• En ce début de XXIe siècle, quel regard l'homme porte-t-il sur la vie ? Alors que le siècle qui se dessine semble être celui des biotechnologies, que le conflit ouvert entre la puissance envahissante de la biologie et les limites de l'éthique devient irrémédiable, la notion même de vie semble s'être extirpée du champ de la biologie. Or, les frontières de la science touchent pourtant bien celles de la définition du vivant. Mais alors quel sens donner au mot vie ? L'embryon est-il en vie dès sa conception ? Le clone, l'autre soi peut-il être réifié pour répondre au simple besoin de cellules souches d'une personne, dont la vie est elle-même mise en péril ? Ces questions nouvelles, ne sont qu'une formulation moderne de questions pérennes. Elles permettent aussi de comprendre que la biologie ne peut se départir d'une réflexion éthique.

    Le présent ouvrage propose une définition nouvelle, simple et opérante de la vie qui exclut l'appel au vitalisme, et qui permet ensuite de revisiter certaines énigmes de la biologie moderne comme les origines de la vie et son évolution, et de s'interroger sur les problèmes éthiques de la biologie contemporaine : Quid des OGM, du clonage reproductif et thérapeutique, des cellules souches au regard de la vie ? Il ne s'agit ici ni de vouer les techno- sciences aux géhennes, ni de déplorer les progrès de la science. L'objectif est plutôt d'anticiper l'émergence des problèmes éthiques futurs par une réflexion plus profonde et plus large sur le sens du mot vie, afin de mieux accompagner les surprises que livre pudiquement la nature aux êtres curieux de savoir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce livre propose une réflexion simple et précise au moment des débats relatifs à la loi de bioéthique.Le "modèle français de bioéthique" repose sur la dignité humaine. li se construit en référant toute avancée scientifique et tout désir à une donnée stable : l'être humain. Celui-ci nous est donné comme un bien précieux à sauvegarder avec autant de détermination que celle que nous déployons pour protéger la planète qui nous accueille. "Tout est lié", proclame le pape François dans Laudato Si'.Face aux techniques toujours plus sophistiquées et de plus en plus mises à la portée de tous, la bioéthique nous pose ces redoutables questions: Comment recevoir l'être humain comme un bien qui nous précède, de la même manière que nous avons à recevoir la planète dont les écosystèmes sont si précieux pour notre vie ? Comment protéger l'Homme en comprenant qu'il n'est pas transformable à volonté sous peine de lui nuire? Comment mieux l'estimer, en particulier le plus fragile, et construire ensemble notre "fraternité" ? Voilà de beaux enjeux d'humanité !Sur le projet de loi, ces pages montrent les inégalités créées vis-à-vis des enfants ainsi que les contradictions qui le traversent. Elles indiquent aussi la grandeur de l'éthique, source d'espérance.

  • Où et quand commence la personne humaine ? Est-elle passible de "contrats" comme ceux qui lieraient une mère porteuse à ceux qui "louent" ses services ? Que doit-on faire des embryons congelés ? Ont-ils le "droit" à la vie ? Face à ces questions - et à tant d'autres - que les "enfants de la science" imposent à la conscience contemporaine, on pourrait croire le Droit contraint d'improviser et de mener, derrière les savants, une harassante et inquiétante course-poursuite. Il n'en est rien. Dans l'Antiquité déjà, les juristes s'interrogeaient sur le statut de l'enfant de l'esclave : appartenait-il au propriétaire de la mère - ou à quiconque jouissait de ses services au moment de la procréation, tout comme les fruits d'un verger appartiennent au locataire ? La réflexion menée à ce sujet n'est pas sans enseignement pour le présent : parce qu'il se nourrit du temps et de la mémoire, le Droit est, dans les actuels embarras de l'éthique, une référence salutaire. Dans cet essai lumineux, où l'élégance argumentative le dispute à la richesse de l'information, François Terré fonde un "nouvel esprit juridique", également éloigné, face aux exploits de la science, des regrets passéistes et des fascinations aveuglées. C'est peut-être la clé du nouvel humanisme dont le XXIe siècle aura tant besoin.

  • Déclaration introduite par Mgr Pierre d'Ornellas« Au lendemain des États Généraux de la bioéthique, et à la veille des débats parlementaires qui verront la révision possible de la loi bioéthique, les évêques de France rappellent dans un texte fort et complet les enjeux mais aussi les questions posées par la procréation médicalement assistée. Pour permettre à chacun de se faire sereinement une opinion et de respecter la dignité de la procréation. »

  • «...Le jugement de Salomon n'étant prononcé, à ma connaissance, qu'une fois tous les trois mille ans, s'il se trouve que vous êtes compétent et que la seconde édition ait lieu de votre vivant... Cela vaut le détour ! » Voilà pourquoi Jérôme Lejeune, Professeur de Génétique Fondamentale à l'Université René Descartes, Membre de l'Institut et de l'Académie Pontificale des Sciences, vint témoigner à Maryville (Tennessee). Et c'était bien un nouveau jugement de Salomon qu'allait rendre le juge Dale Young ! Une femme, Mary, demandait qu'on lui confiât les embryons congelés qu'elle avait eus des oeuvres de son époux. Ce dernier, qui demandait le divorce, s'opposait à cette requête. De ces surgelés, dans leur « concentration can », il y en avait sept... « qui doivent être confiés à garde si ce sont des enfants très jeunes ou qui peuvent être liquidés si ce sont des biens communs ! Pouvez-vous témoigner de leur humanité ? » Bien sûr, Jérôme Lejeune, généticien illustre, Prix Kennedy pour sa découverte de la trisomie 21 (ou mongolisme), le pouvait. Et même il le devait, en tant que Président de Secours aux Futures Mères. C'est ce témoignage, rigoureusement conforme à la déposition orale, qu'on trouvera dans ce livre. Cette démonstration strictement scientifique s'écoute comme une « Symphonie de la vie ». Ainsi ce livre rassemble pour le très grand public mais aussi pour les spécialistes, toute la génétique et toute la bioéthique, appliquées à la procréation humaine. Il faut avoir lu ce livre. Il donne toute l'information scientifique sous une forme directement accessible à chacun, il n'esquive aucune question et ose apporter la réponse.

  • A la frontière entre la vie privée et la sphère publique, les nouvelles techniques de procréation artificielle soulèvent des questions inédites auxquelles notre arsenal juridique ne permet pas de répondre clairement. Cet essai décrit les options de nos grands partenaires européens, et plaide pour la revitalisation de notre conscience politique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les techniques du génie génétique permettent d'isoler n'importe quel gène, de le modifier et de le réintroduire dans tout autre organisme vivant. Ces connaissances offrent de nouvelles possibilités thérapeutiques et agronomiques. Toutefois, selon Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche à l'INRA, il s'agit de réfléchir dès à présent sur les difficiles questions de bioéthique et de biosécurité.

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