risque de pleuvoir (Le Seuil, Fiction & Cie, 2008), Notre aimable clientèle (Denoël, 2005) et Vacances d'été (Léo Scheer - LaureLi, 2011).

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage. Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.

    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.

    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.

    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.

    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté ; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.

    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Porte par les croyances d'un Ancien aborigene remarquable, voici le témoignage émouvant d'une vie qui transcende les discriminations. Rayonnant de générosité, d'esprit de partage, d'amour et d'une profonde spiritualité, Banjo Clarke raconte l'histoire douloureuse et méconnue de son peuple. Il puisait sa sagesse sur la terre de ses ancêtres.

  • Est-il possible qu'une simple lettre change toute une vie?? Confinée avec sa famille dans un bidonville du Sud, Gabriella Vellera se tourne vers son amie Normande Viau, marraine humanitaire de son fils Jo'no, pour le sauver de la délinquance. La Canadienne accepte spontanément d'accueillir l'adolescent dominico-haïtien à Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario. D'abord ébloui par les grands espaces, l'abondance de nourriture, le confort et les richesses infinies du Canada, Jo'no en découvre bientôt le versant plus sombre. Lié d'amitié avec Billy, un jeune autochtone, il comprendra la misère des réserves, qui lui rappelle avec désarroi les injustices et les préjugés qui règnent dans les bateyes dominicains où il a grandi et souffert. Le séjour du filleul à Kapuskasing ne se vivra pas en toute tranquillité. L'adolescent sera témoin du mensonge et de la violence qui s'immiscent peu à peu entre Normande et son mari, des deuils vécus par son ami Billy, des difficultés que vivent sa famille et leur protecteur, le père Mark. Les personnages d'Hélène Koscielniak se métamorphosent au gré des rencontres et des bouleversements?: ils se retrouvent au carrefour des grandes décisions et entament une existence nouvelle... Mais cette existence sera-t-elle plus heureuse??

  • "Je peux toucher tes cheveux ?"
    "Vous fêtez les anniversaires dans ton pays ?"
    "T'as pas l'air gay, pourtant."
    "L'important, c'est que tu te sentes bien dans ton corps."
    "T'as tes règles ou quoi ?"
    Ces remarques aux faux airs amicaux charrient une tonne de préjugés. Elles sont pesantes précisément parce que les personnes qui les prononcent sont rarement conscientes de leur énormité et des effets qu'elles peuvent produire. C'est pourquoi il est important de prendre la mesure de ces micro-agressions et, pourquoi pas, d'en rire.
    L'idée n'est pas d'organiser le plus grand procès d'intention de l'histoire mais de continuer de militer pour la tolérance afin que chacun puisse vivre paisiblement ses différences. Et puisque ça ne suffira pas, que ces "questions qui tuent" nous fassent hurler, sourire ou pleurer, finalement peu importe, l'idée serait simplement de ne pas s'y habituer.

  • On s'était promis

    Yolene Jullien

    Victoire est une trentenaire, métisse afro-caribéenne, fougueuse et pétillante. Raphaël est quarantenaire, franco-italien, un vrai dandy, marié et père de deux enfants. Leurs différences deviendront rapidement une source d'attractions irrésistibles. Une relation qui bouleversera leur perception des codes de l'amour et de l'amitié remettant en cause leurs croyances profondes. Mais lorsque les doutes et les peurs s'entremêlent, tout se complique rapidement.  On s'était promis raconte une relation fusionnelle pleine de promesses et d'attentes, mais aussi de désillusions ; un amour passionnel et controversé.     « Pensez-vous que l'on puisse rencontrer des personnes au mauvais moment ? Selon moi, il n'y a pas de hasard. Chaque rencontre a une raison d'être. Que l'on croit ou non au destin. Toutes les rencontres ne se valent pas. Certaines vous laissent des traces indélébiles et vous bouleversent à tout jamais. Dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il marquerait ma vie. » 
    Dans ce livre, l'auteure a tenu à se mettre du côté de l'amante et des préjugés qui lui collent à la peau mais aussi de comprendre les interrogations de l'homme marié, amoureux comme jamais mais tourmenté. Yolène Jullien propose également une réflexion idéologique du personnage principal, Victoire, qui tombe amoureuse pour la première fois d'un homme blanc et qui s'en retrouve complètement bouleversée. L'histoire met en scène une situation assez banale en somme, mais qui se termine de manière plutôt inattendue.

  • L'Immigration inconnue

    Adam Miher

    L'immigration déchaîne les passions, y compris sur le plan politique. Les débats sur le sujet ne risquent pas de s'atténuer après la crise sanitaire du Covid-19, d'autant plus que les fractures multiples de la société Française sont de plus en plus visibles, face un communautarisme séparatiste naissant.

    L'essai « L'IMMIGRATION INCONNUE » se veut surtout un message portant une vision objective sur des réalités de la société, qui doit être guidée par les valeurs de la république et tirée les enseignements du vécu de la France, dans l'optique de faire face aux menaces et se préparer aux prochains défis de la nation.

  • Nous avons tous des rendez-vous importants avec le destin ! Ces rendez-vous, ce sont les expériences significatives de la vie. Extraordinaires, périlleuses, bouleversantes, magiques, audacieuses, destructrices, inspirantes ou juste nécessaires, elles s'additionnent au fil du temps pour former notre puzzle existentiel. C'est dans l'alternance de ces instants forts en émotions que nous nous construisons. La singularité de chacun détermine le trajet. Un voyage semé d'embûches, mais aussi jalonné de moments de bonheur et d'espoirs.

    À travers son récit, de l'enfance à l'âge adulte, Payal nous raconte son parcours, depuis la découverte de son mutisme jusqu'à cette décision qui transformera sa différence en force. Il bouscule cette norme sociale qui pèse si lourdement, et prouve, une fois encore, que la différence, quelle que soit sa forme, peut être source d'une incroyable richesse. Une richesse dont on se prive, par manque de tolérance. Il nous dévoile sa quête identitaire, armé d'optimisme, de compassion, de détermination et d'humour. Un petit pas de plus vers l'autre, pour défaire les noeuds, renverser la vapeur et inspirer les générations futures qui relèveront les défis de demain.

    Peu importe l'itinéraire, il est toujours possible d'arriver à bon port, car « là où il y a une volonté, il y a un chemin... » N'essayez pas de trouver la clé du bonheur, les portes sont grandes ouvertes pour celui qui se laisse porter par son intuition profonde...

    À vos marques, prêts, rêvez...

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • On peut porter le voile et être militante féministe, être Noir et ne pas aimer danser, être Rom et chercher un emploi sédentaire...La complexité du réel échappe trop souvent aux représentations médiatiques. Ce précis décrypte avec humour les clichés véhiculés de façon récurrente par les médias. La diversité des styles, des sensibilités, des parcours et des générations des contributeurs nourrit une réflexion collective dont l'objectif est d'interpeller sans donner de leçons, car nul n'a le monopole de l'exemplarité. Ni recueil d'anecdotes, ni manuel éducatif bien-pensant, cet ouvrage nous invite à questionner les préjugés dont nous pouvons tous être porteurs. Ont participé à cet ouvrage : David Abiker (Europe 1), Kidi Bebey (indépendante), Abdelkrim Branine (BEUR FM / Mediapart), Rokhaya Diallo (LCP-AN/ La Chaine Parlementaire), Nadia Henni Moulaï (indépendante), Idir Hocini (Bondy Blog, M6), Thierry Leclère (revue XXI), Bérangère Portalier (magazine Causette), Olivier Rogez (Radio France Internationale), Océane Rose Marie (France Inter), François Saltiel (Radio France / Le Mouv'), Raphäl Yem (MTV), Denis Sieffert (hebdomadaire Politis), Gilles Sokoudjou (association « Les Indivisibles »)

  • Moncoutant, France, 1684. Mérance Duvernay, 16 ans, possède un talent de guérison par les plantes. Promise à un jeune médecin prétentieux, elle refuse ce mariage imposé par son père, un pasteur protestant. Accueillie par un maître apothicaire, Mérance deviendra apprentie au sein de sa boutique. Mais, à la mort de son mentor, elle part à la recherche des membres de sa famille, qui ont dû s'expatrier pour survivre en raison des conflits religieux. Se déroulant à l'époque de la révocation de l'Édit de Nantes, lors du Grand Siècle, cette intrigue entremêle avec soin les thèmes des corporations et de la sorcellerie. La Protégée de l'apothicaire se révèle un excellent premier roman de Stéphanie Tétreault, avec ses personnages attachants, ses scènes remplies d'émotion, ainsi que ses notions historiques bien intégrées au récit.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à

  • En 1893, une entreprise indienne propose à Mohandas Karamchand Gandhi, tout jeune avocat, de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts. Gandhi accepte.
    Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie. Il découvre l'apartheid, l'humiliation, et se lance dans un combat acharné contre la discrimination dont sont victimes ses compatriotes indiens. C'est là qu'il expérimentera pour la première fois une arme redoutable : la résistance passive. Jour après jour, le petit avocat timide et si british, va se métamorphoser jusqu'à devenir le Mahatma, la Grande Âme.
    C'est aussi sur cette terre de violences qu'il rencontre Hermann Kallenbach, un architecte juif allemand, avec lequel s'instaure une relation hors du commun. Une intimité précieuse, intense, forte comme une passion, digne d'un amour... vrai.
    Gilbert Sinoué dévoile un visage méconnu de Gandhi et nous fait découvrir comment ces vingt-trois années en Afrique du Sud ont fait du personnage l'adversaire le plus redoutable de l'occupant anglais. Un roman magistral, passionné, où l'Histoire et l'histoire ne font qu'un.

  • There is nothing peaceful about Samia Shariff's account. Life has not been easy for this Algerian woman, who was born in France. The third child in a Muslim family whose father is a prosperous and respected businessman, Samia was not welcome in a clan where the birth of a daughter was considered a punishment from Allah!

    A powerful, at times almost unbearable narrative, Veil of Fear draws us into a world of men who justify most of their actions towards women by means of an abusive interpretation of the Koran and its teaching. Thus, from the time of her birth, Samia lives in fear. In fear of her mother, of her father, of the husband she was forced to marry at the age of 16, of the fundamentalists who constantly threaten her, of the obstetricians who want to put her to sleep, of what might happen to her children, of fleeing towards the unknown, of choosing freedom over assured wealth and, above all, of making her daughters live through the same torments she has experienced. Humiliated, beaten, raped, harassed, she had the intelligence and courage to break out of the infernal circle in which a woman depends on the totalitarian power of a man, from generation to generation. Thus, in November 2001, using false passports for herself and her five children, she crossed the Atlantic Ocean and took refuge in Canada, where she was finally able to start a real life as a mother and woman.

    In a style that is both simple and effective, Samia recounts her life, her trials and, above all, her victories. For several decades she was the instrument of a completely incredible belief system that granted her no rights whatsoever, not even the right to love or even live in peace. In this respect, she is now the spokeswoman for millions of other women who have stories that are similar and possibly even worse, to tell us. In her own words, Samia says, "I lost everything I had in order to obtain what I never had: peace and love."

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