• «À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère); Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai.» Emmanuel Carrère.

  • "Sachons goûter le bonheur de partir, même quand nous sommes sûrs de ne jamais arriver", écrit Roorda en 1921. Quatre ans plus tard, il se suicide. Avant cela, il s'en explique dans une confession émouvante et sincère... Sous ce titre qu'il voulait ironiquement "alléchant", l'auteur énonce tout ce qu'il n'a pas su faire pour vivre vieux, ou ce par quoi il n'était pas tenté. En premier lieu, une hygiène de vie. Et puis, pour réparer des fautes commises, il eût à se soumettre à des besognes fastidieuses et subir des privations qu'il ne souhaitait pas assumer. C'est contre les aléas du vieillissement et, surtout, contre "un monde où l'on doit consacrer sa jeunesse à la préparation de la vieillesse" que Roorda prend position, pour lui-même.

    Pédagogue libertaire, Henri Roorda (1870-1925) est aussi un humoriste original. Professeur de mathématiques à Lausanne, il publie, outre des manuels d'arithmétique, des chroniques humoristiques dans différents journaux (réunies sous le titre Les Saisons indisciplinées, Allia, 2013). Auteur du fameux Pédagogue n'aime pas les enfants (1917), il s'élèvera toute sa vie contre une école autoritaire qui décourage le désir de connaissance.

  • L'essentiel à connaître sur la finance !La finance, est-ce la même chose que l'économie ? Ne concerne-t-elle que les gens qui investissent en Bourse ? Quel est le rôle de la monnaie sur les marchés financiers ? La finance est un domaine qui fascine les uns, mais qui effraie les autres (plus nombreux). Pourtant, que l'on soit capitaliste ou marxiste, humaniste ou matérialiste, consommateur invétéré ou pro développement durable,
    on ne peut plus, aujourd'hui, se permettre de faire l'impasse sur la connaissance et la compréhension de la finance. En 50 notions clés, vous renouerez enfin avec trois notions fondamentales de notre société :
    lire, écrire et compter. Cet ouvrage, en débarrassant cette discipline de son jargon, vous permettra de connaître et comprendre
    les raisonnements financiers de base.

  • Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage de l'endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit.

    Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des politiques du logement et la déréglementation du marché de l'immobilier fabriquent et entretiennent l'endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s'avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l'occurrence les femmes noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous

  • La finance sans mathématiques ni jargon !
    Un livre d'initiation tout public pour comprendre les données financières de l'entreprise.
    Les livres d'introduction à la finance décrivent généralement le contenu d'un bilan ou d'un compte de résultat, mais ils n'expliquent pas ce que signifient les chiffres. L'objectif de cet ouvrage est le contraire : au lieu de détailler les questions techniques, il se consacre avec pédagogie à la compréhension intime du sens des données financières.
    Voici quelques-unes des questions pratiques auxquelles il répond :


        Mon entreprise est-elle en bonne santé ?

        Comment puis-je contribuer à améliorer ma trésorerie ?

        La société dont j'ai acheté des actions pourra-t-elle me verser un dividende ?

        Comment développer l'intelligence financière dans mon entreprise ?



    Cet ouvrage s'appuie sur des exemples réels, clairs et compréhensibles afin de donner des bases solides aux professionnels, quelle que soit leur fonction dans l'entreprise, mais aussi aux investisseurs et aux étudiants. Cette nouvelle édition révisée et augmentée est enrichie de concepts et de notions supplémentaires, et présente le nouveau paysage financier de ces dernières années.
    KAREN BERMAN est fondatrice et copropriétaire du Business Literacy Institute, société de conseil proposant des programmes de formation en intelligence financière sur mesure, des évaluations du niveau d'intelligence financière, les Money Maps (« cartes financières ») et d'autres produits et services visant à s'assurer que tous les employés d'une organisation comprennent comment la performance de l'entreprise est mesurée et quel rôle ils jouent dans cette performance.
    JOE KNIGHT est copropriétaire du Business Literacy Institute et l'un des principaux propriétaires de Setpoint Companies, où il est également directeur financier. Il est facilitateur responsable et orateur principal du Business Literacy Institute et intervient dans le monde entier, auprès de clients et lors de conférences, pour enseigner la finance. Joe est un fervent défenseur de la transparence financière et met ce credo en application tous les jours chez Setpoint.
    JOHN CASE a écrit plusieurs livres de management à succès.

  • Un ouvrage accessible pour comprendre les enjeux de la mise en service d'une monnaie nationale complémentaire pour financer tout ce qui relève du Bien Commun (éducation, santé, justice, transition écologique etc).


  • Vers une nouvelle crise financière mondiale

    Depuis la crise financière de 2008, la crainte de la déflation l'a emporté sur toute autre considération dans la définition des politiques économiques. Les mesures "non conventionnelles" mises en oeuv

  • Nous sommes entrés dans la société du patrimoine éphémère, dominée par le règne des usages fractionnés et le recul de la possession. Particulièrement visible dans le comportement des millennials, cette lame de fond submerge peu à peu tous les domaines de notre vie. Aujourd'hui, tout se loue : portables, ordinateurs, vêtements ou encore vélos et trottinettes en libre-service...

    L'accès à la propriété et la possession d'objets emblématiques de la société de consommation ne sont plus considérés comme des priorités par la nouvelle génération, qui découvre d'autres voies pour se réaliser et s'affirmer. Plus qu'une mutation associée au foisonnement des dispositifs digitaux, nous vivons une métamorphose radicale des mentalités.

    Dans ce contexte, les assureurs sont un stabilisateur économique et social qui permet aux communautés humaines de résister aux chocs et de se développer dans la durée. Olivier Jaillon livre dans cet essai une analyse éclairante des ruptures technologiques et anthropologiques en cours. N'hésitant pas à briser des tabous au sujet de l'héritage et de l'accumulation des richesses, l'auteur défend sa conviction profonde : en facilitant le passage du patrimoine tangible au patrimoine éphémère, les assureurs auront un impact direct sur l'accomplissement de nos aspirations individuelles et collectives. Moins de contraintes, moins d'inégalités, plus de libertés et de solidarités. Ces maîtres-mots ont vocation à devenir les principes directeurs de l'assurance de demain.


  • Perte du AAA : le début de la fin ?

    La dette publique de la France s'élève à 1 700 milliards d'euros et elle augmente de 500 millions d'euros par jour ! Dans ce contexte très inquiétant, comment interpréter la perte du AAA&

  • Ce livre retrace l'histoire du principal instrument qui a servi a financer les guerres françaises au XVIIe siècle : les rentes sur l'Hôtel de Ville de Paris. Et bien plus encore : il analyse les implications politiques et sociales de l'institutionnalisation d'une dette publique alourdie à chaque conflit militaire et dont l'extinction est devenue impossible pour l'État.Ces rentes publiques, qui redistribuent une fraction croissante du produit de l'impôt au profit d'un petit nombre de bénéficiaires, créent un lien nouveau entre le souverain et les sujets, un lien d'intérêt qui se mue en ferment de contestation lorsque les paiements s'interrompent et que la banqueroute menace.Katia Béguin analyse le bouleversement profond du système d'emprunt instauré par François I » en 1522, qui a fragilisé les sécurités antérieures des rentes, ébranlé la crédibilité du souverain absolu et rendu la condition des rentiers plus hétérogène, de Henri IV à Louis XIV. Elle retrace les choix difficiles des responsables des finances royales, hantés par le besoin impérieux d'alléger le service de la dette, convaincus des effets délétères de ce mode de financement et non moins obsédés par la nécessité d'emprunter à tout prix pour soutenir des conflits militaires presque incessants et de plus en plus coûteux. Elle observe la destinée de ces rentes dont la vie s'allonge, leurs usages et les modalités de leur diffusion sociale, par transmission successorale ou par ventes, à l'intérieur du royaume et hors des frontières, pour comprendre les motivations des rentiers, leurs savoirs, leur appréhension des risques qu'ils prenaient en confiant leurs capitaux au roi.Cette étude des transformations socio-politiques majeures du Grand Siècle pose ainsi de manière totalement renouvelée la question fondamentale de la crédibilité du régime absolutiste, en éclairant les dynamiques inexorables de l'endettement qui a contribué à sa perte par la Révolution.

  • "La question de la place de l'État dans notre société est évidemment économique mais elle est aussi sociale et culturelle. Car si les Français sont déprimés et grincheux, c'est sûrement parce que, depuis des décennies, leur sphère d'autonomie s'est réduite à peau de chagrin.
    Au cours des quarante dernières années, nous avons accepté que l'État prenne de plus en plus de décisions et dépense toujours plus à notre place. Depuis les années 1980, le poids des dépenses publiques est devenu supérieur à la moitié de la richesse produite en France. Les Français sont confrontés à un fardeau fiscal et social de plus en plus lourd et à un endettement public sans précédent.
    Ces choix que les Français ne peuvent plus faire, ce sont les pouvoirs publics qui les font à leur place. C'est vrai en matière de santé, de retraite, de travail, de technologies, d'éducation, d'immobilier et dans bien d'autres domaines-clés. Nous avons été dépossédés de notre responsabilité et de notre pouvoir à gérer nos vies. Cela n'est pas sans incidences. Notre société s'est grippée et crispée et les Français sont de plus en plus inquiets vis-à-vis de l'avenir.
    La crise que nous traversons aujourd'hui n'est donc pas seulement financière ou économique. Elle a des conséquences humaines et morales bien réelles. Mais cette crise offre une formidable opportunité de repenser le rôle de l'État dans nos vies. Les pouvoirs publics doivent en faire moins pour nous laisser en faire plus.
    L'enjeu est de nous laisser construire nos vies plutôt que de subir des choix imposés. Oser remettre l'État à sa place, c'est redonner à chacun un espace de libertés et d'espoir. "

  • Caraquet, l'une des trois plus anciennes paroisses acadiennes du Nouveau-Brunswick, fait partie de cette nouvelle Acadie qui surgit au lendemain de la Déportation lorsque les rescapés de 1755 s'établissent un peu partout dans les provinces maritimes, au Québec et en Louisiane. Cet ouvrage, qui puise dans les travaux de nombreux historiens acadiens, ne prétend pas être une synthèse historique de Caraquet de 1760 à 1860, mais plutôt une série d'études thématiques de sa population francophone à l'ère où elle se dotait d'institutions religieuses, éducationnelles, politiques et économiques. Les paramètres, l'approche et les sources de ces études sont applicables à d'autres régions côtières de l'est du Canada à la même époque.



    Les six chapitres de cet ouvrage dressent un portrait de la communauté en abordant des constituantes incontournables de son histoire. Ils s'intéressent à l'occupation du territoire et aux tendances dans le comportement démographique; à la structure économique de la région et plus particulièrement à celle de la pêche alors que les pêcheurs étaient subordonnés au système de crédit jersiais avant la Confédération de 1867; à l'Église missionnaire et à l'éducation. Grâce à la collaboration du Musée acadien de Caraquet, des photos permettent d'effectuer une convergence entre l'histoire fondamentale et l'histoire appliquée, surtout matérielle.

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