Éditions de l'Atelier (réédition numérique FeniXX)

  • Au moment où la Résistance suscite de nombreux débats mêlant acteurs et historiens, explorer l'histoire sociale de ce mouvement devient nécessaire. Cet ouvrage, par le croisement de travaux nombreux et solides, à partir d'une problématique originale, permet, d'une part, d'analyser les résistants en tant que groupe social et, d'autre part, de cerner l'impact de la Résistance sur la société française.
    Si de toute évidence, la Résistance, dans chacune de ses composantes, ne correspond pas à l'image de la nation, une sociologie des groupes résistants affine le tableau : pourquoi, quand et comment entre-t-on en Résistance ? La différence entre réseaux, mouvement et maquis est-elle d'ordre social ? Y a-t-il eu, par vagues successives, des promotions de résistants ? Ce regard conduit à observer la Résistance dans son fonctionnement interne : qu'est-ce qu'une démocratie dans la clandestinité ? Comment se gèrent et s'organisent ces micro-sociétés ? Peut-on y déceler la matrice d'une, nouvelle organisation sociale ? L'approche sous l'angle des groupes professionnels est également riche d'enseignements : l'attitude des médecins, des écrivains et des cheminots révèle à quel point les engagements résistants sont dépendants des modes traditionnels de militantisme. Au total, cette contribution à une histoire sociale de la Résistance, dirigée par Antoine Prost, permet de replacer l'engagement résistant dans les traditions d'action collective.

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