• Dans la lignée de Un goût de canelle et d'espoir, un premier roman doux-amer qui entremêle les destins d'une vieille dame et d'une jeune fille. Délicieusement subtil et poétique.
    Elisabetta Shapiro, 80 ans, vit seule dans sa maison familiale au coeur de Vienne. De son enfance, elle a conservé des dizaines de pots de confiture d'abricot. Tous sont soigneusement étiquetés et indiquent l'année de leur fabrication. Véritable madeleine de Proust, la confiture fait immanquablement jaillir les souvenirs : les jours tranquilles rythmés par les chants de sa mère, Franz, le voisin dont elle était follement amoureuse, ses grandes soeurs qu'elle jalousait secrètement. Et puis la montée du nazisme dans les années 1930, l'arrestation de toute sa famille par les SS, la solitude et la perte des repères.
    Quand Pola, une jeune danseuse, emménage chez la vieille dame, ses habitudes sont chamboulées. D'autant plus que Pola lutte elle aussi contre ses propres démons.
    Malgré leurs différences, les deux femmes vont peu à peu se rapprocher et nouer des liens plus forts qu'elles ne l'auraient imaginé.

  • Les figures trans sont partout. Dans les clips, la mode, les séries, les faits divers... Pourtant, cette visibilité ne s'accompagne pas toujours d'une plus grande acceptation. Tour à tour caricaturé, psychiatrisé, dans le meilleur des cas ignoré, dans le pire rejeté, le fait transidentitaire pose problème. A l'image de l'homosexualité, les peurs et les tabous demeurent.
    C'est sur la base de ce constat que ce livre propose un bilan des savoirs sur « les » questions trans, en insistant aussi sur les différents fronts, de l'espace médical à l'espace social, en passant par les arènes juridiques et scientifiques. Laissant de côté la question du « pourquoi » (« pourquoi est-on trans ? » ou « pourquoi le devient-on ? », l'auteur s'intéresse à la question du « comment », c'est-à-dire des logiques sociales à l'oeuvre dans les controverses transidentitaires.

  • «Les libéraux n'aiment pas les femmes.» Voilà une proposition qui fait sourciller : les libéraux disputeraient donc aux conservateurs l'éminent privilège de s'attaquer aux droits et libertés des femmes ? C'est là le dur constat de ce petit livre. En s'en prenant à la santé publique, à l'éducation, aux garderies et aux groupes communautaires, les politiques d'austérité du gouvernement Couillard frappent les femmes plus durement que quiconque.

    Si les libéraux n'aiment pas les femmes, c'est parce qu'ils gouvernent par et pour les nombres. Les « vraies affaires » - l'atteinte du déficit zéro en tête - relèvent d'une logique purement « économique ». Quantitative, implacable, elle est imposée sans haine ni mépris. Le sort que l'austérité réserve aux femmes s'explique par cette odieuse indifférence qui, ultimement, fera ployer l'ensemble de la population.


  • Nationalité, origine, âge, état de santé, situation de famille, orientation sexuelle, apparence physique, opinion politique, convictions religieuses... Autant de critères régulièrement associés à une discrimination dans l'entreprise !
    Quels sont les critères discriminatoires et comment les repérer ? Comment s'exerce le droit d'expression des salariés ? Quel rôle l'employeur peut-il tenir dans la prévention des discriminations ?
    Cet ouvrage répond ainsi à un double objectif.
    D'une part, permettre au salarié victime d'un traitement discriminatoire de recourir aux moyens de défense adaptés à sa situation. D'autre part, présenter à l'employeur toutes les situations inégalitaires susceptibles d'être sanctionnées ainsi que les responsabilités civiles et pénales qu'il encourt.
    Intégrant la toute dernière actualité, ce guide pratique vous permettra d'analyser toutes les situations et de lutter contre celles qui relèvent de la discrimination en entreprise.

  • « Je viens d'un monde où l'adolescence n'existe pas.
    L'insouciance qui, d'habitude, protège les enfants d'une réalité âpre nous quittait trop vite. Je l'avais ressenti très tôt, peut-être dès l'âge de dix ans, dans les regards de mes camarades. Chaque mois qui passait voyait disparaître un peu de l'innocence qui pétillait dans nos yeux. [...] Partir loin, très loin, là où nous aurions de quoi manger à tous les repas ; là où nous pourrions mettre des habits propres tous les jours ; là où nous aurions de l'eau à profusion pour nous laver et boire jusqu'à plus soif... » Le narrateur grandit dans un quartier pauvre d'Oran. Il considère qu'il n'a pas d'avenir dans une société où la misère le dispute à la corruption. À quinze ans, prêt à affronter tous les périls, il part pour la France, où il vit d'expédients en expédients la vie des sans-papiers. Après deux ans de galère, à un moment où son sort semble s'améliorer, un voile rouge s'abat sur ses yeux. À la cruauté de l'exil s'ajoute celle du handicap, mais une volonté hors du commun, un don inné des mathématiques lui permettront de dépasser la double douleur de la cécité et du rejet par une société trop souvent xénophobe. Il découvre alors la richesse de la littérature, la force de l'amour et se fait l'auteur de son propre destin.
    Écrit dans une langue simple et nerveuse, traversée parfois d'éclairs de poésie, Le voile rouge est un récit brut, dont la dureté, jamais gratuite, reste toujours au plus près d'une humanité profonde.

  • Pourquoi la 'France plurielle" est-elle l'expression d'une fierté nationale lorsque le pays remporte la Coupe du monde de football puis celle, inquiète, d'un improbable accord sur le contenu de la nationalité française?
    La 'France plurielle' décrit le plus souvent : les difficultés d'intégration sociale et économique des immigrés, mais on ignore qu'à conditions sociales égales leurs enfants sont autant sinon plus diplômés que la moyenne ; des quartiers censés être des 'ghettos', mais on oublie que la mobilité sociale et résidentielle s'accroît au fil de l'intégration ; le 'communautarisme' de ces populations, mais l'on nie que la République a multiplié les promesses, non tenues, de lutte contre les discriminations ordinaires ; l'ignorance de la symbolique nationale par les jeunes générations, mais s'est-on soucié de leur exclusion du récit national qui peine à faire une juste part à la contribution des minorités au devenir de la Nation?

    Laetitia Van Eeckhout donne ici la mesure des défis lancés à la France d'aujourd'hui et les clés pour que le pays reconnaisse la richesse de sa pluralité.

  • « Ce sont des garçons manqués », « C'est un choix féministe », « Il y a plus de gais que de lesbiennes », « Elles n'ont pas trouvé le bon », « Entre femmes, ce n'est pas vraiment du sexe », « Elles ne devraient pas avoir d'enfants » ... Dépassant, entre autres, le cliché de la « camionneuse », l'auteure nous invite ici à découvrir cette homosexualité féminine qui, depuis Sapho, gêne et inquiète parce qu'elle transgresse les normes sociales.

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