FeniXX réédition numérique (Balland)

  • Vaincus en 1940, les Français se retrouvent vainqueurs en 1945 et vont occuper, pendant quatre ans, un modeste territoire peuplé de six millions d'Allemands. À l'aide de documents d'archives inédits et de nombreux témoignages français mais aussi allemands, Marc Hillel raconte l'histoire de cette occupation, et s'attache surtout à restituer le climat dans lequel elle s'est déroulée. Pour les Allemands, vainqueurs d'hier, les Français ne sont que des « combattants de l'après-guerre » arrivés dans les bagages des Américains. Pour les Français, qui sortent de quatre années de souffrances et d'horreurs, tout Allemand est suspect, et ils entendent faire étalage de leur puissance reconquise. Aussi, tandis que pleuvent les règlements et les interdictions, les premiers mois de l'occupation sont-ils l'occasion, sous la houlette du général de Lattre de Tassigny, de grandioses défilés militaires et de fêtes somptueuses. Avec l'arrivée du général Koenig et d'administrateurs civils, la véritable occupation se met en place. Première tâche : la dénazification. C'est en zone française qu'elle sera la plus rigoureuse. Par ailleurs, le pillage systématique de la France par les Allemands incite l'occupant français à pratiquer une « récupération » forcenée : machines-outils, bois des forêts, pommes de terre et jusqu'aux robinets de baignoire. Si l'on tient compte des familles entières qui viennent s'installer dans les appartements et maisons réquisitionnés, près d'un million de Français auront ainsi goûté aux joies de l'occupation. Pourtant, dès 1945, au milieu des excès, du chaos administratif, une timide coopération culturelle commence à se développer, des voix s'élèvent qui parlent de réconciliation et d'entente, la suite on la connaît... Objectif et sans complaisance, le livre de Marc Hillel rappellera à ceux qui l'ont vécue et apprendra aux autres une histoire que l'on n'avait encore jamais traitée dans son ensemble.

  • Chef de cabinet de Marcel Déat, collaborateur notoire, Georges Albertini refusa catégoriquement, à la Libération, malgré la gravité des faits qui pourraient lui être reprochés, de quitter Paris et de se joindre aux émigrés de Sigmaringen. Ce qui en dit long sur sa personnalité. Ancien socialiste, pacifiste convaincu cet homme fluet avait toujours eu un goût particulier pour noter et archiver toutes ses rencontres. Déjà à l'époque, chacun s'interrogea sur le sort des fameux « papiers » d'Albertini, brûlés selon ses amis, pieusement conservés selon certains. Est-ce pour cela qu'il bénéficia, lors de son procès, d'une extrême clémence : cinq ans de travaux forcés alors que d'autres subirent le peloton d'exécution ? Sa peine purgée, il participe alors à toutes les croisades anticommunistes et fonde, avec Boris Souvarine, les célèbres cahiers Ouest-Est. Réduit au silence en raison de ses activités sous l'Occupation, il n'en devient pas moins l'éminence grise, très appréciée, d'hommes d'État aussi différents que Vincent Auriol, Edgar Faure, Guy Mollet et Georges Pompidou. Il ne manque pas ensuite d'influencer certains éléments de la nouvelle classe politique française : Marie-France Garaud, Jacques Chirac, Alain Madelin, etc. Et là commence la légende de cet homme de l'ombre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le soir du 18 juin 1940, à Londres, après avoir lancé son célèbre appel, le général de Gaulle sent une certaine mélancolie l'envahir, quelque peu inquiet devant l'ampleur de l'engagement qu'il vient de prendre. Malgré sa foi, il se prend à douter. Il se voit solitaire, démuni de tout : « Comme un homme perdu au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage ». Le général n'est cependant ni naufragé, ni vraiment esseulé. D'autres Français gagnent également la capitale anglaise et s'y rassemblent. Certains accourent aussitôt à ses côtés, dès le 19 juin, attirés par l'initiative de cet officier inconnu. D'autres se présenteront spontanément, les jours suivants, sans l'avoir entendu. Certes, la colonne n'impressionne pas par le nombre. Fin juillet 1940, ils seront très précisément deux mille cinq cent quarante-huit... « Une poussière de soldats », soupirera de Gaulle. Qui ajoutera : « Dieu que l'épée est courte ! » Le mouvement n'attire que les subalternes, les galons de laine, les hommes du rang et des civils. Néanmoins tous déterminés à se battre encore, à résister. Mus par la fierté, le patriotisme, la colère, l'engagement politique, la liberté de conscience, le goût de l'aventure, voire celui de la gloire. Ce livre témoigne de ce que fut cette épopée, comment naquit le front du refus. Les premiers pas parfois difficiles de ces Français qui, dans un Londres lui-même physiquement engagé dans la guerre, réussirent à faire naître ce qui paraissait alors incroyable : la France libre.

  • Historien de l'URSS, l'auteur tente de répondre à diverses questions. Qu'est-ce qu'un membre de l'intelligentsia? En quoi réside le succès puis l'échec du communisme? L'analyse de la kremlinologie est-elle la seule grille possible pour comprendre l'URSS?

  • « La mémoire courte... » reprend les chroniques diffusées dans « Transistor » chaque jour sur France Inter, de septembre 1989 à juillet 1990. L'Histoire ne s'arrête pas. Elle se remonte... Comme on remontait autrefois les réveils à ressort... Elle se remonte pour repartir de plus belle en faisant resurgir les fantômes des décennies passées : l'Union soviétique relit son histoire jusqu'aux années 1900, l'Europe centrale jusqu'aux années quarante et nous-mêmes jusqu'aux années cinquante, en retrouvant un parfum oublié de IVe République avec ses intrigues politiciennes, ses querelles de personnes et ses surprises électorales. Le temps s'enroule : les années cinquante, 60, 70 semblent coller à chaque instant de cette année 90 : l'affaire du tchador, les grèves chez Peugeot, la profanation du cimetière juif de Carpentras, la « révolution » roumaine, la chute du mur de Berlin, Vaclav Havel, naguère écrivain dissident et aujourd'hui chef d'État... L'oubli est une censure qui ne laisse pas de trace. C'est en confrontant le présent au passé, principe de « Transistor », que la mémoire vit et que l'homme reste libre.

  • François Fejtö présente dans ce livre l'histoire millénaire des Hongrois juifs ou Juifs hongrois, avec son alternance d'assimilation et de rejet, et qu'il considère comme un type anthropologique singulier.

empty